LES VREGENS

Pour se débarasser des racailles, finalement, autant carrément les dézinguer…

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J’sais pas si vous z’avez entendu cette triste histoire :

Tout a commencé le 23 mai 2008, lors de l’interpellation de Joseph Guerdner, un gitan de 27 ans et père de trois enfants, dans le Var. Les pandores le soupçonnent d’avoir participé à la séquestration d’un routier le mois précédent. Régulièrement suivi par la justice depuis 2002, Joseph Guerdner fait partie de la communauté des gens du voyage. Evidemment, il est considéré comme « dangereux » par les forces de l’ordre. Alors qu’il nie fermement les faits, les gendarmes lui entravent les mains. Comme si cela ne suffisait pas, ils lui enserrent aussi la jambe avec une menotte.

Lorsqu’il demande à fumer une cigarette, le gendarme Christophe Monchal l’accompagne, dans un coin d’escalier. Une fenêtre est ouverte pour évacuer la fumée. Quand la lumière s’éteint à cause du minuteur, Joseph Guerdner n’hésite pas. Il saute par la fenêtre, atterrit 4,60 mètres plus bas, et se dirige en clopinant, déjà commotionné par sa chute, vers le grillage. Le gendarme va lui tirer dessus à sept reprises, sept balles dans le dos, sur un homme entravé qui s’enfuit… Trois balles atteindront leur cible. Le jeune homme est retrouvé quelques minutes plus tard, agonisant au pied de l’arbre qui lui avait servi de cachette dans la propriété voisine. Il ne survivra pas à ses blessures.

La « justice » commence alors son travail…

Notre bonne ministre de la Justice demande courageusement la suspension immédiate du gendarme. Cette décision sera classée « sans suites ». Un hasard, sans doute. Le procureur de Draguignan, qui avait d’abord ouvert une instruction pour « homicide volontaire« , va requalifier tout ça  en « coups mortels« . Du coup, pratique, exit la notion de préméditation…Et c’est évidemment cette version édulcorée qui sera retenue par les juges. Le 18 août 2009, la cour rend carrément une ordonnance de non-lieu, pourquoi se gêner, ce n’était qu’un gitan, hein… Notre bon gendarme n’aurait tout simplement pas pu faire autrement, par exemple, appeler ses potes à la rescousse, pour rattraper un homme attaché…

Un bel et bon jugement comme on les aime, qui sauve l’honneur la gendarmerie, mais ne satisfait évidement pas la famille de la victime, qui fait appel.

Et donc vlatipa que ce brave gendarme se retrouve de nouveau sur la sellette, au début de cette semaine, cette fois devant  la cour d’assises du Var, pour avoir tué un gitan. Et c’est hier que le verdict a été rendu. Il est acquitté. Circulez, y’a rien à voir.

Bref, not’ lascar n’a fait que son boulot, c’est un brave gars en plus (c’est ce qu’ont raconté les psys de service) et il n’avait pas le choix, parce que le « suspect » était dangereux (entravé aux mains et aux pieds)… Il l’a redit au début de la semaine : « je ne peux pas demander pardon, je ne regrette rien, j’ai fait mon travail… »

Petit rappel salutaire pour ceux qui l’ignoreraient : en France, contrairement aux policiers qui ne doivent faire usage de leur arme qu’en cas de légitime défense, les pandores, eux, peuvent tirer dans le tas, y compris sur un gars attaché qui se sauve. C’est la loi. Une ordonnance de … 1903. Ben oui.

Comme quoi, finalement, Hortefeux et Besson sont de grands humanistes, ils ne tuent pas les racailles, ils les expulsent seulement, eux.


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Written by Gavroche

18 septembre 2010 à 17 h 08 min

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