LES VREGENS

Histoires de vrais gens …

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En ce moment, chômage « oblige » (ou merci à la solidarité nationale qui me paie à rien foutre, sans doute plus pour très longtemps, je sais), je lis beaucoup… Je n’arrive que péniblement à lire des romans. Peut-être inconsciemment, je me dis que « je n’ai pas le temps ». Donc, merci au passage pour les fiches de lecture postées par les autres vrais gens…

Alors je lis Naomi Klein (la Stratégie du Choc, et on voit combien ce livre est d’actualité) Chomsky, Monique Pinçon (Le président des riches) … Pas très gai, je vous l’accorde.

Mais quand même. Parfois, je me laisse aller… Besoin d’air, sans doute.

Chez Actes Sud

J’ai donc (re)lu un livre magnifique « Je pensais que mon père était Dieu et autres récits de la réalité américaine ».

C’est une anthologie composée par un de mes écrivains amerlocains préférés, Paul Auster. De petits textes, écrits par de vrais gens, comme vous, comme moi. 172 histoires racontées par des hommes, des femmes, jeunes, vieux, noirs, blancs, pour le « National Story Project », et l’émission de radio « Week End All Things Considered »…

Paul Auster explique : J’ai expliqué aux auditeurs que je cherchais des histoires. Elles devaient être vraies, elles devaient être brèves, mais il n’y aurait aucune restriction quant aux sujets ni au style. Des histoires non conformes à ce que nous attendons de l’existence, des histoires vraies aux allures de fiction… Avec leur aide, j’espérais constituer des archives véridiques, un musée de la réalité américaine.

En voici une :

Un jour à Higley

Un jour, quand j’étais jeune expert comptable, je rendis visite à un client près de Higley, en Arizona. Pendant que nous parlions, nous entendîmes gratter à la porte, et il me dit : « Regardez ça ». Il alla ouvrir la porte et un lynx de bonne taille entra. Mon homme l’avait trouvé tout juste né, dans un champ de luzerne, et depuis lors, l’animal faisait partie de la famille. Aussitôt qu’il eut ouvert la porte, le chat courut à la salle de bains et s’accroupit sur le cabinet pour « faire ses besoins ». Quand il eut fini, le lynx sauta à terre, se dressa sur ses pattes de derrière, et tira la chasse.

Elle est signée Carl Brooksby, illustre inconnu, de Mesa, en Arizona.


Paul Auster, encore : L’une après l’autre, ces histoires nous laissent en tête une impression durable. Même après les avoir toutes lues, on en conserve le souvenir et on se surprend à se les remémorer de la même façon qu’on se rappelle une métaphore pertinente ou une bonne blague. Les images sont claires, denses, et pourtant, en un sens, sans pesanteur. Et toutes sont assez petites pour tenir dans une poche. Comme les photos de notre famille que nous trimballons avec nous.

Duane Hanson The traveller

Et puis, rien à voir avec ce qui précède (quoique …) sur les conseils de l’ami Jules, j’ai lu « La Double pensée » de Jean-Claude Michéa. Comme il nous l’avait annoncé, j’ai effectivement trouvé ce livre « lumineux ». Ecrit pour la grande fille simple que je suis. Pour les vrais gens.

Bref, pas seulement un texte pondu « dans le laboratoire des idées universitaire » – © Frédéric Lordon et son « Capitalisme, désir et servitude » – et destiné à priori aux seuls « initiés » et autres « jargonautes ». De ce monde là, où « vous en êtes », ou vous faites partie des perdants. Ah, Lordon, prononçant la bouche pincée le mot « vulgarisation »…

Tous ces prétendus « experts », économistes, sociologues, politologues, que l’on nous sert à toutes les sauces, dans les jités, dans les journaux, partout, finalement, à quoi servent-ils ?

