LES VREGENS

Les années de la modernité (1)

with 7 comments

Un cheval qui n’a pas de nom, et voilà que l’esprit se met à vagabonder…

C’était quoi, ou quand ? En 73, non, 74 peut-être, mes années d’errance, d’envie d’autre chose, de vide au creux de l’estomac, d’étreinte dans le cœur. Rien de triste là-dedans, au contraire . Ne rien renier ET tout repenser. L’espoir, enfin une espérance. Pas d’appréhension pour le lendemain, et vivre comme dans l’enfance, retrouver ses joies de la moindre découverte, l’emballement des premières amours au plus petit regard échangé, un air du temps incroyablement beau, et lumineux, suspendu et permanent .

Et pas un rond, lait Gloria et Nescafé, et une baguette pour le soir. Le paquet de Gitanes quotidien, merci les copains. J’ en avais un, de copain, qui me faisait travailler, dès qu’il le pouvait,  sur des tournages télé. Des fois, on allait à la station régionale du « NoooooooOOOOôôôôrd », à Lille. J’y reviendrai plus tard.

Et là, un monteur de films nous fit entendre un tout nouveau groupe :

Bien sûr, tout le monde s’en souvient de cette chanson, et d’ America. Au départ un anglais et deux américains vivant à Londres, en pleine explosion musicale populaire. Le gars, au milieu du trio, celui qui fait le break de guitare à la mi-temps de la chanson, c’est Dan Peek, venu de Californie. Il lâchera le groupe très tôt (en 78). Il vient de nous lâcher, ce 24 Juillet, à 60 balais.

Le voici dans sa chanson fétiche, Lonely people

Ces p’tits gars avaient sûrement un modèle en folk, Neil Young, qui nous avait vraiment scotché avec son album Harvest

Donc j’allais dans l’ch’nord, grâce à mon ami Pavaux, faire des trucs comme ça à la même époque

Hélas, un jour, en 96, il a pris le mauvais avion (le TWA800), qui explosa en vol près de Long Island, en quittant JFK.

C’est pour les mêmes émissions que j’ai rencontré un sacré bonhomme, comme je les aime, doué lui-aussi que c’est pas possible !

En ce temps-là, fallait garder les oreilles grandes ouvertes, car ça fusait de partout, et dans tous les genres. Bon, c’est dimanche … et c’est juste l’ébauche de ma petite série d’articles.

Alors pour finir cet hommage à America, voilà la version originale du disque sur des images……… si ça ne vous touche pas, alors c’est quandqu’onvaoù…..

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Written by randal

31 juillet 2011 à 16 h 40 min

7 Réponses

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  1. Merci Randal! Pur moment de plaisir avec ce vent de liberté qui souffle entre le petit garçon et son cheval! Et puis c’est toute la musique que j’aime !

    ramdas2

    31 juillet 2011 at 19 h 29 min

  2. ce mélange de nostalgie pour un temps où, quoi, où tout était possible, même le plus fou et le plus beau, les rêves à portée de main, et toute cette musique qui allait avec, et puis ce dernier film qui cristallise cette nostalgie, avec cette chanson absolument géniale, ce gosse et ce cheval, l’océan, le soleil, le sable, rien d’autre, une sorte de début du monde, de paradis…… pffff, c’est pas toucher ça, c’est bouleverser. il y a eu à cette époque-là quelque chose de miraculeux, qu’on a toutes et tous plus ou moins vécu, je me sens redevable, et tricotée par ces gens, ces artistes, chanteurs, écrivains, réalisateurs, et je me sens tellement désolée de constater qu’à un certain moment, je sais pas quand, comment, où, soudain, c’était plus là, ça m’avait échappé des mains, n’en restaient que les chansons et une manière d’être, de penser.

    zozefine

    31 juillet 2011 at 19 h 33 min

  3. Merci Randal…(ouais pas original le comm mais sincère).

    mebahel5

    1 août 2011 at 9 h 20 min

  4. Un énorme tube que ce « Horse with no name », même si le groupe n’a pas beaucoup fait parler de lui par la suite, il a fait des disques jusqu’à récemment.
    Quant à Marcel Dadi, c’est grâce à lui que j’ai appris mes premiers accords.
    Merci pour ce billet musical.

    alainbu

    1 août 2011 at 9 h 50 min

  5. Neil Young, mes oreilles et mes yeux l’ont découvert sur l’écran d’un cinéma qui projetait Woodstock (ce devait donc être début 70’s). La magie des voix et de la pulsation du groupe Crosby, Stills, Nash and Young.

    Dick Annegarn ? le grand Dick ! Vu à Créteil en concert. « De ce spectacle ici sur Terre » … même que j’avais le vinyl … et que l’un de mes frangins me l’a « piqué ».

    http://www.musikafrance.com/new/pages/album1.php?idalbum=72

    julesansjim

    12 août 2011 at 16 h 25 min

    • Hé hé, c’est marrant comme la mémoire peut jouer des tours.
      Il y a un bon moment, j’aurais juré moi aussi avoir vu CSN&Y dans le film sur Woodstock, j’étais même à deux doigts d’en faire le pari avec un pote.
      En fait Neil Young était bien à Woodstock où il avait rejoint les trois autres pour quelques morceaux seulement, mais il a refusé d’être filmé 😉
      Il figure par contre sur le disque d’où sans doute la confusion.

      alainbu

      12 août 2011 at 17 h 58 min

      • Argh ! j’ai eu un léger doute au moment de poster en voyant que le nom de Young ne figurait pas avec les 3 autres sous la vidéo. C’est pas la mémoire qui flanche, à mon avis, c’est juste que je suis resté ébloui par cette séquence d’anthologie ! (en plus ils se sont produit de nuit, alors hein !

        😉

        Et pis tu l’as vu toi en concert le Dick ? non ? bon alors pouêt pouêt le sudiste d’abord !

        😉

        julesansjim

        12 août 2011 at 20 h 16 min


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