LES VREGENS

bougie ou solaire ?

with 42 comments

j’ai des doutes…

une sorte de crispation intérieure, concernant la beauté…

comme une interrogation éthique, une gêne mystique, une béance esthétique

et aussi un certain questionnement environnemental, économique, politique

massacre des toits, donc massacre de l’habitat (même si on peut douter que les maisons merl.n soient à considérer comme habitat d’un point de vue esthétique), pour les « fermes à énergie solaire », beaucoup d’herbicide, d’insecticide, bétonnage assuré, utilisation de matières premières rares, la gorge offerte aux chinois (premiers producteurs mondiaux), en plus destruction radicale et durable des paysages…

et le clair-obscur et la bougie, c’est si beau…

bon, pas pratique pour lire, coudre, éplucher les légumes, jouer au scrabble, mais c’est si joli… et ça fout pas en l’air le paysage – mais maintenant, il faut de la paraffine, donc du pétrole. merde, encore loupé.

Publicités

Written by zozefine

10 janvier 2012 à 10 h 32 min

Publié dans Non classé

42 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. Il existe des bougies au gras végétal! Mais nos ordinateurs marchent très mal au gras végétal.

    frisbee16

    10 janvier 2012 at 10 h 43 min

    • un petit vélo d’appartement pour fourmir la batterie ? pour occuper nos chômeurs à des  » petits jobs de demain » ?
      – tu fais quoi dans la vie ?
      – je suis batterie pour l’ordi de gemp
      – waouh, c’est du 24h/24 ça !
      – oui, mais tu as vu mes mollets ? de l’acier !

      zozefine

      10 janvier 2012 at 10 h 56 min

      • « pour occuper nos chômeurs à des ” petits jobs de demain” ? »

        alainbu

        10 janvier 2012 at 11 h 08 min

  2. Un copain à moi avait suggéré , un jour de délire, de brancher une batterie sur la roue que faisait tourner le petit animal à poil (sais plus lequel) de sa fille ;o)).

    clomani

    10 janvier 2012 at 11 h 00 min

  3. ah dis donc, merci beaucoup alain… alors chers amateurs de trucs déprimants qui font froid dans le dos, je vous conseille vivement ce petit film d’animation…
    oui, clo, enfin, cf le film en lien d’alain…

    zozefine

    10 janvier 2012 at 11 h 40 min

    • Tout savoir sur l’asservissement ! Ce petit film est parlant ! Il m’a fait penser au bouquin « le rêve du Celte » de Vargas Llosa que je suis en train de lire… Le héros du livre est un Irlandais envoyé par les Grands Britons, en Afrique d’abord, observer les faits et gestes des colons belges (Congo) et les tortures qu’ils infligent aux peuplades africaines… puis est envoyé par son gouvernement en Amazonie, pour y faire le même genre d’observations : mauvais traitements infligés par des esclaves, des métis péruviens, aux indigènes qui travaillent à récolter le caoutchouc… et finit par se battre contre l’asservissement de l’Irlande par l’Angleterre (pour raconter son histoire de prison). Pas encore fini.
      Ceci dit, franchement, sur le plan artistique et sur le fond, cette petite animation est une réussite absolue…j’ai beaucoup aimé les feux (rouges/verts), l’ascenseur… et la surprise de la fin quoi…
      Merci Alain

      clomani

      12 janvier 2012 at 17 h 52 min

  4. ce qu’il faut remarquer dans les exemples proposés, c’est qu’une grande partie de la « laideur » procède de l’accumulation. Et du projet même de « centrale ». L’énorme engendre rarement la « beauté ». Et tout est relatif, et subjectif aussi …
    Le soleil touche partout la surface terrestre, alors pourquoi vouloir le centraliser pour, ensuite, le transporter (par quels moyens et sous quelle forme ?) dans chaque foyer. 4 m2 de panneaux suffisent pour de l’eau chaude, à plus ou moins 70% de l’année, sous nos latitudes, pour une famille de 2 adultes et deux enfants. Faisons ça pour chaque maison et ce serait déjà une sacrée économie sur les autres modes d’énergie.
    Pour du photo-voltaïque, je me souviens du rapport puissance-énergie d’un ordi de 1995 et ce que j’ai aujourd’hui dans mon portable (un pédaleur de Gemp contre, allez, 12500 vélos en 95 !)
    Et puis, au lieu de foutre « nos » milliards à rafistoler les centrales nucléaires (dont l’une pètera un jour, je vous en file mon billet …) assurons de l’emploi aux petits génies futurs (nos enfants, donc) pour nous trouver des solutions techs et hi-techs

