LES VREGENS

se souvenir des belles choses…

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… et ne pas les laisser disparaître, donc mourir. C’est l’objet de ce petit récit : j’ai noté qu’alainbu aimait les who et ça m’a rappelé les avoir vu créer tommy ( pour la france ) au théâtre des champs-élysées. j’explique : assistant pour des émissions de télé, je deviens très pote avec un cameraman du jt, raymond meyer. on avait sensiblement le même âge, on aimait les mêmes trucs, on nageait dans la musique « pop », et faire de la télé ça avait une autre gueule que la faire aujourd’hui ( pour dire sans se vanter…). un jour, début 70,  raymond, très excité , me dit : « viens avec nous ce soir, avec fléouter, on filme un opéra des who ! tu entres avec l’équipe… » et c’est ce qui s’est passé, ce soir-là, au théâtre des champs-élysées ! du théâtre à cognacq-jay, y a qu’un pont à traverser, tous les deux on n’a pas pris le break, on est rentré à pied, lui sa caméra sous le bras, en braillant au-dessus de la seine  « i’m free »… le zouave du pont de l’alma a dû rigoler!   raymond avait une haute idée de notre métier, et une furieuse envie de connaître le monde, il était aussi affamé d’images… quelques mois plus tard il part avec rené puissesseau, grand reporter et prix albert-londres, pour le cambodge. voilà le texte de wikipédia pour la suite:

« René Puissesseau disparaît à 50 ans, le 7 juillet 1970, au Cambodge à Siem Peat dans l’exercice de ses fonctions, tout comme Raymond Meyer (26 ans), cameraman. Alain Clément, le preneur de son, est le seul membre du trio à ne pas être victime des balles tirées à leur sortie du temple d’Angkor Vat.

ben moi, comme j’en sais un peu plus que wikipédia, je suis allé chercher les images de raymond, et au-delà du commentaire, je me suis dit qu’il avait bien du talent, mon copain. il est vivant, là :

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Written by randal

22 août 2010 à 17 h 15 min

Publié dans Musique, Télévision

13 Réponses

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  1. C’était il y a longtemps, parce que j’ai plutôt pas mal connu le fils de René Puissesseau, Bernard, journaliste reporter d’images à France 2. Il doit avoir en gros mon âge, la soixantaine, actuellement. C’était un des types les plus doués pour se faire oublier avec sa grosse caméra… il savait très capter les émotions. Pas un gros bavard… mais un mec très gentil et très doux, un peu taiseux, avec un sourire rare mais sincère. A une soirée musicale « spéciale rédaction », j’ai vu Bernard sur scène, avec sa guitare, et ça a été une grosse surprise. J’ignorais totalement qu’il était « rock’n roll »… et il dépotait plutôt pas mal !

    clomani

    22 août 2010 at 17 h 39 min

  2. Ça c’est de la belle anecdote !! Merci m’sieur randal (ch’pourrais avoir un autographe ? ;-))
    Je connaissais ces images, dommage qu’il n’y ait pas de son direct.
    Le fait de n’avoir jamais vu ce groupe sur scène restera un de mes plus grands regrets. J’ai quand même eu la chance de voir leurs « cousins » les Stones en 95 (avec Bob Dylan) ça compense un peu.

    alainbu

    22 août 2010 at 17 h 45 min

    • Vous savez que vous me faites briller les mirettes par ici depuis un moment, randal, alain et pow wow ?

      Lorsque vous évoquez Malicorne… c’est un groupe et un genre musical qu’on écoutait beaucoup mes potes et moi dans la fermette où nous répétions avec notre groupe de rock tendance « progressive music » ; c’était au début des années 70, dans la Sarthe, et la commune la plus proche s’appelait justement… Malicorne.
      Nous étions tellement culotté qu’on était même capables d’interpréter/massacrer un extrait du Tommy des Who… Chanter comme Daltrey ? même pas peur !!!
      Et puis le grand Dick Annegarn… Les 28 et 29 avril 1978, il donna un concert à la Maison des Arts de Créteil, j’y étais. Un vinyle intitulé « De ce spectacle ici sur Terre » fut réalisé à partir de l’enregistrement de ces deux soirées, je l’ai acheté, beaucoup écouté, puis donné à mon petit frère. Il n’existe pas de version CD, à ma connaissance, et Wiki confirme…Hélas.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/De_ce_spectacle_ici_sur_terre

      Merci pour la rétro.

      julesansjim

      22 août 2010 at 19 h 17 min

  3. Juste un très court lien sur Bernard… sur le site de France 2, on le voit la caméra sur l’épaule.
    Il a dû partir en retraite car il n’est plus dans les JRI…
    http://journalistes-reporters-dimages.france2.fr/temoignage-puissereau.php3

    clomani

    22 août 2010 at 17 h 52 min

  4. Arrghhh, un fanne cleube des Ouuhhh! main’nant! ;o)

    superpowwow

    22 août 2010 at 18 h 10 min

  5. J’ai évoqué des souvenirs peu whosesques… Sorry ! Ils ont fait partie de ma discographie vynil ;o)
    Nous avons des « lieux en commun » avec Randal : le Pont de l’Alma j’ai travaillé de 71 à 74 côté 8e à Europe 1 et sur l’autre rive, de 75 à 84 à Cognacq-Jay.

    clomani

    22 août 2010 at 18 h 30 min

  6. pour bernard, une petite bio, car il est devenu, par goût, photographe :

