LES VREGENS

Le Codex alimentarius

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L’ami Fred nous a transmis l’autre matin un e-mail sur les plantes médicinales…

Les plantes médicinales bientôt interdites en Europe

Cet article m’a fait penser à mes chères études (un peu anciennes, maintenant) sur les procès de sorcellerie depuis la fin du Moyen-Age, jusqu’à la Révolution. Dont le but, au-delà d’envoyer ad patres les fidèles de Satan, était surtout de « domestiquer » les savoirs populaires ancestraux… Aujourd’hui, on en est encore au même point.

Pas très grave, me direz-vous, les plantes médicinales, il y a d’autres combats plus importants… Et pourtant…

A ce sujet, je voudrais vous parler de ce qui se prépare vraiment. Et ça va vous sembler de prime abord, incroyable, et totalement délirant. Et ça y est, Gavroche a pété un fusible, la v’là du côté des complotistes…

Moi aussi, la première fois que j’en ai entendu parler, c’était il y a déjà quelques temps, j’ai cru à une vaste blague. Et puis, j’ai un peu fouiné, j’aime bien ça, moi, fouiner. Alors, mes soupçons sont peu à peu devenus de quasi certitudes… Car si l’on recoupe avec tous les projets de « contrôle de la population », le projet de main-mise des multinationales sur le monde, avec l’appui des gouvernements, fait froid dans le dos …

Vous le savez, on vous l’a assez répété, « il n’y pas d’autre solutions. »

Car tout doit être « réglementé » à l’échelle mondiale, le « Codex alimentarius » n’est qu’un fil de l’immense toile qui se tisse actuellement. Un monstrueux outil à briser un peu plus nos libertés. Celle de se nourrir, celle de se soigner ou tout simplement celle de rester en bonne santé.

C’est en 1963, sous la pression des laboratoires Bayer, Hoechst et BASF, que l’Organisation Mondiale de la Santé a créé cet organisme, dont peu de gens ont entendu parler : la commission, non élue, du « Codex Alimentarius »… Officiellement, pour élaborer des « normes alimentaires », et des « codes d’usage », protéger la santé des consommateurs, et atténuer la faim et la pauvreté dans le monde.


Petite parenthèse historique :

Historiquement et selon certaines sources, il existe la preuve de liens unissant l’hégémonique empire Rockefeller à des industries pharmaco-chimiques et agro-alimentaires comme BASF ou BAYER qui sont, en fait, les descendants de la firme IG Farben, fleuron de l’industrie nazie.

Le trust de la pharmaco chimie tel que nous le connaissons actuellement fut conçu par une association entre la famille Rockfeller, avec la société IG Farben, pendant la seconde guerre mondiale, sous l’Allemagne nazie.

En 1941, IG Farben a établi la plus grande industrie chimique du monde à Auschwitz, tirant profit de la main d’œuvre bon marché du camp de concentration. Au procès de Nuremberg, 24 responsables d’IG Farben ont d’ailleurs été déclarés coupables de génocide…. Car le fameux Zyklon B, c’était IG Farben…

Le Tribunal de Nuremberg avait alors scindé la IG Farben en BASF, BAYER et HOECHST. Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952, avec l’aide de Nelson Rockefeller, leur ancien partenaire commercial. Il était alors ministre des Affaires étrangères des U.S.A.

Car IG. Farben avait une branche amerlocaine, contrôlée par les Rothschild, par l’intermédiaire des Warburg (Paul Warburg, qui dirigeait durant sa création, la banque privée « Central Bank of America », la Réserve Fédérale, en 1913, siégeait comme directeur d’American IG). I.G Farben, était une division de la Standard Oil, laquelle appartenait officiellement aux Rockefeller, fondé par les Rothschild…

Une fois libérés, les dirigeants d’IG Farben ont tranquillement occupé les plus hautes fonctions de l’économie allemande, et jusque dans les années 70, les PDG des sociétés BASF, BAYER et HOECHST étaient des anciens membres du parti nazi.

Et aujourd’hui, ces trois filiales issues d’IG Farben sont vingt fois plus grandes que la maison mère initiale de 1941, et la planète est quadrillée, organisée et gérée pour assurer une expansion mondiale de l’inductrie chimique et pharmaceutique. Le cartel IG Farben a reçu un nouveau nom Association de l’Industrie Chimique.

