LES VREGENS

Le Guatemala fournisseur de cobayes

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La lecture d’un petit article du journal La Mèche (un peu de pub au passage pour cet excellent hebdomadaire récemment créé par quelques rescapés de Siné Hebdo voir par là pour vous abonner http://lameche.org/new_abonnement) m’a appris cette sordide histoire datant de l’après guerre et qui vient seulement d’être divulguée.

Une historienne amerlocaine du nom de Susan M. Reverby a en effet découvert dans les archives de l’Université de Pittsburgh les écrits d’un toubib du cru, qui avait déjà fait des trucs similaires sur des noirs en Alabama, le docteur Curtler, qui raconte comment entre 1946 et 1948, il a supervisé une expérience directement sur des humains, au Guatemala, pour le compte du gouvernement US et destinée à améliorer l’efficacité de la pénicilline pour le traitement de certaines maladies sexuellement transmissibles,notamment la syphilis.

À cette époque les terres de ce petit pays (situé entre le Mexique et le Honduras pour ceux qui seraient nuls en géo) appartiennent à 70 % au marchand de bananes étazunien United Fruit Company, autant dire que les autorités autochtones mangent dans la main des puissants yankees, à commencer par le dirlo de la prison de Guatemala City qui aide donc au bon déroulement du scénario de l’expérimentation : ils introduisent des prostituées syphilitiques histoire qu’elles propagent la maladie aux prisonniers.

« D’autres filles de joie en bonne santé se voient inoculer dans le col de l’utérus la maladie pour la transmettre aux détenus » explique Monpaziou, signataire du papier de La Mèche qui donne quelques autres détails aussi scabreux.

Il termine son article en précisant qu’il se garde bien de comparer ce genre d’expériences amerlocaines avec celles qu’avait menées les nazis peu avant en utilisant également des prostitués et des déportés comme cobayes humains, ceci dit évidemment ironiquement, il a p’têtre pas envie de recevoir un point Godwin.

Un journaliste de Canadian Press précise dans un article que

« L’expérience guatémaltèque n’est pas le seul exemple de ce que le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de la santé, appelait vendredi « un sombre chapitre de l’histoire de la médecine ». Quarante études similaires portant sur des inoculations délibérées ont été conduites aux Etats-Unis lors de cette période »

Cette histoire a donc été divulguée récemment au grand public, l’administration Obama s’est empressée de présenter des excuses auprès du gouvernement guatémaltèques et lui a fourni quelques archives, comme mentionné dans cette dépêche

Lire aussi cet article http://www.droitshumains-geneve.info/spip.php?article9026

Après de telles révélations comment ne pas être parfois tenté de dériver vers une sorte de « paranoïa conspirationniste » et pencher vers la « thèse de la C.I.A » pour l’affaire de Pont Saint-Esprit ou bien d’autres théories sur l’origine de certaines maladies et épidémies brusquement apparues ?

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2 Réponses

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  1. Lorsqu’on découvre que les Amerlocains ont eu et doivent encore avoir de drôles de méthodes d’expérimentations…
    Pauvre Guatemala : encore un pays trop près des USA ! Et trop loin de dieu, comme le disent les Mexicains du leur.

    clomani

    17 octobre 2010 at 8 h 52 min

  2. Et des portoricaines et surtout des haïtiennes ont dû tester la pilule contraceptive, aussi…

    mebahel5

    17 octobre 2010 at 10 h 14 min


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