LES VREGENS

L’alimentation, ou la troisième médecine

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Comme disait Hyppocrate « Que ton aliment soit ton médicament. »

Je voulais vous écrire ici un looooong article (c’est ma spécialité…) sur les connivences des « experts » des agences dites de « sécurité sanitaire ». Bon, ces accointances venant enfin d’être étalées au grand jour, avec « l’affaire du Médiator », je vais vous causer d’autre chose, donc.

Mais quand même. Sur le site de l’AFSSA, on peut d’ailleurs trouver (en cherchant, hein…faut vouloir) dans les « déclarations publiques d’intérêts » de ces experts, la liste complète des liens qui les unissent avec les laboratoires, mais surtout, surtout, avec les industriels. Ces déclarations sont faites « sur l’honneur », moi, ça m’a fait doucement rigoler, parce que quand il s’agit d’argent, de pépètes sonnantes et trébuchantes, l’honneur, ces gens là, ils s’assoient dessus…

En lisant ces « DPI », j’ai constaté qu’une grande majorité des participants aux « comités d’évaluation » de ces agences, travaillaient en étroite collaboration avec la pudiquement dénommée « filière lait »… Pour faire clair, Danone, par exemple.

Ainsi, le Conseil National de l’Alimentation (un autre organisme gouvernemental, qui dépend des ministères de l’agriculture, de la santé et … de l’économie…) indique sans rire que « seuls le lait et les produits laitiers sont des sources de calcium »…

Sauf que le calcium du lait est absorbé à 32 %, alors que le chou, par exemple, l’est à 61 %. En clair, 100 g de chou = 1 verre de lait… 100 g de sardines apportent 330 mg de calcium, contre seulement 285 mg pour le verre de lait. Dont acte.

Et depuis une vingtaine d’années, du Danone, on en mange de plus en plus, un hasard, sans doute.

Autre hasard malencontreux, des études scientifiques sont gentiment et régulièrement enterrées. Ainsi, saviez-vous que c’est dans les pays où l’on consomme le plus de produits laitiers que l’ostéoporose fait le plus de ravages ? C’est la Suède qui détient le triste record de compter une femme sur deux qui a des os fragiles… C’est aussi là-bas que l’on mange le plus de produits laitiers, ces « prétendus amis pour la vie »…

Pas très étonnant, donc, que votre médecin continue à vous bassiner avec les « bienfaits des produits laitiers », il faudrait lui demander d’où il tire ses informations.


Alors, je voudrais vous parler d’un (grand) médecin dont on a oublié l’existence. C’est Jean Seignalet.


Lui, ce qu’il proposait, ce n’est pas de se gaver de médicaments, inutiles pour la plupart (en fait, l’OMS recense seulement 693 médicaments appelés « essentiels ») mais de changer notre manière de … manger. Juste pour vivre mieux.

Jean Seignalet a d’abord été le pionnier de la transplantation rénale en Languedoc-Roussillon. Il s’est orienté ensuite vers la nutrition à travers ses recherches en immunologie.

Et il a élaboré une théorie très simple sur les relations entre notre alimentation, et l’apparition de certaines maladies. Il a d’ailleurs testé ces théories sur ses patients, en leur proposant un régime alimentaire, dit « hypotoxique ». Dans son livre « L’Alimentation ou la troisième médecine », qui fait suite à de très nombreuses publications en langues française et anglaise, il décrit comment certains aliments peuvent dérégler complètement notre machine biologique. Il dévoile aussi les résultats qu’il a observés sur ses patients, à la suite du changement d’alimentation, et propose une approche de la maladie basée sur la prévention.

Son régime repose sur une approche essentiellement qualitative, ainsi, Seignalet écarte des aliments nocifs pour l’organisme humain : les aliments cuits à haute température, le blé et les produits laitiers…

Et curieusement, depuis la naissance de la bouffe industrielle, au début des années 80, de plus en plus de gens sont allergiques au gluten, et au lactose. Et cela, dès l’enfance. Parfois, sans le savoir…


Seignalet privilégie aussi les aliments biologiques, c’est à dire sans traitement chimique.

