LES VREGENS

Eh Manu ! fais pas ton intello steuplait !

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Parmi les nombreuses injustices qui me révoltent en ce bas monde , il y en a une qui me vrille depuis longtemps l’estomac : l’infériorité du manuel par rapport à l’intellectuel. Ce préjugé, purement idéologique, a de multiples conséquences néfastes sur les individus dans quasiment tous les domaines : l’éducation, la formation scolaire et professionnelle, l’orientation professionnelle, la carrière et les promotions professionnelles, l’estime de soi et bien entendu l’échelle des salaires. Cette discrimination perdure au-delà de la retraite ; et si l’on est une femme, c’est la double peine !

J’ai beaucoup pensé à cette aberration, durant ma carrière d’enseignant et de formateur, en essayant de lutter à contre-courant des idées reçues ; plusieurs exemples dans mon entourage familial et parmi mes amis m’ont chaque fois mis en colère !

Mon plus jeune frère a quitté le système scolaire en fin de seconde ; il aurait aimé faire de l’électro -mécanique, mais ses professeurs et le conseiller d’orientation avaient d’autres projets pour lui. Résultat, il a jeté l’éponge à 16 ans, monté et démonté sa moto, fait l’arpète dans plusieurs garages (et le pilote de karting le week-end pour se détendre), puis il a découvert le travail du bois et la restauration de meubles anciens grâce à un beau-père brocanteur… Quelques années plus tard, il travaillait les bois précieux sur des paquebots de croisière. Il est aujourd’hui l’un des cuisinistes les plus recherchés de Loire-Atlantique.

Le Queen Mary 2 en cale sèche à St Nazaire

Mon pote Manu, lui, c’est à 14 ans qu’il a quitté l’école. Fils d’immigré basque espagnol, une farouche envie de vivre et un fort caractère rebelle. J’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi doué pour apprendre ! L’autodidacte dans toute sa splendeur ! La sérigraphie d’abord, chez un imprimeur, mais aussi la maçonnerie, la menuiserie, l’électricité, la mécanique auto, ce type savait tout faire ! Lorsque son parcours professionnel a croisé un ordinateur il ne lui a pas fallu plus de six mois pour mettre tout le stock dont il avait la maintenance sous fichier Excel avec macros à la clé  et procédures de facturation automatisées. Son dernier métier fut régisseur d’un ensemble instrumental classique , avant que le crabe ne le mette définitivement à la porte. Il avait 52 ans.

l'ensemble instrumental ars nova

           Je pourrais citer d’autres exemples tout aussi édifiants. Tout le monde peut le faire.

Je ne suis pas non plus le seul à crier au scandale. Certains font même des colères très « politiques » ! Ainsi l’auteur de ce blog  qui analyse d’un point de vue marxiste ce qu’il considère être une contradiction majeure du système capitaliste et de l’idéologie bourgeoise :

« La plupart des systèmes scolaires dans les pays occidentaux tentent de creuser la contradiction entre le travail manuel et de travail intellectuel. En effet dans les sociétés capitalistes avancées, le travail manuel est souvent dévalorisé au profit du seul travail intellectuel. Ainsi le travail intellectuel reste souvent du ressort de la bourgeoisie (ou de la petite bourgeoisie) qui ne cesse de se reproduire, au détriment des classes laborieuses souvent destinées au travail manuel de génération en génération. Lorsqu’un enfant venant des classes populaires présente des dispositions particulières pour le travail intellectuel, il est souvent entravé par le système scolaire lui-même, afin de l’empêcher un maximum d’accéder  à une profession intellectuelle. Si toutefois cet enfant y parvient, l’ensemble du système scolaire puis universitaire, tentera de l’affranchir de sa classe d’origine, l’introduisant, en le cooptant, dans une nouvelle classe petite-bourgeoise. Que cela soit sous les lustres de la république, ou dans un bureau au sommet d’une tour vitrée, l’enfant des classes populaires est détourné de ses origines afin de grossir les rangs de la petite bourgeoisie. Le capitalisme ne règle donc pas la contradiction travail intellectuel-travail manuel, puisqu’il tente de nier la contradiction soit en laissant l’ouvrier au sein de son travail manuel, soit en extirpant un individu du travail manuel afin de le placer dans un contexte de travail intellectuel… »

