LES VREGENS

Choisis ta gauche, camarade !

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Quand Michel Onfray ne s’épuise pas dans de vaines querelles (sur fond de règlements de compte improbables) avec le Père fondateur de la psychanalyse et ses indéboulonnables actuels gardiens du temple, il est fréquent qu’il m’enchante par quelques mises au point salutaires. C’est le cas avec cette chronique publiée dans le Monde de samedi/dimanche 3 et 4 avril 2011, intitulée « Les trois gauches ». Un texte précis, contextualisé et clair, sans concession, qui incite le lecteur à faire son propre choix. Ce que fait aussi l’auteur en fin de chronique, d’une façon allusive mais tout à fait suggestive.


Les Trois Gauches

 

 

En France, il existe trois gauches : la gauche libérale, la gauche antilibérale, la gauche libertaire. On connaît les deux premières parce qu’elles disposent d’une visibilité médiatique ; on ignore la troisième qui, pourtant, produit plus d’effets qu’on ne l’imagine. La première est dans l’éthique de responsabilité, sans grand souci de l’éthique de conviction une fois au pouvoir ; la deuxième est dans l’éthique de conviction, totalement insoucieuse de l’éthique de responsabilité ; la troisième est une nébuleuse travaillée inégalement par les deux éthiques. Précisons.

La première est bien connue : c’est la gauche libérale. Dans la configuration de la Ve République bipartite, elle est l’alternative à la droite. Son « grand homme » fut François Mitterand. Venu de la droite réelle et parvenu par la gauche, tout en restant secrètement l’homme de droite qu’il fut dans sa jeunesse, l’avocat de métier a si bien parlé à gauche pendant ses années d’opposition qu’il est arrivé au pouvoir en mai 1981. Dès lors, le monarque qui n’a eu dans la vie qu’une conviction, sa haine du général de Gaulle, qui fut son antipode en tout, a endossé les habits de l’homme du 18-Juin. L’auteur du Coup d’Etat permanent (Plon, 1964) fut un excellent putschiste pendant deux septennats. On lui en aurait moins tenu rigueur si ce coup d’Etat avait été l’occasion d’installer la gauche au pouvoir et non d’asseoir durablement sur son trône un ambitieux qui utilisa la gauche à des fins personnelles.

Car, après 1983, les socialistes ont géré la crise pendant plus de dix ans. Le chômage a augmenté, le racisme aussi, non sans volonté de casser la droite en deux pour assurer des réélections sinon compromises. Le Parti socialiste a épousé les revirements d’un homme qui contraignait les militants à parler à gauche tout en soutenant une gestion de droite – donc la plupart du temps, en faveur du capital. Avec la gauche libérale, l’éthique de conviction disparaît sous le rouleau compresseur de l’éthique de responsabilité.

La deuxième gauche est aussi connue, c’est la gauche antilibérale. Elle est à l’inverse de la première : tout à ses convictions, sans aucun souci des responsabilités. Chez elle, on parle d’autant plus haut et fort qu’on sait le pouvoir inaccessible autrement que par un jeu d’alliances qui fait d’elle un supplétif vite vidé de son sang. Certains jouent ce jeu ; d’autres non.

Pour ceux qui le jouent, l’arrivée de ministres communistes au second gouvernement Mauroy fut emblématique : ceux-ci pèsent modestement sur la politique concrète, mais le strapontin obtenu bâillonne le Parti. Jeu de dupes. Le PCF, défenseur alors de l’URSS totalitaire, renforce en même temps une politique libérale. Cette tension finira par une déchirure. L’éthique de responsabilité a dévoré l’éthique de conviction.

Dans cette deuxième gauche, il existe un courant qui ne joue pas le jeu sous prétexte de préférer la carte dite « révolutionnaire » : Lutte ouvrière avant-hier, hier, aujourd’hui, demain et après-demain, la Ligue communiste révolutionnaire jadis, puis sa formule nouvelle, le Nouveau Parti Anticapitaliste. Cette gauche verbeuse souffre du tropisme sectaire. Plutôt première dans son hameau sectaire que seconde dans une Rome unitaire. Insoucieuse du réel, et surtout méprisante à l’endroit de la misère populaire qu’elle n’abolit pas, elle est doctrinaire et idéologique. Le réel compte moins que les idées, le rapport de force moins que les textes canoniques, l’efficacité pragmatique moins que la pureté idéologique.