En clair, sous l’influence de divers facteurs :

  • génétiques, comme le « terrain », ou les allergies,
  • environnementaux, comme l’alimentation « moderne », ou la prise réitérée de médicaments comme les antibiotiques,

la muqueuse de l’intestin est agressée et fragilisée, elle devient perméable, et laisse passer dans le sang toutes sortes de toxines, qui devraient normalement pouvoir être éliminées…

C’est aussi pour ça que votre toubib vous refile de l’ultralevure en même temps que les antibios, ce qui a à peu près autant d’effet qu’un emplâtre sur une jambe de bois…

Tout cela provoque à terme, une inflammation chronique, et une réponse immunitaire du corps, qui, en fonction du terrain, aboutit à l’apparition d’une maladie auto-immune, d’une maladie dite « d’encrassage » ou encore de pathologies dites « d’élimination ».

Petite explication :

Pour être éliminés, les résidus alimentaires sont normalement dirigés vers ce que les médecins appellent des émonctoires : l’intestin, les reins, le foie, et même la peau par laquelle on élimine la sueur… Lorsque les résidus alimentaires dépassent la capacité d’élimination de l’organisme (quand il a un « trop-plein »), ils s’accumulent dans le corps…

On en a un bel exemple : celui de la « goutte », provoquée par une nourriture trop riche..  Mais aussi beaucoup, beaucoup d’autres :

  • fibromyalgie
  • tendinites (les sportifs évitent de manger de la viande rouge, pourquoi, à votre avis ?)
  • arthrose
  • ostéoporose

et aussi :

  • Parkinson (on s’est aperçu tout récemment que les pesticides y étaient pour quelque chose)
  • Alzheimer
  • diabète de type 2 (jadis appelé « diabète de l’âge mûr », il concerne aujourd’hui des enfants, y compris dans les pays en développement…)
  • et même une grande partie des cancers Exemple : les déodorants qui contiennent des sels d’aluminium augmentent les risques de cancers du sein. Même si les industriels on prétendu le contraire…

Le régime Seignalet, c’est quoi ?


Si on réfléchit deux secondes, nous sommes les seuls animaux à boire du lait pendant toute notre vie. Les autres espèces boivent le lait de leur mère quand ils sont bébés. Pas après. En fait, le lait est inadapté pour l’adulte…

Même les industriels ont percuté : Candia propose depuis quelques années un lait « avec 90 % de lactose en moins »…. Un hasard, sûrement.

Matin léger, ça s'appelle...

Alors, pour Seignalet notre alimentation ne doit comporter aucun produit laitier : lait , yaourts, fromages, beurre, ainsi que tous produits dans lesquels entrent les poudres de lait comme ingrédient…

Il préconise l’élimination de toutes les céréales contenant du gluten, ainsi que tous les aliments dérivés : pain, pâtes alimentaires, pizza, gâteau. On peut consommer du riz, du sarrasin, du sésame, des châtaignes, du quinoa (ce n’est pas une céréale) et du millet.

Les huiles alimentaires et les margarines :

Les techniques mises en œuvre par les industriels pour augmenter les rendements d’extraction (ben oui, comme toujours) ont profondément modifié la qualité d’origine des produits. Ainsi, ces graisses sont chauffées à très haute température (200 °C), ou extraites à froid par des solvants, des raffinages, une décoloration, une désodorisation, et sont hydrogénées

Ou croyez vous que vont tous ces produits à l’arrivée ? Dans notre assiette…

Vous remarquerez d’ailleurs sur les étiquettes la mention « Huile partiellement hydrogénée »… Et vous vous rappelerez l’histoire de l’huile Lesieur délicatement parfumée à l’huile de vidange … Mmmmhhhh….

Suivre le régime hypotoxique implique donc l’emploi exclusif d’huiles vierges (extraction mécanique, aucun traitement chimique, aucun raffinage, absence d’insecticides et de pesticides), consommées crues : huile d’olive vierge, huile de colza, huile de noix, huile de noisette… toutes issues d’une pression à froid. Sont proscrites margarines et huiles raffinées.

Il conseille également la consommation régulière de poissons des mers froides pour leur apport en acides gras Oméga-3. Et surtout, d’aliments issus de l’agriculture biologique qui sont meilleurs au goût, plus nourissants, et qui ne sont pas arrosés de pesticides.

