LES VREGENS

Léros – les grecs sont fâchés avec les dates (mais c’est pas les seuls)

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Hier soir sur la Miaouli Platz, qui vous est désormais familière, SANO fait sa pub’. SANO, c’est le SEL de Syros.

Miaouli, les papakis, un des très nombreux périptéro, le marbre chaud, et au fond, à droite des escaliers majestueux, SANO se présente

Des listes envoyées par mails : l’une de gens qui proposent quelque chose, un service ou un produit ; l’autre de gens qui cherchent un service ou un produit. Et une des « doit et avoir » des différents participants à SANO. Chaque service / produit est comptabilisé en point SANO. J’ai proposé – mais c’est à cheval sur le produit et le service – ma tronçonneuse à essence (en prêt). Sur l’autre liste, je demandais un peu de bois. Sur cette autre liste, je demandais également une heure de lecture à haute voix de poésie grecque. J’avais trois volontaires hier soir : pour chacun, après la performance, ils « gagnent » un point SANO, et moi, je suis débitrice, et si chacun vient me faire la lecture, je « dois » 3 points SANO : comment rendre ces points à la communauté ? Que puis-je proposer ? A part ma tronçonneuse ? Peut-être quelques cours, de la relecture de texte en français, faire le taxi pour un transport encombrant ? Je constate qu’à part ma présence aimable (c’est ironique), je n’ai pas grand-chose à proposer à la communauté des SANO-istes. Je vais rester débitrice. Ah, encore des dettes. Il y a des gens qui fonctionnent très très largement dans ce para-système économique, solidaire et bon enfant. Tout y passe, de la garde d’enfants aux tomates du jardin, de la peinture à la traduction, des habits pour bébé aux heures de ménage. Petite lumière à ajouter aux choses positives issues de cette catastrophe humaine, humaine parce que sociale, culturelle, psychologique, politique, environnementale, intellectuelle, physique, j’en passe et des pires.

Une traductrice français-grec très enceinte, un physicien crétois, une étudiante hyper douée en dessin industriel, une merveilleuse expat’ anglaise à chats, un microcosme syriote

Et comme ça se passe Miaouli Platz, les marches de marbre blanc, toujours chaudes, sont un agréable lieu pour tchatcher en fumant et en buvant des frappés ou des bières. Et pour mettre au point quelques actions futures, et s’échanger les dernières news. Nouvelle attendue mais pas bonne : on n’a toujours pas trouvé de contact à Léros pour recevoir la collecte, elle devait partir tout à l’heure à 23h, mais bon, on ne prend pas le risque qu’elle soit détournée. Donc on va continuer à chercher quelqu’un de confiance sur Léros pour réceptionner, et ça partira vendredi qui vient (demain, donc). Je demande combien ça coûte. Petit miracle de la solidarité : Blue Star Ferries s’en charge gratosse.

Je retrouve Thanassis sur les marches. Il a lu ma proposition mailée (lui payer le voyage, pour autant qu’il y aille, à Léros, plus tard (après le festival anti-fasciste) et surtout plus longtemps). Mais bon, il n’a pas l’air de vouloir se débarrasser de moi, et puis il a un prix étudiant pour le ferry (ça me coûtera 65 euros A/R, tandis que pour lui ça sera une quarantaire d’euros. Petit et rarissime geste de l’Etat, en direction de cette antenne de l’Université délocalisée à Syros, et qui regroupe les étudiants en dessin industriel). Je reviens sur son séjour de 2 mois en 2004.

Pourquoi n’être pas resté là-bas pour travailler ?

