LES VREGENS

Séries, 4ème épisode : les années 1990

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Pour débuter le 4ème numéro de la série sur les séries, vous avez dû louper la merveille des merveilles, car ces cons d’amerlocains n’en ont pondu que 11 épisodes, y paraît que ça « marchait pas », j’ai nommé l’extraordinaire, l’étincelante, la géniale, la superbe série baptisée Cop Rock … Sortie en 1990… Et du même Steven Bochco…

Eh oui, he’s guilty…!

Eh oui, des flics qui bossaient en musique, une série qui mélangeait des intrigues policières, et des séquences chantées et dansées… C’est grâce à l’entêtement de Steven Bochco qu’ABC avait accepté de produire Cop Rock, qui a bénéficié à l’époque du budget le plus important jamais consacré à une série télévisée. La musique a été confiée à Randy Newman et la chorégraphie à Russel Clark. Elle a obtenu un Emmy Award en 1991, pour la musique… Et évidemment, introuvable en dévédé… !

Autre série sortie cette année là, Dream On

L’histoire : la trentaine entamée, Martin Tupper travaille dans une maison d’édition spécialisée dans les romans à l’eau de rose. Séparé de son femme, avec laquelle il partage la garde de leur fils, Jeremy, il redécouvre la vie de célibataire, et accumule les conquêtes.
Ce qui est particulièrement intéressant (et drôle) c’est que notre Martin a grandi devant la télé (un peu abandonné par sa môman) et qu’il s’est tapé des centaines d’heures de films diffusés en noir et blanc. Du coup, ça l’a marqué, et il voit régulièrement des images de films ou séries des années 50 et 60 lui revenir par flashes, illustrant ainsi ses pensées et sentiments du moment…

Bref, un télévore, quoi, comme moi, comme nous … Plein de références à de vieux films des années 50 (quand lui était petit).

L’est pas meugnon, le ch’tiot devant sa téloche ?

Autre série qui a débuté en 1990 (et qui s’est terminée cette année !) C’est New York District … Créée par Dick Wolf, auteur grand faiseur de séries. Chaque épisode de la série commence par la célèbre phrase d’introduction suivante : « Dans le système pénal américain, le Ministère Public est représenté par deux groupes distincts mais d’égale importance : la Police, qui enquête sur les crimes, et le Procureur, qui poursuit les criminels. Voici leurs histoires. » J’aime pas vraiment, je dois dire, je trouve ça un peu facho légaliste…

Toujours la même année, une merveille absolue, étrange, décalée, apparaît sur les écrans, c’est évidemment Twin Peaks … Créée par David Lynch, Twin Peaks débute au moment ou l’on découvre le cadavre de la belle Laura Palmer…

Dans un genre différent, est sortie en 1991 l’inénarrable série anglaise Bottom … Ce sont les aventures désopilantes, d’un goût très douteux, de deux rebuts de la société, bêtes, méchants et obsédés, cohabitant dans un appartement crasseux… Très drôle, et très britiche… Bref, tout ce qu’on aime.

C’est très con, mais ça me fait toujours rigoler…

Et encore une comédie anglaise, en 1992 (putain, le temps passe !) c’est Absolutely Fabulous , l’histoire de deux copines complètement déjantées, Patsy (jouée par Joanna Lumley, la Purdey de Chapeau Melon et Bottes de Cuir), et Katy …

Pendant ce temps, en France, sortent Une Famille Formidable (avec Bernard Lecoq, et Annie Duperey) qui est toujours produite aujourd’hui… de même que Julie Lescaut avec Véronique Genest (bof, bof), et Cordier, Juge et Flic (beauf, beauf). Sans oublier l’inévitable Hélène et les Garçons (hélas!). Et un an plus tard, L’Instit, avec Gérard Klein…

Et c’est là que ça devient bien de chez bien chez les amerlocains, avec la sortie, en 1993, donc, de NYPD Blue … Un petit bijou. De Steven Bochco… Avec des acteurs formidables, (dont Dennis Franz, alias Andy Sipowicz, le flic raciste et alcoolo, et Jimmy Smits, dans le rôle de « Bobby ») bref, des histoires d’humanité, mais aussi de générosité et même, soyons fous, de grandeur…

La série raconte la vie quotidienne des flics du 15ème « precinct » (qui n’existe pas dans la vraie vie). Cette série a été marquante dès son lancement pour sa forme très réaliste dans le travail de la police criminelle, mais aussi dans la manière dont les scènes étaient filmées (imitation des images en prise « caméra à l’épaule », beaucoup de mouvements) qui immerge encore plus le spectateur dans l’action. Les grossièretés, la violence causée par les enquêteurs, la crudité de certaines scènes étaient aussi une grande nouveauté à cette époque à la télé.