En France, c’est d’ailleurs en septembre 1941, sous Pétain que le diplôme d’herboriste a été supprimé. De la vraie collaboration avec les industriels allemands. Il y avait à cette époque 4500 herboristes en France. Aujourd’hui, ils ont pratiquement disparu.

Et aujourd’hui, BASF est tout simplement le premier fabricant mondial de produits chimiques, grand spécialiste de matières plastiques en tous genres mais aussi, surfant sur la vague, fabricant d’éoliennes et de panneaux solaires. C’est aussi le deuxième fabricant mondial de vitamines, et il vient d’obtenir récemment et pour la première fois, l’autorisation de mise sur le marché d’une pomme de terre transgénique, baptisée “Amflora”, introduite dans l’alimentation animale. Quant à BAYER, il est le troisième fabricant d’engrais dans le monde et le premier fabricant de médicaments en Allemagne.

Voilà pour la petite histoire.

En 1963, donc, les « responsables » et autres « experts » qui ont jeté les bases et défini les orientations des activités de la Commission du Codex Alimentarius étaient d’avis que si tous les pays harmonisaient leurs législations alimentaires et adoptaient des normes approuvées à l’échelle internationale, la santé des consommateurs, mais aussi la liberté de commercer sans entraves, toutes ces questions trouveraient une solution « naturelle ».

Grâce à l’harmonisation, ils prévoyaient une réduction des obstacles au commerce et la libération des échanges entre les pays, évidemment, dont tireraient profit les agriculteurs et leurs familles, et qui aideraient à atténuer la faim et la pauvreté. On constate aujourd’hui le résultat, en France par exemple, où quinze exploitations agricoles ferment tous les jours, et dans les pays pauvres, où malgré leurs ressources, les gens continuent de souffrir de malnutrition.

Oui, mais, le volume du commerce mondial des denrées alimentaires est énorme : quelque chose comme 400 milliards de dollars. En clair, un beau gros gâteau… Et tenez vous bien, selon l’OMC, qui l’a annoncé fin septembre, ces chiffres sont encore en hausse de 26 % pour le premier semestre 2010… Ce n’est pas la crise pour tout le monde :

Un article du Figaro, en date du 2 septembre 2010

Car derrière cette belle philanthropie de façade,tout comme ses petits copains de l’OMC et du FMI, le Codex alimentarius n’a pour vocation que le pillage des ressources de la planète, et cela, quelles qu’en soient les conséquences, même au prix de la mise en esclavage de l’humanité. Business is business…

Et il est clair que la mise en place du Codex Alimentarius n’a fait que créer ou aggraver les disparités socio-économiques, contrairement à ce qui avait été promis au départ. Une dictature qui ne dit pas son nom, et qui tient sous son joug les gouvernements eux-mêmes, ainsi, l’Europe paye tous les ans, une amende de 116.8 millions de dollars pour avoir refusé d’importer du veau amerlocain aux hormones. Et l’on sait aujourd’hui la bataille que mènent les lobbies pro OGM, pour imposer leur loi eu Europe…

Le Codex Alimentarius projette tout simplement de mettre hors la loi tout ce qui constitue de près ou de loin un concurrent potentiel, ou un obstacle au commerce. Et tout ce qui est gratuit et ne rapporte rien.

Les multinationales de la chimie utilisent évidemment tous les moyens pour garder leurs parts de marché. On l’a vu en Haïti, ou quelques mois après le tremblement de terre, les philanthropes de Monsanto étaient déjà sur place pour refiler leurs OGM aux paysans… Sous couvert de générosité.

Et c’est pareil pour les laboratoires pharmaceutiques. Qui ont gagné le gros lot avec la prétendue pandémie de grippe porcine… Avec la complicité de l’OMS ?