D’une part, il était là dans le cadre d’un internement, et pas d’un engagement. Son titre universitaire (socio-anthropologie) ne lui donne pas accès au travail social. L’Etat grec, tout chaotique qu’il est, et laissant mille et une failles dans son système, est toutefois extrêmement rigide dans les attributions. Mélange ébouriffant de dur et de mou. De chaos et de tétanie. Mais aussi, les travailleurs qui partent là-bas pleins d’idées neuves et de sève et de désirs de changer le monde, ce monde-là au minimum, tiennent au mieux 2 ans avant le burn-out. Parer au plus urgent, on peut, mais changer fondamentalement les rapports patients – non patients, très très difficile. Un travail herculéen. Le système de santé mentale grec ne veut pas. Point barre. Et tant qu’une réflexion générale n’est pas faite sur la folie – sujet très tabou en Grèce, de même la pédophilie, l’homosexualité et quelques autres sujets sociaux du même ordre), tant que les non-fous ne changent pas leur regard sur les fous, rien ne peut bouger.

Je lui rappelle le texte magnifique de Guattari, Journal de Léros : quelque part, il n’est pas pour la fermeture de l’asile[1]. Ce lieu est un lieu potentiellement intéressant pour une psychiatrie institutionnelle type La Borde[2]. Pour lui, Léros effectivement, mais essentiellement le pavillon 16 comme pavillon ouvert, est pour la Grèce ce qui se fait de mieux comme psychiatrie révolutionnaire, mais au regard de ce qui se fait en Europe, c’est le Moyen-Age. Je lui raconte alors ma propre histoire[3], et lui fais remarquer que l’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin…

Quels rapports avec les patients ?

Ce sont de vieux internés, de quinquagénaires à octogénaires. Le cas le plus notable (dans le documentaire déjà donné en lien) étant cet homme désormais quinquagénaire interné à l’âge de 10 ans (oui, oui, DIX ans). Ils n’ont plus d’autre diagnostic (s’ils en ont jamais eu un) que celui que donnent les symptomes de l’enfermement. Ils ont la nostalgie très très lointaine d’une autre vie, la vie avant, mais 20, 40 ans avant. Pratiquement aucun de ces hommes n’a reçu de visite de proches. Aucun. Les patients qui vivent dans les maisons extérieures à l’asile sont parfaitement autonomes. Mais (presque) toute leur vie s’est passée non pas en fonction d’une vie sociale « normale », en stabulation libre, mais en fonction des us, coutumes et rythmes de l’asile. Ils n’imaginent plus d’autre vie, et de toute manière, cette vie-là arrive au bout. A ma question sur les médicaments, ils n’en prennent pas. Pas de camisole chimique, parfois quelques somnifères, mais en règle générale, rien. Ceci étant valable pour le pavillon ouvert, les 2 autres pavillons étant fermés et donc hors enquête… Là, tout est possible.

Quelle différence dans le fond entre les patients de Léros, du moins ceux de la partie ouverte, et les hôtes d’un home de vieillards, d’une maison de retraite ? Tu me décris des gens « normaux », et j’entends par « normal » la capacité à avoir une vision rationnelle de sa propre situation dans un contexte donné – et imposé. Ils ne sont ni plus ni moins gâteux, certains très gâteux, d’autres pas du tout, et leur vie est (depuis qu’ils ne sont plus à poil) assez similaire : l’attente. L’attente quotidienne, et l’attente définitive.

C’est vrai qu’ils sont « normaux » de ce point de vue, ils ont une bonne notion de leur situation dans le cadre social, mais cette normalité est liée à la situation d’enfermement. Les critères sont strictement liés à cette situation. Des retraités en home le sont depuis quelques années, ils ont eu une vie autre, différente, mais pour les internés de Léros, ça se compte en dizaines d’années, ils n’ont pratiquement pas eu de vie autre, ou celle-ci a été oubliée. Ils sont normaux en institution, mais virtuellement fous dehors. Je lui rappelle la catastrophe qu’a été la fermeture des asiles psychiatriques en Italie[4] (qui étaient en matière de torture lente et de traitements inhumains ce qui s’est fait de mieux), puisque cela a été remplacé par la camisole chimique et l’hospitalisation en hôpitaux généraux.