On commence à trouver les premières saisons en dévédé, et ça n’a pas pris une ride…

Le générique, avec en plus, une musique inoubliable…

L’année d’après, sortent les Chroniques de San Francisco … Là, j’avoue que je préférais (et de loin) les livres d’Armistead Maupin, Tales of the city. De même que les indémodables Friends , dont plusieurs acteurs ont fait carrière après ça, dont Courtney Cox, et bien sûr, Jennifer Aniston (cette série a plu à tout le monde, moi ça m’emmerdait, et c’est toujours vrai…)

Et pis, toujours en 1994, sortent les séries « médicales », dont Urgences, créée par Michael Crichton, qui raconte le quotidien des médecins et infirmières du Cook County Hospital, à Chicago… J’adore cette série. Et pas seulement parce qu’elle a lancé George Clooney… On y retrouve des acteurs fantastiques : Angela Bassett, Anthony Edwards (lui, c’est le docteur Mark Greene, un de mes préférés), Paul Mc Crane (le docteur Romano, il est méchant, mais on l’aime quand même, parce qu’il est amoureux, toussa, il meurt en se prenant un hélicoptère sur la tête, véridique…) et le p’tit jeunot, l’interne, qui débute dans le tout premier épisode en dégueulant tripes et boyaux la première fois qu’il voit du sang, j’ai nommé John Carter, dans la vie Noah Wyle… 15 saisons quand même…

Le générique… Mais il manque tous les « anciens », qui ont peu à peu quitté la série

Autre série médicale, sortie la même année, Chicago Hope , un autre hôpital de Chicago (décidément)…

En France aussi, les séries médicales ont la côte, mais évidemment c’est moins sexy, et plus gentillet, et c’est le premier numéro de Docteur Sylvestre … Jérôme Anger aura bien du mal ensuite à jouer des rôles de méchants… J’aime bien cette série, parce que ses « assistantes » sont tour à tour Marthe Villalonga, et surtout, la formidable Maria Pacôme…

Et c’est en 1995 que sort une série française que j’adore aussi, c’est les Boeuf-Carottes

avec Jean Rochefort dans le rôle du commissaire Antoine Venturi… Il ne laisse rien passer de la part de ses petits copains ripoux, et il a une classe folle, un charmeur tombeur de jolies dames. C’est Jean Rochefort, quoi…

Autre série qui sort cette année là, et que je recommande particulièrement, c’est la série anglaise Father Ted

« Father Ted » suit les péripéties quotidiennes de trois prêtres perdus sur une île, Craggy Island (une île qui n’existe pas), au large des côtes Irlandaises. C’est paumé, venteux, bouseux et ce sont les pires curés du mooonde ! Ils sont accompagnés de leur gouvernante, Mrs Doyle (la pauvre) …

Alors, dans cette série, il y a Father Ted, un prêtre qui aimerait bien se la couler douce dans une paroisse de rupins… mais hélas,il est puni, suite à ses frasques passées et exilé sur cette île. Le pauvre doit s’occuper d’un jeune curé, Father Dougal, un parfait imbécile neu neu. Et, dans un coin du salon trône Father Jack, un vieil ivrogne, pervers et qui joue au gaga… Il est horrible, crasseux, il bave, éructe des « fuck » tout le temps, je l’adore…Mais tous les acteurs sont d’une drôlerie rarement égalée…

Voilà, 3 saisons seulement de cette série, car après avoir filmé la dernière scène, le dernier plan de la troisième saison, Dermot Morgan (Father Ted) est mort à la suite d’un infarctus.