La cuisson des aliments :

Il est conseillé de ne pas cuire les aliments à une température supérieure à 110 °C. À cette température, les protéines, glucides, des huiles et autres nutriments ne sont que peu dénaturés. Ce qui est agréable à nos sens n’est donc pas forcément adapté à notre machine biologique…

Il faut donc :

  • privilégier le cru,
  • cuire avec modération : ébullition, bain-marie, à l’étouffée, à la vapeur douce.

Dans les pathologies inflammatoires chroniques, il existe souvent un terrain de carence en vitamines, sels minéraux et oligo-éléments. De plus, les besoins d’un organisme malade sont supérieurs à ceux d’un individu sain. Il faut donc, en complément du régime hypotoxique, prendre des compléments. Seignalet recommande aussi l’utilisation quotidienne de probiotiques, ces bactéries qui en produisant de l’acide lactique, font du bien à notre intestin…

Evidemment, et malgré les résultats plutôt encourageants, (par exemple pour la fibromyalgie, l’expérience de Seignalet a porté sur 80 malades : 58 rémissions complètes, 10 améliorations nettes, 4 améliorations à 50%, et 8 échecs…) « la communauté médicale » est sceptique. Le Conseil National de l’Ordre des Médecins (créé sous Vichy, et dont les avis sont de plus en plus remis en question) s’est même fendu d’une « mise en garde » sur ce point : efficacité thérapeutique non reconnue par la communauté scientifique, risque de retard de la mise en place de thérapeutiques curatives pouvant mettre ainsi en jeu la vie des malades, etc…

C’était il y a trente ans, et depuis, dans la pratique, on constate tous les jours que cette théorie tient parfaitement la route, d’autres que lui se sont depuis intéressés aux liens entre l’alimentation et la maladie…

Thierry Souccar :

Lait, mensonges et propagande

Santé, mensonges et propagande

William Reymond :

Toxic

Le site « pesticides, non merci… »

Dans l’alimentation

Et le film :

Du grain à moudre sur le régime Seignalet :

Sur le site du Dr Seignalet

Des infos sur le régime Seignalet

Génie ou charlatan, des témoignages

Recettes : il y a énormément d’occurences sur Gougueule, en voici quelques unes.

Des trucs pour remplacer le lait

Sans lait, et sans gluten

Et sur le site Cfaitmaison :

Comment faire du pain sans gluten

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23 Réponses

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  1. Alors voilà un « papier » d’utilité publique… nous en avons déjà bien parlé lorsque tu étais à Paname mais là, y’a les références en plus.
    Tiens, juste en passant, ce matin, j’ai acheté du beurre de chèvre. Parce que, bon le beurre de vache, mpfff… j’ai du mal à m’y faire (après avoir pris de la margarine pendant 20 ans… sur la recommandation de ma gynéco because cholestérol).

    clomani

    17 février 2011 at 15 h 26 min

  2. Me priver de pain, de beurre et de fromage, ça va pas être possible. Je pense que quand les produits sont fabriqués avec des ingrédients de bonne qualité, il n’ y a pas grand risque pour la santé, à condition de ne pas abuser. il faut diversifier et équilibrer.

    De tout un peu, disait ma grand-mère.

    Pas vu un médecin ni été malade depuis au moins dix ans. Et puis tout se tient, le corps et l’esprit. L’un influe sur l’autre et inversement. Avoir une bonne santé, c’est aussi une question d’état d’esprit.

    superpowwow

    17 février 2011 at 20 h 22 min

    • Ce n’est pas faux, mais à mon avis, pas suffisant.

      Le gros problème, c’est la bouffe industrielle. Les pesticides. Qui vont finir par nous couter très cher.

      Tout dépend effectivement de la qualité des produits, sans doute, mais aussi de la manière dont ils sont préparés. Et tu as de la chance, tu as un terrain solide.

      Gavroche

      17 février 2011 at 21 h 25 min

      • Oui effectivement, on ne peut juste que réduire les risques, aujourd’hui. Après avec les produits ménagers, les cosmétiques et tous les produits qu’on achète en général, on est vraiment cernés. Après comme ça t’a été dit sur @si (par Godin je crois) , c’est vrai qu’il y a beaucoup de familles pauvres qui n’ont pas le choix, ou du moins qui n’ont pas été éduqués à envisager qu’ils avaient des choix possibles, mais y en a plein qui n’auront jamais l’idée d’aller dans un magasin bio parce que bio= trop cher dans les esprits, parce qui’ls habitent en banlieue, qu’ils n’ont pas de bagnole pour s’émanciper et qu’ils sont prisonniers du Lidl d’en face, résignés aussi, même s’ils savent qu’ils bouffent de la merde, faut bien remplir les estomacs. Beaucoup n’ont même plus la force sûrement, en état d’échec sur plusieurs plans, financier, boulot, culture…moi je me considère comme un privilégié, et je ne suis pas non plus un bobo. Tout est lié à l’éducation, je ne vous apprends rien.