 

Je ne peux qu’abonder dans ce sens-là : l’école est l’instrument privilégié des classes dominantes qui distille dès le plus jeune âge les germes de l’aliénation. Marx et Engels ne s’y étaient pas trompés, qui écrivaient en 1844 dans  « Critique de l’enseignement et de l’éducation » :

« L’école représente donc sous le capitalisme une arme puissante de mystification et de conservation entre les mains de la classe capitaliste. Elle tend à donner aux jeunes une éducation qui les rend loyaux et résignés au système actuel, et les empêche d’en découvrir les contradictions internes.

L’école bourgeoise est un moule qui prépare à l’usine et aux bureaux, un institut de dressage pour le bagne salarié : « L’enfant est limité à un seul travail qui est d’étudier, pâlir sur les rudiments de la grammaire, matin et soir, pendant 10 à 11 mois de l’année. Peut-il manquer de prendre les études en aversion ? C’est de quoi rebuter ceux-là mêmes qui ont l’inclination studieuse. L’enfant a besoin d’aller dans la belle saison travailler aux jardins, aux bois, aux prairies ; il ne doit étudier qu’aux jours de pluie et de morte-saison, et encore doit-il varier ses études… »

Pour que cet état de fait perdure il faut que le système soit bien verrouillé ; parfois je me dis que c’est à la dynamite qu’il faudrait y aller pour le faire sauter une bonne fois pour toutes ! Ce que le système a inventé comme soupape de sécurité c’est la promotion individuelle, c’est-à-dire le droit au mérite grâce à l’égalité des chances. Mais c’est un énorme mensonge et une hypocrisie totale : pour quelques belles exceptions qui ont bien mérité la majorité de ceux qui ont réussi le doivent au capital matériel et culturel dont ils ont hérité par la naissance !

Et les choses ne devraient pas s’arranger avant longtemps, lorsqu’on connaît les difficultés que rencontre de façon récurrente l’enseignement public professionnel. Le 12 décembre dernier, Claude Lelièvre, éminent historien de l’éducation, intitulait son dernier billet sur son blog hébergé sur Mediapart : « L’enseignement public professionnel à la casse ? » :

« La quasi totalité des syndicats de ce secteur vient de dénoncer dans un communiqué commun «la casse organisée de l’enseignement professionnel sous statut scolaire». Et l’intersyndicale CGT Educ’action, Snuep-FSU, Snetap-FSU, Sud Education, Sncl-FAEN, Se-UNSA, Snetaa-FO, Sgen-Cfdt « exige que soit réaffirmée la priorité à un enseignement public, initial, laïque et sous statut scolaire». L’intersyndicale s’oppose « à la priorité politique affichée de développer exclusivement l’apprentissage » et « à une mixité contrainte des publics et des parcours, ainsi qu’à tout transfert des compétences de l’Etat en matière de diplômes nationaux, de programmes et de conditions de recrutement des personnels de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire vers les régions ». L’intersyndicale souligne que les objectifs que se sont fixés l’Etat et les régions en matière de formation par apprentissage « ne sont pas atteints », et elle déplore les nombreuses difficultés persistantes : «  difficultés tant structurelles que conjoncturelles à trouver un employeur ; discriminations sexuelle, sociale, raciste, ruptures de contrat, etc… ». »

 *****************

            L’alternative à la promotion individuelle existe bel et bien, ça s’appelle la promotion collective. Mais pour qu’elle fonctionne et produise ses plus beaux fruits il faut tout changer en profondeur. Pour le dire vite, cette philosophie de la promotion collective devrait irriguer de part en part une école polytechnique pour tous et toutes !

