LES VREGENS

Si je ne tue pas ce rat… chap. 11 & 12

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Chapitre 11

  

Depuis trois bons quarts d’heure, Capon tournait en rond dans le garage de l’entreprise. Il ne parvenait pas à s’atteler à son travail qui n’avait rien de pénible ce soir-là, l’entretien rou­tinier des voitures, l’enregis­trement des kilomé­trages de la journée, quelques vidanges, quel­ques niveaux à vérifier et le changement d’une paire de pneus. Savary n’arrivait pas. Viendrait-il seulement ? Au téléphone, il s’était fait distant, évasif, ré­pondant par monosyllabes et grogne­ments disséminés régulièrement histoire de confir­mer dédaigneusement qu’il était encore en ligne. Capon lui-même était resté laconique, avec au ventre l’impression désagréable qu’il s’adressait à un étranger hostile à qui il de­man­dait une faveur. Entre irritation et inquié­tude, il saupoudrait de menus gestes les ou­tils bien à leur place. Être tenu à la gorge par ce petit con­nard sans envergure le mettait hors de lui. Mais il était bel et bien tenu à la gorge, contraint de s’écraser. Les affres des cogitations douloureuses lui creusaient le cerveau tous les jours, toutes les nuits depuis des semaines. Lui, l’imperturbable, était pris dans un filet d’états d’âme dont il avait ignoré jusqu’alors l’existence même.

Sept heures sonnaient à l’église, l’en­foiré était bien capable de lui poser un lapin. Le rou­leau de billets qu’il avait enfourné dans la poche de son pantalon le gênait comme un appendice malin, une tumeur qui lui serait venue au réveil et dont il avait hâte de se débarrasser. Oui, il attendait Savary comme on attend et redoute une opération chirurgi­cale décisive. Incapable de se mettre au tur­bin tant il était préoccupé, il patienta en net­toyant au chiffon, un par un, la multitude de tournevis, clefs et pinces qui s’ali­gnaient sur le mur. Les cartes de visite lui reve­naient devant les yeux avec l’entêtement méca­ni­que d’un disque rayé, davantage gravées sur sa rétine que dans sa mémoire. Elles appa­rais­saient en surimpression sur tout ce qu’il regar­dait. Il fermait les paupières pour leur échapper, et la voix insidieuse les lui lisait avec la netteté détachée d’un juge.

Cinq mille francs. Il aurait donné le double, le centuple pour comprendre ce qui lui arrivait. Savary, Valin, sa femme – pourquoi pas ? Qui d’autre ? Hervé ? Grimbert ? Son esprit confus ne parvenait à dévider aucun fil logique dans tout cela, mais une angoisse ancrée dans ses dents, dans ses os, ses tripes lui répétait sans cesse que la réponse n’était pas là. Où ? Qui ? Au pa­roxysme de la panique, quand il dénom­brait les raisons objectives que les autres avaient de lui en vouloir, il pensait parfois qu’ils étaient tous de connivence. Le faire tourner en bourrique, en vrai, sérieusement. Il avait peur. L’idée qu’ils étaient tous d’accord pour le faire basculer lui montait à la gorge jusqu’à lui couper la respiration. Mais il y avait pire : l’intuition, qu’il ne pouvait formuler, d’un seuil butoir, d’un point de rupture qu’aurait atteint chacune de ces per­sonnes séparément, un point de non-retour qui aurait déclenché chez toutes en même temps un désir de ven­geance qui se refermait sur lui comme un étau. Et la boule qu’il avait dans le gosier gonflait encore et le laissait suffocant, à deux doigts de chialer.

