LES VREGENS

Les Neiges du Kilimandjaro

with 18 comments

Ce mardi matin 22 novembre la journée avait très mal commencé: apprendre la disparition d’une figure telle que Danielle Mitterrand ça vous brouille l’horizon d’une brume grisâtre pour quelques temps.

Mais nous avions envisagé d’aller voir le dernier Guédiguian, ce que nous avons fait. Et nous nous réjouissons encore de cette décision tant ce film nous a fait du bien. Les « Guédiguian » on les a quasiment tous vus et, comble de bonheur, nous avons même eu l’insigne honneur d’avoir dans notre école maternelle le petit-fils de Jacques Boudet, un acteur récurrent du réalisateur marseillais ! Cette fois il n’est pas de la partie et Pascale Roberts non plus. Mais je m’égare.

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"Elles te feront un blanc manteau..."

Cette dernière livraison, « Les Neiges du Kilimandjaro », c’est du grand Guédiguian. S’il nous a fait du bien c’est avant tout parce que nous l’avons reçu comme un message d’amour. Un film d’amour et de partage sur fond de crise sociale. Les deux protagonistes principaux, Michel et Marie-Claire, s’aiment profondément, durablement. Leur amour les rend si forts et si bons qu’ils semblent capables d’aimer la terre entière ! Et lorsque le drame survient, brutal, soudain, sidérant, après une longue phase où l’un après l’autre ils perdent leurs repères, ils finiront par prendre les bonnes décisions et sortiront « par le haut » de ce qui semblait être un cauchemar inoubliable et un problème sans issue acceptable pour eux.

Je m’en voudrais de trop en dévoiler du scénario, qui emprunte à la fois à la chronique sociale et à l’intrigue policière, un peu à la manière du regretté Jean-Claude Izzo.

Je me contenterai donc de donner un avant-goût de ce qui attend le spectateur éventuel, à partir de mon propre ressenti.

Dans sa dernière contribution,  l’amie Gavroche pose une question pertinente et douloureuse quand on est de gauche : « Pourquoi les pauvres votent-ils à droite ? » demande-t-elle. Robert Guédiguian en pose une toute aussi pertinente mais carrément cruelle : « Pourquoi des pauvres en viennent-ils à voler d’autres pauvres ? » Face au désarroi de Michel et Marie-Claire, face à la colère de leurs proches et des amis, on ne peut qu’être profondément émus. Mais il me semble que le but recherché par le réalisateur n’est pas de nous émouvoir, il s’agit surtout de nous faire réfléchir. « Les Neiges du Kilimandjaro » nous parle de déclassement, du travail de sape et de fracture sociale qu’opère insidieusement la mondialisation dans de multiples secteurs (l’économie, l’industrie, la finance mais aussi nos modes de vie) depuis trop longtemps. Comme si, après avoir installé la division du travail, observé le profit qu’en tiraient les nantis sur le dos des plus pauvres, il fallait désormais étendre le processus à la planète entière sous le mot d’ordre meurtrier et cynique : « Divisons pour régner ! »

Diviser pour régner

Et c’est là qu’opère la magie de Guédiguian le conteur, Guédiguian l’Enchanteur, Guédiguian le Sage. Sans jamais se poser en donneur de leçons où en moralisateur, il propose une alternative qui aura pour conséquence de bonifier tout le monde et, peut-être même pourrait  nous sauver tous , si nous étions capable de l’appliquer en vraie grandeur.

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A l’origine de ce film, il y a le poème des « Pauvres gens » dans la Légende des Siècles de Victor Hugo ; à travers certains dialogues, l’ombre bienveillante de Jean Jaurès veille, et en sortant de la salle, tout en essuyant furtivement une larme, on peut se demander si Robert Guédiguian n’aurait pas pensé à Orwell et peut-être aussi à Michéa, en écrivant son scénario.