Le fait que le NPA, porteur dans son projet inaugural d’une grande fédération de mouvements syndicalistes, anarcho-syndicalistes, tiers-mondistes, écologistes, féministes, alternatifs, ait choisi pour drapeau un mégaphone sur fond rouge exprime bien son dessein : parler haut et fort sur fond de révolution… Mais ceux qui souffrent de la brutalité du capitalisme libéral ont envie d’autre chose que de paroles ou de piquets de grève, de tracts ou de banderoles. A vouloir la révolution sinon rien, on n’a rien et surtout pas la révolution… Ici, l’éthique de conviction se fait fort d’ignorer l’éthique de responsabilité.

La troisième gauche est méconnue : il s’agit de la gauche libertaire française. Cette gauche-là est ancienne et a produit des effets : Proudhon et le pragmatisme révolutionnaire, Sébastien Faure et la pédagogie libertaire de la Ruche, Louise Michel et l’action militante, Emile Armand et l’individualisme hédoniste, Emile Pouget, le journaliste truculent, fondateur de la CGT, George Deherme, créateur des Universités populaires – et tant d’autres.

J’écris « la gauche libertaire française », car il existe une gauche libertaire… autoritaire, celle de Bakounine par exemple, qui diffère de Marx sur les moyens mais partage les fins messianiques de l’auteur du Capital. Ce courant domine dans cette gauche minoritaire…

Cette gauche libertaire modeste, discrète, a donné les « milieux libres » à la Belle Epoque, les communautés après 1968 : elle est éthique de conviction responsable et éthique de responsabilité convaincue. Elle veut ici et maintenant produire des effets libertaires. Son souci n’est pas de gérer le capitalisme, comme la gauche libérale, ni de briller dans le ressentiment et les mots sans pouvoir sur les choses, comme la gauche antilibérale, mais de changer la vie dans l’instant, là où l’on est.

Je songe à l’aventure autogestionnaire des « Lip » en 1973. Benny Lévy, de la Gauche prolétarienne, avait dit alors : « Je vois dans l’événement Lip l’agonie de notre discours révolutionnaire. » Dont acte. Mais tout le monde n’eut pas cette lucidité. Pour ma part, je vois dans l’événement Lip la généalogie d’un nouveau discours révolutionnaire. Celui qui permet d’envisager de faire la révolution sans prendre le pouvoir. A quelques mois de la présidentielle, on peut préférer cette gauche-là…

Michel Onfray

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Written by Juléjim

5 avril 2011 à 18 h 34 min

16 Réponses

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  1. Tu vois, Jules, ce gars-là, il est sacrément gonflé…

    Parce que :

    – Cracher sur des militants qu’ils soient du PC, du FG ou du NPA(sincères, dans la plupart des cas) de cette façon, je trouve ça méprisant et assez dégueulasse. C’est réduire les rêves et les combats des gens à du bla bla sans fondement.

    – Et alors, célébrer l’autogestion, les Lip, et parler de révolution « sans prendre le pouvoir », après avoir tapé sur les 9 de Tarnac deux jours après dans Siné Hebdo, répétant comme un perroquet les mots de MAM, ça, c’est vraiment le bouquet.

    http://lesilencequiparle.unblog.fr/2009/02/25/de-camus-a-onfray-une-permanence-liberale-en-milieu-libertaire-jean-pierre-duteuil/

    Michel Onfray, inventeur de la « piposophie »…

    http://www.politis.fr/La-mort-d-Onfray,11147.html

    Je ne suis pas une fan de Voltaire.net, mais ce lien est très parlant :

    http://www.voltairenet.org/article165337.html

    T’en veux d’autres :

    http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=243

    On n’a jamais vu Onfray « militer » pour quoi que ce soit autre que sa petite gueule, de bobo, là, pour le compte…

    Mossieu Onfray énonce son avis comme une vérité absolue. Je ne veux pas jouer les psys de comptoir, mais il est vachement complexé, le gus. Du coup, comme on dit cheu nous, « Pour qui qu’y s’prend, çui-là ? »

    Ce mec là ne me donnera jamais des leçons. Jamais. Parce qu’il a beau critiquer les staliniens, c’est est un, et de la plus belle eau. Lui, libertaire ? Mon cul !

