LES VREGENS

Clément Méric, 19 ans

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Clément Méric

La bête n’est pas morte

Clément Méric, 19 ans, étudiant à Sciences Po, et militant anti-fasciste, est mort cette nuit, assassiné par les fascistes.

Pourtant, je lis partout, « qu’il est (seulement) en état de mort cérébrale ». J’ai entendu cette phrase à la radio tout à l’heure, 9 heures. Non, il n’est pas dans le coma, et non, ce n’est pas seulement « son pronostic vital qui est engagé ». Clément Méric est MORT.

Alors, malgré les témoignages — des témoins parlent d’un tatouage nazi, et d’un t-shirt Front national — la jument taillée dans un menhir a déclaré ce matin que Le Fhaine n’a aucun rapport avec l’agression. (Elle non plus ne prononce pas le mot MEURTRE). Elle déclare : J’ai déjà vu ce type d’amalgame, j’attends de voir ce que la justice va dire, et rajoute : si certains se servent de cela pour tenter de salir le mouvement que je préside, alors eux aussi devront en répondre.

Le summum de la saloperie médiatique, c’est la chronique de M. Daniel Schneidermann de ce matin, intitulée Choisir ses mots, choisir son camp.

Pour ceux qui ne sont pas abonnés, la voilà :

Évidemment l’indignation. Un jeune homme de 18 ans, frappé à mort en pleine rue par un groupe d’agresseurs, s’écroule, sa tête heurte un plot, il est en état de mort cérébrale. Tout nous indigne : l’âge de la victime, l’agression, la mort. Mais juste après l’indignation, l’embarras des mots, et les questions sur les circonstances. La victime, Clément Méric, était étudiant à Sciences Po Paris, dit-on, et militant proche du mouvement « Action antisfasciste Paris banlieue ». Quant aux agresseurs, ils seraient, eux, des militants des « Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires » de Serge Ayoub, dit Batskin (pour en savoir plus sur ces charmants jeunes gens, voir quelques extraits du documentaire de Canal+ que nous diffusions dans une de nos dernières émissions, et entendre notamment Ayoub y déclarer que « la violence est un moyen d’expression »).

Comment, pour les journalistes qui relatent les premiers l’événement, survenu mercredi en fin d’après-midi, désigner d’abord la victime ? Étudiant ? C’est évidemment incomplet, et ce n’est pas en qualité d’étudiant, que Clément Méric a été frappé. Militant d’extrême-gauche ? Attention à ne pas créer une fausse symétrie avec l’extrême-droite, renvoyant ainsi dos à dos agresseurs et agressés. Militant antifasciste ? Mais les agresseurs peuvent-ils vraiment être appelés des « fascistes » ? Quant à ces agresseurs, mêmes questions. Faut-il les appeler des « skinheads », ce qui atténue la responsabilité éventuelle de leur organisation politique ? Faut-il les désigner par le nom de cette organisation, les « Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires » ? Mais le seul témoignage sur leur appartenance à ce mouvement provient manifestement des accompagnateurs de la victime, et il est donc à confirmer.

Pour la presse comme demain pour la police, impossible de répondre à ces questions sans reconstituer le plus précisément possible les faits, pour l’instant peu clairs. Quel enchainement d’événements, apparemment en dehors de tout contexte de manifestation, a conduit à la bagarre mortelle ? Agresseurs et victimes se sont-ils retrouvés par hasard ? Et sinon, comment le groupe d’agresseurs savait-il qu’un petit groupe de militants ennemis se trouvait dans cette « vente privée » d’un magasin de vêtements de sport, dans le quartier de la gare Saint-Lazare, à Paris ? Les deux groupes se connaissaient-ils ? Il faudra, pour savoir, attendre l’enquête de police, et surtout le procès, qui seul permet d’approcher la réalité du déroulement des événements. Et en attendant, savoir que choisir ses mots, c’est choisir son camp.

Si M. Schneidermann est indigné, il ne l’est qu’à cause de l’âge de la victime (18 ans, c’est jeune pour mourir), il ne parle pas cru et dru, il n’appelle pas un chat un chat, ni un salopard un salopard, ni un assassin un assassin, ni un fasciste un fasciste.

Il s’agit d’une bagarre mortelle, pas d’une agression ni d’un meurtre… Tout cela dans des circonstances pas claires, des témoignages forcément subjectifs, puisqu’ils  émanent des accompagnateurs de la victime.

