LES VREGENS

Autres fous, autres moeurs

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Il faudrait écrire un atlas de la littérature sur les lieux où vivent des fous. Il y aurait des textes tranquilles, un peu inquiétants peut-être mais pas du tout horrifiques, comme cette étape de Nick Hunt en Roumanie en mai dernier (oui, encore lui). Il y aurait des anecdotes burlesques mais pleines de tendresse, comme ce récit de Bryson se remémorant son premier emploi dans l’Angleterre de 1973, et en dégageant une morale très généreuse.

Comme l’écrit Bryson : « C’est intéressant de découvrir un pays par les yeux de ses fous, et si je peux me permettre, c’est une bonne base pour s’installer en Angleterre. »

Par contre, ce serait un peu beaucoup long à lire…

John Tenniel: The Mad Hatter

« Les objets, c’est comme les gens » (Nick Hunt, 2 mai 2012)

On avait récemment brûlé l’herbe d’hiver sur les rives de la Mureș. Je me frayais un chemin dans les piles de tiges calcinées en repoussant les branches de saules étêtés qui me fouettaient le visage et les bras, y laissant des traces de charbon. Le soleil chauffait et je me suis retrouvé couvert de sueur, de poussière et de cendre. Quand j’ai atteint le village de Căpâlnaș, j’avais l’air rescapé d’un incendie.

La grande maison s’élevait au bout d’une allée d’arbres. C’était un grand bâtiment cubique à moitié caché par des buissons envahissants avec, devant, une statue de cerf aux bois dressés qui dépassait de la végétation, entre deux volées de marches circulaires à l’abandon. Des chiens somnolaient au soleil. Des silhouettes en robe de chambre erraient vaguement entre les arbres. Je me suis avancé avec appréhension, ce qui peut se comprendre quand on gagne l’entrée d’un hôpital psychiatrique à l’étranger. En fait c’était le troisième hôpital psychiatrique où je m’arrêtais depuis mon départ (le premier en Slovaquie, le deuxième aussi en Roumanie) mais c’était le premier où on m’avait invité à passer la nuit.

Un homme trapu à l’air costaud, un peu âgé, marchait dans le jardin. Il tenait ce qui ressemblait à un talkie-walkie, et à son air autoritaire, je l’ai pris pour un genre d’aide-soignant. Ce n’est qu’après qu’il m’ait attrapé la main, pris fermement par le bras et emmené d’autorité vers la maison que j’ai compris que c’était un des patients (en fait, le talkie-walkie était une radio avec le volume à fond). Bizarrement, il ressemblait vraiment à Jack Nicholson.

« Ion, s’est-il présenté. Comme le chanteur, Elton Ion.

- Je m’appelle Nick. Nicholas, ai-je dit.

- Sarkozy ? s’est-il écrié avant de se frapper vigoureusement le front et d’éclater de rire. Vive la France ! » Puis il m’a soudain attrapé la tête (les évènements prenaient un tour inquiétant) et m’a fait une grosse bise sur les deux joues.

Un cercle de curieux s’est formé, d’autres patients qui se sont mis à sourire et à se serrer la main : des hommes, des femmes, des vieux, des jeunes, en pantoufles de plastique et en robe de chambre, en bas de survêtement et en bonnet de laine, fumant tous comme des pompiers. Un jeune homme au crâne rasé et aux chaussettes blanches tirées jusqu’aux genoux s’est approché de moi l’air extatique. Ion lui a fait signe de s’éloigner, agacé, avant de tracer des cercles du doigt et de m’adresser un regard lourd de sens.

« Un fou, » m’a-t-il expliqué.