Tout le monde l’ignore, mais nous sommes depuis des décennies, à peu près sûrement en mesure de soigner et de guérir dans bien des cas les cancers et autres maladies, mais les médicaments que l’on nous fait avaler ne traitent le plus souvent que les symptômes sans s’attaquer aux causes. La vraie nature de l’industrie pharmaceutique étant de gagner de l’argent avec les maladies, elle n’a aucun intérêt à les éradiquer…

Un rapport de l’ONU affirmait récemment d’ailleurs que sur 205 000 médicaments commercialisés aujourd’hui, seuls 26 sont vraiment indispensables…

Alors, petit à petit, et sans qu’on nous en cause beaucoup dans le poste, le Codex Alimentarius se met en place…

* En 1996, par exemple, la délégation allemande a fait une proposition pour qu’aucune plante, vitamine ou minéral ne soit vendu librement « pour raisons préventives » et que les compléments alimentaires soient reclassifiés comme drogues. Cette proposition a été validée mais jamais appliquée suite aux protestations qui ont suivi.

Un article du Guardian (en anglais), en date du 14 septembre 2002

Tout en permettant à au moins huit pesticides jusque là interdits (aldrine, dichlorodiphényltrichloroéthane (D.D.T.), polychlorobiphényle (P.C.B.), endrine, dieldrine, hexachlorobenzène, chlordane) d’être à nouveau autorisés, et recommande que le bétail soit traité aux antibiotiques et à l’hormone de croissance commercialisée par Monsanto.

Article de Jean Quattremer, dans Libération, 10 mai 1997 (attention, en « cache »)…

* Ainsi, le 13 mars 2002, déjà, nos euro-députés ont adopté des lois en faveur de l’industrie pharmaceutique, fixées par des dispositions du Codex Alimentarius, visant à élaborer une règlementation très contraignante (et très chère) pour toutes les thérapies naturelles et suppléments alimentaires.

Et en fait, une légion de lobbyistes bosse à plein temps dans les couloirs des instances européennes, pour influencer les législateurs, pour contrôler les organismes de réglementation, pour manipuler la recherche médicale et l’éducation. L’information des médecins est intégralement financée par les industriels, les «visiteurs médicaux» n’étant que les VRP des labos…

Voici les directives du Codex Alimentarius, nommées « Directives Européennes sur les Suppléments Alimentaires », qui doivent être appliquées sous peine de sanctions financières.

* Supprimer tous les suppléments alimentaires naturels, qui sont remplacés par 28 produits de synthèse pharmaceutique à bas dosage (car toxiques) et uniquement disponibles en pharmacie sur prescription médicale, et fabriqués par les labos.

Les résultats sont déjà visibles en Allemagne :
– Les tablettes de zinc à 4 € le flacon, coûtent aujourd’hui 50 €.
– L’echinacea connu pour renforcer le système immunitaire est passé de 14 à 153 €.
– La vitamine C est limitée à 200mg, la B6 à 4mg.
– On ne trouve plus d’acides aminés (arginine, lysine…), ni d’acides gras (oméga 3, 6, 9).
– On ne trouve plus les DMEA, DHEA, MSM, béta-carotène… Ils sont interdits.

* Interdire peu à peu les médecines alternatives ancestrales ou naturelles, comme l’acupuncture, la médecine énergétique, ayurvédique, tibétaine… La seule « médecine autorisée » étant celle de « l’institution »…

* Règlementer l’agriculture en fonction des intérêts des industriels de la chimie et de l’agroalimentaire.

Quelques exemples :

* Le purin d’ortie, dont on croyait naïvement qu’il était « autorisé », ce qui rélève du simple bon sens :

Le décret d’application destiné à faciliter la commercialisation des « préparations naturelles peu préoccupantes » (fallait vraiment un technocrate pour inventer un terme pareil) la complique en fait singulièrement.

Deux ans et demi après le vote de la loi demandant que les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) soient exclues du champ d’application de la loi d’orientation agricole de janvier 2006, le ministère de l’agriculture a sorti le décret d’application le 25 juin 2009. Le but affiché de la loi était de permettre une simplification dans la procédure d’AMM (autorisation de mise sur le marché) des PNPP et ainsi d’en faciliter la commercialisation.

