LES VREGENS

Mes chiens, mes chats et moi…

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Comme quoi, tout est dans tout. C’est notre Cigale préférée qui m’a donné l’idée de parler de la vieillesse. Après « La vieille dame indigne ». Peut-être parce que le temps passe. Et qu’on crève de trouille à le voir nous rogner les ailes. Ou du moins essayer, ce salopard. Parler de la vieillesse, et de sa suite logique, le grand plongeon.

Alors, ceci est un hommage à toutes les petites bêtes qui ont partagé ma vie, l’ont enrichie, m’ont rendue heureuse, juste comme ça, gentiment. Et qui ne sont plus là.

La vue sur le village

Vous êtes quelques-uns ici à le savoir, je vis à la campagne, la vraie, le « trou du cul du monde » pour beaucoup d’indécrottables citadins. Ici, y’a rien. Ni magasins, ni embouteillages, ni métro. Théâtres et cinémas sont à quinze bornes, minimum, les bistrots aussi. Pour seule concession à la modernité, il y a le ouèbe, et encore obtenu de haute lutte. Les élus de l’époque nous avaient carrément dit : « Vous avez les belles pierres et la nature, vous ne voulez pas en plus, le haut débit ? » Ben si. On le voulait. Deux mois après notre arrivée, j’avais déjà ma bobine ronchon en première page des journaux locaux. Une vraie passionaria de l’internet, la Gavroche.

C'est là...

Aujourd’hui, j’habite une maison du XVIIème siècle. Quand j’y pense, parfois, je me dis qu’elle a été construite à l’époque de Molière… La grange, elle, est plus récente. 1806, quand même.

Cette maison est bâtie en pierre de taille, de la belle pierre blanche du Quercy. Notre coin s’appelle le « Quercy blanc », justement en raison de la couleur des pierres. Plus jaunes du côté de Figeac (au nord du département du Lot) et même brunes ou grises en Corrèze.

J’ai appris plus tard que c’était autrefois la maison d’un tailleur de pierre, justement. En tous cas, elle a été habitée pendant plus de vingt ans par un peintre, un vrai, qui avait installé son atelier dans l’une des deux caves voutées, qui aujourdhui sont devenues habitées pour de vrai. Avec une chaîne hifi, et un canapé plein de chats et de chiens.

Et une cuisine. Tout le confort moderne, après cinq ans de travail.

Mais pourquoi je vous parle de ça ? Parce que ce lieu, préservé, avec de la terre autour, des arbres, des collines, de la guarrigue, des animaux sauvages, nous l’avons choisi pour son calme, et surtout parce qu’il est loin de la route. Bon, il y passe trois voitures par jour, sur cette route, et quelques tracteurs, et parfois une mongolfière égarée, mais quand même.

Nous sommes venus de Marseille avec cinq chats et trois chiens, endormis pour l’occasion, et le lendemain, tous ont découvert, quelque peu vacillants encore, leur nouveau domaine. Passer de 500 m2 bien cloturés à 7 hectares complètement ouverts, ça leur a fait un choc.

La preuve, l’un deux, le chat Basile, est resté six mois (oui, six mois) sans sortir d’un placard. Sauf pour manger et faire ses besoins, dans un cabinet spécial minou installé pas loin pour l’occasion. Tétanisé.

Basile au milieu des cartons, je fais la gueule, pas question d'aller dehors...

Un autre, le Bonhomme, c’était une copine ivoirienne qui me l’avait laissé, parce qu’elle déménageait. Oui, j’ai eu un chat ivoirien, parfaitement. Abidjanais, même. Et puis, un matin, il n’est plus revenu. C’était un bon gros chat gentil, j’espère juste qu’il est parti au paradis des chats, et qu’il a plein de souris à se mettre sous la dent…

Le Bonhomme

Nous avons aussi enterré Linus derrière la maison. Celui-là… J’en pleure encore aujourd’hui. Il faut dire qu’il a eu une histoire pas piquée des hannetons. Dans les sous-sols du poste de commande du métro marseillais, une minette avait fait des petits. Comment était-elle arrivée là, mystère. Mais un matin, une copine a entendu de petits cris désespérés, sous les dalles du plancher. Sa maman avait dû l’oublier là, à force de déplacer sa nombreuse progéniture pour la protéger des hommes. Bref. J’ai hérité de ce tout petit chat.

