LES VREGENS

Ils s’en vont tous…

with 13 comments

Ben voilà… Ils s’en  vont tous.

Pierre Vaneck, en janvier. Miep Gies, aussi, à plus de cent ans, celle qui avait caché Anne Franck.

Mano Solo, mort du sida.  Et puis Jean Ferrat.

Malcolm Mac Laren… Louise Bourgeois…Dennis Hopper.  Et puis, Ginette Garcin.

Luis Corvalan.

Cécile Aubry. Bernard Giraudeau. Laurent Terzieff. Bruno Cremer.

Roger Mas.

Tony Curtis. Claude Chabrol.

Georges Charpak…

Certains connus, d’autres moins.

Aujourd’hui, je me sens encore un peu plus seule,  c’est un souvenir de plus qui s’en va. Celui des chansons que je fredonnais quand j’étais petite. Et des disques que j’écoutais depuis toujours.

Une grande dame est partie.

Colette Renard est morte tout à l’heure, à 86 ans.

Alors, Colette Renard était marseillaise depuis longtemps :

Elle y a des successeurs :

Dans la série « Plus belle la vie », qui raconte la vie du quartier du Mistral, elle jouait depuis quatre ans le rôle de « tante Rachel », une vieille dame au caractère bien trempé, juive cachée pendant la guerre, et toujours communiste. Et ça lui allait bien.

Ne le dites à personne, je la regardais tous les soirs. Adieu, l’artiste.

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Written by Gavroche

6 octobre 2010 à 14 h 44 min

13 Réponses

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  1. « Ne le dites à personne, je la regardais tous les soirs »
    je vais faire mon coming out = moi aussi (mais on m’a obligé ;))
    et puis aussi tu me donnes l’occasion de rendre hommage à d’autres marseillais dans un autre style

    et merci également à toi, à julessansjim, à zozephine etc… de faire vivre ce blog (pas trop le goût ni le temps en ce moment moi ^^)

    alainbu

    6 octobre 2010 at 15 h 19 min

    • Bougrement d’actualité, Dupain… Et une langue tellement belle aussi.

      Faudrait montrer cette vidéo à Fredo Lordono, qui nous cause dans son bouquin des « salariés joyeux »…

      Déjà que j’avais pas le moral…

      Donc, voilà, vous savez, ne jamais compter sur moi à partir de 20 h 10… 😉

      Gavroche

      6 octobre 2010 at 15 h 48 min

  2. Ma mère ne rate pas un épisode ! Je fais gaffe à l’horaire quand je l’appelle. Et quand ils font les cons, ou se conduisent mal les uns avec les autres, je peux te dire qu’ils en entendent… à travers l’écran !

    ;-))

    julesansjim

    6 octobre 2010 at 15 h 28 min

  3. ouh là, marseille, tais-toi marseille, crie pas si fort, que j’entende claquer, les voileeeuuus dans ton poooort. ouh, c’est triste, colette renard, et cette chanson sublime sur marseille, tu sais combien j’aime cette ville, et colette renard, tu savais pas, ben je suis triste avec toi.

    alors là, je vais te donner une bonne adresse de chanson, et puisqu’on y est dans la nostalgie, allons-y carrément. je vous avertis, ça dépote côté tous nos amis qui partent, mais c’est vrai.

    jacques marchais, le vélo, moizard, hélène martin

    ma poussine, c’est simple, on devient vieux… je pense maintenant à ma grand-ère qui pleurait à la mort de ses « chéris », sa larme à la mort de chevalier, ou de chaplin, et de tant d’autres, et ces tant d’autres, pour moi ils sont au fond de l’oubli, j’en ai même pas la nostalgie. elle qui au fin fond des grisons a « découvert » l’électricité déjà presqu’adulte. pff, plus nos vies avancent, plus c’est un cimetière, merde alors…

    vraiment, dégustez cette voix, et ce poème…

    (mais as usual, laissez charger !)

    (et comme ça, tu vas faire la connaissance d’un merveilleux chanteur, hélas mort lui aussi, et d’un type qui fait un boulot génial pour la chanson « à texte »)

    et en petit bonus, les copains d’la neuille, ferré, que chantait aussi jacques
    http://www.ina.fr/divertissement/chansons/video/CAF88035638/leo-ferre-a-montmartre.fr.html

    zozefine

    6 octobre 2010 at 15 h 52 min

    • Merci, Zoz, je connaissais pas… C’est superbe. En revanche, tu as mis deux fois le même lien…;-)

      Adieu pour un artiste
      Raoul de Godewarsvelde
      Paroles: Bernard Dimey…

      On est parti te porter tous en terre
      Y avait Michel et Robert et puis moi
      Après bien sûr, on est v’nu boire un verre
      Et, comme de juste, on a tous parlé de toi
      On a dit tout ce qu’on savait sur ton compte
      On a payé tes ardoises en retard
      Passé minuit, avec chacun son compte
      On s’est r’trouvé tout con sur le boulevard