En franchissant une immense porte de bois ciré à deux battants, on débouchait dans un hall dallé plongé dans la pénombre. Un escalier de marbre tendu d’un tapis sale menait à l’étage où une galerie à la rambarde de fer forgé surchargé donnait sur la verrière de la pièce d’en-bas, autrefois une célèbre bibliothèque, le centre de cette maison. C’est aujourd’hui une salle de loisirs, avec des vieux sofas ici et là. L’ancienne salle à manger est devenue un dortoir, et la lumière des portes-fenêtres se déverse sur des lits d’hôpitaux et leurs silhouettes de dormeurs, masses confuses de pyjamas et de jambes, hommes épuisés ou dépressifs à divers degrés. Les deux autres hôpitaux où j’étais passé avaient été refaits et nettoyés, repeints d’un vert médical, les couloirs éclairés par des tubes de néon. Ici il y avait des couloirs moisis aux portes mystérieusement entrouvertes, où des lustres diffusaient une faible lumière vacillante, et les patients déambulaient en traînant des pieds dans cette semi-obscurité, enveloppés d’un nuage de fumée. Une vieille enroulée dans un châle m’a jeté un coup d’oeil soupçonneux de derrière une porte. La salle de bain d’en-haut semblait occupée par une meute sauvage de chiens errants.

Vraiment, ça donnait la chair de poule.

C’était là l’un des nombreux domaines de campagne où Paddy avait fait halte en 1934, hébergé par l’amusant, généreux, érudit, et très intellectuel Comte Jenö Teleki, dont la famille a vécu ici jusqu’à ce que le communisme fasse s’écrouler son monde. Paddy consacre un important chapitre de son livre aux semaines qu’il a passées ici sous le charme d’une vie bienheureuse faite de parties de campagne et de conversations sur des sujets allant des papillons (le comte était un éminent collectionneur) à l’histoire, en passant par la politique, l’art et la littérature. C’est une culture aujourd’hui disparue, une bulle qui a éclaté il y a bien longtemps. Comme la plupart de ces grandes propriétés, la maison a été réquisitionnée en 1948, la famille expulsée et persécutée, humiliée par principe, certains de ses membres ont été emprisonnés et torturés, sans avoir le droit de mettre les pieds dans le domaine, pas même pour fleurir la tombe du Comte Teleki. Ses descendants ont retrouvé leur titre de propriété après un procès dans les années 2000, et continuent à le louer comme hôpital à l’État. Deux mois après mon départ, une jeune fille nommée Ileana m’avait contacté, proposant de m’aider à retrouver les endroits où Paddy avait fait étape. Ce n’est que quand nous nous étions rencontrés, la veille, plus loin dans la vallée de la Mureș qu’elle m’avait révélé la raison de son intérêt pour cette histoire : Ileana est l’arrière-petite-fille du Comte Teleki.

Elle est arrivée peu après, alors que j’étais assis au soleil avec Ion, et m’a emmené jusqu’à la chambre que nous allions partager : trois lits pliants avec des draps d’hôpital et un gros poêle à bois en céramique de la couleur d’un plat à tarte verni. On m’a apporté de la soupe de légumes et du cirage pour mes souliers. Cela faisait bizarre de me trouver là, mais la plupart des patients, comme Ion, se sont avérés très doux et très accueillants (il y avait même une femme qui n’arrêtait pas de me répéter qu’elle m’aimait), et en dehors des trajets angoissants jusqu’aux toilettes, j’ai fini par ne plus avoir la chair de poule. C’était une nuit froide, alors nous avons demandé qu’on nous allume le poêle. « Pardon, chaud devant ! » a hurlé l’aide soignant en traversant la chambre à grandes enjambées, une bûche enflammée en équilibre au bout d’une pelle. Dès qu’il l’a poussée dans le poêle, la pièce s’est remplie d’une épaisse fumée, à cause des fissures dans le carrelage du mur ; elle s’est répandue dans le couloir, où les patients se sont assemblés, se demandant s’il fallait évacuer les lieux. Nous avons éteint les flammes avec des bouteilles d’eau. Heureusement, l’hôpital n’avait pas de détecteurs de fumée.

Ileana était très agréable à fréquenter. Pendant les journées qui ont suivi, elle m’a raconté l’histoire de sa famille : l’histoire d’une classe sociale et d’une culture placées par hasard du mauvais côté de la grande histoire, victimes d’un changement brutal dont rien de ce qui faisait l’ancien monde n’est sorti intact. C’est un récit qui a d’innombrables versions dans toute l’Europe de l’Est. Nous avons exploré le domaine ensemble : le jardin jamais entretenu retourné à l’état sauvage, les dépendances à moitié écroulées, le grenier de la maison, le toit, le labyrinthe des caves. Nous avons été voir la tombe du Comte Teleski dans la forêt, sous une voute d’arbres qui formait, comme l’a fait remarquer Ileana, une cathédrale végétale. L’atmosphère de mélancolie, d’abandon, de déclin était partout palpable. Mais malgré ces ruines négligées, c’était un très bel endroit, et je comprends comment elle en est venue à l’aimer.