    randal

    10 janvier 2012 at 11 h 46 min

  5. D’autant que si c’est bien intégré au paysage, ou au bâtiment, c’est juste beau :

    photo 1

    photo 2

    photo 3

    photo 4

    Après, il reste la bio-masse, les maisons autonomes, l’hydraulique, etc.

    Gavroche

    10 janvier 2012 at 12 h 07 min

  6. mes chéris, aucun doute là-dessus, si on veut faire joli, on peut souvent – pas toujours, mais souvent. si on veut faire décentralisé, oui, bien sûr, c’est sûr. j’ai vécu dans le plus beau hlm du monde, je sais qu’on peut faire beau. mais ce qui me fait souci, c’est pas tellement nos petites fesses de bobos à réchauffer. c’est plutôt quid de new york ? de pékin ? on les efface ? on les arase ? pour les ascenseurs, on fait comme dans le film d’animation ci-dessus ? c’est bien de soulager le réseau, mais est-ce assez ? c’est bien pour nos porte-monnaie, mais du point de vue de la production, des matières premières, de la maintenance et de la durabilité, du point de vue économique et politique, est-ce assez ? faut le faire, mais est-ce assez ?

    par contre, je plussoie totalement ce que dit randal : « Et puis, au lieu de foutre “nos” milliards à rafistoler les centrales nucléaires (dont l’une pètera un jour, je vous en file mon billet …) assurons de l’emploi aux petits génies futurs (nos enfants, donc) pour nous trouver des solutions techs et hi-techs ».

    les photos de gavroche : oui, certes. mais celles que j’ai faites et piquées, c’est la réalité aussi, et c’est la réalité surtout… les projets de fermes solaires en grèce, déjà bien amorcés (cf photo – c’est de l’énergie pour les allemands, qui ont renoncé au nucléaire, si vous vous rappelez), c’est l’andalousie (cf photo) : des zones « pas dommage », qu’on massacre à coups de pelleteuses, qu’on noie sous les herbicides et les insecticides, qu’on bétonne pour la maintenance. c’est ça la tendance lourde.

    je sais tout ce que vous dites, mais j’ai toujours un problème entre le local chez soi sur son toit pour l’eau chaude à 70%, et le gros machin pour la grosse ville avec pleins d’habitants qui non seulement veulent de l’eau chaude, mais aussi de l’électrac et éventuellement un ascenseur qui fonctionne autrement qu’à la force des biceps.

    mais merci pour vos réactions, ça me réjouit et m’intéresse.

    zozefine

    10 janvier 2012 at 12 h 56 min

  7. Allez, une incidente sur la pollution lumineuse, et donc la surconsommation qui conduit à ces solutions aussi lourdes les unes que les autres

    Pollution, gaspillage, et déperdition.

    1. Sur le gaspillage. C’est sur ces gros annonceurs qui brillent au moment où la majorité des honnêtes consommateurs dort qu’il faudrait agir. Pas en imposant cette heure d’été qui pénalise les plus faibles : les écoliers, les salariés au travail posté, les personnes hospitalisées et les pépés-mémés dans leurs mouroirs. Et les vaches dans leurs salles de traite ;-). Ceux qui ont imposé ça sont des technocrates ayant la possibilité de traîner le soir à la terrasse des cafés ou au bord de leur piscine.

