LES VREGENS

pour compléter

with one comment

Voici une vue plus générale sur les dépenses/services publics anglais, du New York Times. Vous en faites pas si vous saturez, j’aurai moins de temps après les vacances!

(J’ai un pb avec les consomnes simples/doubles entre le français et l’anglais, sorry!)

LES PREMIERES MESURES D’AUSTERITE ASSOMENT LA GRANDE BRETAGNE

Le mois dernier, le gouvernement anglais a fermé l’Institut Britannique du Film et l’Agence de Protection de la Santé, et des dizaines d’autres organismes qui régulent, conseillent et subventionnent les arts, la santé, l’industrie, et d’autres secteurs.

C’est arrivé d’un coup, comme une exécution de masse sans appel. Mais ce n’est qu’un avant-goût.

Comme un naufragé presque mort de faim, le nouveau gouvernement de coalition n’aura bientôt plus que la peau sur les os, avec les 130milliards de dollars de réductions de dépenses annoncés sur 5 ans, ainsi que les désengagements de l’état prévus. En conséquence, selon l’Institute for Fiscal Studies, nous aurons « la période de réductions des dépenses publiques la plus profonde et la plus longue d’après guerre ».

Jusqu’à peu, ces restrictions n’étaient que des programmes électoraux, l’annonce d’une période d’austérité à venir. Mais là, ça commence à faire mal. Le gouvernement a commencé à se désengager à grande vitesse, et les conséquences, les complications et les confusions que cela implique apparaissent.

« On dirait qu’ils avancent au gré du vent, au hasard », déclare J.Mutton, qui préside le Conseil Municipal de Coventry, pour décrire les critères selon lesquels le gouvernement supprime certains secteurs et en réduit d’autres. (…)

Ce n’est qu’une goutte d’eau encore, mais les mesures de restrictions ont déjà de graves effets. Dans tout le pays, les travailleurs du secteur public, sauf les plus bas salaires, voient leur salaire gelé pour deux ans. L’Oxfordshire, dont le budget pour la sécurité routière est réduit d’1million de dollars, a dû arrêter la totalité de ses 161 radars routiers.

Le Nottinghamshire prévoit de fermer trois sites de recyclage, et des crèches. La ville de Coventry, au budget réduit depuis janvier, essaie de trouver encore 5,6millions de dollars à économiser sur son budget enfance.

Mais des restrictions bien pires se préparent pour octobre, quand sortiront les prévisions budgétaires à long terme. M.Mutton prévoit que les prochaines restrictions coûteront au moins 10000 emplois à sa ville de Coventry. On estime à 600 000 le nombre d’emplois du secteur public qui pourraient disparaître à l’échelle du pays.

Selon M.Mutton, les dernières annonces (dont l’annulation d’un projet de plusieurs millions de livres à Coventry pour construire de nouvelles écoles et en rénover d’anciennes qui tombent en ruines) ont été si brutales que des projets impliquant des partenariats complexes se sont trouvés anulés du jour au lendemain.

« On ne peut rien plannifier, explique-t-il. Nous tâchons de prévoir nos budgets sur 3 ans, surtout pour assurer une certaine stabilité à nos partenaires privés. Mais en ce moment, c’est impossible. On est dans le noir. »

Et ils ne sont pas les seuls. Dans l’urgence, les ministères cherchent où gratter des restrictions si vite qu’ils en oublient de réfléchir, selon des critiques. (…)

Encore le mois dernier, le gouvernement a anulé un plan de 87milliards de dollars sur 20 ans pour rénover des lycées ou en construire de nouveaux dans tout le pays. Le gouvernement a annoncé l’arrêt immédiat de 700 chantiers, mais la poursuite de 700 autres. Mais sans préciser quel projet était dans quelle liste, d’où une grande confusion. Le Chancelier de l’Echiquier et le Premier Ministre disent que presque tous les domaines de compétences du public pourront être bradés, et que les ministres devront pouvoir justifier chacune de leurs dépenses. D’où beaucoup de maneuvres et de lobbying dans les secteurs qui devraient être touchés, autrement dit tous.

Le directeur de la Tate Gallery prévient: « Ce qu’on va voir dans tout le pays, c’est des organisations qui ferment, des théâtres plongés dans le noir, des fermetures de musées ». La BBC plaide pour que la redevance de 226dollars anuelle soit maintenue. Selon la police, la réduction prévue du budget anti-terroriste va compliquer la lutte contre Al Qaida.

Les syndicats du public préparent une série de grèves. Les organisations caritatives (dont M.Cameron estime qu’il faudrait qu’elles prennent en charge certaines des responsabilités actuelles de l’état) redoutent de s’écrouler, tant elles dépendent des subventions publiques.

Et la présidente de la Cour Suprême déclare qu’elle ne sait vraiment pas comment celle-ci pourra continuer à fonctionner avec une réduction de budget de 40%.

« Le pire est à venir, selon M.Mutton. Il ne s’agit pas seulement de services réduits, mais de gens qui vont perdre leur emploi, qui ne pourront plus payer leur prêt immobilier, qui vont se retrouver à la rue. Je ne cherche pas à semer la panique, mais c’est à ça qu’il faut s’attendre. »

New York Times, 9 août 2010

http://www.nytimes.com/2010/08/10/world/europe/10britain.html?_r=1&ref=europe

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Written by florence

11 août 2010 à 11 h 52 min

Une Réponse

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  1. Si je comprends bien, l’Angleterre va être pire (à part la « City » à Londres que sous l’époque Thatcher ?

    clomani

    11 août 2010 at 16 h 33 min


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