Puis, le sang cogna, roula dans ses vei­nes et fouetta son orgueil. Les coups bas, il connaissait, ce serait un comble qu’il ne puisse pas se sortir de ce pétrin. Il allait ren­dre son fric à Savary, retourner au bistrot, reprendre sa place, et castagner qui la lui contesterait. Ils verraient de quel bois il se chauffe. Sa femme, il allait lui faire entrer dans le crâne où était son intérêt. Quant à la Valin, elle s’était grillée en faisant son cirque le matin au bureau. Il avait reçu cette nou­velle comme les aveux d’un criminel. Loin de l’inquiéter, les menaces obscures qu’elle avait proférées l’avaient au contraire un peu apaisé. Il retrouvait en lui la force que procure le bon droit, le soulagement de sentir ses jambes vacillantes se raffermir, de compren­dre qu’il n’était pas malade mais que le sol s’était brutalement dérobé, qu’il n’était pas responsable de la démence de cette femme. Elle pouvait désormais crever dans son trou, qui s’en soucierait ? Pourtant, il ne pouvait extirper de lui l’impression opiniâtre qu’elle n’était qu’un leurre.

Il était à cran, les poings et les mâchoi­res serrés, quand Savary se pointa et le prit de haut.

– V’là, t’es content ? Le v’là ton fric ! Ah tu t’en sors bien. Tu démolis une bagnole, j’te la répare à l’oeil. Va p’têt falloir voir à arrêter tes embrouilles maint’nant, ou j’vais m’en mêler pour de bon, moi !

– Chais pas d’quoi tu causes, mais j’pense qu’tu d’vrais bien rabaisser ton ca­quet à c’t’heure. Les embrouilles, c’est toi qui les ponds.

Gérard était très calme, il avait pris la liasse de billets sans tiquer ni manifester aucune reconnaissance ni surprise. Il avait compté et recompté avec soin chaque billet qu’il détachait d’un coup sec du pouce.

– En tout cas, reprit-il en lorgnant Capon du coin de l’oeil, n’compte plus sur moi, j’me r’tire. J’ai pas envie de m’prendre la l’çon qu’tu r’çois en c’moment. Pour sûr, j’crois ben qu’tout s’paye, comme dit la Valin, et qu’t’es en train d’allonger sec. Pis, tu peux toujours aller dégoiser c’que tu veux près du patron. J’vais m’charger moi d’ui raconter c’qui s’est passé vec la bagnole, et pis l’reste.

L’inconvénient du bon droit, c’est qu’il ne peut être de tous les bords à la fois. L’aplomb de Savary déstabilisait Capon, ébranlait les mai­gres convictions qu’il écha­faudait à coup de méthode Coué. L’inno­cence effrontée de ce p’tit con rameutait la foule bouillonnante et para­noïaque des an­goisses du mécanicien qui sortit soudain de ses gonds, empoigna Savary par le col et le plaqua contre la porte coulissante du garage.

– J’rigole pas, morveux. Là, t’arrête tes conneries ou tu t’prends la volée d’ta vie. Tu déballes c’que tu sais, et vite fait !

– T’en n’as pas assez pour m’en foutre une comme celle qu’tu t’es pris, Capon. Pis j’sais rin tes histoires. C’que j’sais, c’est que j’joue plus ton jeu, et qu’tu démerdes.

Savary saisit des deux mains le poignet tremblant de Capon et lui fit lâcher prise. Dans le noir du chemin creux où il avait laissé en plan sa voiture pour ne pas la salir, il en­tendit Capon gueuler d’une voix incertaine du fond de son garage :

– Le fric, c’était pour t’donner une le­çon, gars ! Tu t’es comporté comme un p’tit con, c’soir-là !

Savary claqua sa portière et recula avec précaution jusqu’au petit pont. L’autre pouvait toujours causer, lui, il avait rendez-vous avec monsieur Redon le lundi suivant.