      Si vous saviez comme ils sont, les artistes
      Si vous l’ saviez, nous n’en serions pas là
      Si vous saviez comme ils sont, les artistes
      On n’aurait pas enterré celui-là

      Toi qu’es parti comme un grand malhonnête
      T’as laissé Pierre et Robert et puis moi
      On n’a plus rien que l’ bourdon dans la tête
      Ca fait beaucoup d’orphelins à la fois
      Y a pas idée de filer à l’anglaise
      Comme tu l’as fait, sans rien dire aux copains
      Y fait pas chaud, tu sais, dans la terre glaise
      Tu s’ras tout seul et pis t’auras l’air fin

      Moi, pour une fois, j’ai fermé ma grande gueule
      Tout comme Robert et Michel et puis quoi
      La joie de vivre, elle est r’partie toute seule
      Et d’un seul coup avec nos gueules de bois
      On a chanté nos chansons tous ensemble
      On a fini par boire à ta santé
      A la santé de ceux qui te ressemblent
      En espérant qu’il nous en est resté …

      Gavroche

      6 octobre 2010 at 16 h 11 min

  4. C’est pas pour pourrir encore un peu plus l’ambiance, c’est juste pour qu’on n’oublie pas ce grand intellectuel que fut Claude Lefort qui s’est appliqué à faire toute sa vie ce qu’il était sensé faire : penser le monde. Il fut sans doute peu lu de son vivant, en raison du niveau requis, souhaitons qu’il le soit un peu plus désormais.

    3 grands bonshommes lui rendent hommage sur Mediapart: le sociologue E. Morin,l’historien P. Rosanvallon, l’économiste A.Caillé.

    Et le journaliste Sylvain Bourmeau écrit :

     » Philosophe de la politique, penseur du totalitarisme, intellectuel discret dont l’œuvre ardue aura pourtant marqué la seconde moitié du XXe siècle, Claude Lefort est mort ce dimanche 3 octobre à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer du pancréas.

    Très jeune, repéré par son professeur de lycée, Maurice Merleau-Ponty, il publie des articles dans Les Temps modernes, y défiant même assez vite le directeur de la revue, Jean-Paul Sartre. Dès 1946, avec son ami Cornelius Castoriadis, il crée au sein du Parti communiste internationaliste la tendance «Montal-Chaulieu» (leurs pseudonymes respectifs) qui rapidement s’autonomise, rompt avec le trotskisme et s’incarne dans une revue, Socialisme ou barbarie. Elle jouera un rôle essentiel dans l’avènement d’une critique de gauche de l’Union soviétique… »

    julesansjim

    6 octobre 2010 at 16 h 45 min

  5. Par association d’idées, j’ai pensé au réalisateur Paul Carpita, engagé aussi, marseillais aussi et mort aussi (mais l’an dernier), et auquel Mermet a rendu hommage ici http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1913
    extrait d’un de ses films http://www.youtube.com/watch?v=FE6jBkTKQHA

    alainbu

    6 octobre 2010 at 19 h 25 min

    • Paul et sa femme Maguy étaient des amis persos… Il habitait pas très loin de chez moi, dans les quartiers nord, les fameux, c’était un homme simple et gentil… Avec toujours une petite flamme dans le regard…

      Nous l’avions accompagné pour le tournage des « Homards de l’Utopie », son dernier film, puisqu’il n’a pas eu le temps de terminer celui qui était en cours…

      Nous avions filmé des scènes de manifs à Millau, c’était pour le procès de José Bové, en 2000…

      Je vous parlerai de lui, bientôt.

      Gavroche

      6 octobre 2010 at 19 h 45 min

      • Ne tarde pas trop de nous parler de lui !
        Perso je l’avais découvert par l’émission de Mermet et depuis j’ai vu « les rendez-vous des quais ».
        (concernant les quartiers nords, j’ai bien connu le centre Mirabeau ;o))

        alainbu

        6 octobre 2010 at 21 h 07 min

  6. c’est chaleureux et émouvant tous ces rappels au souvenir de GENS importants pour nos petites vies…
    je les connais bien tous ceux-là, évidemment pas tous physiquement, quoique un certain nombre (l’âge, quoi !), mais je les ai tous côtoyé. ils m’ont à divers titres enrichi de leurs talents. et puis paulo, mon vieux paulo, dont on nous a arraché l’oeuvre en lui volant son film, film qui aurait fait de lui, avec resnais, le pionnier d’une nouvelle vague à venir…

    randal

    6 octobre 2010 at 20 h 06 min

  7. Franchement, je ne connaissais pas Carpita. Pauvre parisien que tu es, dis ! Me viennent à l’esprit deux références de poids, Ken Loach d’abord et Guédiguian bien sûr.

    Et puis, plus modestement peut-être, Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, lui aussi attentif aux gens du peuple. J’ai regardé hier soir les 3 premiers épisodes de sa série « Des vivants et des morts ». Ça fait un peu téléfilm fr3 mais ça a de la gueule quand même, et quand on a lu et aimé le bouquin, on n’est pas déçu par l’adaptation.

    julesansjim

    7 octobre 2010 at 16 h 16 min


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