Et pourtant, malgré deux votes des députés et sénateurs (loi sur l´eau de décembre 2006 , puis loi Grenelle I en janvier 2008) soutenus par le gouvernement, réaffirmant la nécessité de faciliter les procédures d’autorisation de mise sur le marché des « préparations naturelles peu préoccupantes », ce décret exige dans son article premier que les substances naturelles fassent « l’objet d’une procédure d’inscription sur la liste communautaire des substances actives en application des articles R.2253-5 et suivants et ne pas avoir fait l’objet d’une décision de refus d’inscription ».

Le coût d´instruction de ces dossiers est tel qu´il ne peut être amorti que par un brevet alors que les PNPP, issues de savoirs populaires, sont toutes du domaine public …

Donc gratuites, et qui ne rapportent rien aux multinationales… Petite piqure de rappel : notre pays est le premier utilisateur de pesticides en Europe, le troisième dans le monde.

Ce décret s’appuie sur les directives européennes n° 91/414/CE et 98/34/CE pour imposer des contraintes non exigées par les autres pays européens. Tandis que nos voisins, soumis aux mêmes directives européennes, reconnaissent et classent les PNPP dans une catégorie à part, le ministère de l´agriculture français les classe comme des « phytopharmaceutiques », qualificatif juridique appliqué aux pesticides utilisés sur les cultures.

« Alors que le gouvernement prétend vouloir réduire de moitié l´usage des pesticides, dont les quantités utilisées ont augmenté de 2% en 2008, conclut l’association, ce décret est incompatible avec cet objectif : il empêche le développement des alternatives crédibles. »

* Le procès fait à l’association Kokopelli

En 2003 et 2004, les services de la répression des fraudes ont établi des procès verbaux pour vente illicite de variétés non inscrites au catalogue officiel et défauts de marquages de noms de variétés. L’association Kokopelli a été poursuivie pour ces faits, le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS) et la Fédération nationale des professionnels de semences potagères et florales (FNPSP) se sont constitués parties civiles.

Dans un premier temps, un jugement du tribunal d’Alès du 14 mars 2006, a relaxé l’association ; mais le 22 décembre 2006, la Cour d’appel de Nîmes a déclaré le président de l’association Kokopelli, Dominique Guillet, coupable, sur procès-verbal de la répression des fraudes, d’avoir commercialisé des semences de variétés non autorisées en violation de la législation et l’a, en conséquence, condamné à 3 426 amendes de 5 euros chacune, soit 17 130 euros.

La Cour de cassation, dans un arrêt en date du 8 janvier 2008, a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de Nîmes pour la condamnation du président de l’association à payer une amende de 17 130 euros. La Cour de cassation a par ailleurs estimé que l’action civile du GNIS était irrecevable, rappelant que « cet organisme n’est pas habilité par une disposition particulière à exercer les droits de la partie civile à l’égard des infractions qui portent atteinte aux intérêts qu’il a pour mission de protéger ». La FNPSP a obtenu la condamnation de Dominique Guillet à lui verser 3 000 euros au titre des frais engagés pour la défense de ses prétentions.

Le 9 décembre 2005, le semencier Baumaux a assigné en justice l’association Kokopelli pour concurrence déloyale. Kokopelli a été condamnée en février 2008 à verser 12 000 euros. Kokopelli a fait appel et l’affaire est en cours. Baumaux demande 100 000 euros de dommage intérêts et la suspension des activités de l’association.

* Les attaques répétées contre l’agriculture biologique.

Le 12 juin 2007, le Conseil européen a officiellement voté la mort de l’agriculture biologique « traditionnelle »

Comme les autres produits, les produits issus de l’agriculture biologique pourront contenir dès 2009, sans aucun avertissement sur les étiquettes, jusqu’à 0,9% d’OGM.

Voir le guide de Greenpeace

La bio a toujours prodigieusement emmerdé les industriels : au-delà de produits réputés plus sains, la bio obéit en effet à un certain nombre de valeurs qui, par contraste, font de l’ombre au business productiviste. La bio se doit, par exemple, de respecter les hommes, qu’ils soient producteurs, distributeurs ou consommateurs.