***

 

Chapitre 12

 

 

Le jeudi 11 janvier, Capon attendait depuis un quart d’heure assis sur un banc dans le petit couloir qui menait aux bureaux de l’admi­nistration. Grimbert lui avait annoncé en guise de bonjour que Monsieur Redon avait demandé à lui parler. Capon ne se fai­sait aucune illusion sur ce qui allait se passer. La dernière carte était très claire et Savary ne blaguait pas : il avait dû lâcher le morceau. Mademoiselle Tranchant lui avait proposé de s’asseoir dans leur bureau en attendant mais il n’allait tout de même pas se donner en spectacle devant ces deux bonnes femmes toujours à l’affût de cancans ! Le mo­ment était important, elles le devinaient. Madame Crépin, la mieux placée, était au supplice. Elle louchait à travers les vitres dou­teuses de l’hygiaphone et ses verres double-foyer, flai­rant, à la mine de Capon, un nouvel événement à se mettre sous la dent. L’ab­sence de madame Valin, qui avait reçu de­puis trois jours son avis de licenciement sous couvert de préretraite, avait éteint l’ambiance animée du bureau et creusait un vide que la secrétaire n’aurait pas soupçonné. La vieille avait envoyé son arrêt maladie. Il ne fallait pas être devin pour imaginer qu’elle ne re­viendrait pas pour deux mois et qu’elle pro­longerait probablement son arrêt en atten­dant les jours chômés qu’on lui avait genti­ment concoctés. Mais, madame Crépin se faisait une raison d’autant que, fort heureu­sement, la mère Valin leur avait jeté un bel os à ronger en partant. Or le bel os en question était à trois pas d’elle mais inaccessible et muet comme une carpe, ce qui faisait qu’elle enrageait et salivait d’un même mouvement derrière ses lunettes et son sourire.

– On ne vous avait pas vu depuis un bon moment, monsieur Capon. Vous avez des pro­blèmes avec les véhicules ? Il faut bien dire que les gens ne prennent jamais soin des affaires des autres. Je vous jure que s’il s’agissait de leurs propres voitures, alors ils seraient bien plus précautionneux. D’ailleurs, il suffit de les regarder parader dans leurs voitures de patron ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas voir de nos jours !

L’hameçon ne prenait pas. Capon res­tait impassible, il n’avait même pas fait mine de l’entendre. Elle faisait fausse route. Quoi qu’il en soit, cet homme avait des choses à dire ou à cacher, et elle aurait le fin mot de l’histoire, songeait-elle tout en exhortant ses neurones à  trouver d’urgence un nouvel angle d’attaque. Un peu plus tard, l’œil brillant, elle lança du ton non­chalant d’une femme occupée qui entretient la conversation par politesse :

– Ce n’est plus pareil depuis que ma­dame Valin n’est plus là. Je suis la première à dire qu’elle n’était pas toujours facile, mais on ne travaille pas vingt ans avec une personne pour rester insensible à son mal­heur. Elle nous man­que, vous savez. Son état est inquiétant, vous avez dû en entendre parler, elle ne sort plus guère de chez elle. Les gens sont vraiment mé­chants, quand on y pense. Personne n’est à l’abri des médisances !

Oh, elle l’avait bien vu l’œil noir qu’il lui avait jeté en douce. Ça commençait à mordre alors elle enfonça le clou :

– Les bureaux administratifs d’une en­tre­prise comme celle de monsieur Redon sont des halls de gare, il y a tellement de gens qui y pas­sent. Parfois on s’y sent comme dans une salle d’attente d’un méde­cin, on nous confie ceci, cela, les gens sont bavards. Bavards et mé­chants ! si vous saviez tout ce que l’on peut entendre !

Le visage de Capon s’éclaira d’une convoi­tise subite : il venait d’entrevoir que cette stra­tège de haut vol était d’envergure à détenir la clef de ses mésaventures. Le pois­son était ferré mais une porte s’ouvrit et la voix suave de mon­sieur Redon pria son « cher Roger » d’entrer, ce qui fit immédiatement virer au vert pâle cireux le teint naturellement rose de madame Crépin, au grand dam de mademoiselle Tranchant qui se doutait qu’elle allait en prendre pour son grade, toute innocente qu’elle était. 