     » Après avoir effectué une formation au service cinématographique des armées en 1965, Bernard Puissesseau est engagé à Pathé cinéma en tant que chef-opérateur de 1966 à 1969. Il rentre à l’Office de la radio et de la télévision française (ORTF) en 1969 en tant que reporter d’images et il réalise des reportages et des films lors de ses nombreux voyages en France et à l’étranger. Il rentre ensuite à France 2 où il participe aux éditions du journal télévisé et à des magazines d’actualités proposés par la chaîne. En 2005, il fait le choix de quitter France 2 pour se consacrer exclusivement à la photo (il a reçu le soutien de Robert Doisneau de son vivant). La ville de Paris lui a déjà rendu hommage en exposant son travail à la Fnac des Ternes (2003) et à la Conciergerie (novembre 2004). »
    moi, dans mon souvenir, c’est à la mort de son père que le poste de jri lui fut proposé, tout comme au jeune frère de raymond, une place au jt , qui est devenu je crois chef d’édition sur la 2 (j’ai oublié son prénom…)

    randal

    22 août 2010 at 19 h 04 min

  7. ben oui, Clomani…
    vers 76, à l’éclatement de l’ortf, j’ai oeuvré pour le staff Jammot sur la 2. puis je suis passé à la réal, surtout sur cette chaîne. et puis en 81, devinez, arrivée de pleins de journalistes ex-cocos… que du bonheur, songez, entre autres…Marcel Trillat, du talent et des convictions.Bon, y avait encore des giscardiens…

    randal

    22 août 2010 at 19 h 15 min

    • Marcel ? J’ai travaillé avec lui quand il était devenu le tiers du triumvirat qui dirigeait la rédac (la plus mauvaise idée du monde… ils ne cessaient de se tirer dans les pattes). Il m’a même rapporté une chaîne en or d’Arabie Séoudite (où il avait fait un sujet anti-embedded notoire). Bon réalisateur mais mauvais gestionnaire d’hommes. On ne peut pas tout savoir faire.
      Sinon Jammot, j’achetais des téléfilms pour l’équipe des Dossiers de l’Ecran. Je l’ai rencontré une seule fois pour lui vendre un film suisse. Il m’avait dit « cinéma suisse ? Mais y’a pas d’cinéma suisse !  » (c’était la fin des années 70 où le cinéma suisse avait connu un certain succès). M’avait énervée grave.

      clomani

      23 août 2010 at 9 h 39 min

      • armand avait d’autres savoirs, et bien sûr quelques défauts et qualités…comme nous tous… et même trillat ! sur le fond, celui-ci est l’un des meilleurs documentaristes, pour dire vite, du « social » et je crois qu’il continue d’en faire. Quant à jammot, je l’ai fréquenté sur le long terme et je serai plus nuancé sur le jugement… tu as connu le patron pète-sec (et assez gouailleur) totalement hermétique à toute forme d’intellectualisme. Il était un populiste et surtout un joueur, au sens oriental.Avec son pote jean-jacques bloch il passait des nuits entières à chercher des idées de jeux, de quizz ou de réflexion, et en fait c’était ça son truc…
        je crois, alors que je n’adhérai que modérément à ses idées (de droite, de grand public, d’une certaine facilité)que je l’aimais bien parce qu’il ne méprisait pas les gens qu’il visait par ses émissions

        randal

        23 août 2010 at 10 h 05 min

      • N’empêche, Trillat, quel documentariste !
        J’avais vu « Femmes précaires » à la télé, je l’avais pris en plein gueule…

        Alors …

        Gavroche

        23 août 2010 at 10 h 14 min

  8. Marcel Trillat ! La toute 1ère fois où j’ai découvert sa tronche (et sa voix calme et profonde) c’était dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, puisque ça s’est passé dans les « locaux » de la radio « Lorraine Coeur d’Acier » au rez de chaussée de la mairie de Longwy.
    J’avais un pote qui était prof de philo à Rombas et également peintre ; il exposait à Marange, je crois bien. Il avait été convié par les deux animateurs-journalistes de LCA pour venir parler de sa peinture, de sa démarche. En gros, ses oeuvres s’inspiraient du travail de Nicolas de Stael principalement et s’attachaient essentiellement à représenter les paysages lorrains, les usines, les villes et villages avec une approche non-figurative, à base de taches de couleurs, plus ou moins géométriques (un peu à la manière des cubistes).
    L’entretien avait duré quasiment une heure, j’avais été bluffé par l’atmosphère de liberté et de décontraction totale qui régnait dans « l’aquarium ».

    J’ai trouvé une archive sur dailymotion, elle est en plusieurs volets. En voici un :

    julesansjim

    23 août 2010 at 15 h 18 min

    • Il est arrivé à France 2 après justement son long passage à Lorraine Coeur d’Acier. Je n’ai jamais travaillé directement avec lui puisque j’étais au desk étranger, sauf lorsqu’il était avec toute la bande de branleurs en Arabie Séoudite. Il aurait voulu retourner au reportage car il savait pertinemment qu’il n’était pas fait pour diriger une rédaction. Après, lorsqu’il est passé aux magazines et aux documentaires, il était plus à son aise. On se voyait aux réunions de la Cégète puisqu’il était SNJ-CGT. Marcel, au moins, il ne « se l’est jamais pétée », contrairement à une majorité de gens de cette boîte.
      Quant à Jammot, je n’étais jamais en contact avec lui puisque je travaillais le jour, au service des achats de longs métrages et téléfilms et qu’il travaillait la nuit. La seule fois où je l’ai rencontré avait cette fois-là. Il m’a rappelé Maurice Siégel, il avait le même accent titi parisien. Sinon j’ai fait la bringue avec ses deux enfants, Florence et Maurice… un temps. Après je les ai perdus de vue.

      clomani

      23 août 2010 at 18 h 13 min


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