Les quelques réalisations dont on peut faire état à ce jour montrent à la fois que ce n’est pas une utopie pour tout le monde  mais que le passage de la marginalité ou de l’expérimentation à une généralisation en vraie grandeur reste un chantier en perpétuel devenir.

… Quand ce n’est pas un retour en arrière que l’on peut clairement redouter. Voici la conclusion du billet de Claude Lelièvre à propos de l’enseignement professionnel  :

« On peut noter que, selon un récent colloque international  pluridisciplinaire tenu à Albi début décembre ( « L’apprentissage : vecteur d’insertion et égalité des chances ? Ce qu’en disent les chercheurs » ), « l’apprentissage n’apparaît pas comme une véritable alternative au milieu scolaire ; mais, au contraire, reproduit les hiérarchies bien plus que l’école ». Selon la sociologue Prisca Kergoat qui a clôturé ce colloque, « les réformes récentes de l’apprentissage ne peuvent être dissociées d’un désengagement de l’Etat et d’une dérégulation. Elles ont contribué à segmenter les formations d’apprentis et à dévaloriser les lycées professionnels. Ces politiques n’atteignent pas leurs objectifs proclamés, car elles conduisent à valoriser les publics qui en ont le moins besoin ». Pour finir, la sociologue Prisca Kergoat constate par ailleurs que cette « formation professionnelle est un lieu privilégié pour observer la reproduction des normes de genre, car l’apprentissage s’adosse à des pratiques fortement genrées ». Mais qui s’en soucie vraiment ? »

***************

Voilà ce qui m’occupait l’esprit, ces derniers temps, pendant que je refaisais ma cuisine. Pouvoir compter indifféremment sur l’adresse de ses mains ou la clairvoyance de son cerveau, n’est-ce pas ce que tout individu devrait attendre de sa formation scolaire ?

C’est pourquoi, au terme de ce billet, j’ai une pensée émue et fraternelle pour Pierrot le cuisiniste, Manu le touche à tout, René le menuisier, Nicolas le plombier, Guitou le beauf ronchon,  l’oncle Roger, Philippe de Bergerac, Bob le quercynois… Salut à vous,  rois de la bricole !

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Written by Juléjim

16 décembre 2011 à 22 h 14 min

24 Réponses

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  1. ben et nous alors, humpff t’aurais bien pu rajouter Compu la Piquouze non mais 🙂
    « adresse des mains et clairvoyance du cerveau », je trouve que ce si bel hommage au travail manuel va comme un gant, nylex ou vinyl c’est selon, à toutes mes copines infirmières….
    très joli texte d’un intellectuel toujours pas retraité dont la cuisine, j’en suis sûre, n’aura rien à envier au spécialiste Schmitt…..

    Compunet

    16 décembre 2011 at 22 h 44 min

    • Ouais c’est vrai, ça manque de filles dans ma bande de bricolos ; et tu as raison, les infirmières (comme les sages-femmes ou les dentistes aussi) c’est l’intelligence du cœur, des mains et de l’esprit. Dont acte.
      Le problème, si je t’avais citée, c’est que j’en connais un qui aurait pu se demander d’où est-ce que je connaissais ta « dextérité » ! 😉 Ah ah la bonne excuse comme elle est bonne !

      Pour faire bonne mesure, j’ai rajouté… mon tonton Roger à la liste. Un tourneur-ajusteur hors pair, le tonton, cité « Meilleur ouvrier de France » dans les années 50. Il s’était construit un gigantesque circuit de train électrique qui prenait une bonne partie de son atelier ; imagine l’effet sur un gamin de 6 ans !

      julesansjim

      17 décembre 2011 at 17 h 15 min

  2. Magnifique, t’es bien mon frangin, toi… 🙂

    Et le pire, c’est qu’à l’inverse, le système fait aussi avaler aux pauvres qu’être « intello », c’est ringard…
    Comme le nabot qui disait que pour une postière, c’était pas la peine d’avoir lu la Princesse de Clèves…
    Comme cette pub pour Arte qui disait « Arte ce n’est pas une chaîne intello ».
    Comme si c’était une insulte…

    Parce que oui, un être humain complet se sert de son cerveau et de ses mains.