        superpowwow

        17 février 2011 at 22 h 50 min

  3. On a beau faire…
    On peut se croire à l’abri de tout ça, se croire un esprit si ouvert, si rationnel, si curieux, si enclin à la chose scientifique, si tout ça tout ça et en plus si modeste…
    Et malgré tout, à l’ombre des Lumières, se cache en chacun de nous un obscurantiste extrêmement intégriste prompt à se fermer les yeux, se boucher les oreilles dès que l’on aborde de front telle ou telle croyance, tel tabou… Et le laïc de base se met à psalmodier des malédictions païennes envers quiconque a touché son totem-à-lui.
    Je le vois sortir de mon refoulé, cet obscur reptilien, chaque fois que quiconque essaie de me dire « Le lait, ce n’est pas ton ami pour la vie. »

    Alors j’éructe, la fumée me sort des naseaux, je ferme les yeux et me bouche les oreilles en hurlant des invocations répétées au démon « Mempavraidabor ! »
    Et pis y’a plein de calcium, et pis j’suis pas un hérisson (Au fait, d’où ça sort que le lait tue les hérissons ? Moins que les bagnoles en tout cas, c’est comme les humains).

    Ça m’a pris tout petit.
    Bon, d’accord, je crois qu’on est plusieurs à être passés par la case du lait maternel (aux enfants de la chance qui n’ont jamais connu les transes de cette poudre blanche à la con de chez leste-nez, tout juste bonne à couper de l’héroïne trop pure).
    Mais après quelques mois, mes parents eurent l’idée saugrenue de me faire boire de l’eau. (Oui, je sais, j’ai eu des parents indignes !).
    L’eau, tous les alcooliques le diront, est très nocive pour la santé, surtout celle des nourrissons dés lors que quelques bactéries ont eu l’idée d’y élire domicile.
    Après que cet infâme breuvage m’eut collé des diarrhées célinedionnesques, je décidai d’entamer une carrière d’anorexique qui dura quelques semaines.
    Mes parents tentèrent de me faire avaler tout ce qui était avalable par un bébé (pour les couleuvres, ils ont attendu encore quelques années…), mais sans succès. Je refusais d’ouvrir la bouche devant les purées, bouillies, petits pots dont j’avais bien lu dessus qu’il était écrit « gerber ».
    Tout au plus mon estomac suspicieux acceptait-il de me laisser ingurgiter chaque jour un festin composé d’un verre de lait et d’un quart de carré de chocolat, ce qui m’a permis de ne pas me déshydrater complètement tout en conservant la ligne.
    Il a fallu deux dizaines d’années avant que je n’accepte, l’une après l’autre, d’ajouter à mon alimentation toutes les autres substances qui composent l’essentiel de la gastronomie. Et encore aujourd’hui, mon quotidien ne s’éloigne que très peu de la base lait-chocolat (seules les quantités ont changé, la bouteille succédant au verre de lait, et la tablette au quart de carré de chocolat.)

    Le lait est une drogue dure qui m’a sauvé la vie.
    Alors oui, je sais, ostéoporose, tout ça tout ça… Mouais. Ma mère qui ne boit pas de lait a un squelette (du moins ce qu’il en reste) qui rendrait perplexes les amateurs de puzzles les plus chevronnés. Alors si jamais mes os qui n’ont jamais connu une fracture de leur vie se décident un jour à se déliquescer, je n’aurai qu’à mettre ça sur le compte de mon héritage… Obscurantisme quand tu nous tiens !