    Gavroche

    5 avril 2011 at 19 h 29 min

  2. Je n’ai pas décidé de faire un billet à partir de ce texte parce que Onfray en est l’auteur mais parce qu’il m’a semblé proposer un état des lieux assez juste de ce qu’est l’éventail politico-idéologique à gauche aujourd’hui. Onfray est un intellectuel qui joue avec les médias et il est assez cabotin pour être attiré/fasciné par micros et caméras. Je conviens que ce n’est pas le côté le plus intéressant du personnage. Ce n’est ni un homme d’action,ni un homme politique, encore moins un militant. C’est un électron libre, ce qui est un minimum pour quelqu’un qui se revendique « libertaire ». Michéa aussi est dans cette position je crois. Ces types-là lisent, pensent et réfléchissent ; lorsqu’ils écrivent ce qu’ils pensent, ça donne à penser à des gens comme nous, que l’on soit d’accord ou pas avec ce qu’ils disent, ça me paraît utile. Dans les liens que tu me proposes (que je ne connaissais pas) il y a un certain mélange entre deux genres, celui du débat d’idées et celui du règlement de compte personnel, et ce, à l’intérieur d’un même texte, parfois.
    Je ne trouve pas que le texte d’Onfray mélange les genres, lui ; il n’y a rien d’insultant ou de méprisant à dire que les communistes ont été abusés et trompés par les socialistes (certains socialistes ayant eux-mêmes été roulés par Mitterrand !), ni que les trotskistes de LO, de la LCR puis du NPA sont condamnés à la marginalité à cause de leur sectarisme et leur jusqu’au boutisme. Moi ça me semble plutôt juste. Pourquoi reçois-tu l’analyse d’Onfray comme une leçon ? Il ne fait pas un cours, il écrit une chronique dans Le Monde. Il sait qu’il ne s’adresse pas à un amphi d’étudiants de 1ère année.
    Cela dit, si Onfray provoque chez toi un tel rejet, je comprends que tu ne puisses pas vraiment l’entendre, moi ça me fait pareil avec Finkielkraut par exemple, ou Sollers, et tellement d’autres encore. Un peu beaucoup trop sans doute … car il faut savoir penser aussi contre soi, il paraît.

    julesansjim

    5 avril 2011 at 21 h 44 min

  3. C’est un électron libre, ce qui est un minimum pour quelqu’un qui se revendique « libertaire ». Michéa aussi est dans cette position je crois.

    Salut m’sieur.

    Non. Onfray cherche la reconnaissance publique, médiatique.
    Il semble que Michéa s’en foute.

    sleepless

    5 avril 2011 at 22 h 35 min

    • Je parlais de la priori philosophique, de la « posture » intellectuelle, il y a proximité quand même. Sinon, côté exposition médiatique, oui, tu as raison, y a pas photo !

      julesansjim

      6 avril 2011 at 11 h 30 min

      • Ben, je ne vois pas de posture chez Michéa, alors que j’en vois plein chez Onfray.
        À moins que tu ne veuilles parler de sa « position », de son engagement, de sa façon de voir le monde ?
        Même là-dessus, je ne suis pas d’accord.
        Désolé, mister JsJ 🙂

        sleepless

        6 avril 2011 at 12 h 28 min

  4. pour ma part, je pense que, tous, on n’est pas figé dans notre façon de penser, une fois pour toutes… Maintenant, il faut savoir pourquoi ça évolue, et dans quel sens. Je m’explique : il y a longtemps j’écoutais B. Guetta et son discours me plaisait bien… et puis y a eu l’Europe… alors là, idées fixes et…courtes. De même Val m’a vraiment fait marrer, surtout du temps de Font… on sait ce qu’il en est, à ce jour.
    Ben, Onfray, pareil :son besoin pathétique de reconnaissance, écoutez-moi dans mon discours que je veux tranchant et a contrario de là où on m’attend (le contre-pied comme marque de fabrique…) tout ça, c’est un système très au point (l’homme est intelligent, le bougre) et qui vise à être celui dont ne peut se passer dans les boudoirs où se fait l’opinion. Et c’est pas con, son truc, puisque ça marche même parmi nous…
    Perso, je ne suis pas dupe, de tous ces défroqués du gauchisme de la grande époque, car y en a qui s’en sont sorti avec des honneurs et pas mal de blé en plus…
    Mais ils vieillissent mal, non..?

    randal

    6 avril 2011 at 0 h 14 min

    • Oui, trois fois oui, Guetta et sa frénésie européenne ça va bien comme ça ! En plus, lui alors c’est le ton prof avec les prophéties en plus.