La banalisation du cahier des charges est donc une aubaine pour les industriels. Déjà, la bio n’apparaîtra plus comme « aussi spéciale que cela » !  Surtout, la nouvelle réglementation permettra de multiplier les surfaces de culture, notamment dans les pays de l’Est à plus bas coût, sans se soucier d’une possible contamination. Il sera plus facile et moins coûteux de produire bio et les industriels pourront inonder les linéaires des hypermarchés de produits bio « premier prix »…

Quatre pays avaient osé voter contre ce texte : la Belgique,  l’Italie,  la Hongrie  et  la Grèce, mais pas la France.

L’unique objectif du Codex Alimentarius, est de vendre … Breveter le vivant, tout refaire en molécules chimiques, nier toute médecine autre que chimique, voilà l’idée de progrès affichée par tous les grands groupes pharmaceutiques et chimiques. Le Codex pense pour vous, agit pour vous et vous protège de vous-même…le Codex Alimentarius est entré en vigueur le 31 décembre 2009 dans toute l’Union européenne.


Pour compléter :


Le site officiel du Codex Alimentarius

Une conférence du Dr Rima Laibow, médecin neurologiste


Quelques lectures :

Fabrice Nicolino et François Veillerette

« Pesticides, révélations sur un scandale français », Fayard

William Reymond

« Toxic », Flammarion

Marie Monique Robin

« Le monde selon Monsanto », Arte Editions, et le film ici :


Thierry Souccar et Isabelle Robard

« Santé, mensonges et propagande », Seuil

Sites :

Planète sans visa, le site de Fabrice Nicolino

Le site de Thierry Souccar

Le site du mouvement pour le droit et le respect des générations futures


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25 Réponses

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  1. Les simples sels de Schusler (fôt d’ortho) préparation homéopathique chez boiron, de 12 minéraux étaient encore pris en charge il y a 4 ou 5 ans par la SSsociale, toujours en vente sans ordonnance, le prix a triplé en 2 ans.

    Quand j’avais environ 14 ans notre propre d’Anglais qui nous faisait un cours d’économie politique nous avait parlé des trusts et des cartels. J’avais eu les boules. Je me demande bien pourquoi ?

    bysonne

    16 novembre 2010 at 15 h 50 min

  2. merci pour ce dossier accablant, gavroche. en intro, tu dis : « Pas très grave, me direz-vous, les plantes médicinales, il y a d’autres combats plus importants… », mais je ne crois pas du tout que ce soit le cas. c’est très très grave au contraire, parce que ça met en danger de mort un type d' »industrie » qui non seulement est marginal et fragile, mais en plus est un outil pour résister à la penséunique, à la santéstandard, et aux méga-groupes pharmaceutiques. c’est The Corporation, c’est la privatisation de l’eau de pluie, c’est la pénalisation d’un certain rapport à la nature qui se veut respectueux des hommes.

    moi, je suis absolument catastrophée par ça, et terrifiée. où est-ce que ça va s’arrêter ?

    et la machine codex est déjà largement en marche, non seulement en allemagne mais j’ai des amis en hollande qui se plaignent aussi amèrement de la disparition (et pas seulement de l’augmentation) de plein de préparations, entre autres des huiles essentielles.

    mais je ferais remarquer que la machine à broyer est en marche depuis un bout de temps, cf les petits producteurs de fromages au lait cru qui ferment boutique.

    faut savoir ce qu’on veut : une hyper sécurité au niveau alimentaire, para médical genre préparations de plantes, etc. ou non. il y a une aspiration au non-risque total (désir paradoxal : car « pour » le nucléaire, les bagnoles, etc.) qui est à la fois impulsé par l’UE mais l’UE est aussi une caisse de résonance de ce genre d’hystérie.

    bon, ben, faut faire VITE des réserves, et puis il y a des sites ouèbe vachement bien sur les plantes médicinales, les préparations, vous devrez faire vous-mêmes les cueillettes !! en plus, question ouèbe, il y aura toujours les commandes hors europe.

    mais bon, c’est toujours le problème en/hors europe : pas sûr que les plantes soient pas cueillies au bord de l’autoroute ou au bout du tarmac…

    zozefine

    16 novembre 2010 at 17 h 07 min

    • L’hyper sécurité alimentaire n’existe pas dans l’industrie.

      Dans l’un des livres cités, « Toxic », l’auteur dévoile, comment, depuis les années Reagan (encore lui, et ses Chicagos boys), le contenu de nos assiettes a complètement changé.