    Il cherchait le Stop

    17 février 2011 at 22 h 01 min

  4. Très bon papier !
    Extrait de « Lait, mensonges etc… » de Souccar : « Que dire aux personnes qui consomment des laitages parce que ces mêmes « sources officielles » leur disent que c’est indispensable à la nutrition et santé humaines ?
    Leur demander comment l’espèce humaine, qui a 7 millions d’années a réussi à vivre et bien vivre sans aucun laitage, puisqu’ils ont été introduits il y a moins de dix mille ans. Sur une échelle qui irait du 1er janvier au 31 décembre minuit, c’est un peu comme si on introduisait les laitages dans l’après midi du 31 décembre. »

    Tu prêches un convaincu Gavroche, tu le sais, on en avait causé sur un vieux forum du « regretté » Sherlock http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?4,1040863,1040863#msg-1040863
    Je rajoute que « lait, mensonges… » de Souccar (qui est de Vergèze dans le Gard) est préfacé par le professeur Joyeux (cancérologue réputé de Montpellier voir son site http://www.professeur-joyeux.com/) qui a donc également préfacé « l’alimentation 3ème médecine » de Seignalet (un languedocien itou) dont tu causes http://joyeux-bio.pagesperso-orange.fr/joyeux-seignalet.htm, (bon c’est pas pour faire le chauvin c’est juste pour mettre les liens :)).
    Ma fille a vomi un biberon de lait quand elle avait moins de deux ans et n’en a plus pris au p’tit dèj, l’année suivante, compte tenu du fait qu’elle avait des douleurs de ventre et des constipations fréquentes elle a vu un toubib gastro/hépato chépluquoi qui bosse aussi avec Souccar et Joyeux (mais moins médiatisé) qui lui a conseillé de stopper totalement la consommation de lait de vache. Fromages de chèvre et de brebis sont beaucoup plus digestes. Du coup depuis (10 ans maintenant) y’a jamais ni beurre ni yaourt à la maison, et on s’en porte pas plus mal au contraire.

    alainbu

    17 février 2011 at 22 h 20 min

    • ps : puisqu’elle ne vient pas (encore) commenter par ici, je conseille la (re) lecture du post de mon infirmière préférée sur le forum de Sherlock (14:21 27/01/2010)
      (et toc !)

      alainbu

      17 février 2011 at 22 h 27 min

  5. A tous :

    Loin de moi l’idée de vous priver de lait, si vous aimez ça… Moi, petite, j’ai failli en crever.

    Pour les gens en bonne santé, pourquoi pas. Pour ceux qui ont des problèmes articulaires, c’est une autre chanson. Le régime de Seignalet ne remplace pas les médocs, du moins, pas complètement, mais il a aidé beaucoup de gens à aller mieux.

    J’avais un magasin bio il y a quelques années, et un matin, j’ai vu entrer un monsieur d’environ cinquante ans, tout ce qu’il y a de plus normal. Il était sorti de sa voiture, avait traversé la rue, et était venu acheter de la farine de sarrasin. Il était en bonne santé.

    Eh bien, il m’a raconté que l’année précédente, il n’arrivait quasiment plus à enfiler une veste tout seul, ni à conduire, ni à rien. Il était, selon ses dires « prêt au fauteuil roulant. »

    Le régime Seignalet a changé sa vie.

    Contraignant, sans doute, mais extrêmement efficace…

    @ Christophe : faut grandir un peu, hein…;-))

    Gavroche

    18 février 2011 at 9 h 02 min

    • Et pourquoi pas devenir une grande personne pendant qu’on y est ?

      Il cherchait le Stop

      18 février 2011 at 21 h 07 min

  6. Super Gavroche, merci, tu sais pourquoi je me sens concernée, je vais étudier tout ça de très près, ce n’est pas que ça me plaise de me priver de beurre et de laitages, je n’ai rien à perdre et peut-être tout à gagner, donc je vais essayer de me préparer à changer de vie :-))