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Pour ceux qui ne pourront le voir ou le visionner que dans très longtemps, voici deux cadeaux-bonus :

– un entretien-vidéo (de 21′) accordé à télérama (lors du dernier festival de Cannes) par Jean-Pierre Darroussin

– un long entretien (encore télérama ! pardon !) très récent de Robert Guédiguian, bourré d’optimisme !

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Written by Juléjim

23 novembre 2011 à 17 h 18 min

18 Réponses

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  1. Je me tâtais … mais si Guédiguian s’est inspiré d’Izzo (entre autres) alors là, je vais me tremper aveuglément dans cette bouillabaisse marseillaise ;o))…
    Je voulais aller voir le film tiré du bouquin d’E. Carrère sur cette histoire de deux petits juges (j’ai lu le bouquin) mais voilà qu’il n’est déjà plus joué qu’à 18h 30 ! Saint Naze, c’est naze cinématographiquement parlant !!!

    clomani

    23 novembre 2011 at 18 h 59 min

  2. Euh, pardon, lu trop vite : pas inspiré d’Izzo… mais à la manière de… pas pareil ! Mais tout aussi intéressant.

    clomani

    23 novembre 2011 at 19 h 00 min

  3. J’avais bien envie d’aller voir ça… Et j’irai, sans doute.

    Mais Guédiguian… Il est sorti de mon cœur il y a longtemps. En 2000, exactement.

    Je vous avais parlé l’an dernier, du petit Péiou de Marseille qu’on a tenté de faire taire. C’était l’ami Paul Carpita. https://cafemusique.wordpress.com/2010/10/08/paul-carpita-ou-le-petit-poisson-quon-a-tente-de-faire-taire/

    Nous l’avions accompagné, l’été 2000, à Millau. C’était le grand rassemblement de tous les vrais gens de gauche, à l’occasion du procès de José Bové et des copains, qui avaient « cassé le Mac Do » de Millau. Paul voulait y filmer des scènes de manifs pour son dernier film, les « Homards de l’utopie », qui était en cours de tournage…

    Il y avait plein de stands, de la LCR jusqu’à la Conf’, évidemment. Et une ambiance bon enfant et festive…
    On avait créché dans un gîte prêté par la Conf’, et là aussi, on s’était bien marré…

    Et puis, on a croisé Guédiguian et sa cour dans la ville, ils étaient là, invités dans un festival de cinoche. Et Guédiguian a purement et simplement ignoré Paul… Et l’a regardé de haut… Lui qui ne serait sans doute pas ce qu’il est si Paul n’avait pas fait de films avant lui. Et quels films !

    Les acteurs (notamment Guy Belaïdi, qui jouait Mouloud dans les Sables Mouvants) étaient outrés, et en colère… Guy voulait même aller lui casser la gueule. Et Paul était blessé, même si comme toujours, il avait le sourire … Le sourire d’un gamin taquin.

    Bref, Guédiguian est devenu un bourgeois, un parisien, qui parle du peuple, mais qui l’a oublié, au fond.

    Quant à Jean-Claude Izzo, pardon, Jules, c’est mon frère au profond, certes il était marseillais, mais ses livres, ses histoires sont universelles. Et ce n’est pas parce que les histoires de l’un et de l’autre se passent à Marseille qu’ils se ressemblent. Jean-Claude Izzo était un homme simple et gentil.

    Les films de Guédiguian sont pas mal, mais lui, ce n’est pas mon frère. Voilà.

    Gavroche

    23 novembre 2011 at 19 h 32 min

    • Pardon mais je ne pense pas avoir insulté la mémoire de Jean-Claude Izzo en écrivant ceci :
      « Je m’en voudrais de trop en dévoiler du scénario, qui emprunte à la fois à la chronique sociale et à l’intrigue policière, un peu à la manière du regretté Jean-Claude Izzo. »

      « un peu à la manière de  » c’est encore trop pour toi ?