Le p'tit Linus

Une semaine à tout casser, et les yeux encore fermés. Et je l’ai appelé Linus, parce que j’étais obligée de l’entortiller dans une serviette pour lui donner le biberon, tellement il était affamé, il se jetait dessus comme la misère sur le pauvre monde, le pitchoun. Toutes griffes en avant. Deux mois au bib, et c’est moi qui ai « flippé grave » quand je l’ai sevré. Un peu fadade, la fille, hein. J’étais sa mère, voilà. Et picétou.

Notre Copain

Le dernier arrivé, c’est Copain. Lui, c’est Linus, bonne pâte, qui nous l’a amené, avant de s’en aller. C’est pour ça qu’on l’a appelé Copain, d’ailleurs. Maigre, sale, dévitalisé (on a du lui enlever quasiment toutes ses dents), et … affamé. Je me demande toujours comment il a pu survivre. En tous cas, maintenant, c’est un gros papouf, il mange comme quatre, dort toute la journée sur un radiateur, et va systématiquement faire ses besoins dans une caisse. Du genre : « maintenant que j’ai une maison, je suis un chat civilisé, et je fais là où c’est prévu. » Non mais.

Avec Basile, tout noir, et lui, tout blanc, on les a surnommés « Ric et Rac ».

Et puis sinon, la reine des minettes ici, la sauvage, l’énervée de service, la grognonne comme sa maîtresse, c’et Kikio. Ce qui signifie « la trace de l’étoile filante dans le ciel de la nuit » en japonais. Ben oui, c’est mon fils qui lui a donné son nom. En pleine crise de mangas qu’il était à cette époque. Et elle aussi, c’est une abandonnée. Je l’ai trouvé en rentrant du boulot à une heure du mat sur le rebord de la fenêtre.

Kikio la sauvageonne

J’ai aussi une jeune Gribouille, au nez pointu, c’est une vraie peste, elle emmerde tout le monde, et elle aime tout le monde. Les chats, les chiens, les humains. Le but de sa vie : jouer. Et croquer les zoiseaux et autres musaraignes qui passent à sa portée. Des lézards verts aussi.

Et la doyenne de mes chats, c’est Calypso. Caractérielle, chiante, collante. Un peu comme moi, quoi. Plus on l’envoyait ballader, plus vite elle revenait. « Miss boomerang », c’était.

Calypso, été 2006

Elle, je l’ai récupérée toute bébé au dépôt de bus de la Rose, à Marseille. Elle était à l’agonie. Elle est restée en quarantaine une semaine chez le véto, et un mois dans le petit cabanon qu’on avait au fond du jardin. On lui a tout fait, des piqures, des inhalations d’eucalyptus (j’avais loué un inhalateur pour bébé), des gouttes dans les yeux, parce qu’elle devenait aveugle. Même le véto n’y croyait pas. Mais à force d’amour, on arrive à tout, la preuve.

Elle a été la première à sortir quand nous sommes arrivés ici. Peur de rien, une vraie « cagole marseillaise » qu’elle était, qui craignait « degun »… Sauf qu’aujourd’hui, elle va sur ses dix huit ans. Dix huit ans. Toute une vie ensemble. Et elle n’a plus sa belle vie de chat. Elle a du mal à marcher, elle mange à peine, et s’étiole, se fane, tout doucement. Et petit à petit, elle décline. Ralentit. Et ça me tue.

Parce que je vais devoir faire ce que je ne peux pas faire. Je ne veux pas. Tout arrêter. Penser à elle, et pas juste à mon plaisir d’une boule de soie sur les genoux, et d’un tout petit ronron. Nous allons chez le vétérinaire cet après-midi.

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Written by Gavroche

10 janvier 2011 à 11 h 19 min

16 Réponses

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  1. If I’m not mistaken, everyone seems to go back
    to where they came from, ending up right
    where they began. Our beloved cat died today.
    She liked to sit on my head during zazen
    back when she was a child. I bow to her magnificence
    beside which all churches and temples are privy holes.