    bysonne

    19 février 2011 at 22 h 10 min

  7. merci pour ce beau et passionnant papier, gavroche. tout bien référencé en plus.
    mais :
    j’ai été vendeuse dans un magaze de bouffe bio, avec une bibliothèque que j’ai épluchée soigneusement. alors entre les différentes théories, difficile de s’y retrouver, entre les crudivores/instinctivores, végétaliens, macrobiotes, et autres convaincus des bienfaits de LEUR diète, que ce soit pour des raisons idéologiques ou (soi-disant ou bien-disant) médicales. et au passage, il cherchait le stop m’a fait hurler de rire !!!
    je suis toujours un peu perplexe en pensant aux questions culturelles, qui nous relativisent un peu tout ça. c’est un peu comme la question du végétarisme : il y a toujours des gens qui disent : mais c’est nâturel de manger de la viande et du poisson, on fait ça depuis la station debout des hominidés et même avant, on a besoin de ceci cela. et c’est oublier du coup que des millions de gens sont bouddhistes, et donc végétariens, et, que je sache, le taux de mortalité liée à la bouffe n’est pas suffisamment alarmant pour qu’on en fasse l’alerte.
    j’ai toujours un peu de souci quand on accuse les malades d’être malades à cause de leur bouffe. c’est vrai qu’il y a des gens qui exagèrent, mais en regardant autour de nous, n’y a-t-il pas des éléments autres que la bouffe qui nous attaquent le corps bien plus férocement qu’un verre de lait et un carré de chocolat ? par contre c’est vrai qu’il est difficile d’agir directement sur les composants des peintures, les matériaux de constructions, des lignes électro-magnétiques, les bagnoles, les usines, j’en passe, la liste est longue, et il y a aussi l’angoisse de la vie. alors que la bouffe, on peut agir tout de suite, en faisant les courses (si possible en y allant à pied pour se bouger le lard). donc retour à la 1ère interrogation : pourquoi telle diète plutôt que telle autre ? et pour être honnête, il y a autant de très excellents arguments, recherches, enquêtes, cliniques et cliniciens, miraculés et malades en voie de guérison pour dire A ou B ou C…

    PS : le hérisson supporte pas le lait de vache (mais mieux le lait maternisé pour chatons) non pas que ça le tue directement, mais ça lui fout une chiasse terrible et il peut mourir de déshydratation.

    zozefine

    21 février 2011 at 9 h 39 min

    • « le hérisson supporte pas le lait de vache (mais mieux le lait maternisé pour chatons) non pas que ça le tue directement, mais ça lui fout une chiasse terrible et il peut mourir de déshydratation. »
      j’ai vu un chaton mourir de cette façon, le véto n’avait rien pu faire, trop jeune. Aucun autre animal autre que le veau ne supporte le lait de vache, c’est bien pour ça que l’homme ne le consomme quasiment pas à son état naturel, trop riche et indigeste.

      alainbu

      21 février 2011 at 10 h 46 min

      • il est mort d’avoir été nourri au lait de vache et le véto n’a rien dit ? c’est un con et faut changer. j’ai sauvé une bonne dizaine de chatons au lait maternisé pour chatons (mais bon, par contre, c’est un peu désespéré si les chatons ont moins d’une semaine). et faut pas oublier de leur laver le cul souvent, sinon ils meurent d’occlusion caca et pipi.

        je connais plein de gens qui font des diètes strictes (depuis) très longtemps, par goût, par option, par santé. j’en suis une. les inuits mangent quasi à 100% de la viande (de phoque) très très faisandée, et lorsqu’on ouvre les sacs contenant de la viande archi pourrie qui goge dans son jus depuis un an, c’est pour un repas de luxe. tu fous un ethno pas averti, qui mange en serrant les dents (et en se bouchant le nez. difficile), il claque de toxémie. on n’a aucun enzyme permettant cette digestion (mon prof d’ethno a prétexté LE seul truc qui marche sans vexer personne : « oooooohhhh que je suis désoléééééé, mais c’est contre la religion »).

        j’ai eu une copine crudivore depuis des années, elle a failli claquer d’avoir craqué pour je ne sais quel plat de spaghetti bien innocent, c’était devenu, à force de manger que des trucs crus, totalement indigeste. par contre, les gens qui commencent cette diète sont malades comme des chiens au début, justement parce qu’ils ont pas les enzymes pour digérer le blé, les oeufs, le poisson, les patates, que sais-je, les grains de poivre, tout ça cru de chez cru.

        zozefine

        22 février 2011 at 17 h 17 min

      • ‘scuses Cigalinette, j’ai été un peu laconique, je voulais juste dire que j’ai récupéré un chaton sauvage de quelques jours que des enfants de la résidence avaient voulu nourrir avec du lait(de vache bien sûr) et malgré tous nos efforts et ceux du véto, il est mort. Pour les gosses, chaton = lait. Le véto a dit chaton = lait de sa mère. Chez les mammifères seul l’homme s’est mis à consommer le lait d’autres mammifères (je crois que Gavroche le dit dans le billet).