    Gavroche

    16 décembre 2011 at 22 h 52 min

  3. Justement, je discutais il y a 3 jours avec un copain, prof d’IUT.
    Dans ses classes viennent pour moitié des élèves de bac s et des élèves de bac Pro.
    Il est très agréablement surpris par le niveau de ces derniers qui s’affirment souvent intellectuellement mieux construits, comme si aux autres il manquait la pratique, l’expérience des choses vécues, la mobilisation du corps en plus de celle de la tête pour valider pleinement les apprentissages.

    lenombrildupeuple

    17 décembre 2011 at 10 h 37 min

    • Tous les bacs pros ne sont pas manuels non plus, perso j’ai le bac pro compta, et je suis quasi incapable de planter un clou 😉

      alainbu

      17 décembre 2011 at 10 h 55 min

      • T’en fais pas frérot, j’en connais une qu’est experte en plantage de trucs qui piquent !

        🙂

        julesansjim

        17 décembre 2011 at 17 h 35 min

      • ah ! celle là elle est bonne :-))
        Il va falloir que je vérifie ce qu’elle a l’intention de me planter dans les fesses, le cas échéant.

        alainbu

        17 décembre 2011 at 21 h 25 min

    • @ monNombril :

      Voilà, c’est tout à fait ce que je voulais pointer dans mon texte.
      Si je prends l’exemple de mon propre fils, c’est un super matheux, il est très à l’aise pour appréhender des concepts abstraits, des formules, des équations, des calculs compliqués… Mais il ne faut pas lui demander de poser une étagère ou de monter un meuble Ikéa.

      Lui, pour sentir son corps, il fait du sport. Par contre, il n’est pas du tout « intello » au sens d’être intéressé par la spéculation philosophique ou artistique. Donc peu de lecture, un peu plus de cinéma et uniquement de la musique « mainstream ».

      Il n’a que 21 ans et subit toujours l’influence de son cursus de formation : bac S, prépa, ENS… Ça peut évoluer avec le temps…

      julesansjim

      17 décembre 2011 at 17 h 29 min

  4. bien dit, mon Jules …
    la main est juste le prolongement de la pensée. Et quand celle-ci se pare de merveilleux, on est dans ce que la vie nous offre de meilleur.
    P’êt’ bien qu’un de ces jours, je vous narrerai l’histoire de ce petit gars que sa môman emmenait, le jeudi après-midi, au Jardin des Plantes voir « le voyage dans la lune », « charlot s’évade » ou « les montagnards sont là ». Et c’est sûrement grâce à ça, et avant qu’on ne parle d’ Hugo Cabret, que l’apprenti cheminot …

    … est devenu l’un des (rares) prolos réalisateurs .
    Mais tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes …

    randal

    17 décembre 2011 at 12 h 34 min

  5. @ Randalounet : chouette, une bande de prolos de … outch… 1958 … J’avais un an.
    Comme vous allez sûrement le demander, le Randalounet, c’est çui qui est …. Devinez … hihihi. Y vous dira s’il veut.

    Gavroche

    17 décembre 2011 at 12 h 57 min

    • Allez, je me lance ! Moi j’opte pour le beau gosse à droite qui tient son sac de la main droite aussi. Très à droite ce garçon en fait… à moins qu’il ne soit très à gauche ? si on fait demi- tour. Question de point de vue quoi.