      Et comment les industriels de l’agroalimentaire sont directement responsables de l’épidémie d’obésité (y compris dans les pays pauvres) et de diabète de type 2 (jadis appelé diabète de l’âge mûr, et qui maintenant concerne les enfants).

      Un exemple : le sucre. On ne trouve quasiment plus de sucre de canne (trop cher), par exemple dans les sodas, mais du « sirop de glucose-fructose », un succédané du maïs américain, en surproduction dans les années 70. Et ce machin, il y en a partout : dans le Coca, les biscuits, et même le saucisson. Regardez vos étiquettes…

      Le problème, c’est que l’organisme humain ne l’assimile pas à du sucre, et donc le stocke. Vous pouvez boire aujourd’hui deux litres de coca sans avoir la gerbe…

      L’espérance de vie, qui augmentait constamment depuis un siècle, est en train de commencer à régresser…

      Tout ça pour produire de moins en moins cher, avec des ingrédients de plus en plus dégueulasses, et se faire, évidemment, un max de fric…

      Gavroche

      16 novembre 2010 at 17 h 28 min

      • 2 litres sans la gerbe, peut-être, mais ça fait toujours autant pisser…………………….
        euh, c’est normal, cette couleur violette…..?

        randal

        17 novembre 2010 at 0 h 02 min

  3. voilà pour la pétition :

    http://gaia-health.com/articles301/000315-french.shtml

    faites circuler, moi je vais mettre ça sur mon fessebouc

    zozefine

    16 novembre 2010 at 17 h 18 min

  4. Il y a aussi ces labos qui tentent de faire breveter les plantes médicinales utilisées depuis des siècles voire des millénaires!
    On sait ce que le tabac des indiens à rapporté à Phillip Morris et autres British tobacco, seita et consorts…
    Et dans le top du cynisme industriel, ces agriculteurs qui crèvent de leurs années d’inhalation de pesticides et dont les médicaments sont fabriqués par les mêmes laboratoires que ceux qui ont vendu le poison d’origine, de très bons clients ces agriculteurs…

    sylvn70

    16 novembre 2010 at 17 h 26 min

  5. Là ça fait mal ! Moi qui suis une adepte de l’homéopathie, de naturopathie et de tisanes, ça m’affole complètement ton enquête, Gavroche !
    J’avais déjà vu comment les industries chimiques amerlocaines s’étaient approprié les brevets pour plein de céréales, et la lutte de cette Indienne qui a récupéré une tripotée de germes de riz, qui donne des cours aux agriculteurs sur les contreforts de l’Himalaya… c’était passionnant ! Mais édifiant sur les manières de ces cartels qui distribuent des engrais avec les céréales brevetées mais faites pour n’avoir qu’une vie…
    Pour les plantes, c’est pareil… j’avais lu un polar qui traitait justement de ces plantes guérisseuses en Amazonie et de labos US qui cherchaient à s’approprier les brevets…
    C’est con parce qu’à Nantes, je ne vais rien pouvoir faire pousser… j’en parlerai à mes potes de Pornic… ils ont un tout petit jardin ;o).

    clomani

    16 novembre 2010 at 20 h 09 min

  6. Merci Gavroche, c’est effectivement un problème grave, et ça dessine le futur qu’on nous réserve. L’affaire kokopelli est à cet égard édifiante.

    superpowwow

    16 novembre 2010 at 21 h 38 min

  7. Merci Gavroche pour cet article très complet. Je me permets en complément de copier/coller ce que j’avais mis sur le forum il y a peu :
    Deux films que j’ai vus récemment (et que je conseille), à la fois édifiants, déprimants mais aussi optimistes puisque l’on y entend des gens qui proposent des solutions et les mettent en pratique .
    Entre autres dans le premier on entend beaucoup le président-fondateur de
    Kokopelli (mon dealer de semences préféré) ou encore l’incroyable et courageux maire (pcf) de Barjac
    Il s’agit de
    Solutions locales pour un désordre global
    de Coline Serreau
    http://www.solutionslocales-lefilm.com/

    et
    Nos enfants nous accuseront
    de Jean-Paul Jaud
    http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