        alainbu

        22 février 2011 at 21 h 54 min

      • bébé = lait de sa mère : beaucoup de cas d’inter-espèce, dont le plus fameux, rémus et romulus nourris au lait de louve. plaisanterie mise à part, les zoos sont remplis de mères nourricières allaitant des petits d’une autre espèce, que la mère a abandonnés, ou qui n’a pas de lait ou est morte. par contre, les petits (de toutes les espèces) naissant sans aucun anti-corps, et c’est le lait maternel qui supplée. le lait de vache allaitante, ça aurait pu passer, mais du lait homogénéisé, aucun anti-corps dedans, le chaton (le petit) meurt à la première bactérie qui passe, et il y en a. c’est probablement pas une question d’estomac. en plus un chaton abandonné, à moins que la mère soit morte, c’est jamais par hasard : les mères chattes sont terribles pour ça, elles laissent mourir les chatons qui leur semblent inaptes à la survie. pour un tout petit adorable, je me suis obstinée, la mère a fini par le monter dans un buisson, et le pendre à une fourche de branches… j’ai donc pris le relais, et en fait ce chaton était épileptique, aveugle et sourd…

        à part ça, ton chaton, et les parents ? ils dormaient pendant ce temps ? ou ils ont laissé les nenfants faire joujou avec le chaton, ça remplace un cours de sciences nats, ça les occupe et pendant ce temps-là, on peut regarder la téloche ? pas une pensée intelligente pour le chaton.

        bon, moi, c’est la limite où j’explose, hein, faut comprendre.

        zozefine

        23 février 2011 at 9 h 40 min

      • Ben c’était il y a longtemps (presque 20 ans), dans les jardins d’une résidence où on habitait avec les mère de ma fille. Il y avait beaucoup d’espaces verts et la résidence était assez loin de la circulation ce qui fait qu’il y avait beaucoup de chats sans maître, plusieurs dizaines, sans compter ceux qui appartenaient à des habitants mais trainaient aussi. Les gosses l’avait récupéré et ça se trouve l’avait enlevé à la mère, on n’a jamais su. Mon ex c’est le genre que toute la résidence l’a entendu hurler après les gosses qui ne se sont pas aventurer à recommencer une connerie dans le genre. À mon avis les parents ont dû flipper aussi 😉
        On a emmené le chaton direct chez le véto parce qu’il avait une chiasse terrible et il est mort là-bas.

        alainbu

        23 février 2011 at 10 h 19 min

      • ah ben, « Mon ex c’est le genre que toute la résidence l’a entendu hurler après les gosses « , je suis idem. 20 ans après, je te rassure : chiasse, c’est très probablement coryza. rien à faire pour de très jeunes chatons, ils naissent avec parce que la mère est porteuse du virus (parfois porteuse « saine »).

        zozefine

        23 février 2011 at 10 h 51 min

      • « je suis idem »
        m’étonne pas ça ;-))
        oui je savais pour le coryza, et effectivement ça leur file la chiasse, tu dois avoir raison pour le lait, ou en tous cas c’est pas aussi systématique que ce que je pensais http://reponses.qctop.com/est-ce-que-le-lait-peut-nuire-a-mon-chaton.html

        alainbu

        23 février 2011 at 11 h 07 min

    • que je sache, le taux de mortalité liée à la bouffe n’est pas suffisamment alarmant pour qu’on en fasse l’alerte.

      Ah oui ? Le taux de mortalité lié à la bouffe industrielle est en train de s’envoler… Oh, pas directement. Quoique. Un jeune garçon est mort récemment après un petit hamburger Quick. La boîte s’est empressée de dire que sa mort ne venait pas des produits, mais d’un manque d’hygiène du gérant de CE Quick là…

      L’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les cancers explosent, y compris dans des pays qui jusque là en étaient exempts.

      Sauf qu’avant que ces enquêtes arrivent à la connaissance du grand public, les lobbies travaillent les politiques au corps. Business is business.

      Lire Toxic, de William Reymond.