    After Ikkyu and Other Poems
    Jim Harrison

    on a cette terrifiante possibilité et opportunité, avec les toubibs, de décider de la vie et de la mort des bêtes, et de NOS bêtes. c’est une responsabilité que peu de gens partagent. c’est un poids pour l’âme, même si parfois c’est un geste libérateur. c’est toujours atroce. la seule manière de le « vivre », c’est de le faire dans la plus sombre des sérénités, garder le chat sur toi, et lui dire doucement de partir. peu importe ce que le véto pense, c’est un moment pour vous et pour la cagoule, le dernier. et après mille caresses à ceux qui restent, et murgez-vous la gueule…

    zozefine

    10 janvier 2011 at 14 h 07 min

  2. C’est marrant les coïncidences ; je viens de terminer il y a un peu plus d’une heure le roman « Les déferlantes », de Claudie Gallay. Vivement conseillé !(*)Il y a un personnage clé, ancien gardien de phare, qui décide de quitter la maison où il a toujours vécu, le vieux Théo. Et le plus compliqué pour lui c’est de laisser sa demie douzaine de chats… Il en confie la garde à la narratrice, avec une enveloppe, pour acheter la nourriture.
    Théo a une préférée, une jeune chatte blanche ; le lendemain de son départ, la « gardienne des chats » s’apercevra qu’elle a disparu. Elle ne reviendra pas.

    ***************************
    http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-49619-les-deferlantes.htm

    julesansjim

    10 janvier 2011 at 15 h 40 min

  3. Mon amie canadienne a créé un blog après quelques années de compagnonnage avec son chien .
    Ethnologue et journaliste , c’est pour elle qu’a été inventé le terme « Belle personne  » je crois :-))

    http://sandraetlechien.com/2011/evade-des-enclos-disciplinaires/

    monasourire

    10 janvier 2011 at 18 h 05 min

  4. C’est dur lorsqu’il faut…s’en séparer.

    Souvenir douloureux aussi…j’habitais une belle résidence au bord du Loiret avec 13Ha de parc et de bois, et mes deux chiens avaient l’habitude de se balader seuls, aller et revenir, tout le monde les connaissait. Ils jouaient avec les canards, nickel. Un jour je vois ma petite épagneule rentrer seule. Pas habituel. J’ y vais pour retrouver l’autre, un braque mâle, récupéré à la SPA, beau comme tout, et aimant comme tous les chiens récupérés. Rien. Je fais le tour, et finis par le trouver, il est debout, en accent circonflexe, il hurle dès que je le touche. J’appelle mon frère qui débarque en moins de 10 minutes, il va chercher une grande planche pour qu’on puisse le mettre dessus, au moins pour le rapatrier à la maison. Direct chez le véto avec des trésors de précaution et d’ingéniosité pour éviter un voyage remuant, on arrive tant bien que mal. Le véto me prend de suite, radios, il a la colonne vertébrale cassée, la moëlle épinière qui sort en plusieurs endroits, le véto me dit « il a été sévèrement bastonné, vous êtes fort monsieur pow wow? ». Glups, putain je sais ce qu’il va me dire. Il me dit « faut pas traîner parce qu’il souffre énormément, je vous laisse quelques minutes avec lui ». Putain…j’oublierai jamais ses yeux, cassé en deux, il savait que c’était la fin, il était désolé de partir comme ça, 5 minutes déchirantes…

    J’ai fait ma petite enquête, j’ai jamais su qui. Déménagé.

    superpowwow

    10 janvier 2011 at 21 h 34 min

  5. …j’espère que ça s’est passé avec le plus de douceur possible….

    mebahel5

    10 janvier 2011 at 21 h 34 min

  6. Ah toi aussi?;o)

    on a posté en même temps.