    (seul petit bémol pour ce dernier, la musique tire-larme parfois un peu trop présente)

    Édith pour mettre les vidéos en grand comme Gavroche, y’a pas d’raison 😉

    alainbu

    17 novembre 2010 at 7 h 12 min

  8. Merci pour cet article bien complet !
    Lorsque je suis allée lire le lien donné par Fred j’ai râlé comme un pou attaqué par la marie-rose, parce que comme Clo je suis adepte de trucs naturo (au fait, les sels du Schuessler, je vous les recommande…), et je serai bien dépourvue lorsque la bise sera venue, j’veux dire, quand il faudra bouffer uniquement de la chimiquerie.
    OMG, on est *vraiment* cerné-e-s…

    mebahel5

    17 novembre 2010 at 9 h 15 min

  9. le problème il est pas que nous, nous soyons privé(e)s de nos petits produits chéris, vous les sels, moi weleda, suffit d’en faire une bonne réserve et de tout foutre ça au frigo. et pour les tisanes, bonne occase pour les citadin(e)s de sortir de ville. les huiles essentielles, on peut les faire nous-mêmes et les alcoolats aussi, et là, on peut aussi faire des provisions et pas de date de péremption. bref, la résistance est possible parce que nous, nous savons que ça existe, on a les bouquins, la mémoire. mais qu’est-ce que ça donnera sur les générations ensuite, qui voient déjà dans le poisson un bâton findus ? quelle vision de la nature, de la biodiversité, et de la liberté de choix ?

    je le dis, re-regardez encore THE CORPORATION, c’est là. tout est là. on privatise l’eau de pluie parce que c’est faisable, mais les plantes, c’est plus compliqué, alors on détruit toute relation avec la nature, avant de la détruire. le problème n’est pas dans notre confort, genre merde alors et mes sels ?, ou et ma crème à l’iris ?, il est dans la vision de la nature que ce type de pensée et d’actions implique.

    que les labos aillent herboriser dans les forêts pour trouver de nouvelles molécules, moi j’ai rien contre, pourvu que ce soit dans le respect des zones explorées et des populations qui servent d’informateurs : d’une part, je vois pas pourquoi ne pas utiliser « les bienfaits de la nature », et j’ai moi-même très largement profité des recherches pharmaceutiques à partir des plantes, et la sélection des molécules efficaces dans ces plantes, et leur synthèse. la bête aspirine en est la preuve flagrante.

    en somme, ce type de démarche, et puisqu’il le faut HELAS, donne une valeur aux choses de la nature, et donc les rend précieuses. de plus, cela rend précieuses ces choses également pour les « locaux », et confirment leur science médicale. les botanistes sont pas les pires, franchement.

    quant à l’industrie pharmaceutique, les investissements pour synthétiser une molécule sont colossaux. et j’ai pas craché dans la soupe quand je me suis rendu compte que la tisane de machin et les gélules de truc ne viendraient pas à bout de la saloperie que je me traînais, et qu’il allait falloir passer à quelque chose de plus agressif.

    les OMG, ça peut se discuter d’un point de vue biologique, mais ce que ça implique économiquement et par rapport aux pratiques agricoles, là c’est une véritable catastrophe.

    il s’agit pas de signer la pétition parce qu’on veut garder ses sels ou sa crème à des prix abordables et fabriqués dans des conditions différentes que l’industrie pharmaceutique lourde (essais sur animaux, tests divers, brevets), même si c’est déjà une excellente raison, mais parce qu’on va droit vers la mise sous brevet donc la privatisation (cf l’eau de pluie) de chaque molécule sur terre…

    de ce point de vue, si la lutte pour/contre la réforme des retraites est une juste lutte, elle est dérisoire par rapport ce qui nous pend au nez dans un très très proche avenir, celui de vos enfants et petits-enfants, qui est la lutte pour conserver le droit de respirer, jouer dans les flaques d’eau de pluie et choisir son mode de vie – pour autant que faire se peut.

    moi, j’aime méluche, mais c’est pour greenpeace que je voterais…

    zozefine

    17 novembre 2010 at 9 h 51 min

    • Ben moi, j’aime Greenpeace, mais c’est pour Méluche que je voterais (peut-être) parce que c’est le système qu’il faut foutre par terre. Quand je regarde « Europe Ecologie-les Verts » (le nouveau nom de ces éco-tartuffes) avec Duflot et ce naze de Cohn Bendit, je rigole doucement. Comment peut-on espérer une planète propre et humaine, quand on est pour l’économie de marché ?