Il y a Thanassis, Irenka, Olympia, Iro, Takis et quelques autres, petite chaîne humaine, forte et bienfaisante…

Mais bon, c’est pas tout ça, quid de notre voyage, puisqu’on le fait ensemble ? J’ai besoin d’une idée précise, car j’ai besoin d’avertir un peu à l’avance mon garde chats-et-chienne, même si celui-ci, « enthousiasmé » par le projet, est prêt à venir s’installer chez moi à bref délai. On décide : après le festival, et contraints par les ferries, ce sera du mercredi 18 juillet au dimanche 22.

On papote, je discute avec Irenka, qui a le doigt incroyablement vert (la vache ! Elle arrive même à faire pousser du basilic en plein champ, donc en plein vent, car oui oui, ici les Cyclades, on a le meltem, et ça rigole pas, le meltem, question Beaufort), de récolte de graines de tomates indigènes, de biodiversité, de sympathie entre plantes (tomates + basilic + pissenlits : la fête !). Je cause avec mon ex-mari de SANO (il en est un des initiateurs) : il a été interviewé par un jeune bloggeur allemand qui s’est installé ici depuis octobre, il reste encore ici quelques mois, et il s’informe sur tout et il visite tout. Bref, aimable soirée sur les marches de la mairie, le meltem est tombé comme toujours à la tombée du jour, on a parlé de choses zet d’autres, mais pas un mot sur l’ipomoni (patience) de Lagarde, la troïka, la crise, la dèche…

Et puis au moment où mon ex va me ramener en papaki (vélomoteur) à ma voiture, laissée prudemment à l’entrée de la ville[5], Irenka pousse un cri en parlant à Takis et me traduit : en fait, la date du festival a été déplacée, il aura lieu en plein quand Thanassis et moi avions projeté d’aller à Léros, pour justement pouvoir préparer ce festival ! Donc c’est soit la semaine prochaine (mais on n’a toujours pas de contact dans l’asile, pour nous laisser entrer et fureter), soit dans 3 semaines – argh, si tard, et en Août. Mais Thanassis est déjà parti. En rentrant chez moi, je lui envoie un mail pour l’avertir, et de toute façon, il passe discuter ce soir et boire un café (c’est terrible : je vis à contre-temps des grecs, je me lève aux aubes, et du coup je commence à baisser dès la tombée du jour, quand tout le monde est encore debout tout vigousse à 1h du matin).


[1] Je suppose qu’il faut entendre l’arrêt de nouvelles admissions.

[2] Si je pouvais lui opposer un argument, je dirais qu’une île à Pataouchenok, c’est trop loin, et qu’il s’est fait avoir par le fantasme insulaire cycladique, auquel j’ai moi-même succombé. Et tant d’autres.

[4] Pour les petits curieux, un petit documentaire YT sur la psy en Turquie : http://youtu.be/Q9lNUsLLC8c

[5] On évite ainsi les contrôles de flics. Comme ils se postent toujours aux mêmes endroits (à l’ombre, ou près des bistrots, ou sur THE rond-point de l’île, ou sur le parking du dernier garage en ville), chacun a sa stratégie pour les éviter. Moi je laisse la bagnole sur le parking de l’ex-Carrefour (qui a repris ses billes de Grèce). Une navette part de là, gratosse mais rare, surchauffée et bourrée à craquer, et qui rejoint la ville.

Written by zozefine

5 juillet 2012 at 11 h 06 min

Publié dans Non classé

13 Réponses

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  1. dernières nouvelles : on a enfin réussi à contacter quelqu’un de l’asile. et ô divine surprise, suite à la nouvelle, qui s’est répandue très très largement en grèce grâce à internet, des problèmes d’intendance de l’asile, des centaines de paquets de bouffe d’assoces ou de privés sont arrivés à Léros ! là-bas, ils ont de quoi "tenir" un bout de temps. et comme, par ailleurs, les prisons ont également des problèmes urgents de cet ordre, le groupe pense envoyer la collecte à celle dont il est question là tout de suite, à corinthe. quand les fauchés aident les plus fauchés, pendant que le gouvernement se goberge ou se planque, qu’on parle privatisation de l’eau, et que lagarde perd patience….