      Onfray, je ne le suis pas à la trace, il a un côté faussement pédant qui m’agace à l’oral. Sa position par rapport à Tarnac m’avait échappé, par contre sur le freudisme et la psy j’ai pensé qu’il avait sans doute besoin … d’une bonne analyse.

      C’est vrai qu’ils vieillissent, certains mieux que d’autres (Hessel, Morin, Serres …) mais nous aussi, Randal, nous aussi … et chacun fait avec ce qu’il peut.

      🙂

      julesansjim

      6 avril 2011 at 11 h 38 min

  5. Bon, je reviens un peu sur tout ça.

    Il y a quelques années, j’étais assez admirative du boulot d’Onfray, j’ai même pas mal de bouquins du Monsieur dans ma bibliothèque, et notamment son traité d’athéologie. Je lisais ses chros dans Siné Hebdo avec un plaisir qui peu à peu est devenu vraiment très relatif.

    Il y a eu le « dialogue » avec Sarko, là, j’ai commencé à avoir des doutes (imaginons Michéa, Badiou, ou Lordon « dialoguer » avec un parfait crétin, juste pour créer le buzz), et ce qui a vraiment fait déborder le vase, c’est l’article sur Tarnac, quelques jours après l’arrestation des 9. J’avais été un des (très nombreux) lecteurs du journal à envoyer un mail indigné au journal.

    Et du coup, je me suis renseignée, j’ai cherché. Et j’ai trouvé, hélas. Beaucoup.

    Alors, mon Julot, c’est pas que je veux pas penser « contre moi », bien au contraire. Depuis que je vous lis, tous, j’ai appris, relativisé beaucoup de choses. Mais vous, vous êtes mes amis, mes frères et soeurs, et surtout, vous êtes désintéressés et sincères. Vous ne cherchez ni le pouvoir, ni la gloire.

    Et à propos du « Monde », j’ai lu un article sur Médiapart :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/albinos/040411/le-monde-journal-de-la-collaboration

    Gavroche

    6 avril 2011 at 8 h 16 min

  6. Moi je vois ça de loin, de très loin même mais l’université populaire de Caen, c’est pas rien quand même. Après il y a la « créature » médiatique que c’est devenu (était-ce au départ pour faire reconnaître sa démarche et son travail ? ses origines modestes l’ont peut-être contraint à devoir se battre plus que ceux qui ont hérité d’un réseau dès la naissance ?)… Je pense que l’univers médiatique, sa logique marchande, sa perversité, doit rendre fou un peu tous ceux qui y touchent.

    Après son coup de folie à propos de Freud, je m’étais complètement détourné de ses analyses et interventions. Y compris ses chros dans Le Monde. Et puis là ce texte sur la/les gauche(s) ça m’a parlé. Faut dire que je suis assez déboussolé sur ce sujet …

    C’est vrai que le journal Le Monde n’est pas exempt de critiques, dont beaucoup me paraissent fondées, mais que veux-tu, il y a à boire et à manger, mais aussi à manger parfois, et puis, Le Monde des livres … Bref, difficile, voire inconcevable, de mettre fin à un abonnement de 30 ans, tant qu’il reste suffisamment de pluralisme dans l’océan libéral …

    😦

    julesansjim

    6 avril 2011 at 11 h 57 min

  7. « Faut dire que je suis assez déboussolé sur ce sujet … »

    Bienvenue au club, mon Jules… :-))

    Ça devrait nous donner une piste pour notre future épicerie : « l’Utopie des déboussolés ». Du coup, on va être sacrément nombreux… !

    Gavroche

    6 avril 2011 at 12 h 04 min

  8. « je ne vois pas de posture chez Michéa, alors que j’en vois plein chez Onfray. »

    ***********************

    Rhaa lala lui qui fait son coupeur de cheveux en 4 !!!