    Le sur-éclairage urbain a en plus deux effets pervers :
    a/ Rues défigurées par des lampadaires en surnombre, voyants-kitschs au possible, alors que leur rôle est de faire voir, non d’être vus.
    b/ Lumière vive partout, ce qui fait que le but sécuritaire est tout sauf atteint : votre agresseur vous verra encore mieux.

    2. Déperdition.

    – Perte du sens du noir. On ne support plus le noir, on ne supporte plus la mort. On ne sait plus faire face à nos angoisses, on préfère les cacher. Je me revois traverser l’Ukraine de nuit dans un train vers Odessa. Ce paysage complètement noir sur des kilomètres et des kilomètres m’impressionnait. Je ne savais plus faire avec.

    – Perte de contact avec la nature. Nature que nous devons connaître sous peine qu’elle se venge. (Non, je ne la divinise pas, mais roulez à 130 sur autoroute dans le brouillard et vous, si j’ose dire, allez voir). Il y a plus de vingt ans, je faisais des centres aérés. Nous campions en rase campagne. Mes garnements foutaient le souk dans leurs tentes au lieu de dormir. De colère je te fais lever-rhabiller tout ça, puisque vous n’êtes pas fatigués vous allez marcher. Eh bien la punition s’est transformée d’un coup en expédition. La plupart d’entre eux n’avaient jamais vu un ciel étoilé. Stupéfaction. Jaillissement de leurs questions sur l’univers, sur la place que l’homme y occupe. Oui, des mômes de pas 10 ans. Découverte pour eux que l’homme est si petit dans un monde si grand et si beau. Que ce petit homme ne survivra que s’il connaît ce monde et le respecte.

    Eh bien, comptez autour de vous les enfants qui ont vu la Voie Lactée.

    Pour le photovoltaïque comme sur l’éolien, c’est sûr qu’il faut des garde-fous, des installations en accord avec les sites. Trop ça tue, mais juste ce qu’il faut. Un paysage c‘est jamais figé, sinon restons à l’âge de pierre et à le bougie qui va avec. Je connais des champs d’éoliennes, des ponts, parfois des autoroutes, qui non seulement s’intègrent mais deviennent des marqueurs forts. Tiens, ça me rappelle un dessin pleine page dans Pilote : une magnifique cathédrale, et devant deux bons bourges bien moyenâgeux qui râlent : oui, oh, avec leur architecture moderne…

    PS Ces cons de WP ont encore perdu mon mot de passe, que j’ai pourtant bien écrit sur mon bureau. Pourquoi faire simple, hein, les bisounours de WP !

    athalouk

    10 janvier 2012 at 13 h 53 min

    • tout à fait d’accord avec toi athalouk.
      c’est drôle que tu dises : « Je me revois traverser l’Ukraine de nuit dans un train vers Odessa. Ce paysage complètement noir sur des kilomètres et des kilomètres m’impressionnait ». je suis allée en albanie à cause de ça : le vol lufthansa athènes – munich survolait le pays, je me rappelle avoir regardé par le hublot, pas une lumière, je me suis dit qu’on était au-dessus de l’adriatique, et puis soudain un petit groupuscule de lumières urbaines un peu orangées… ben non, on survolait bien l’albanie…je suis donc allée par voie de terre jouir de la nuit, enfin, de l’absence d’éclairage.

      dans le fond, la vraie nuit, je ne l’ai connue que paumée sur les cimes dans les alpes (et là, la vraie nuit et le vrai silence… une véritable ivresse… sans compter les premières loges pour la voie lactée, là aussi), en albanie et en hongrie avant la chute (du rideau… ah, les bords de la tisza, et absolument aucune lumière et aucun halo).

      j’adore ça : « ça me rappelle un dessin pleine page dans Pilote : une magnifique cathédrale, et devant deux bons bourges bien moyenâgeux qui râlent : oui, oh, avec leur architecture moderne… ». c’est vrai. c’est vrai aussi qu’on s’habitue à la laideur (comme on s’habitue aux bricolages provisoires, ou à certains niveaux sonores ou olfactifs) mais le champ de panneaux à côté de chez moi, il ne deviendra jamais beau, même dans mille ans, à moins que vraiment autour il n’y ait plus rien d’autre que de l’encore plus grande laideur.

