LES VREGENS

Le tourbillon de la vie

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Il y a quelques jours, j’ai replongé. Dans mon passé. Un bond de 47 ans en arrière.  Une première fois, en mai 1987, nous avions convenu de nous retrouver autour de nos souvenirs de collégiens dans un restaurant. Quelques enseignants avaient participé à l’évènement. Ce fut joyeux et festif. En nous séparant, nous nous étions promis de nous revoir… vingt ans plus tard.

Promesse tenue, à quelques années près, ce mercredi 4 avril 2012. Vingt-cinq ans après ces premières retrouvailles de 1987, quarante-sept ans depuis cette fameuse année scolaire 1964-65, où j’eus la bonne idée de présenter le concours d’entrée à l’Ecole Normale du Mans. Et d’y être reçu. A 16 ans.

promotion EN 1964-65

Je m’attendais donc à être ému mais pas au point d’être bouleversé. L’une des camarades de cette classe m’avait prévenue par mail qu’elle serait absente de cette rencontre mais qu’elle tenait à me passer le bonjour d’une amie chère que nous avions en commun. Ce que j’ignorais totalement.

Mais ce dont je ne me doutais pas c’est qu’entre temps elle change d’avis et décide de venir accompagnée de « l’amie commune »…

Et là…

 » On s’est connus, on s’est reconnus,
On s’est perdus de vue, on s’est r’perdus d’vue
On s’est retrouvés, on s’est réchauffés,
Puis on s’est séparés… »

Je sais désormais vraiment pourquoi j’aime tant les films de Truffaut, pourquoi j’ai choisi « Juléjim » comme pseudo. Pourquoi j’ai vu au moins cinq ou six fois « Jules et Jim ».

Parce que le tourbillon de la vie a beau nous prendre, nous déprendre et puis nous reprendre, il n’est pas assez fort pour briser certains liens qui nous ont fait grandir à un moment. Et que l’on retrouve dans le regard de l’Autre plusieurs années plus tard. Même si « ça fait déjà un fameux bail ».

******************

Le tourbillon

 

Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets,
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m’enjôla.

Elle avait des yeux, des yeux d’opale,
Qui me fascinaient, qui me fascinaient.
Y avait l’ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m’fut fatale {2x}.

On s’est connus, on s’est reconnus,
On s’est perdus de vue, on s’est r’perdus d’vue
On s’est retrouvés, on s’est réchauffés,
Puis on s’est séparés.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l’tourbillon de la vie
Je l’ai revue un soir, hàie, hàie, hàie
Ça fait déjà un fameux bail {2x}.

Au son des banjos je l’ai reconnue.
Ce curieux sourire qui m’avait tant plu.
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M’émurent plus que jamais.

Je me suis soûlé en l’écoutant.
L’alcool fait oublier le temps.
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant {2x}.

On s’est connus, on s’est reconnus.
On s’est perdus de vue, on s’est r’perdus de vue
On s’est retrouvés, on s’est séparés.
Dans le tourbillon de la vie.

 

*************************

Paroles: Cyrus Bassiak ( pseudonyme de Serge Rezvani, écrivain, peintre français, né à Téhéran en 1928 )

Musique: Georges Delerue  

Chanson créée en 1962 par Jeanne Moreau dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut

****

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Written by Juléjim

15 avril 2012 à 16 h 59 min

5 Réponses

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  1. Où es-tu sur la photo de promo?

    florence

    15 avril 2012 at 23 h 19 min

    • Bon, j’ai bien agrandi le cliché. Maintenant tu peux jouer. Indice 1 : il faut chercher un « gars, beau et élégant, qui fait le gandin devant les jeunes filles … au lieu d’apprendre ses identités remarquables ! »

      (dixit le prof de maths hein, c’est pas de moi !)

      🙂

      Juléjim

      16 avril 2012 at 15 h 06 min

      • 1er rang à gauche, mais pas tout contre le mur, les deux mains sur la table? (Mais c’est un peu loin des jeunes filles.)

        florence

        17 avril 2012 at 21 h 29 min

  2. Game over ! Même pas drôle… tu trouves tout de suite. Je précise que le dispositif scolaire qui consiste à faire des rangées de garçons et des rangées de filles correspond sans doute à l’idée que les adultes se faisaient à l’époque de la mixité scolaire. Donc je n’y suis pour rien. Je suis tout juste responsable des « contre-dispositifs » que l’on a pu imaginer mes copains et moi… pour les inter-classes, voire plus si affinités.

    😉

    Juléjim

    18 avril 2012 at 11 h 51 min

  3. […] la vie, conjugués avec la malice d’une amie, m’ont fait me retrouver face à face avec un amour de jeunesse. Ce fut un moment très émotionnant, très troublant aussi, mais ce n’était que le clin […]


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