Cette maison, comme ses habitants actuels, est hors de la société désormais. Comme eux, elle est en convalescence après un traumatisme, à l’abri du monde moderne. Ileana m’a rapporté quelque chose que lui avait dit Ion, alors qu’elle lui expliquait comme il était difficile de rénover ce bâtiment, de lui redonner son ancien aspect.

« Rénover ? Pourquoi ? avait-il répondu. Les objets c’est comme les gens : c’est moralement qu’ils s’abîment »

Une maison abîmée pleine de gens abîmés. Oui, c’était logique.

Le soir de la veille de mon départ, assis sur nos lits d’hôpital, nous avons partagé une bouteille de vin rouge. Des chiens grognaient dans le jardin et des patients gémissaient dans le couloir, derrière la porte. La lumière vacillait sans-cesse, comme contrôlée par le pouls invisible du coeur épuisé, surmené, de la maison. En gagnant sur la pointe des pieds les toilettes qui gouttaient, j’ai entendu les ronflements tranquilles des patients alités.

Quand je suis parti, le ciel était gris et bas, les oiseaux chantaient comme avant la pluie. Ion m’a fermement serré la main et m’a fait deux dernières grosses bises parfumées au tabac. Il se tenait près de la grille pour me dire au-revoir, la main levée. « Vive le Royaume de Grande Bretagne ! » a-t-il rugi à mon passage. Puis la végétation s’est refermée sur la maison, et Căpâlnaș a disparu.

Notes sur une petite île (Bill Bryson, 1994, chapitre 5)

Le village de Virginia Water avait un air soigné et accueillant. (…) Au-delà de la gare se dressait la tour néo-gothique du sanatorium Holloway, un impressionnant empilement de briques et de pignons au milieu d’un terrain aménagé en parc, juste derrière la gare. (…) Après quelques bières dans un pub animé à l’enseigne de la Rose et la Couronne, on me confia que l’hôpital cherchait toujours du petit personnel et que pour moi qui parlais parfaitement l’anglais, c’était du tout cuit. Le lendemain, l’esprit embrumé, sans avoir eu le temps d’y réfléchir, je me retrouvai en train de remplir des formulaires et on me dit de me présenter à l’infirmier-chef du service Tuke, le lendemain matin à 7h. (…)

Holloway vers 1885

Au matin, je me réveillai un quart d’heure en retard et me rendis à l’hôpital sans y voir clair. Dans le désordre du changement d’équipes, je demandai le chemin du service Tuke et arrivai, les cheveux en bataille et un peu essoufflé, dix minutes en retard. L’infirmier-chef, un brave type assez jeune, me salua très gentiment, m’expliqua où se trouvaient le thé et les biscuits, et disparut. Je le revis rarement. Le service Tuke accueillait des patients en long séjour, aux troubles mentaux stabilisés, qui, heureusement, semblaient se débrouiller tous seuls à mon arrivée. Ils se servirent eux-mêmes au chariot du petit-déjeuner, se rasèrent, firent à peu près leur lit, et tandis que je cherchais vainement de quoi nettoyer les toilettes du personnel, sortirent tranquillement. En revenant des toilettes, je m’aperçus, surpris et inquiet, qu’il n’y avait plus que moi dans le service. Désemparé, je parcourus la salle commune, la cuisine et les dortoirs, et ouvris la porte du service pour déboucher dans un couloir vide, au bout duquel une porte ouverte donnait sur l’extérieur. À ce moment, le téléphone du bureau sonna.

« Qui est-ce ? » aboya une voix.

Je rassemblai mon courage pour me présenter, et jetai un coup d’oeil par la fenêtre du bureau, m’attendant à voir les trente-trois patients du service Tuke bondir de branche en branche dans une tentative d’évasion désespérée.

« Smithson à l’appareil, » dit la voix. Smithson était l’infirmier-chef de tout l’hôpital, un personnage impressionnant aux grandes babines et au torse de chanteur d’opéra. On me l’avait montré de loin la veille. « Vous êtes le petit nouveau, c’est ça ?