      en fait, je voulais pas vraiment m’exprimer pour/contre le solaire, je m’en fous, viendra ce qui viendra. je voulais surtout exprimer ma tristesse devant la laideur. de ce point de vue les photos de gavroche (ci-dessus et ci-dessous) sont bien sûr de « belles » installations, mais pour un truc un peu chiadé question esthétique, combien de merdes visuelles désolantes…

      zozefine

      10 janvier 2012 at 15 h 25 min

  8. Tiens, j’en rajoute une couche :

    Millau

    Gavroche

    10 janvier 2012 at 15 h 03 min

  9. Zozefine, ma cathédrale ne venait pas pour justifier les champs de panneaux, exemplaires de cette dérive moderne : tout doit être énorme, centralisé et couteux (enfin, surtout juteux pour les promoteurs).

    Le pont de Millau… ben j’aime bien, même si les triangles auraient eu plus leur place dans un paysage de pics montagneux.

    Pour la lumière, j’ai la chance de vivre dans une petit lotissement où l’éclairage public s’éteint dès 22 heures, et le centre bourg éteint un lampadaire sur 3.

    Pas comme mes enfants qui, bien qu’habitant sur la place d’un petit village de montagne de 300 habitants, se tapent l’éclairage complet toute la nuit…

    athalouk

    10 janvier 2012 at 16 h 34 min

    • pour ta cathédrale, j’avais compris, athalouk. mais effectivement, ça pose le problème de nos réactions face à ce qui nous choque, trop moderne, si moche, trop ceci, si cela, berk, j’aime pas, c’était mieux antan de mon temps. et puis 100 ans après, on trouve le truc beau. l’architecture est un bon exemple pour ça. et l’art. enfin, les arts, musique, théâtre, etc.. aussi l’habillement. les objets usuels. et même les corps, les gueules. mais comme effectivement j’ai besoin de 100 ans pour finir par trouver une beauté à tant de choses, faudra que ma nième réincarnation s’en charge…

      et ça pose le problème du prix à payer pour toutes choses…

      zozefine

      10 janvier 2012 at 17 h 06 min

  10. Ah, et sinon, je voudrais pas faire la maligne, quoique … :-))

    Savez-vous quel est l’endroit en France où on voit le mieux les étoiles, hein, bande de nazes ?
    Ben c’est ici, dans le Lot, à Gigouzac. Farpaitement.

    Cahors sous les étoiles

    Gavroche

    10 janvier 2012 at 17 h 29 min

    • c’était en 95, la comète de hale-bopp. je la suivais pour rentrer à la maison, c’était merveilleux, j’ai le souvenir que ça a duré des semaines, mais en fait je sais pas. en tout cas c’était magique et féerique…

      zozefine

      10 janvier 2012 at 18 h 21 min

    • mais euh… c’est le pont de Cahors ça non ?

      alainbu

      10 janvier 2012 at 19 h 00 min

      • on dirait bien
        mais c’est en tout cas la comète hale-bopp, avec sa double queue, et donc 1995, et on regarde vers le nord

        zozefine

        10 janvier 2012 at 19 h 04 min

      • Évidemment, le pont Valentré, ouate elsse ?

        Gavroche

        10 janvier 2012 at 19 h 06 min

      • C’est juste que comme tu parlais de Gigouzac avec cette photo je comprenais plus.