      😉

      julesansjim

      17 décembre 2011 at 17 h 33 min

    • Oh moi, je le vois plutôt au rang d’en haut, en chemise blanche et si ma vue ne me trompe pas, avec déjà la moustache, non ?

      alainbu

      17 décembre 2011 at 21 h 29 min

      • Ou en bas, presque à gauche, à côté du gars à chapeau?

        florence

        17 décembre 2011 at 23 h 30 min

    • hé hé … 1er rang, c’est sûr. Flo tient la corde …

      randal

      18 décembre 2011 at 0 h 48 min

      • Je pense que c’est randal qui porte le chapeau.
        J’ai bon ?

        asinuserectus

        18 décembre 2011 at 9 h 19 min

  6. Florence brûle, et Asinus se plante… C’est marrant, ce jeu…

    Gavroche

    18 décembre 2011 at 10 h 55 min

  7. Alors c’est le fumeur entre le prof et le gars au chapeau. Parce que celui qui a le clope au bec et les pouces dans le ceinturon ça fait trop « p’tit mec » pour ressembler à notre Bob la tendresse non ?

    julesansjim

    18 décembre 2011 at 11 h 35 min

  8. ah ben par élimination on va finir par trouver hein 😉

    alainbu

    18 décembre 2011 at 11 h 57 min

  9. a la gauche du prof ?

    lenombrildupeuple

    18 décembre 2011 at 12 h 00 min

  10. ouais, bon … c’est ce gars-là

    et celui-ci

    et c’est Jules qu’a gagné !

    randal

    18 décembre 2011 at 12 h 35 min

  11. ah bien vu Jules 😉
    c’est vrai que maintenant c’est évident, et avec la guitare et la moustache encore plus.
    Bah t’as pas changé en fait…!

    alainbu

    18 décembre 2011 at 16 h 03 min

  12. mon zuletzim, on finira bien par l’avoir notre discussion ! je te donne un exemple, mon frère. il passe son bac les doigts dans le noze à louis le grand – mais entre temps il a regardé ardéchois coeur fidèle, et notre mère est une « manuelle » (sculpteur). son bac passé. il part dans le lot faire son apprentissage de charpentier, et vraiment une vie dure pour un gosse de 17 ans, et un apprentissage à la très très dure. mon père catastrophé, ma mère enchantée. moi je joue à l’intello en italie, chfaisfilo… argh, quelle conne ! mon frère, son bac, il l’a roté. il y est allé mais il a dit à qui de droit : je le passe mais après vous me foutez la paix. mais comme il a des lettres (et des maths), après il est devenu archéologue. mais ce qu’il aime c’est l’expérimentation – pas la théorie. je me rappelle un gamin dans une classe de cycle en valais. il s’emmerdait à mourir, il voulait devenir bûcheron. il l’est devenu, il sait à peine lire et écrire, il s’en fout, il vit dehors avec les arbres et sa tronçonneuse. radieux. et moi, pendant ce temps-là, j’étais didacticienne, et militait pour… pour rien. j’étais malheureuse pour ces grands gosses, à qui des intellos bien cotés denient la capacité à vivre en société et à comprendre ce qu’il s’y passe parce qu’ils sont quasi illettrés et veulent bosser avec leurs mains, qu’ils ont intelligentes, habiles et compétentes.

    et si l’ignorance intellectuelle était un droit ?

    zozefine

    24 décembre 2011 at 17 h 48 min

    • Je n’ai rien à redire à ton récit. Sauf que j’y perçois comme une volonté d’opposer « manuel » à « intellectuel ». Moi je milite pour qu’on réconcilie les deux processus parce qu’ils interagissent forcément. Quand le « système » sur-valorise les carrières ou les statuts intellectuels au détriment du manuel, c’est injuste, c’est con et ça fait beaucoup de mal. Je crains que si tu inverses les pôles en valorisant le manuel pour nier l’intellectuel ça ne fasse guère avancer le schmilblic, Cigalouloute des îles ?

      😉

      julesansjim

      25 décembre 2011 at 11 h 20 min

      • Ça me fait penser aux maîtres maçons du Moyen Âge qui ont bâti les cathédrales…
        Ou aux architectes égyptiens (ou mayas) qui ont érigé les pyramides… Et qui connaissaient parfaitement l’astronomie. Ou les nombres. Pour des applications concrètes. Reliant ainsi les étoiles à la terre…

        Ces gens étaient-ils des intellos ou des manuels ?

        Gavroche

        25 décembre 2011 at 12 h 13 min


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