-Oui, monsieur.

-Et joli ? »

Je clignai des yeux, décontenancé, en me disant que les Anglais posaient vraiment de drôles de questions. « Euh, en fait, très ordinaire..

-Non, John Jolly, l’infirmier, il est là ?

-Ah, il est sorti.

-Est-ce qu’il a dit quand il reviendrait ?

-Non, monsieur.

-Tout se passe bien ?

-Euh, en fait (je me raclai la gorge), je crois que les patients se sont évadés, monsieur.

-Se sont quoi ?

-Évadés, monsieur. J’ai juste été aux toilettes, et en ressortant…

-C’est normal qu’ils ne soient pas dans le service, fiston. Ils sont à l’atelier jardinage ou à l’ergothérapie. Ils sortent tous les matins.

-Ah bon, Dieu merci.

-Je vous demande pardon ?

-Tant mieux, monsieur.

-Oui, c’est ça. » Il raccrocha. (…)

Après une longue matinée de désoeuvrement, Bryson finit par partir déjeuner.

À mon retour dans le service, je vis que plusieurs patients étaient revenus pendant mon absence. Ils étaient pour la plupart affalés sur des chaises de la salle commune, somnolant pour se remettre de leur matinée d’efforts passée à manier le râteau ou à compter des prises dans une boîte, sauf un type très soigné à la diction raffinée, qui regardait le cricket à la télévision. Il m’invita à le rejoindre, et quand il découvrit que j’étais américain, m’expliqua avec enthousiasme ce sport très complexe. Je supposai que c’était un membre du personnel, peut-être le collègue de l’après-midi du mystérieux M. Jolly, ou un psychiatre de service, jusqu’au moment où il se tourna vers moi, en plein milieu d’une explication détaillée sur les subtilités des lancers avec rebond, et me dit brusquement sur le ton de la conversation : « J’ai des couilles atomiques, vous savez.

-Pardon ? répondis-je, car j’en étais toujours au cricket.

-Base scientifique de Porton Down. 1947. Les expériences pour le gouvernement. Secret-défense. Surtout, n’en parlez à personne.

-Ah… non, bien-sûr.

-Je suis recherché par les Russes.

-Ah oui ? Ah bon ?

-C’est pour ça que je suis là. Incognito. » Il se tapa le bout du nez d’un air entendu, et il lança un regard inquisiteur aux silhouettes somnolentes qui nous entouraient. « Ce n’est pas mal, ici, en fait. Plein de fous, évidemment. Ça grouille littéralement de fous, pauvres gens. Mais ils ont du bon roulé à la confiture le mercredi. Regardez, c’est Geoff Boycott qui va jouer. Beaucoup de style. Le lancer de Benson ne lui posera aucun problème, vous allez voir. »

La plupart des patients du service Tuke étaient dans ce genre, une fois qu’on les connaissait : en surface, lucides, mais sous ce vernis, fous comme des chiens surchauffés. C’est intéressant de découvrir un pays par les yeux de ses fous, et si je peux me permettre, c’est une bonne base pour s’installer en Angleterre. (…)

L’hôpital, je m’en aperçus peu à peu, était un petit monde autonome, qui vivait quasiment en circuit fermé, avec sa propre menuiserie, ses électriciens, ses plombiers et ses peintres, son car et son chauffeur. Il avait une salle de billard, un court de badminton et une piscine, une confiserie et une chapelle, un terrain de cricket et un club, un podologue et un coiffeur, des cuisines, une salle de couture et une laverie. Une fois par semaine, on projetait un film dans un genre de salle de bal. Il y avait même une morgue. Les patients se chargeaient de tout le travail de jardinage qui ne requérait pas l’usage d’outils tranchants, et le domaine était impeccable. C’était un peu comme un country-club pour fous. Je m’y plaisais beaucoup. (…)

un pub à Virginia Water

Virginia Water est un endroit intéressant. Construit dans les années 20 et 30, le village contient deux courtes enfilades de magasins et tout autour, un réseau très dense de petites rues qui s’enroulent autour du célèbre terrain de golf de Wentworth. Éparpillées sous les arbres, se trouvent des maisons extravagantes, souvent occupées par des célébrités, construites dans un style qu’on pourrait nommer Style Anglais Ostentatoire. (…) À ma première visite, j’eus l’impression de pénétrer dans un numéro de Maisons et jardins de 1937.