    zozefine

    5 juillet 2012 at 12 h 34 min

  2. Toujours aussi intéressant, surtout n’interromps pas cette chronique!

    florence

    5 juillet 2012 at 13 h 19 min

    • non, non, point n’interromps ! ;-) mais maintenant que tout le monde se rassure sur Léros, je me demande si on va y aller. réponse ce soir autour du café de Thanassis et de ma bière

      zozefine

      5 juillet 2012 at 14 h 51 min

  3. "Il y a Thanassis, Irenka, Olympia, Iro, Takis et quelques autres, petite chaîne humaine, forte et bienfaisante…"

    ******************************
    Ce qui est super c’est que sur fond de détresse humaine, de crise et d’inquiétude générale, toi tu rencontres des gens magnifiques.

    Alors qu’on s’imagine tous autant qu’on est, pétants dans la soie, le fric qui déborde des poches intérieures, affalés dans des chaises longues… entourés de sales cons qui sèment l’ennui et le dégoût autour d’eux, sans même s’en rendre compte et puis qui s’en foutent après tout ! Un cauchemar.

    Philippe a raison : ce que tu vis là (et que tu nous fais magnifiquement partager) est unique, rare et de toute beauté.

    Je t’embrasse, Cigalinette qui roule sa bosse comme ses clopes !
    ;-)

    Juléjim

    5 juillet 2012 at 13 h 54 min

    • ben c’est ça les crises : il y a des gens qui deviennent de vraies ordures, qui pètent un plomb et votent chrisi avghi (qui sont, il faut le dire et le redire, de véritables salopards, votre FN à côté c’est vraiment le jardin d’enfants), qui commencent la guerre de survie-moi-je. et puis d’autres, déjà chouettes à la base faut dire, qui se mouillent, se battent, veulent bien vivre mais pas tout seuls, veulent bien aimer, mais au-delà de leur nombril, qui s’inquiètent de l’état du monde. et ce que j’aime dans cette histoire, c’est que je suis sûre qu’en les regardant, en suivant les adventures de "cigale veut aller à Léros", vous savez toutses que ce sont vos frangines et vos frangins.

      zozefine

      5 juillet 2012 at 14 h 59 min

      • "…Lorsque j’étais petite, je jouais sous un banc
        J’ai trouvé quelque chose, et c’était un caillou
        Personne ne m’a vue, je suis montée dedans
        Sur la banquette rouge, dans le jour flamboyant.
        Je me suis installée, comme une enfant qui songe
        Et qui continuera sans être réveillée.
        Je me suis installée, comme une enfant qui songe
        Et qui continuera dans le jour qui s’allonge.
        Pour certains, le carrosse est beau comme un bijou,
        Pour d’autres, douloureux comme un amour blessé.
        Pour d’autres, douloureux qu’on ne voit pas passer.

        Lorsque j’étais petite, je jouais sous un banc
        J’ai trouvé quelque chose, je suis montée dedans
        Lorsque j’étais petite, lorsque j’étais enfant
        C’est la vie qui vous veut, c’est la vie qui vous prend.

        Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez !
        Sans faire de bruit, sans faire de vague
        Sans faire de bruit, sans faire de vague."

        (in "Je jouais sous un banc" Juliette Gréco -Paroles de Gérard Manset)

        Juléjim

        5 juillet 2012 at 15 h 49 min

  4. Ca fait du bien de lire ça… vraiment ;o)

    clomani

    5 juillet 2012 at 15 h 54 min

  5. je connais mes "clients". je le sentais confusément, il y a comme une légère baisse de la motivation, maintenant que ouf, ça va, les patients bouffent… donc thanassis est fatigué, et ne vient pas ce soir. au sms de retour que je lui ai envoyé lui demandant s’il préférait que je planifie le voyage seule, il m’a répondu sobrement "We’ll talk about".

    zozefine

    5 juillet 2012 at 19 h 35 min

    • Pfff. C’est dur, l’action.

      florence

      5 juillet 2012 at 22 h 51 min

      • j’avoue que je suis assez fumasse !

