LES VREGENS

L’odyssée de Zozéfine

with 5 comments

Celle d’Ulysse

I have a dream…

C’est l’histoire de mon amie grecque. Elle est partie hier matin, pour retourner loin, là-bas, sur son île. En laissant un grand vide.

Celle de Zozéfine


Cahors – Montpellier – Aix-en-Provence – Gap – Turin – Venise… Puis le ferry (30 heures) jusqu’à Patras…

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment de la connaître depuis toujours. Comme si elle était ma p’tite soeur choisie.


Elle est restée à la maison pendant dix jours, on a refait le monde, on a picolé, on a mangé, on a rigolé (elle m’a même crachouillé dessus en pouffant la bouche pleine, cette espèce d’espèce …!) on a regardé des conneries à la télé (elle a même supporté une soirée entière de Plus belle la vie, c’est dire…)

Et dimanche, c’est notre Zulézim (et sa douce, qui l’est vraiment, douce …) qui est venu passer la journée avec nous…


J’vous dis pas la fiesta, il manquait plus que nos musicos préférés…

Le pied, j’vous dis. Et le mieux, c’est que ce soir, ben il revient, notre Zules, pour un apéro dinatoire sur la terrasse face à la vallée.

Mais après tout, z’aviez qu’à venir…

Avec Zozounette, on a regardé les mésanges becqueter les graines de tournesol…




Elle a emmené les chiens en balade, même mon vieux Titi a retrouvé une nouvelle jeunesse, dis-donc..  Il suffisait qu’il entende sa voix : « Promener ? »

Avant …

Après…

On n’était pas tout le temps ensemble, parce qu’elle est drôlement indépendante, la p’tite, hein. Le feu au gnaf, comme on dit chez nous. Envie d’aller voir une belle église, un village médiéval, une forêt de chataigniers… (pas grave, quand on a fait quatre mille bornes, on peut bien en faire cinquante de plus…) et hop, la voilà r’partie…

Elle connaît mieux le coin que moi, du coup…

Mais ça ne fait rien, même si on était pas les uns sur les autres tout le temps, elle était là quand même, des fois, on avait même pas besoin de se parler pour savoir qu’on pensait sur la même ligne d’horizon. Je sentais l’odeur de son essence de lavande, du café préparé sur le camping-gaz (parce qu’on est rustique ou on ne l’est pas)…

La complicité, ça s’appelle.

Bref.

Donc, c’est l’histoire de mon amie grecque. Elle vit là  :


C’est beau, n’est-ce pas ?

Sauf que. Seule, ce n’est pas si facile. D’être une femme libérée, comme disait l’autre. Partie, parce que là-bas, tout était neuf, tout était sauvage… Mais bon, 80 km2, on en a vite fait le tour, évidemment.

Parce que. Sa famille est ici, tout près. Sa « vraie » famille, parents, amis. Mais aussi, et pas la moins importante, celle des vrais gens, même si quelques uns d’entre nous sont belges ou britiches … Alors, forcément. Et pis moi, elle me manque. J’aimerais qu’elle soit plus près. Qu’on puisse se marrer plus souvent. Qu’on pleure ensemble en écoutant de la musique ou en regardant un film… C’est mon vieux fantasme de communauté tarnacienne, sans doute…

Et puis, quand on fait un tel retour aux sources, un tel voyage, il faut que ça serve à quelque chose, merde !  L’idée, c’est que notre Zozéfine revienne au bercail, pour de bon.

Il faudra lui trouver un nid, dans le coin. Une maison, avec beaucoup, beaucoup de terrain autour, isolée, dans la forêt ou dans les prés. Et si possible un peu des deux.

Belle comme ça …

Mais ce ne sera pas le plus difficile …

Car les enfants de Zozéfine ne comptent pas pour du beurre. Et c’est une famille nombreuse. Et elle les aime, la bougresse.

Je la comprends, je ne les ai vus qu’en photo ou en vidéo, mais je les aime aussi. Comme quoi, on ne se refait pas. Alors, d’aucuns lui ont dit : « Tu en choisis cinq… » Mais vous feriez comment, vous ? Et comment résister à ça ?

Kéti côté pile

Et côté face…

Celui-là, c’est Zozéfine, et c’est un garçon. Parfaitement. Nanmého.

Je ne connais pas tous leurs noms…

mais celui-là, c’est Jean-Gérard, avouez que je n’aurais pas pu inventer un nom pareil…

La belle Zoé

Emilie, la sauvageonne

Le chat lavabo …

L’intello de la famille…

Bisounours, le bien nommé

Suziiiiiiiiiiiiii

Et quelques copains…

Bref, ce sera tout le monde ou personne.

Réglementation, transport des animaux dans les meilleures conditions possibles, sur deux mille cinq cent kilomètres … Imaginez le tableau.

Alors, si vous avez une idée… Une assoce qui pourrait organiser, un transporteur … Une baguette magique… Et beaucoup d’amitié à donner.

Voilà, à son retour, notre amie vous en racontera encore, j’imagine…

Pour le moment, elle est sur la route.

Alors, on se le fait quand, ce nouveau Tarnac, hein ?

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Written by Gavroche

29 septembre 2011 à 10 h 09 min

5 Réponses

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  1. Ah merci ! Superbes récit et photos, merci vous deux !
    Dommage qu’elle ne puisse de nouveau faire halte à Montpel…
    Tiens, marrant, elle va peut-être croiser la Compu sur la route 😉

    alainbu

    29 septembre 2011 at 11 h 32 min

  2. C’est vrai que c’est une sacrée nana, not’ Zozé…
    Pis merci pour les photos… et de savoir que Titi, mon p’tit préféré, a gambadé pendant que je traînais la patte, ça me fait plaisir ;o)

    clomani

    29 septembre 2011 at 12 h 10 min

  3. Quand je serai grand je veux être chat.

    asinuserectus

    30 septembre 2011 at 15 h 37 min

    • Moi je le suis déjà ! t’as pas vu mon avatar peut-être ?

      😉

      NB à Gavroche : super billet ! j’ai la pression là d’un seul coup ! mais j’vais l’faire ce billet… j’vais l’faire …

      julesansjim

      2 octobre 2011 at 10 h 48 min

  4. ma gavrochounette, ça n’aurait pas pu être plus joli et tendre… j’ai déjà avalé la confiture de reine-claude, après avoir donné le nième biberon de la journée aux 2 petits nouveaux trouvés au milieu de la route principale, 5′ montre en main après le débarquement du ferry… j’en aurais presque ri ! et puis ce soir, j’en ai trouvé 5 autres encore plus petits, ceux-là avec maman… un refuge à moi toute seule comme tu dis. que tout mon petit monde serait heureux dans cette belle maison lotoise ! et vu la grandeur, il y aurait même la place pour quelques bipèdes…

    pour résumer ces 7000 kms, je suis passée par la macédoine, restée 3 jours au kosovo, 3 jours en albanie, ensuite passée en ferry de durrës en albanie à ancône, remontée infernale en un coup ancône-montpellier (en passant par pas loin de padoue…), alain (salut ! désolée, c’était impossible de passer vous embrasser !) m’a accueillie mais plus exactement m’a ramassé en bouts exténués, pour me remettre le lendemain sur le bon chemin, ensuite droit vers le lot, le paradis pour une fille des bois, une sylvie des sylves, et ensuite retour comme gavroche dit. j’essaierai de raconter de mon point de vue en essayant de pas être trop chiante, et de vous éviter la soirée diapos…

    zozefine

    3 octobre 2011 at 22 h 22 min


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