        alainbu

        10 janvier 2012 at 21 h 17 min

  11. ouais, ben, il s’agit bien de ré-investir les territoires … de s’écarter les uns des autres, pour ensuite mieux se rapprocher.
    Moins de promiscuité, qui tue.
    Plus d’espace, pour vivre.
    ça se rapproche de l’autarcie, qui n’est pas un ermitage, replié sur soi.
    Je suis bien plus proche de vous que si l’on était dans le même lotissement d’une quelconque banlieue.
    et puis, que la montagne est belle, comment peut-on imaginer, en voyant un vol d’hirondelles, que l’automne vient d’arriver.
    le poète a toujours raison …

    randal

    10 janvier 2012 at 18 h 18 min

    • ça se discute. histoire de laisser de la place aux autres vivants, et aux arbres, et aux cailloux, il faudrait peut-être se résoudre à vivre entassés dans des villes, et pas à se disséminer un peu partout dans nos sublimes baraques… pour moi, c’est pas un dilemme, mais c’est quand même une vraie question. en crète, il y a un fameux « village » pour teutons, avec négoces, restaus, etc., tout un village quoi, il y a du monde de juin à septembre, et le reste du temps, c’est fermé et clos par une enceinte. genre club med, mais super ramassé. ben je trouve ça mieux qu’au même endroit 1000 maisons répandues dans les collines, avec chacune sa route, son palmier, son agave, son parking en canisses et sa fosse septique, et désertique 8 mois sur 12 : abcès de fixation en somme. je sais que je supporterais pas, mais c’est bien ce que j’entendais en parlant de prix à payer.

      quel prix est-on prêt à payer pour laisser de l’espace à autre chose qu’à nous ?

      zozefine

      10 janvier 2012 at 18 h 28 min

      • Ah non, alors !

        Pas question que j’aille vivre dans un village avec des teutons, nan, mé ça va pas ???

        D’abord, parce que j’habite ma vieille maison toute l’année, que je me chauffe au bois, cultive mon potager en bio, aqueu une grelinette… Que je prends la bagnole une fois par semaine. Et que mon terrain est en refuge. Je regardais ce midi les milliers d’oiseaux qui venaient grailler les graines que je leur donne, même un bébé geai sur la table de la terrasse… En plus, je vous dis pas la journée de rêve, plein soleil, pas un souffle de vent, c’est beau, où que se pose le regard…

        Et tout l’espace autour, c’est à la nature et aux animaux.

        Je veux vivre et travailler là, pas ailleurs, jamais. Même les feux rouges me donnent de l’urticaire…

        Gavroche

        10 janvier 2012 at 19 h 12 min

      • « je prends la bagnole une fois par semaine » et tu fais combien de bornes ?
        Nan, passke moi c’est deux ou trois fois pour faire 1 kms pour les courses lourdes et le reste c’est vélo 😉
        (Bon ça va t’énerve pas, c’est juste pour taquiner parce que je suis jaloux…).
        edit : j’aime ces forums où ça discute, pas si fréquent sur ce blog.

        alainbu

        10 janvier 2012 at 21 h 22 min

      • mais tu ne parles là que du tourisme. Rien à voir avec ce dont je cause. Donc, please, ne pas dévier le sujet, le club med c’est kifkif la vie des banlieues et des lotissements, vie de merde, choix de merde selon son revenu, plus « chic » ou plus pauvre, c’est selon. C’est un non-choix. C’est du conforme. Nous, dans le Lot, on reprend une maison inutilisée, d’occasion, et on la fait re-vivre en y vivant. C’est ça réinvestir les territoires. Ils sont, les paysans, les ruraux, nos ancêtres à tous. Il y a peu, on vivait presque tous, non dans des villes, mais dans ces vieilles fermes, cabanes, ou masures. Tout ça est en ruine, ou a disparu. Alors les « villages » de teutons en Grèce me paraissent bien incongrus dans notre discussion …
        c’est qui, au fait, ou quoi, autre chose que nous ?
        il me semble être au moins plutôt réfractaire à pas mal de choses du « système », et même être un éternel opposant, je n’ose employer le terme « résistant ». Les « bobos » m’amusent, et pourraient même m’être sympathiques, mais je n’en suis évidemment pas !