      Gavroche

      17 novembre 2010 at 11 h 08 min

      • j’ai pas dit que je voterais les verts, mais greenpeace, et de toute façon je voterai pas. c’était pour dire que penser changer un petit système étatique quand on a à faire avec un gros gros système monde très agressif, avec le pendule chinois-amerlocain, c’est illusoire. l’europe, c’est un niveau de discussion et d’actions qui se tient, mais il est a minima.

        quant à l’économie planifiée (l’autre versant du balancier), l’état de la nature telle que l’URSS l’a laissée montre que ce n’est pas un garant de sa propreté ni de son humanité.

        on a un problème de pensée des systèmes, de niveau où il faut agir. on peut pas se contenter de ou être condamnés à devoir systématiquement choisir entre la peste et le choléra.

        zozefine

        17 novembre 2010 at 11 h 25 min

  10. ben déjà l’article était flippant, mais alors là … :-((

    et comme d’autres l’ont dit, si , c’est un problème important, très. Pour maintenant, pour l’avenir, pour pouvoir vivre tout simplement.
    Comment on sort de l’Europe ?

    kakophone

    17 novembre 2010 at 11 h 14 min

    • mais je crois pas que le problème soit le système europe. il ne fait que refléter les pays constituant l’europe. au contraire, c’est au niveau de l’europe qu’il faut faire de l’entrisme, c’est là qu’il faut aller ! (dit une suisse qui vote systématiquement non à l’entrée de la CH dans l’UE… mais j’aurais un raisonnement tout à fait différent si la CH faisait partie de l’europe, justement !)

      zozefine

      17 novembre 2010 at 11 h 29 min

      • je ne suis pas fondamentalement anti-européenne, et même je suis pour l’UE dans certains cas. Mais pas comme ça, pas en ce moment, dans la mesure où les directives européennes nous sont imposées et sont surtout un moyen simple et très accessible aux lobbys et cartels de toute sorte.
        A partir du moment où l’UE est complètement noyautée par les capitalistes et affairistes de tout poil et ne tient plus aucunement compte de ce que les gens veulent la solution rapide est d’en sortir (rien de simple, et surement extrêmement difficile), quitte à y revenir sur de meilleures bases.
        Ça ne veut pas dire non plus qu’il ne faut pas se battre, mais disons que moins il y a de monde, moins c’est difficile de se faire entendre.

        kakophone

        17 novembre 2010 at 12 h 13 min

  11. et laisser libre champ aux lobbies, aux cartels ? laisser la maison aux pillards et s’enfermer dans la cave ? c’est un calcul très dangereux, et je crois qu’on a du mal à digérer le fait que l’échelle des décisions et des actions à complètement changé, et faut pas que ça nous échappe. comme quelqu’un que je connais, officier dans l’arme abc en suisse, anar, qui dit qu’il y a pas de raison de laisser les salauds prendre toutes les manettes. l’entrisme. vieux concept de stratégie de résistance. car les absents ont toujours tort.

    zozefine

    17 novembre 2010 at 13 h 14 min

    • euh non, pas laisser le champ libre.
      Mais tu as raison, l’entrisme est une très bonne solution de résistance. Encore faut-il réussir à entrer, ceci dit on n’a pas d’autre choix.

      kakophone

      17 novembre 2010 at 14 h 23 min

  12. http://www.dailymotion.com/video/x66qcw_l-ordre-moisi-du-codex-alimentarius_news

    je rajoute la télévision paysanne dans mes favoris.

    alainbu

    17 mai 2011 at 16 h 15 min

  13. […] L’occasion de relire mon billet sur le sujet. […]

  14. […] Il y a quelques mois, j’avais écrit ce billet, prémonitoire,  à propos du Codex Alimentarius. […]

  15. […] Il y a quelques mois, j’avais écrit ce billet, prémonitoire, sur mon blog, à propos du Codex Alimentarius. […]


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