    superpowwow

    10 janvier 2011 at 21 h 38 min

  7. Un des 3 chats de mon enfance a dû être piqué: il était vraiment vieux, amaigri, presque plus mobile, vomissait tout le temps.
    Mes parents médecins ont décidé de faire ça à la maison. Pour la 1ère injection, juste pour l’endormir, on était tous autour, parents et enfants, à le caresser et lui causer: t’en fais pas, bon gros Clafoutis. C’était censé être doux, mais ses yeux tournant au vitreux m’avaient pas mal impressionnée.
    Les deux autres, le noir Witchat et le tigré Pestou, sont morts dans leur sommeil naturel.

    florence

    10 janvier 2011 at 21 h 57 min

  8. ouf, pow wow…. terrible. en même temps aucune hésitation. mais si peu de temps pour dire adieu.

    j’ai des amis qui ont des chevaux, une ici, quelques uns en france et en suisse… ben là aussi, c’est très dur.

    avec mes chats pareil. des petits, des tout vieux, des tellement malades, cassés. la dernière avait un cancer du museau. mais le véto m’a donné à faire moi même la 1ère piqûre (un gros shoot de somnifère à anesthésie), et quelque part c’était plus « facile ». la dernière chose qu’elle a vue, c’est l’herbette et ma main qui la caressait. elle a dormi pendant le trajet…

    zozefine

    10 janvier 2011 at 22 h 06 min

  9. Eh oui les animaux, des montagnes de bonheur et beaucoup de peine. J’ai eu près d’une dizaine de chiens, et d’innombrables chats (je passe sur les autres) dont certains sont morts dans mes bras ou bien à mes côtés comme ma vieille chienne que j’avais récupérée à la mort de mon grand-père il y a dix ans. Il l’avait prise à la spa quelques années auparavant. Elle est morte à 18 ans, dans son sommeil en avril dernier le weekend de pâques comme mon grand-père. Un mois plus tard une vieille voisine mourrait et me laissait son brave Plouf!

    alainbu

    10 janvier 2011 at 22 h 08 min

  10. Quand j’étais petit, mes parents m’avaient réservé un chien de leur chienne.
    Un joli petit chiot pour moi, rien que pour moi, à condition bien sur que je m’en occupe tout seul, moi tout seul comme un grand.
    Tu parles que je saurais m’en occuper d’un chien, c’était facile : il suffisait de lui apprendre à sauter dans des cerceaux en feu, sauver des tas de gens de la noyade ou des avalanches, pister des bandits terribles avec son super flair infaillible…
    Et comme chez moi je n’avais pas le droit de toucher aux allumettes, que la seule flaque d’eau où un moucheron aurait éventuellement pu se noyer était peu fréquentée, que les avalanches ne se produisaient pas à moins de 800km et que question bandits terribles, on n’était pas trop dérangés non plus, je n’ai pas du me montrer vraiment à la hauteur de la tache.
    Alors après quelques semaines de cette expérience, sans doute lassé de ramasser les crottes de mon chien, mon père m’a pris entre quatre zyeux pour me dire « Tu sais, j’ai un client qui a une très grande ferme, avec un très grand terrain, et qui cherche un chien pour l’accompagner à la chasse. Il sera bien mieux là bas, il aura plein de place pour courir, et d’autres copains chiens avec qui jouer. »
    Moi, ça me serrait le cœur, mais j’étais encore à l’age où l’on croit les conneries que racontent les parents.
    Alors j’ai dit au revoir à Rox (oui, bon, ça va, j’étais minot), en lui faisant promettre d’être un très mauvais chasseur. J’ai haï mes parents en silence pendant quelques heures et le chien est parti, pendant que j’étais à l’école.