        randal

        11 janvier 2012 at 1 h 33 min

    • non randal, je ne parle pas du tout QUE du tourisme. je parle du groupement de l’habitat humain pour laisser la place à autre chose, pour laisser de la place au reste, en somme. alors c’est le tourisme, mais aussi les zones suburbaines tentaculaires, non seulement ces effroyables zone semi-industrielles semi-supermarkets comme vous en connaissez des millions en france, et qu’on voit partout dans le monde mais aussi de ces zones de rurbains une maison, du gazon, une barrière, une maison, du gazon, une barrière, etc., qui couvrent sur des millers d’hectares ce qui était des terres, des bosquets, des champs, de l’espace pour autre chose que pour l’humain avec son sam suffy, et son home sweet home pour la petite famille nucléaire, papa maman et les 2 nenfants. et éventuellement le chien et le chat. c’est ça dont je parle.

      j’ai vécu dans des zones comme ça, j’ai vu détruire autour de chez moi des centaines d’hectares qui se sont couverts de lotissements les peupliers, les cerisiers, les mimosas mais sans peuplier, sans cerisier et sans mimosa…bétonnage, asphaltage, constructions d’habitat moche, de parkings, on remplace l’herbe par le gazon, et on fout de l’insecticide pour tuer les grillons qui font des trous dans ce gazon (je sais, je l’ai vu avec mes yeux).

      alors je dis : si on avait l’idée de construire des immeubles genre Cité Radieuse, d’une incroyable beauté extérieure et intérieure, formidablement vivables, des sortes de villages non pas horizontaux mais verticaux, il y aurait la place autour pour autre chose. parce que la Cité Radieuse était verticale, et autour, il y a un vrai espace, des arbres, il y avait même un ruisseau « de mon temps », bref, se grouper pour ne pas se disséminer infiniment, et tout couvrir.

      ce que tu ne comprends pas, c’est que je dis ce qui serait bien, raisonné, logique et écologique. mais ce n’est pas du tout ce que j’ai envie de vivre, moi, foutue individualiste, et je ne conteste pas la beauté et la sagesse de ce que vous vivez toi et gavroche, ou alain, etc. je préfère vivre dans ma baraque foutue pleine de courants d’air plutôt qu’en « ville », point barre. je dis ce qui serait bien de faire une fois, tant qu’il y a encore des zones non habitées par l’humain, pas ce que moi ou toi devons faire… de la SF en somme.
      je pense que le moins qu’on puisse faire, éduqués et rationnels comme on est, c’est d’assumer qu’on est des bobos pleins de bonnes intentions, qui nuisent modérément à l’environnement, mais qui ne révolutionnent en rien le rapport de l’homme au monde.

      zozefine

      11 janvier 2012 at 8 h 58 min

      • Ben justement, si au lieu de construire des lotissements pourraves à l’entrée des villes, on restaurait plutôt l’habitat existant ? Plus beau, plus intégré dans le paysage ?

        En même temps qu’on développerait le travail à domicile, les transports en commun, les épiceries de village ? Les services d’entraide ? … Oui je sais, je rêve, mais toi aussi, hein… 🙂

        Quant à la Cité radieuse, je pense comme les marseillais lambda bas de plafond : c’est la « maison du fada »… Je préfèrerais mille fois un cabanon aux Goudes, tiens, même sans électricité…

        Aque le pastaga et les sardines grillées au barbec, tè, peuchère moi …
        Les Goudes

        Gavroche

        11 janvier 2012 at 16 h 36 min

      • « Ben justement, si au lieu de construire des lotissements pourraves à l’entrée des villes, on restaurait plutôt l’habitat existant ? »
        ah combien d’engueulades avec les copains qui « vouaient faire construire », je suis bien d’acc avec toi.
        Et puis spécial dédicace

        alainbu

        11 janvier 2012 at 18 h 25 min

  12. Il faudrait une maîtrise du territoire rural, histoire de ne pas se « teutonniser » à outrance (il doit y avoir la bonne dose), de ne pas laisser les très riches (car il faut des sous pour bien vivre loin de tout) s’accaparer les paysages devrait relever des municipalités, capables aussi bien financièrement que politiquement, de résister aux envahisseurs pas tous teutons pour ramener du travail localement, arrêter la casse du service public, permettre aux gens du cru ou autres de se loger raisonnablement.