  • A maintenir la connaissance dans un cercle restreint de privilégiés, « ceux qui savent », face à toute la masse des incultes, envers lesquels il convient de faire preuve de « pédagogie »…
  • A nous assener leurs connaissances comme des vérités incontestables, incontournables, irréfutables, tout comme le sont les réformes que nous nous prenons dans la gueule en ce moment.
  • A entretenir ainsi le « chacun pour soi », et « la guerre de tous contre tous »…
  • Et, plus grave, à véhiculer l’idée foncièrement pessimiste que « l’homme » est par nature un être misérable, soumis à ses pulsions/désirs/intérêts égoïstes … Bref, pas beaucoup de solutions, « ce n’est pas la peine d’aller manifester, c’est plié, le monde est ainsi fait, mektoub… »

Exemples :

  • Frédéric Lordon… Finalement, après avoir surnagé péniblement dans « Capitalisme, désir et servitude » – il faut dire que cet ouvrage ne devait pas m’être destiné, moi qui ne fais pas partie de « ceux qui savent » et qui en causent bien – ce que j’ai compris du « message », c’est : « se battre ne sert à rien », puisqu’il est dans la « nature » de l’homme d’être soumis à ses pulsions …
  • Louis Chauvel, qui nous apprend doctement que les « soixante huitards » sont en train de se gaver sur le dos des jeunes. La guerre de tous contre tous, encore. Oubliant au passage le patient détricotage depuis trente ans, des acquis sociaux pour lesquels les « vieux » se sont battus. Oubliant 1789, 1793, 1848, la Commune de Paris et 1936…Oubliant le Conseil National de la Résistance.
  • Hugues Lagrange, avec son bouquin sur les banlieues, « Le déni des cultures »…

Celui-là est particulièrement gratiné… Mais il cause encore de « la guerre des bons français blancs contre les délinquants  africains incultes et sauvages »…

L’auteur prétend sans rire « être à contre courant des idées dominantes »… Or, comme par hasard, on n’a pas arrêté d’en parler, avant même qu’il sorte en librairie… M. Lagrange a même été invité au jité de 20 heures…

Dans son bouquin, M. Lagrange prétend que les Noirs seraient plus délinquants que les autres, et que l’explication serait « culturelle »… A rapprocher que Discours de Dakar de notre leader minimo : « les africains ne sont pas entrés dans l’histoire »…

Je ne sais pas si vous rappelez de ça, mais on avait soudain découvert il y a quelques années de nombreux cas de saturnisme parmi les petits enfants parisiens. Cette intoxication, comme vous le savez sans doute, est due à l’inhalation de poussières de vieilles peintures contenant du plomb. Les études avaient montré que 90% des enfants présentant des formes graves de cette maladie appartenaient à des familles originaires d’Afrique subsaharienne.

A Paris, tout le monde ne vit pas dans des palaces

Et il s’était trouvé à l’époque des « spécialistes » pour invoquer avec cynisme des « causes culturelles », et d’expliquer le plus sérieusement du monde qu’en Afrique de l’Ouest, les femmes manifestaient un étrange appétit pour les matières minérales, appelé « géophagie », et que leurs enfants, nombreux et peu surveillés, reproduisaient ces pratiques en suçant les fragments de revêtement  mural tombés sur le sol.

Ces « experts » avaient oublié de préciser juste un petit « détail » : aux États-Unis, le saturnisme infantile touche des Africains-Américains installés depuis plusieurs générations et, en Grande-Bretagne, il affecte principalement des Indiens et des Pakistanais.

Le seul point commun entre ces différents groupes « culturels » est qu’ils habitent dans des quartiers pauvres et souffrent de discriminations sociales et raciales. En clair, les pauvres du monde entier vivent dans des taudis insalubres…Souvenons nous de l’expulsion musclée de la Courneuve il y a quelques mois…

M. Lagrange ne fait donc pas de différence entre les causes et les effets…

En l’absence d’études diversifiées incluant très franchement la variable sur l’origine ethnique, nous mettons trop facilement tout sur le compte de la discrimination.  Il est toujours tentant d’incriminer l’institution. »

Pour lui, en résumé, le problème, ce n’est pas « nous », c’est « eux »… Ce n’est pas la misère, c’est la polygamie… Exactement le discours politique de la majorité pour expliquer les émeutes de 2005.