Je cherche partout les dévédés en VOSTF, macache… Ils n’existent qu’en VO non sous-titrée…

Même sans sous-titres, je suis toujours écroulée de rire… :-))

Et puis, en 1996,sort une série créée par une femme, c’est Profiler , dont l’héroïne est traquée par un serial-killer… L’actrice principale est Ally Walker

La même année, on découvre la très dérangeante série baptisée Profit : l’histoire d’un golden boy glaçant, qui n’est pas sans rappeler American Psycho…

Jeune cadre dans une grande compagnie américaine, Jim Profit va gravir chaque échelon pour arriver au pouvoir, manipulant et écartant chaque ennemi potentiel, et tisse peu à peu sa toile, le scénar est génial… Comme pour « Cop Rock », cette histoire dérangeait, et elle a donc été très courte (7 épisodes, disponibles en dévédé).


Et puis, surtout, surtout, en 1997, on découvre une extraordinaire série d’animation, créée par le dessinateur Tod Mc Farlane, c’est Spawn : magnifique et terrifiant, un must…


La même année, par cheu nous, ça donne vachement moins de frissons, puisque c’est la premier épisode de Louis la Brocante qu’on découvre à la télé… Avec Victor Lanoux, et Evelyne Buyle, très agaçante, il faut le dire, mais apparemment c’est fait exprès…

En revanche, P.J. , autre série française, mérite franchement le détour : on y retrouve Bruno Wolkowitch, mais aussi Marc Betton, dans le rôle du commisaire Meurtault. 18 saisons, quand même…

Aux states, sortent en 1997, Practice , l’histoire d’un cabinet d’avocats, Oz , qui présente le quotidien épouvantable des détenus d’un pénitencier amerlocain, Ally McBeal (très drôle), sans oublier, évidemment Buffy Contre les Vampires

L’année suivante, sort en France la copie conforme de Practice, Avocats et Associés,

alors qu’aux Etats-Unis, sortent Dawson (gnan gnan à souhait), Charmed (l’histoire des trois sorcières, gniark, gniark…), Sex and the City (bof, vraiment pas mon truc) et

Les Soprano en 1999 (le mafieux Tony Soprano chez la psy, bof, bof…) et Queer As Folk (la première série gay) en Grande Bretagne…

Tout ça, pendant qu’en France, on regarde Un Gars, Une Fille (Jean et Alex, le couple explosif, je reconnais que certaines histoires m’ont fait marrer…) qui est en fait un rimèque d’un sitcom éponyme québécois, très drôle, et en plus avec l’accent de là-bas, qui me fait délirer total …

Et à propos de Québec, que voilà une série qui devrait plaire aux féministes de tous poils qui me lisent, c’est Catherine (prononcer avec l’accent, svp), l’histoire d’une trentenaire déjantée, obsédée, nunuche, sexy, drôle, etc… Catherine, on ne peut que l’aimer !

J’avais même à l’époque signé une pétition (si, si !) pour que ça sorte en DVD. Ce n’est toujours pas le cas…

J’adore…

Chez nous, on a eu cette année là le bonheur de voir pour la première fois Boulevard du Palais , une très bonne série policiéro-judiciaire, avec le magnifique Jean-François Balmer, et dans le rôle du médecin-légiste, le docteur Pluvinage, Olivier Saladin, un ancien des Deschiens, comme François Morel… D’après le bouquin de Thierry Jonquet, « les Orpailleurs », excellent, comme souvent.

Une série de SF pas mal du tout, c’est Disparition (Taken en VO), encore une histoire d’envahisseurs, mais où les méchants ne sont pas ceux qu’on croit…

Une autre, toujours amerlocaine (ben oui) c’est New York 911 , encore un petit bijou, la vie des policiers, pompiers et secouristes de la ville de New York… Seule la première saison est disponible en France, pour une histoire (encore) de gros sous, et de droits musicaux pas réglés… Evidemment, le 11 septembre a été évoqué dans la série…

J’ai gardé le meilleur pour la fin, avec une série américaine, qui est pour moi une des meilleures, c’est The West Wing (A la Maison Blanche, en français)… Créée par Aaron Sorkin, elle raconte le quotidien du Président des Etats-Unis et de ses collaborateurs, c’est brillantissime… Le rôle du Président Jed Bartlett est intérprété par Martin Sheen, remarquable… La fin de la série préfigure d’ailleurs (prémonition ?) l’arrivée de Barack Obama, le premier président américain noir, quand même…

Bon, c’est en version française, pas mal faite, mais c’est mieux en VO…

Pour info, le Président Bartlett est atteint de sclérose en plaques…

Chez nous, c’est pas demain qu’on aura un président d’origine maghrébine… !