    Cette maîtrise aurait pour but de permettre à des communautés de taille raisonnable de vivre. Boulot de communes, et donc des municipalités et de leurs électeurs. Quand on voit comment ça s’est passé à al Tanche sur Mer…

    Allez, Fanfan Toumou, au boulot, on te suivra avec des fourches au cul pour que tu avances !

    Sur ce thème, lire ce livre d’Eric Dupin et notamment dans sa conclusion, une citation de Simone et Jean Lacouture :

    http://voyagesenfrance.info/

    athalouk

    10 janvier 2012 at 21 h 08 min

    • c’est marrant, j’ai entendu une émission sur ce bouquin qui a l’air vraiment intéressant, chouette. du coup je l’ai offert à noël, et donc… je l’ai pas acheté pour moi…

      zozefine

      10 janvier 2012 at 21 h 15 min

      • J’ai eu le plaisir de recevoir son auteur pour lui servir de guide dans mon coin. Il a un vrai regard, et une attention « modeste » : pas de leçon à donner, pas de pré jugé.

        Ça s’est fini le dernier soir au restau, où il m’a dit qu’il n’y allait jamais avec les hommes politiques

        athalouk

        10 janvier 2012 at 21 h 55 min

    • @ Alain :

      Ah, c’est malin, tiens, main’nant j’ai la nostalgie, putaing…
      Les Massilia, c’est mes frères, voilà.
      Les calanques, la belle bleue, des fois, ça me manque. Le pastaga au bord de la mer, et l’odeur des sardines grillées… Merde alors… Et la lumière de Marseilleu… Inégalable.

      Gavroche

      11 janvier 2012 at 19 h 35 min

      • Ah le Vallon des Auffes, mon terrain de footing quand j’étais à Audéoud 😉
        Et sinon tu passes me prendre et on y va hein,
        ou bien tu t’arrêtes en chemin passk’ici aussi y’a la mer, le pastaga, des sardines et de la musique :

        alainbu

        11 janvier 2012 at 19 h 59 min

  13. 30 commentaires ! bravo Zoze ! tu as mis dans le mille avec ta provoc en forme de fausse alternative !

    Parce que ce n’est ni la bougie, ni le solaire qui sauveront la planète en même temps que l’humaine condition, c’est l’intelligence qui sauvera tout. L’intelligence alliée à la sagesse ça a déjà fait des miracles par le passé, et ça en fera encore.

    Moi je ne suis pas plus malin que la moyenne mais j’ai cet exemple en tête et je le brandis à bout de bras en criant : soyons réalistes, faisons l’impossible !

    http://www.la-ferme-des-enfants.com/

    🙂

    julesansjim

    11 janvier 2012 at 15 h 05 min

    • et j’en ai d’autres…de fausses alternatives ! et des vraies aussi. c’est clair que si j’avais des gosses et que j’étais plus jeune, c’est du côté de ton lien que je guignerais. et c’est pas dit que je vive pas un jour dans quelque chose qui essaie de faire sens… en attendant, je me pose des questions et vous propose de jouer avec moi. mais bon, en dépit de ce que je semble suggérer, je ne juge pas, je suis farpaitement conscience de mes contradictions et mes limites, et de celles des gens que j’aime et respecte.

      zozefine

      11 janvier 2012 at 16 h 08 min

  14. La « maison du fada », ici,c’est le Corbu à Rezé, qui ne désemplit pas. Certains y vivent depuis très longtemps.

    Un seul gros défaut : le Corbu avait inventé comme base de tous ses calculs le « modulor », basé sur la taille moyenne de l’homme.

    Or celui ci a grandi, depuis, d’un bon paquet de cms ! Résultat, quand j’y vais, je trouve les plafonds un peu bas, ce qui n’arrange pas ma claustrophobie.