Capon pouvait le faire fondre long­temps au fond de sa bouche le « cher Roger », et en impré­gner ses papilles puisque ce se­rait sans doute le dernier. L’entretien ne dura pas plus d’un quart d’heure. L’ouvrier modèle déchu se savait trop sur le fil du rasoir pour oser argumenter, négocier ni, a for­tiori, con­tester les menues décisions de son patron. Monsieur Redon l’avait chaleureusement invité à s’as­seoir, puis, du ton attentionné et confidentiel qui lui était coutumier, il avait fait l’éloge de Grimbert, s’était attristé de mesurer le temps qui passe en constatant que ses meilleurs ouvriers, qu’il avait vus tout jeunes et exaltés, s’apprêtaient à partir en retraite. Il avait philosophé un peu, maugréé contre un système social qui ne valorisait pas toujours les meilleurs, le tout en quelques phrases calibrées. Enfin, il avait soumis sa proposition « au cœur solidaire et fraternel » de Capon : pour les vieux jours de Grimbert, une promo­tion de dernière minute renflouerait sa pen­sion de quelques centaines de francs. Capon s’était tu laissant croire à son approbation. Il y avait anguille sous roche mais comment au­rait-il pu ne pas être d’accord ? Monsieur Redon poursuivit sa mélo­pée. Se voir vieillir en même temps que ses amis et employés lui écorchait l’âme, mais il se devait à sa fille, à son petit-fils qui aurait un jour besoin d’une entreprise forte du dynamisme de la jeune génération.

Capon n’avait pas assez l’habitude de ce langage affété pour décrypter les circon­volutions des tournures, mais il connaissait suffisamment l’in­tonation et la situation pour anticiper sur la fin du discours qu’il n’écoutait plus, concentrant plutôt ses efforts sur les battements de son cœur em­ballé, sur la sueur aigre et malodorante qui ruis­selait le long de ses tempes, de son cou, de sa co­lonne vertébrale, détrempant sa chemise dans laquelle il se sentait peu à peu em­mailloté.  Il fallait qu’à la fin de la démonstra­tion il soit en mesure de parler et de faire bonne figure. Il sondait ses gros doigts agités de frémissements imperceptibles, les interro­geait avec la sollici­tude inquiète d’une mère veillant son enfant malade, leur intimait l’ordre de rester calmes sur le ton hargneux d’un sergent imbu de son pou­voir. Il attendait que la coulée de miel se tarisse, que le verdict tombe, trop sucré, tant qu’il ne tremblait pas encore, tant que ses pantalons pouvaient encore absorber la moiteur dégoûtante de ses mains.

 

* * *

 

Mademoiselle Tranchant était heureuse et cela se voyait : son visage poupin rayon­nait. Et cela lui faisait une belle jambe que l’humeur de madame Crépin devienne pro­portionnelle­ment massacrante. Elle tenait sa revanche. Le hasard, son innocence et les calculs de sa collègue l’avait convaincue de choisir le bureau près de la fenêtre vingt ans auparavant quand elles avaient été embau­chées toutes les deux. Or, de cet endroit, l’hygia­phone lui restait désespérément invisi­ble ainsi que ceux qu’il cachait. Ce simple fait l’avait tenu à l’écart de grands mystères et donnait un pou­voir aussi incontestable qu’in­juste à madame Crépin dont elle devenait tributaire bien malgré elle. Bien sûr, elle voyait tous les visiteurs venir, mais les chuchotements, leurs expressions ne lui parve­naient qu’en fonction du bon vouloir de Si­mone. Mais cette fois-ci, c’est à elle que la place enviable avait échu. Avec un énergu­mène tel que ce malotru de Capon à qui il n’y avait pas moyen d’arracher le moindre mot, elle avait le mer­veilleux et déterminant avantage d’avoir, de sa fenêtre, vue sur l’al­lée gravillonnée jusqu’au troisième quai de l’entrepôt, et ce dans une posture tout à fait na­turelle au travail. Elle se délecta de ce qu’elle vit pendant les trois ou quatre bonnes minutes que Capon mit à parcourir la dis­tance. Pendant ce festin, elle répondit aux questions pressantes et frustrées de sa voi­sine par des « hum » alternant de manière aléatoire avec des « chut » tout à fait impropres en la circonstance puisqu’il n’y avait rien à entendre. Toutefois, comme elle s’en ex­pli­qua quand le fait lui fut ironiquement repro­ché plus tard, il lui fallait toute sa concentra­tion pour d’une part, ne pas perdre une miette de ce qui se passait, et d’autre part, pour bien mémoriser le moindre détail afin d’en faire le rapport le plus équitable et le plus proche de la vérité. Elle avait de noto­riété publique une profonde aversion pour les faux témoignages. Rien ne la tenait plus à cœur que la justice et la vérité ! s’excla­mait-elle effarouchée d’indignation devant une madame Crépin frustrée, confondue en ex­cuses et désemparée de s’être aventurée sur un terrain qui la projetait à des lieux de l’objet de son désir.