Pour en revenir à Michéa, lui n’est pas un « expert », il raconte d’ailleurs dans son livre les raisons pour lesquelles il a tenu à rester un « modeste enseignant » du secondaire :

Mon père, Abel Michéa … a tenu à me transmettre les quelques principes qui résumaient sa morale politique – au premier rang desquels bien sûr, la fidélité à ses origines populaires, et son corollaire politique naturel : le refus de parvenir …

C’est d’ailleurs par respect pour ce principe moral élémentaire que j’ai toujours mis mon point d’honneur, à mon tour, à ne jamais fuir la classe de terminale au bénéfice, par exemple, d’une carrière universitaire, généralement estimée plus noble…

Au delà du fait que Michéa me/nous ressemble, ce que j’ai aimé dans « La Double pensée », c’est que le livre bat en brèche tout le discours dominant « c’est inéluctable ».

Aujourd’hui, croire en un avenir meilleur, en des valeurs comme la solidarité et la fraternité, c’est être un pauvre naïf, un malheureux utopiste, un passéiste, ou un imbécile ignorant la triste vérité.

Ben oui, parce que l’idée qu’il y aurait encore un certain nombre de valeurs morales spontanément partagées par une grande partie des classes populaires est nécessairement mortelle pour toute métaphysique libérale.

Or, si notre société (libérale) ne peut se développer qu’en asséchant progressivement les gisements culturels que sont la confiance, la générosité, et le sens du bien commun, il existe encore un grand potentiel de résistance politique à la libéralisation intégrale de la vie humaine.

Et tout cela, même si le budget de la pub est le deuxième au monde, juste après celui des armes… Même si TF1 vend aux publicitaires du « temps de cerveau disponible »…

Utopistes que nous sommes, que l’on doit nous trouver fous,

Vouloir le bonheur des hommes, mais de quoi nous mêlons nous…

Alors, puisqu’on parle de « culture populaire », vous avez peut-être vu passer à la téloche le film de Gérard Mordillat « Les Vivants et les morts », tiré de son livre éponyme, paru en édition de poche en 2005 et que j’avais lu à l’époque.


Photo de tournage

Ben oui, encore un utopiste, Mordillat, un naïf comme on les aime.

Les Vivants et les Morts, c’est l’histoire des hommes et des femmes de la Kos, une usine condamnée à mort par la « raison » financière…

Ce n’est pas un roman chic et branché, non, mais il m’a fait penser aux plus grands : Hugo, Zola, Steinbeck et Dos Passos, tous peintres de la misère des hommes.

De la peinture à grands traits, de la couleur qui s’écrase sur la toile, des dialogues assénés comme des swings, des intrigues multiples qui s’enroulent autour du motif principal, une dynamique narrative qui ignore les temps morts, de la poésie greffée sur le langage de la rue, la priorité donnée à l’émotion brute, native : on reconnaît là les caractères du grand roman populaire.

Cette esthétique hors mode est ici volontaire, revendiquée et intellectuellement justifiée. De divers côtés, on aimerait nous faire croire que la réalité sociale d’aujourd’hui est un paysage subtil, ombré de nuances, traversé de paradoxes et d’ambiguïtés, offert à l’analyse des esprits les plus sophistiqués et des élites savantes. Une réalité trop complexe pour être comprise par ceux dont le destin est seulement de la vivre, comme une sorte d’énigme. Un monde qui ne pourrait être décrit que par les moyens littéraires les plus délicatement élaborés. Pour Mordillat, au contraire, cette prétendue complexité n’est qu’un nuage de fumée, une illusion de magicien destinée à masquer le vrai caractère des relations sociales de notre époque : la violence implacable, cynique, anonyme et aveugle des détenteurs du capital et la totale vulnérabilité de ceux qui leur sont soumis. Une confrontation à la fois sommaire et piégée, totalement inégale et qui n’a même plus, aujourd’hui, l’alibi du grand soir, pour consoler les défaites : les usines fermées, les emplois délocalisés, les « plans sociaux », les villes et les régions sinistrées, les aides publiques volatilisées. « Une guerre », dit l’un des personnages.