    Mais le Corbu avait de vrais projets, par des théories conçues sans connaître l’avis des habitants. Ce qui a donné, dans les années de la reconstruction et après, des réalisations spectaculaires mais invivables. On devrait obliger les architectes à vivre dans ce qu’ils construisent !

    Accord total sur l’idée de réhabiliter l’existant, mais avec des techniques modernes sur l’isolation, le respect intelligent du préexistant, et des prix accessibles au citoyen moyen. Presque tous mes frères et soeurs ont fait ça.

    athalouk

    11 janvier 2012 at 17 h 04 min

  15. Histoire de vous redonner le moral : http://www.bastamag.net/article2027.html

    Gavroche

    11 janvier 2012 at 17 h 47 min

  16. Je vais passer pour une foldingue, parce que, déjà à Saint-Nazaire, quand je dis à certains copains de mon ami Rémi, croisés au troquet, que j’aime bien cette architecture portuaire du coin de St-Nazaire qui s’appelle « Ville-Port », ils me regardent bizarrement.
    J’ai vécu mon enfance dans la campagne, à deux pas de fermiers, avec des vaches qui paissaient derrière la maison… et des plantations de betteraves ensuite. Le paysan répandait son purin comme engrais. Ca empestait pendant 2 jours mais je trouvais ça rigolo. Mon père faisait son jardin avec du fumier…
    Ensuite la ville a poussé… et des immeubles ont été construits dans les champs d’à côté et de derrière, et du bout du chemin…
    Je n’ai jamais été choquée par le laid. Annemasse est une ville moche, St Nazaire aussi, mais peut-être est-ce à cause de « l’effet de surprise-bord-de-mer » mais je trouve beaucoup de charme à certains coins « industriels » de St-Naze, qui pourraient faire hurler beaucoup d’entre vous.
    C’est vrai aussi qu’en ville, on ne voit jamais les étoiles, qu’à Paris, jusqu’à l’an dernier, je ne voyais pas la couleur du ciel depuis chez moi puisque j’étais entourée d’immeubles… J’ai beaucoup aimé vivre et travailler à Paris… j’ai détesté les 3 mois que j’ai passés à Nantes face à un monument historique breton parce que le coin était trop « branché ».
    Je me sens bien à St Nazaire parce que je ne cherche pas la beauté en ville, mais des détails pratiques : il y a des transports en commun, un hopital, l’océan, un chemin côtier, et le quartier où je vis est calme.
    L’immeuble où je vis est moche, j’éviterais d’aller habiter en face par exemple, ou au bord d’une route passante. Mais je fuis les nuisances avant tout, moins la laideur. La preuve, j’aime aller regarder le pont-levant se lever, l’écluse s’ouvrir lorsqu’un bateau, un gros machin tout rouillé, rempli de produits chimiques (Cargill ou essence ou dieu sait quoi) s’apprête à sortir du port (ou du radoub… sais pas trop).
    En fait, c’est peut-être la nouveauté qui m’enchante…
    Mais quelquefois, la nécessité prime sur l’esthétisme… en l’occurrence, oui, ces accumulations de machins voltaïques sont moches, mais en Grèce, les petits réservoirs d’eau sur les toits sont aussi très moches… Mais que faut-il privilégier avant tout ? L’énergie non polluante, là je suis Randal… il faut arrêter de déconner avec le nucléaire.
    Mais après tout : après moi, le déluge… De plus je n’ai pas fait d’enfants ;o))
    Cynique, je sais ;o)

    clomani

    12 janvier 2012 at 18 h 15 min

  17. PUTAIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNN, mélenchon : allez écouter sa conf à négawatts, dans les 22′ : les éoliennes lui posent problème, car la beauté est un bien commun, ce qui est beau rend meilleur : ceux qui brisent un paysage me posent problème : texto… il y est drôle, merveilleux (j’ai connu un temps où on béait d’admiration devant les pylônes à haute tension…)
    vraiment écoutez cette conf, il est absolument sidérant d’intelligence :

    zozefine

    15 janvier 2012 at 11 h 01 min


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :