LES VREGENS

Pierrot le fou était sur Arte hier soir

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C’est peut-être la 4e ou 5e fois que je vois ce film. La 1ère fois je devais avoir à peine 20 ans et ce fut un énorme choc. Au moins aussi fort que pour le « Jules et Jim » de Truffaut. Comment pouvait-on avoir le culot de faire un film pareil ? Si j’y suis revenu plusieurs fois c’est sans doute autant pour retrouver cette sensation de jouissance devant l’énorme provoc que me semblait représenter ce genre de cinéma, que pour tenter de comprendre ce qui restait à mes yeux incompréhensible. Mais ce qui m’a sauté aux yeux et aux oreilles hier soir c’est le désarroi, voire le désespoir du réalisateur. Le Ferdinand/Pierrot qui se fait sauter (à regret) à la dynamite pourrait bien être par procuration ou métaphore Godard lui-même. A moins que ce ne soit le monde déjà détestable dans lequel il tente de survivre, en faisant son cinéma contre vents et marées.

Mais chez Godard rien n’est univoque, tout est polysémique (comme aimait nous le répéter ma prof de sémiologie de l’image, à la fac). Godard est désespéré certes mais il joue, il se joue de tout, et c’est ça qui devient jouissif pour un spectateur comme moi : le son (musique et voix), la couleur, le montage, l’histoire, les mots (dialogues et citations), les références à l’histoire du cinéma, de la littérature, de la poésie, l’actualité politique, les tics sociologiques d’une époque… Et allons-y Alonzo.. Car de toute façon, ploum ploum tralala !

J’ai trouvé une analyse plutôt fouillée sur le Net qui me va bien, même si elle est partie liée avec une démarche de promo-vente de dvd, car je me sens bien incapable de faire aussi bien. Alors autant vous la faire partager :

http://www.dvdclassik.com/Critiques/dvd_pierrotlefou.htm

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Written by Juléjim

20 août 2010 à 10 h 02 min

Publié dans Cinéma

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Une Réponse

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  1. C’est drôle, j’en parlais en répondant à Alain sur un autre fil.
    Moi c’est l’inverse : je n’arrive absolument pas à accrocher au cinéma de Godard. J’ai fait semblant pour « La Chinoise » mais je n’avais rien compris. Hier soir, pour la 3e fois, je me suis attaquée à « Pierrot le Fou » en y croyant… cette fois-ci, je vais tenir jusqu’au bout, ça va l’faire, j’ai mûri, etc…
    Rien ! Godard m’embrouille avec ses fausses pistes, ses faux panneaux lumineux entre les séquences, et finit par me lasser ! Pourtant, merde… avec une Anna Karina splendide et un Belmondo dans toute sa splendeur, j’aurais dû accrocher.
    Rien à faire. C’est pas faute d’avoir essayé. Peut-être aurait-je dû attendre la fin car je ne savais même pas que Bébel se faisait exploser à la fin du film. Là, j’aurais peut-être mieux compris l’errance de ces deux personnages.
    Au cinéma, j’ai besoin qu’on me prenne et m’emporte hors de mon fauteuil et de l’endroit d’où je vois le film. Je suis très bon public en plus. Mais là, c’est rédhibitoire : Godard est beaucoup trop intello pour moi.
    Je vais aller lire la crituqe que tu propose, Jules…

    clomani

    20 août 2010 at 10 h 29 min


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