Les Vivants et les Morts raconte donc une histoire ordinaire, celle d’une usine et de ses ouvriers dont un lointain groupe financier – allemand, puis nord-américain – a décidé de se débarrasser après en avoir récupéré les actifs. Soutenus par la ville entière, les salariés de l’usine décident d’aller jusqu’au bout dans la défense de leur emploi et de leur dignité. Gérard Mordillat les suit pas à pas. Il aime ses personnages, sans pour autant chercher à en faire des saints : simplement des « vivants » qu’il oppose aux morts : ceux qui renoncent, ceux qui s’accommodent, ceux qui se mentent dans l’espoir de mieux se vendre.

Ce roman n’en est pas pour autant manichéen. Pour la raison que les « méchants » n’y apparaissent pas. Ils sont les acteurs physiquement absents de cette histoire, comme l’étaient les dieux dans l’épopée, loin des hommes dont ils décidaient le bonheur ou le malheur. Les Vivants et les Morts nous ramène aux origines obscures de l’histoire. On peut se battre contre un adversaire ; on ne le peut pas, on ne le peut plus, raisonnablement, contre ce qui n’a pas de corps, pas de nom et pas de visage.

Pierre Lepape

Ecrivain et essayiste. Auteur, entre autres, de Voltaire, le conquérant (1994), André Gide, le messager (1997) et Le Pays de la littérature (2003), tous parus au Seuil, Paris.

« Les Vivants et les Morts » font penser aux Conti, aux Lu, aux Moulinex (merci, Jospin) à ceux de Caterpillar, aux Molex, aux employés de Total (qui avait fait cette année là 9 milliards de bénéf) tous ces gens jetés comme des moins que rien…

Et au livre de Nikos Kazantzaki, « La liberté ou la mort »…

Mais « Les Vivants et les Morts » est aussi un livre d’espoir :

Oui, oui, peut-être. Peut-être faudra t-il d’autres mortes, dix, cent, mille… pour gagner la guerre qui a commencé aujourd’hui. Peut-être n’y a t-il pas d’autre solution. Les patrons, la droite, les bourgeois, les nantis, les riches qui rêvent de nous faire disparaître ne nous laissent pas le choix. Aujourd’hui à Raussel ou à Méneville, demain ailleurs, ce sera ou la vie comme une lente agonie ou la mort comme unique porte de sortie.

Il ne peut y avoir de défaite quand on se bat pour quelque chose auquel on croit. Le patronat, les libéraux, la droite au sens large, prétendent que l’histoire est finie, que le capitalisme l’a définitivement emporté sur tout autre système. Mais quand je vois comment les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches, je crois à la nécessité, à l’urgence d’une révolution. A son possible, comme aurait dit Lorquin. Nous devons penser le monde que nous voulons si nous ne voulons pas que d’autres le confisquent à leur profit, confisquent jusqu’à nos rêves et nous ramènent à l’état d’esclaves, de marchandises.

Tout ça m’a fait penser à cette phrase venue de la période Mac Carthy aux zétasunis :

« Quand je donne à manger aux pauvres, on me traite de saint. Et quand je demande pourquoi ils n’ont rien à manger, on me traite de communiste ».

Oui, nous sommes des vivants, nous sommes le pouvoir.