      Petite expérience vécue :

      Hier, un gentil voisin nous a invité à déjeuner. Les petits plats dans les grands, de jolis menus imprimés, etc…

      – à l’apéro, du boursin entouré de jambon
      – entrée : foie gras frais, poelé dans de l’huile Isio 4… (haha) Et posé sur de la tarte au pommes indus, encore…
      – plat : filet mignon de sanglier (pas pu manger plus d’une bouchée) avec « sauce grand veneur » indus, « croustines de pommes de terre » de chez Findus, et cèpes, avec toujours de l’huile hyper raffinée…
      – dessert : ile flottante, indus, là aussi…

      Et comment refuser, sans passer pour une intégriste, hein ? Alors que la dame s’est donné tant de mal ? Le résultat, c’est que Randalounet et moi, depuis hier, on est à l’envers…

      Aujourd’hui, c’est carottes et betteraves râpées, avec un peu d’ail, pommes de terre vapeur, et fruits… Et bio. Ouf.

      Et je « n’accuse » personne. Sauf qu’une bonne fois pour toutes, merde, je pense que si, on est responsable de sa santé, même si on ne maîtrise pas tout.

      Je fume, et je sais que je risque un cancer du poumon. Ben oui. Et je n’attaquerai pas la Seita pour ça…

      Mais bon, chacun fait ce qu’il veut.

      Gavroche

      21 février 2011 at 11 h 39 min

      • Ton expérience vécue est d’autant plus déprimante qu’il s’agit, sauf erreur de ma part, de gens vivant en pleine cambrousse.
        Dans le hameau des Alpes où ma famille paternelle a une vieille maison, le paysan qui m’a vu naitre et a toujours représenté pour moi la nourriture saine et naturelle, agrémente ses oeufs fermiers, ses poulets (quasi) bios ou les légumes de son potager de toutes sortes de sauces ou d’accompagnements achetés au discount le plus proche.
        C’est à désespérer.

        alainbu

        21 février 2011 at 12 h 56 min

      • gavroche, tu tronques ma phrase, j’ai dit : « des millions de gens sont bouddhistes, et donc végétariens, et, que je sache, le taux de mortalité liée à la bouffe n’est pas suffisamment alarmant pour qu’on en fasse l’alerte. » je parlais spécifiquement d’un type de diète (la diète végétarienne), des alertes multiples que les carni/omnivores nous font en disant attttation, il manque ceci cela, et on a un immense domaine d’expérimentation, les bouddhistes, qui ont pas l’air de se porter plus mal que les autres.

        d’autre part, tout le monde a « sa » diète préférée. dépend des affinités gustatives, du porte-monnaie et du contexte (moi je peux toujours courir pour bouffer un bio certifié, par exemple). et pas de doute, un dicton est qu’on creuse sa tombe avec ses dents ! et pas de doute non plus que, si pour beaucoup de choses on ne peut pas agir, sur notre pain quotidien, si.

        mais je crois que les vraies attaques sur notre organisme sont bien plus puissantes hors assiette. un peu comme quand on économise sur toute l’énergie non pas pour des raisons de fric/facture mais de pures et honnêtes raisons écolos, mais que la ville dans laquelle on vit fait éclairage noël du 1er novembre au 12 janvier, avec l’usine à côté qui renvoie ses fumées, et les milliers de bagnoles qui passent dans la rue. un peu la goutte d’eau dans la mer.

        en gros, je pense que si on est « sages » à bouffer modérément et sans écarts un peu de tout (sauf monomanie végétarienne ou maladie chronique), on fait déjà bien notre boulot de bouffeur consciencieux.

        alors expé (amerlocaine bien sûr) pour nous rassurer quant à l’appétence des chères têtes blondes pour les cochoncetés :
        on laisse un groupe classe faire les courses au supermarket, ils achètent et bouffent absolument ce qu’ils veulent (de toute façon c’est déjà comme ça à la maison). bon, les premiers temps, les caddies ressemblent à votre bouffe chez les voisins, mais en déjà prêt et seulement sucré…et puis, man mano, progressivement, on voit apparaître dans les caddies des pommes, une salade, des carottes, du pain normal, bref au bout d’une semaine, les mômes ont « équilibré » leur ration hebdomadaire, les saloperies, les trucs frais, les choses crues, les machins à cuisiner en tant soit peu.

        zozefine

        22 février 2011 at 17 h 00 min

  8. la SPA n’est pas apparente , et souvent les gens pensent que l’on amplifie nos douleurs…Si ils savaient….moi je bosse en 3kar en aide soignante en gériatrie, autant te dire que c’est difficile, mais depuis fin janvier accident de travail, tombé…


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