Mais ce qui donnait tout son charme à Virginia Water à l’époque, et je dis ça très sérieusement, c’est qu’il était plein de fous en balade. Comme la plupart des patients vivaient au sanatorium depuis des années, et même des décennies, même s’ils avançaient en trébuchant, ou parlaient sans cesse tout seuls à mi-voix, ou faisaient tout d’un coup la révérence, ou se comportaient régulièrement comme des gens bien frappadingues, on pouvait les laisser aller se promener en ville et revenir sans les accompagner. Tous les jours, on pouvait être sûr de tomber sur un nouveau lot de fous venus s’acheter des clopes ou des bonbons, prendre un thé, ou juste faire la morale à un trottoir vide. Cela donnait l’une des communautés anglaises les plus extraordinaires, où les riches et les fous se mêlaient sur un pied d’égalité. Les commerçants et tous les gens du cru s’en accommodaient très bien, et ne prenaient pas l’air outré si un homme en veste de pyjama, les cheveux en bataille, se tenait dans un coin de la boulangerie et parlait à une tache sur le mur, ou s’attablait à la Rose Tudor en roulant des yeux et en esquissant un sourire, avant d’assaisonner sa soupe de glaçons. Et oui, ça aussi je le dis sérieusement, ça faisait chaud au coeur. (…)

Un incendie ravage le bâtiment en 1980.

Les patients furent transférés dans le service psychiatrique d’un hôpital général, pas loin, à Chertsey, où on les priva bientôt de leur liberté de mouvement, sous prétexte qu’ils avaient tendance à semer la pagaille dans les services et à inquiéter les malades sains d’esprit.

Après quelques années à l’abandon, Holloway a été reconverti en immobilier privé haut de gamme. Bryson, lui, a épousé une infirmière anglaise rencontrée dans ce lieu à part.

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Written by florence

5 juillet 2012 at 19 h 19 min

3 Réponses

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  1. J’aime bien cette "spéciale fous"… même si c’est tout sauf drôle.
    et merci pour Bryson, Flo (pas encore lu, celui-là)… Et tout d’un coup, je me souviens de "Vol au-dessus d’un nid de coucous" que j’ai vu 5 ou 6 fois, et lu "in English" !
    Hier soir, pliée en deux lorsque Bryson, d’Australie, parle de ce "sport" qu’est le cricket !!! (pardon pour le hors sujet)

    clomani

    5 juillet 2012 at 20 h 33 min

  2. Oui c’est copieux mais tellement bon !

    J’extrais une pépite de l’ensemble : "La lumière vacillait sans cesse, comme contrôlée par le pouls invisible du coeur épuisé, surmené, de la maison."

    ***********************
    Comme en musique, l’agencement de certains mots crée une phrase dont le rythme, la mélodie vous transporte, bien au-delà du sens proprement dit. Alors vous vous dîtes : "Magnifique ! ça c’est écrit !"

    Nick, really, you’re a writer ! You know that ?

    Juléjim

    5 juillet 2012 at 21 h 27 min

  3. pour poursuivre ce dossier psychiatrie, vous connaissez la FNAPSY, petite fille de l’ADUPSY ? c’est ici : http://blogs.mediapart.fr/edition/contes-de-la-folie-ordinaire/article/060712/des-usagers-de-la-psychiatrie-la-fnapsy-ref

    je dois dire que les univers aseptisés et hyper-contrôlés me foutent bien plus la trouille que les univers foutraques et aléatoires. entre les asiles réformés vert médical et néons et asile-château délabré et rempli de fantômes, mon choix est facile…

    quant au lamento sur cette pauvre famille au mauvais endroit au mauvais moment, notre marcheur oublie bien vite, probablement par sympathie pour cette glorieuse descendante nostalgique, que ces familles ont été les responsables de leur destruction. pendant qu’elles se gobergeaient dans leurs salons choucroutards, le peuple souffrait, juste là dehors à la porte.

    zozefine

    6 juillet 2012 at 9 h 41 min


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