Monsieur Redon vint demander le dos­sier de Capon. Les chamailleries cessèrent durant le délai incompressible d’une heure pendant laquelle l’activité administrative reprit bon gré mal gré car le patron pouvait réappa­raître à l’im­proviste pour réclamer une mise à jour de la feuille d’assiduité, une copie du dernier bulletin de salaire ou tout simplement pour ranger le dossier. La tension était in­soutenable et madame Crépin ne put s’em­pêcher de pester entre ses dents, de ma­nière audible cependant, contre la négligence de sa collègue qui différait sans cesse ces mises à jour qu’elle jugeait fas­tidieuses et inquisitrices.

Les bonheurs sont fugaces, tout le monde le sait, et mademoiselle Tranchant en refit l’éter­nelle expérience ce jour-là : les ré­vélations que contenait le dossier complété par monsieur Redon reléguaient son fabu­leux témoignage à un simple complément d’information d’ordre descriptif et sans intérêt dramatique dans l’his­toire. Elle s’échina tout de même à raconter comment cette brute de Capon s’en était pris à Paul Grimberg qu’il avait alpagué alors que le vieux bonhomme chargeait une camionnette sur le quai deux. Capon l’avait flanqué par terre et s’était enfui dans la camionnette comme un voleur. Elle ajouta, pour souligner son sens aigu de la déduction, qu’il avait probablement bu parce qu’il titubait quand il était sorti du bureau administratif. Mademoi­selle Tranchant ne se faisait aucune illusion, madame Crépin ne lui prêtait pas même l’at­tention polie qu’on est en droit d’atten­dre dans un pays civilisé. De dépit, elle fit quel­ques com­mentaires aci­des sur la compagnie et le public dont elle devait se contenter. Mais ma­dame Crépin ne releva pas ces enfantillages, elle était absor­bée dans la énième lecture de l’avis de licen­ciement qu’elle avait sous les yeux et qu’elle devait préparer pour le 31 juillet sui­vant, date des congés d’été de l’entreprise. Elle émit quelques « hum » et « chut » sans aucune mau­vaise intention en passant à la feuille sui­vante qui était un nouveau contrat de travail signé du jour même par Capon, et qui rédui­sait son champ de responsabilité à celui d’un simple ouvrier, avec cependant le maintien, jusqu’à nouvel ordre, de son sa­laire de con­tremaître. Enfin, et le plus déconcertant, monsieur Redon leur confiait la charge de trouver un mé­canicien de formation dans les plus brefs délais. Simone Crépin serra soi­gneuse­ment les feuillets dans le dossier, se leva pour le classer dans le trieur vers lequel elle se dirigea du pas paisible et satisfait d’un chat dédaignant sa souris aux trois-quarts estropiée.

***

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Written by saufcila

24 septembre 2012 à 20 h 28 min

Publié dans Fiction, travaux d'écriture

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2 Réponses

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  1. Ça n’a peut être pas grand chose à voir avec le plaisir que je prends à suivre les pérégrinations de ce pauvre Capon mais je viens de réaliser une chose : mon père était ouvrier mécanicien.

    🙂

    Juléjim

    24 septembre 2012 at 21 h 56 min

    • Tu sauras relever alors les inexactitudes et les approximations… chut… ne les divulgue pas trop :-). Hélas, mes souvenirs d’enfant ne sont pas très précis.

      saufcila

      1 octobre 2012 at 20 h 17 min


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