        zozefine

        5 juillet 2012 at 23 h 01 min

  6. Où ça en est?

    florence

    7 juillet 2012 at 14 h 45 min

  7. au point mort.

    l’urgence n’y est plus, les patients mangent, la collecte va aller ailleurs.

    thanassis se défile, pas de nouvelles depuis le sms, et je n’ose pas le relancer après ce "we’ll talk about". en fait, je me suis demandé si son internement/job ne l’avait pas plus traumatisé qu’il ne semblait le dire. et comme je lui ai posé beaucoup de questions, j’ai peut-être fait remonter des souvenirs peu agréables.

    et maintenant pourquoi aller voir ? pour vérifier que tout va bien, certes. mais comment "vérifie"-t-on que tout va bien ? et puis au nom de quoi ? qu’est-ce qui légitimerait ma présence là-bas ? je ne peux me justifier que de moi-même, même pas psy, même pas journaliste. en quoi les gens là-bas auraient-ils intérêt à me recevoir ? qu’est-ce que je leur offrirais, à part ma bonne gueule et ma curiosité ?

    Léros a été l’objet d’un gigantesque scandale, qui a eu des répercussions européennes. la plupart des guides ou pages touristiques présentant Léros ne peuvent guère passer cela sous silence, mais tout le monde s’accorde à dire que c’est du passé. auraient-ils vraiment envie d’en remettre une couche, déjà que le coup des patients affamés, ça a fait son effet, en pleine période de vacances ?

    je ne suis même pas sûre que j’y trouverais de quoi soulager mon anxiété à l’égard de la psy institutionnelle.

    zozefine

    7 juillet 2012 at 15 h 37 min

    • puisque mon seul moyen d’entrer (à part celui de publier un papier) sur le blog pour commenter est de passer par l’administration, et de répondre à un commentaire j’y vais. je sais pas très bien où va se poser ce commentaire par contre.

      la collecte est partie pour tripoli (centre du péloponnèse), à l’asile psychiatrique.

      entre-temps, j’ai pris contact, par l’intermédiaire d’okéanos, avec un journaliste formidable, mathieu martinière (http://www.slate.fr/source/57741/mathieu-martiniere) qui va aller avec toutes les autorisations nécessaires à Léros pour y faire un reportage tout ce qu’il y a d’officiel. mathieu sera accompagné par une photographe grecque qui est déjà allée là-bas il y a quelques années. il se prépare beaucoup à ce reportage, très consciencieusement, il a rencontré plein de psys à athènes, a lu plein d’articles, bref, il n’y va pas le nez au vent en espérant le truc qui fait vendre. il en profitera pour faire le point sur le système de santé mentale et de santé en général en grèce, du moins les ruines que les mesures d’austérité dictées par la troïka ont laissées (et là, je décide de faire ma petite révolution copernicienne et linguistique à moi toute seule : je ne dirai plus négligemment : "les ruines que la crise a laissée" : car s’il y a crise humanitaire, sociale, culturelle, c’est bien parce qu’il y a mesures d’austérité délirantes et meurtrières).

      ils y vont dans la dernière semaine de juillet. à ma demande de m’emmener dans leurs bagages, il a répondu favorablement et aimablement. mais je ne suis pas sûre que les horaires de ferries concordent, je ne pas sûre d’y être très bonne observatrice, je n’ai personnellement aucune autorisation, et je suis absolument terrassée, malade de chaleur.

      quant à thanassis, j’ai donné ses coordonnées, après qu’il m’a autorisée à le faire, à mathieu. thanassis est dans les affres en ce moment, d’où son silence. des mecs arrêtés pour avoir participé en 2010 ou 2011 à une manif ultra violente, du fait des MAT comme toujours, à l’occasion de la venue de papandréou sur l’île, se font choper les uns après les autres en ce moment (2 ans après…), et ils risquent 2 à 5 ans de taule. un ami à lui vient de se faire arrêter, et donc il est très (pré)occupé…
      voilà les news et le suivi.

      zozefine

      17 juillet 2012 at 14 h 12 min


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