      Quant à Guédiguian je ne le connais pas personnellement ; j’ai compris qu’il avait une bande, pas une « cour ». Quand je l’écoute ou que je lis ses itw je n’ai encore jamais eu l’impression qu’il se prenait pour le roi.
      Je pense que si tu lui posais en face à face la question : »Es-tu devenu un bourgeois ? » il pourrait te répondre « Oui, c’est vrai, comme tous ceux qui ont réussi professionnellement. Dois-je m’en excuser ? »

      Ensuite « Parisien ? » « C’est une insulte ou c’est interdit quand on est marseillais de s’installer à Paris ? »

      Enfin, sur ses origines ouvrières, je ne sais pas si sa réussite les lui a fait oublier, je constate simplement qu’à travers ses films il parle plutôt intelligemment du peuple. Il a adhéré au Parti de Gauche dès 2008 et soutient Mélenchon.

      Conclusion : si ce n’est pas pour moi un « frère de sang » c’est au moins un frère de lutte et c’est déjà pas mal (*) Toi, tu es ma sœur, même quand tu es grognon et que tu me gâches un peu mon plaisir avec tes remarques gravées au burin en acier trempé.

      (*) en plus, son 2e prénom c’est Jules alors …

      😉

      julesansjim

      23 novembre 2011 at 22 h 13 min

      • Ce n’était pas une critique, ni du film, que ne n’ai pas vu, ni de ton article, qui venait du cœur. Juste une précision sur l’homme Guédiguian, qui ce jour là, m’a vraiment beaucoup déçu. Là, le roi était nu. Et dans sa vérité personnelle… Ce jour là, il est tombé de son piédestal…

        Que veut dire « j’ai réussi professionnellement » dans notre monde, hein ?

        Et j’aurais donc dû être plus claire : bourgeois, dans le sens installé, et parisien dans le sens bien en cour. Carpita, lui, vivait pas loin de chez moi, à Marseille, dans un quartier popu (les fameux quartiers Nord) au milieu des siens.

        Marseille est à la mode. Et Guédiguian aussi. Aujourd’hui, outre ses acteurs fétiches, dont certains ne sont pas pros, comme Gérard Meylan, il tourne avec des « fils de », comme Adrien Jolivet et Grégoire Leprince-Ringuet.

        Un de ces jours, je vous écrirai un papier sur la Marseille d’avant. Et sur ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Quand on lit Izzo, toute cette tristesse est dedans. Pas étonnant que Montale se laisse mourir… Ni que le crabe ait fini par avoir la peau de Jean-Claude.

        Et désolée de t’avoir gâché le plaisir, ce n’était vraiment pas le but.

        Gavroche

        24 novembre 2011 at 9 h 35 min

  4. Superbe interview de Darroussin, merci!

    florence

    24 novembre 2011 at 9 h 55 min

  5. Gavrochounette, je viens de relire ta longue et émouvante évocation de ce merveilleux homme qu’était à l’évidence Paul Carpita. Encore une fois je ne connais pas l’homme qu’est Guédiguian, juste un peu le réalisateur à travers ses films. Je ne le défendrai pas mais quand je lis la bio de ce fils d’ouvrier docker arménien, né de mère allemande, je me dis qu’il y avait sans doute un fort contentieux entre les deux hommes, soit professionnel, soit autre, pour expliquer ce qui s’est passé à Millau.
    Je comprends ta déception. Moi-même qui n’y étais pas, j’en subis aujourd’hui le contrecoup. J’aimerais savoir si Guédiguian ou Carpita se sont expliqués déjà quelque part sur leur différent et leur possible rivalité. Et si Guédiguian ne l’a jamais fait, il serait bien qu’il le fasse. J’ai un peu cherché en associant leurs deux noms dans ma requête mais rien de tangible. A part tes propres écrits. Il me paraît pourtant clairement établi que Guédiguian est un héritier de Carpita. Je n’arrive pas à croire que cet homme intelligent et humain n’assume pas ça.

    julesansjim

    24 novembre 2011 at 10 h 22 min

    • Tu vois, c’est justement parce que les films de Guédiguian sont ce qu’ils sont, que cette attitude m’a rendue triste et amère. Il faut voir « A la vie à la mort », avec la merveilleuse Pascale Roberts (bien avant « Marius et Jeannette ») …

      Je ne crois pas qu’il y avait un contentieux ou une rivalité. Paul n’en a jamais parlé, et ce n’était pas dans sa nature. Je crois que c’était juste une espèce de mépris, ou de condescendance, pour quelqu’un qui n’avait pas aussi bien « réussi ». C’est du moins le sentiment que j’ai (que nous avons) eu.