    Non, « posture » n’est pas le bon mot (même s’il y a « intellectuelle » derrière, on ne voit que le péjoratif de « posture »).
    Onfray se revendique d’un courant de pensée anarcho-libertaire et j’ai cru comprendre, en lisant Michéa et à propos de Michéa, que Michéa également se situait dans ce courant de pensée ; c’est ça que je voulais dire. Après, leur pensée, leurs analyses, leur positionnement ne les fait ni emprunter les mêmes chemins, ni explorer les mêmes thèmes.
    T’inquiète, je ne vais pas « salir » TON Michéa en le comparant à Onfray (dont je n’ai pas la carte du fan-club non plus, j’te f’rai dire)!
    😉

    julesansjim

    6 avril 2011 at 16 h 31 min

    • Oh, t’énerve pas, là, y’a pas de soucis 🙂

      J’avais bien compris ce que tu voulais dire, t’ayant précisé que sur ce dont on parle (le courant de pensée), je n’étais pas non plus d’accord.
      Onfray revendique plein de choses, et finalement n’est en accord avec ses prétentions (au sens de ses positions philosophiques, politiques) que très rarement, ayant décidé d’utiliser le système pour la promotion de sa personne. Ce en quoi il rejoint de plus en plus BHL (de ce point de vue uniquement, soyons juste…).
      Michéa quant à lui semble essayer de vivre sa pensée. Mais je ne peux en juger que d’après ses écrits, et sa non-présence dans le cirque médiatique, ce qui paraît peu ; mais est peut-être largement suffisant pour y déceler une profondeur et une cohérence intellectuelle bien plus respectables que les postures (du coup, là, dans le vrai sens du terme) de Onfray.

      Sinon, j’aime trop lire pour avoir UN quelqu’un référent…
      🙂

      sleepless

      6 avril 2011 at 22 h 37 min

  9. Sorry mais moi non plus je ne supporte pas Onfray, ses postures, son ‘humanisme’ qui érotise les femmes, ses mélanges et erreurs foireux sur Freud pour faire du bzzz bzzz, et le personnage en général.

    Pour la gauche .. je me demande si caler un mouvement dans un cadre, c’est gauchiste.
    Ha pardon c’est anar libertaire, c’est vrai.
    V’la que je me goure de case, tiens donc.

    mebahel5

    6 avril 2011 at 16 h 34 min

  10. Les Trois Gauches … Pourquoi ai-je eu envie d’ajouter : libertinage ^_^

    Michel Onfray me parle de la vie , des coups tordus de la vie .
    Il maîtrise les mots pour le dire et la mémoire de ce qu’il a appris .
    Il me fait cadeau de phrases simples pour des pensées complexes , de pensées simples pour les phrases alambiquées des philosophes et autres psychanalystes .

    Il me donne la dimension philosophique du plaisir , me rappelle que l’on réussit sa vie en réalisant ses rêves . Il écoute l’Autre et cherche les réponses .

    Il a osé déboulonner une statue figée dans la mélasse des mauvais sentiments .

    Il a osé ne pas être déboulonné par la hargne et la jalousie des philosophes officiels de la sarkozie et autre chiraquie .

    Il est vivant dans le présent .
    Il est dans la décroissance , celle qui ne regarde en arrière que pour y puiser les moyens d’avancer en paix avec soi-même .

    monasourire

    8 avril 2011 at 21 h 43 min

    • Que ce soit en radio ou en télé Onfray se montre trop ; ainsi, comme BHL et bien d’autres, nous avons pris l’habitude de regarder son image, en l’écoutant distraitement, et de nous dispenser de lire ce qu’il écrit. Plus grave encore, son nom suffit à déclencher soit un réflexe de méfiance, de suspicion voire de détestation, soit au contraire une sorte de fascination, de séduction.
      A trop paraître, on ne voit plus l’Etre, tout juste un vague reflet.

      😦

      julesansjim

      9 avril 2011 at 20 h 56 min

      • Tout à fait d’accord Jules/Jim , et c’est triste .
        Le goût du pouvoir , quel qu’il soit , n’épargne pas grand monde . Le besoin d’être « reconnu » aussi , dans tous les sens du terme . La quète de cette reconnaissance , affaiblit et les met tous au même niveau de rodomontades .

        Je me rends compte que remettre le livre au centre a un effet calmant , permet de retrouver ses propres réflexions . Plus de télé , plus de radio avec les sempiternels débats où celui qui a la parole facile érode le libre-arbitre du public .
        L’effet ermitage a été efficace 🙂

        A propos : J’adore vous lire , les VREGENS !

        monasourire

        9 avril 2011 at 22 h 37 min


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