A suivre…

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Written by Gavroche

17 août 2010 à 10 h 57 min

Publié dans Culture, Télévision

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7 Réponses

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  1. Dream on et Seinfeld … j’adorais quand j’avais Canal… après, j’ai rendu mon décodeur parce qu’ils nous mettaient de la daube en cinoche…
    Puis y’a eu Friends qui a fait disparaître ces séries pourtant plus « incorrectes politiquement » !
    Quant à « Urgences », c’est au cours d’une formation d’une semaine dans un château de la CGT que j’ai découvert la série. Des copines étaient fans, du coup on se regardait Urgences dans la salle de télé, que des nanas (toutes audiovisuel-intermittentes du spectacle) qui faisaient fuir les mecs de la fédé des métallos ou chimie, en stage eux aussi dans les mêmes locaux.
    Du coup, je suis restée accro à Urgences jusqu’à ce qu’ils arrêtent, et puis c’était du pipi de chat par rapport aux épisodes d’avant !
    Savez-vous que, le samedi soir, sur FR3, ils ont essayé de faire « Urgences » à la Française… alors là c’est même pas du pipi de chat à côté du vrai Urgences. Ca s’appelle EMU (equipe médecins d’urgence) mais ils roulent dans des cars du SAMU (rien que ça, ça m’énerve…) et ‘tention, si ça s’agitait sérieux au chevet des malades dans Urgences, ici, ça roupille grave. Les téléphonistes sont tartignolles, les toubibs sont mollassons, les infirmiers sont tout aussi mous (y’en a un qui est gay ET noir !)… c’est soporifique au possible.
    Je n’en ai pas raté un seul épisode : le samedi soir, sur la terre, c’est l’horreur. Du coup, EMU est une petite répétition juste avant d’aller me coucher !
    Regardez ne serait-ce que 2 mn, c’est vraiment à hurler de rire tant c’est du copié mal collé d’Urgences.

    clomani

    17 août 2010 at 11 h 23 min

  2. Ah, un prix à « Boulevard du Palais » avec son flic qui picole, sa magistrate larguée dans ses problèmes amoureux et ses ancêtres juifs…

    clomani

    17 août 2010 at 11 h 24 min

    • erreur-petite- son père était collabo à la petite alors que son « père » de substitution ( Michel Robin, excellent et souvent émouvant ) est évidemment juif…

      randal

      17 août 2010 at 19 h 22 min

  3. Question séries médicales on a été précurseurs en France avec l’inénarrable « médecins de nuit » créé par Kouchner ! http://www.a-suivre.org/annuseries/encyclopedie/series.php?series=1748
    Et c’était dans les 80’s.

    alainbu

    17 août 2010 at 11 h 38 min

  4. Dans Urgences, il y a un truc récurrent qui m’a toujours impressionnée, c’est les imbroglios autour de l’assurance médicale des gens: Attendons la réponse de l’assurance pour faire l’acte, ou, attendons qq jours pour envoyer le diagnostic à l’assurance récente pour que ça ne soit pas une « pre-existing condition », ou, je partage les médicaments de ma mère parce qu’elle est couverte…

    florence

    17 août 2010 at 12 h 38 min

    • Et à l’instant je lis dans le NYTimes le résultat d’une étude: avec la crise, les Américains ont réduit leurs dépenses de santé « ordinaires », et ce plus que dans les pays qui ont une assurance maladie généralisée (« universal »). Quelle surprise!

      florence

      17 août 2010 at 12 h 49 min

      • J’ai une copine qui est pensionnée par la Sécu (pension de 640 €/mois), qui me disait avoir des médocs de moins en moins remboursés !
        Bien sûr, elle n’a pas les moyens de se payer une mutuelle !

        clomani

        17 août 2010 at 16 h 32 min


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