      Je sais que Ken Loach était un grand admirateur du travail de Carpita, il a préfacé le livre « Paul Carpita, cinéaste franc-tireur », et quand Paul nous a quittés, il a déclaré :

      « Paul Carpita travaillait d’une manière très personnelle, en partant du matériau brut. Paul Carpita était à l’avant-garde. Qui sait quelle influence son film aurait pu avoir sur le cinéma français ? Depuis l’interdiction de son oeuvre, Paul Carpita a mené une vie modeste. Preuve ultime, si nécessaire, de son intégrité. Il est temps que nous le reconnaissions enfin comme un héros. »

      Gavroche

      24 novembre 2011 at 11 h 25 min

      • C’est vrai que ça vaudrait le coup de savoir pourquoi Guédiguian a snobé Carpita.
        Des gens qui ont vu leurs chevilles enfler j’en ai connus, il y en a des tas, mais de là à ignorer totalement quelqu’un il y a une marge.
        Je suis fan des deux cinéastes, au passage.

        alainbu

        24 novembre 2011 at 15 h 44 min

      • « Je ne crois pas qu’il y avait un contentieux ou une rivalité. Paul n’en a jamais parlé, et ce n’était pas dans sa nature. Je crois que c’était juste une espèce de mépris, ou de condescendance, pour quelqu’un qui n’avait pas aussi bien « réussi ». C’est du moins le sentiment que j’ai (que nous avons) eu. »

        ************************************
        Si tu as vu juste alors c’est en effet vraiment pitoyable. Mais Alain a raison, la réussite fait gonfler souvent les chevilles et les egos. Et l’on oublie d’où l’on vient…

        😦

        Edit+ du 25/11 : ah ben tiens je me fais un peu mousser en vous signalant le billet de Laurent Delmas (fr. inter) qui compare Guédiguian à … Renoir ! Rien que ça !

        http://www.franceinter.fr/blog-le-blog-de-laurent-delmas-le-nouveau-guediguian-est-arrive-et-c-est-un-grand-cru

        julesansjim

        24 novembre 2011 at 15 h 59 min

  6. Eh bien, c’est ça … du peu que je sais de l’histoire du cinéma, spécialement français. L’ancêtre du film de fiction social, le modèle dirai-je, c’est « Toni » de Jean Renoir. Et ça parle déjà de travailleurs émigrés, et italiens, et en Provence … Allez-y voir, c’est un chef-d’oeuvre, si vous ne l’avez pas vu. Je crois savoir que le film ne fut pas très apprécié de la coterie du cinéma parisien : qu’est-ce que ce « fils de… » et de quel père ! , bourgeois ET parisien pouvait bien connaître du monde prolétaire . Pourtant, il est bon de rappeler que Renoir ne fit que rarement des films « conventionnels ». On lui reprochait le côté foutraque de ses mises-en-scène, de ces plans tournés dans l’urgence, à l’instinct. Parfois la caméra était portée, et fallait voir les engins que c’était !
    Et puis, notons de qui on parle, là : Carpita, Izzo, Guédiguian, j’y ajoute Allio. Tous des fils d’ émigrés. Toutes leurs créations doivent à « Toni ». Un cinéma du ressenti, de la lumière, du toucher, des saveurs, des odeurs même. Le cinéma est né à La Ciotat, le cinéma social et libre de ses mouvement est né en Provence.
    Et la nouvelle vague (qui s’est privée de Carpita) est née – après « Toni » – du film « Le rendez-vous des quais ». Après, les enfants d’André Bazin et des « Cahiers du cinéma » purent faire un cinéma nouveau, repris et reconnu par tous les cinéastes, y compris étatsuniens.
    J’étais à Millau, et j’ai entendu Guédiguian, enfin reconnu par ses pairs « du milieu » grâce au succès de « Marius et Jeannette », ne pas souhaiter rencontrer Carpita. Oui, déception, non du cinéaste qu’il est à l’évidence, mais justement – étant donné son oeuvre – de ne pas avoir l’attitude humaine correspondante.
    Je sais que Paul en fut, au fond de lui, profondément blessé.
    C’est juste pour ça qu’on peut en vouloir à Guédiguian (qui doit d’ailleurs totalement ignorer la chose…) .
    C’est de ce moment que le financement de ses films ne fut plus un problème.
    A Paris, près du manche… 🙂