Une interview de Gérard Mordillat

Ce qu’en pense Xavier Mathieu, délégué CGT des Contis

 

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4 Réponses

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  1. merci pour ce beau long papier plein de choses diverses et bonnes à lire.

    miam, ces petites nouvelles sur cette idée d’auster, même pas des nouvelles, des scènes. ça me fait très envie. à lire. à faire. on devrait entre nous toutes et tous nous écrire un petit recueil comme ça, surtout par les ceussettes et les ceusses qui mettent jamais leurs propres textes sur le blog. c’est une jolie contrainte littéraire avec laquelle on devrait s’amuser, nouzaussi.

    quant au reste, dans ce qu’il a de positif, j’y vois comme un écho à ce qui m’a et nous a ému(e)s dans la minute de silence… cette capacité par exemple à se placer comme humain face à d’autres humains par le biais d’un geste symbolique. et aussi cette formidable résistance que les français en ce moment démontrent face à la logique financière contre l’humanité. les grecs vous jalousent, eux qui sont si abattus et hébétés. et humiliés.

    mais je recopie un bout du passage que tu mets de lepage, parce que dans le fond il résume bien ce qu’on pourrait reprocher à lordon, chauvet mais aussi à tant d’autres :

    « De divers côtés, on aimerait nous faire croire que la réalité sociale d’aujourd’hui est un paysage subtil, ombré de nuances, traversé de paradoxes et d’ambiguïtés, offert à l’analyse des esprits les plus sophistiqués et des élites savantes. Une réalité trop complexe pour être comprise par ceux dont le destin est seulement de la vivre, comme une sorte d’énigme. Un monde qui ne pourrait être décrit que par les moyens littéraires les plus délicatement élaborés. Pour Mordillat, au contraire, cette prétendue complexité n’est qu’un nuage de fumée, une illusion de magicien destinée à masquer le vrai caractère des relations sociales de notre époque : la violence implacable, cynique, anonyme et aveugle des détenteurs du capital et la totale vulnérabilité de ceux qui leur sont soumis.  »

    the corporation (ENCORE !!!!)……
    des fois, je ne suis pas sûre que fraternité et solidarité, dont je doute qu’elles fassent partie de notre bagage génétique, et que je soupçonne fraîchement acquises grâce à une bonne éducation et une nourriture convenable, fassent le poids contre ce tsunami « implacable, cynique, anonyme et aveugle des détenteurs du capital »…

    des jours comme ça où on est tendance bémolle…

    zozefine

    20 octobre 2010 at 14 h 44 min

  2. Beau travail de synthèse chère Gavroche. Qui recoupe bien des chemins de traverse où moi aussi je me suis aventuré. Alors j’ai envie de te dire « C’est comme moi ! » à la manière de Bouvard s’adressant à Pécuchet lors de leur première rencontre. Comme je n’ignore pas que ce livre est dédié à la bêtise humaine, je me contenterai de jouer avec l’antiphrase et en rester là.
    En ajoutant un bravo et un merci.

    (+ un bémol à propos de Lordon : je ne pense pas que son objectif soit de nous démobiliser ; toutes ses analyses sont au contraire une tentative de mise en lumière des processus qui fondent le pouvoir des dominants afin que les dominés que nous sommes à des degrés divers puissent au minimum ne pas être dupes voire plus si affinités. Mais j’ai plus écouté Lordon que je ne l’ai lu.)

    julesansjim

    20 octobre 2010 at 15 h 50 min

    • Je commence la traversée du Lordon aujourd’hui. Est-ce que ce sera 20 000 lieues sous les mers, ou E la nave va? Je vous raconterai…
      Je mets le Auster sur ma liste.

      florence

      20 octobre 2010 at 18 h 50 min

  3. Je ne sais pas si qq’un repassera par ici, mais je viens de commencer ce livre de très courts textes recueillis par Auster, c’est magique!
    J’ai commencé au hasard par ceux sur le thème des objets. Des émotions brutes.
    Merci pour ce conseil de lecture.

    florence

    6 novembre 2010 at 0 h 14 min


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