    Deux ou trois ans plus tard, mon père est rentré avec, dans sa voiture, un truc qui semblait évadé des pires effets spéciaux de films de monstres de série Z.
    Un squelette boursoufflé ça et là de pustules infects, quelques touffes de poil aléatoirement dispersées sur une croute de cuir tanné… Mon père, mal à l’aise, mit un temps à me répondre lorsque je lui ai demandé où il avait pu trouver cet alien.
    « C’est Rox », finit-il par me répondre gêné, « Tu te souviens ? »
    Tu parles si je me souvenais de Rox. De ce petit chiot joyeux et adorable, qui ne savait pas très bien attraper les bandits terribles, mais qui était mignon comme tout. Mais ça, ce truc, ça ne pouvait pas etre Rox ? Rox, ce chien qui avait grandi en plein air, qui courait dans le grand terrain d’une grande ferme, avec tous ses copains chiens… Qui chassait, certes, un peu, mais pour de faux (il me l’avait promis !)
    Ça, ce machin biscornu qui ne tenait même pas sur ses quatre pattes bancales, ça ne pouvait pas être mon Rox, il y avait erreur sur la marchandise.
    Mon père me raconta alors comment, en allant chez son client, il avait vu le chien, attaché au moyen d’une laisse trop courte (comme le sont toutes les laisses, par définition) à une niche puante. Les marques de coups sur le corps, la toute petite gamelle avec les mouches dessus, et le gros cancer qui dévorait ce fantôme de chien… Il était parti en ne demandant pour seul paiement que le retour du chien.
    « On va le soigner », me promit-il, »il sera bien mieux chez nous. »
    Oui, il a été bien mieux chez nous, les quelques semaines qu’il lui a resté à vivre. Il a trainé sa carcasse sous nos caresses, tout étonné qu’elles ne soient pas des coups. Puis, une fois qu’il a ressemblé à peu près à un membre de la race canine, il est parti avec sa dignité retrouvée.
    Ce jour-là, je suis un petit peu devenu adulte. Je m’en serais bien passé : ça n’est toujours pas guéri.

    trichocephallites

    10 janvier 2011 at 22 h 55 min

  11. ça en draine des souvenirs, tout ça…
    Alors voilà, Calypso nous a quitté cet après-midi.
    on est tristes et silencieux.
    Merci pour vos textes, si sensibles.

    randal

    10 janvier 2011 at 23 h 35 min

  12. zozefine

    11 janvier 2011 at 16 h 04 min

  13. je ne sais pas quoi dire et j’ai de la peine
    des biz

    kakophone

    12 janvier 2011 at 8 h 24 min

  14. Je suis particulièrement touchée par ton récit Gavroche. Courage à toi et à Randal.

    C’est une décision atroce à prendre, nous avons du la prendre 3 fois pour nos matous adorés, c’est indispensable quand dans leurs yeux tu vois que c’est assez, qu’ils t’implorent de faire quelque chose. Mais reste l’impression de leur porter un coup en traître, alors que c’est la seule solution, que tu les as soignés quelquefois pendant des mois, voire des années et que tu sais que la fin est inéluctable.

    Votre Calypso restera toujours dans votre coeur avé les autres disparus. J’ai eu toute ma vie des chats, dont une chatte trois couleurs Minouche qui avait un caractère de chien, mais qui savait aussi être caline et tendre.

    De tout coeur avec vous.

    Ah, je ne sais pas comment j’ai coupé la route de Pow wow.

    bysonne

    13 janvier 2011 at 16 h 31 min

  15. piqué sur le ouèbe :

    Calypso Nymphe, fille du Titan Atlas et reine de l’île d’Ogygie, qui correspond selon la légende locale à l’île de GOZO, accueillit Ulysse, qui venait de faire naufrage. Amoureuse du héros, elle s’efforça, sept ans durant, de lui faire oublier sa patrie dans sa grotte enchantée, entourée de bois et de peupliers, de cyprès, décorée de vignes, chargée de grappes de raisins. Auprès de Calypso, Ulysse est mis à l’épreuve de façon subtile : la déesse le supplie de rester en Ogygie, et, par son union avec elle, de devenir immortel. Mais l’amour d’Ithaque et de Pénélope demeurait le plus fort dans le coeur d’Ulysse, et il passait ses journées à contempler le rivage et la mer, les yeux embués de larmes. Ému, Zeus dépêcha Hermès auprès de Calypso : Ulysse devait quitter l’île. Malgré sa douleur, Calypso obéit. Elle aida le héros à construire un radeau et lui fournit des provisions pour la traversée ; et Ulysse la quitta le coeur plein d’espoir, voguant vers sa patrie bien-aimée.

    http://www.brunette.brucity.be/pagodes1/malte/16_calypso.htm

    zozefine

    14 janvier 2011 at 20 h 32 min

  16. […] Mes chiens, mes chats et moi […]


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