    randal

    27 novembre 2011 at 15 h 31 min

    • j’ ajoute juste que l’assistant de Renoir sur « Toni » était Visconti, aristo ET communiste, très proche de Rossellini : tout le néo-réalisme italien à venir s’est bien nourri de …….. Jean Renoir.
      On est en bonne compagnie, n’est-ce pas ?

      randal

      27 novembre 2011 at 16 h 59 min

    • Merci Randal pour ce riche commentaire qui vient bonifier mon billet. Ton point de vue sur la non-rencontre Carpita/Guédiguian est précieuse aussi ; il attise notre désir d’en savoir plus sur ce ratage : Monsieur Guédiguian, expliquez-nous, ça ne colle pas !

      julesansjim

      27 novembre 2011 at 21 h 02 min

  7. Le plus drôle, c’est que dans cet interview :

    http://www.regards.fr/resistances/soyons-intolerants-avec-le-racisme

    parlant des dérapages raciste de Lars Von Trier au dernier festival de Cannes, déclare :

    « La déclaration de Lars Von Trier à Cannes est intolérable. J’ai été ulcéré que personne ne quitte la conférence de presse. Je n’ai aucune tolérance, aucun humour en ce qui concerne ses propos. Je n’irai pas voir son film, Melancholia, quelque qualité qu’il ait. La distinction entre l’homme et l’artiste ne tient pas. »

    Gavroche

    27 novembre 2011 at 18 h 36 min

    • Il y a un autre passage de l’itw qui est… savoureux (même si ça me fait mal d’employer ce mot) c’est lorsque Guédiguian évoque le conflit générationnel :

      « Mon prochain film, Les neiges du Kilimandjaro, traite de cette question-là, de la fracture au sein de la classe populaire, fracture générationnelle, celle qui oppose le jeune homme joué par Grégoire Leprince-Ringuet au couple interprété par Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin. »

      On a envie de lui dire : « Eh jeune homme ! et Paul Carpita il te fait rien alors à toi il te fait rien ? »

      🙂

      julesansjim

      27 novembre 2011 at 21 h 05 min

  8. Un fin connaisseur de ces lieux entre autres, m’a fait parvenir un texte où Jean-Claude Michéa tient des propos très intéressants sur l’état de la gauche (et de la droite) en France, à partir de son dernier livre « Le complexe d’Orphée ».

    C’est par ici :

    http://www.montpellier-journal.fr/2012/01/michea-%C2%AB-arriver-a-reconstruire-un-front-commun-entre-les-gens-ordinaires-%C2%BB-33.html

    julesansjim

    10 janvier 2012 at 16 h 54 min

  9. ah ben tiens, je reviens poser un commentaire en ces lieux aujourd’hui désertés, because j’ai enfin vu ce film. Et frérot, je suis parfaitement d’accord avec ton billet.
    C’est du très bon Guédiguian.
    Et ça sent le Carpita à plein nez, surtout au début je trouve.
    Je mettrais un bémol toutefois, je ne parlerai pas de la chanson qui donne son titre, mais franchement, Many rivers to cross version Joe Cocker, ça craint mince ;-))

    alainbu

    27 mai 2012 at 22 h 29 min


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