Voilà l’objectivité journalistique. Et au passage, un monument d’hypocrisie.

Les agresseurs peuvent-ils vraiment être appelés fascistes ?

Finalement, la petite phrase de Mélenchon, lors de la campagne électorale de l’an dernier, était vraie :

A l’arrivée, ce sera nous contre les fascistes. Les autres seront cachés sous la table.

M. Schneidermann, comme les autres pisse-copie que vous prétendez critiquer, vous pouvez continuer à participer à la dédiabolisation du Fhaine, en invitant ses représentants sur votre plateau.

Vous êtes déjà caché sous la table, et vous me faites gerber.

no pasaran

Pour rendre hommage à Clément :

Trois rassemblements sont prévus:

12h00 – devant l’IEP – 27 rue Saint-Guillaume

17h00 – sur les lieux du décès, Passage du Havre Métro Havre Caumartin

18h30 – place Saint-Michel

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48 Réponses

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  1. Article mis en lien sur ASI !

    Beaucoup de commentaires de lémédias décrivent ça comme une sorte de match entre deux équipes.

    Bah oui, faut bien prolonger la fiction des extrêmes qui se rejoignent dans une même haine de la république si vertueuse, avec ces élus qui se goinfrent et se protègent plutôt que protéger les faibles…

    PMB

    6 juin 2013 at 10 h 40 min

  2. Des jours sombres reviennent, des jours d’il y a quatre-vingts ans. Des jours que tout le monde aurait voulu oublier. Comme à cette période-là, c’est le Grand Capital qui mène la danse, appuyé par des troupes musclées et sans scrupules. Comme à cette époque-là, s’élever contre £€ $¥$T€M€ peut exposer au pire. Le plus souvent, des assassinats (y a-t-il d’autres mots ?) seront perpétrés sous des prétextes variés, avalisés joyeusement pas des médias « aux ordres ».

    Une réflexion très inquiétante se fait jour : cela ne fait que commencer…. N’est-ce pas Einstein qui disait :
    « Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »

    babelouest

    6 juin 2013 at 10 h 43 min

  3. ouh ça c’est envoyé !

    alainbu

    6 juin 2013 at 10 h 46 min

  4. cette manière d’opposer extrême droite à extrême gauche (et donc petit incident entre excités), c’est encore une manière de noyer le poisson pourri linguistique que tu dénonçais déjà hier. un mec qui s’appelait clément s’est fait battre à mort par un groupe de tarés qui ont pignon sur rue et qui se targuent d’être révolutionnaires. putain, ça fait mal aux yeux, ça. mais entre nous, contente (bon, c’est pas vraiment le « bon » mot) de savoir que vous vous coltinez les mêmes barjots fachos qu’ici les aubes dorées. bon, les nôtres ont un peu d’avance, néo-nazis explicitement et casseurs/tueurs de bougnoles et gauchistes sans se cacher. mais ça va viendre, encore un effort et ils défileront tout seuls à paris, plus besoin des agités du bocal anti-mariage pour tous pour se cacher (à peine). c’est quand même délirant que ces groupes à l’idéologie pourrie et aux actions infâmes soient pas purement et simplement interdits, qu’au moins on leur coupe la vitrine légale.

    zozefine

    6 juin 2013 at 11 h 13 min

  5. Comme d’hab’ le chef des têtes plates minore, comme quand un arabe avait été jeté dans la Seine, et qu’il avait déploré du bout des lèvres « un coup de pied malheureux » en insistant sur une gravité atténuée par un verdict retenant « la mort sans intention de la donner ». Toujours prompts à sortir les poings américains, beaucoup moins courageux quand il s’agit d’assumer leurs actes.
    Le 9.15 du matinaute, tout tourné vers son objectif de prétendue neutralité en observateur pétri de réserves et de recul (contrairement aux confrères, bien sûr), montre encore une fois les limites du genre.

    AirOne

    6 juin 2013 at 11 h 26 min

    • Il y a une photo des « têtes plates » sur le net qui les montre exactement comme ils sont : énormes, violents, matériels, hypermâles, noirs (comme tous les intégristes).

      A comparer avec le profil de Clément Méric, que si BFMTV arrive à le trouver extrême moi je suis la Couiine ov Inglande

      (Chez le matinaute, il n’y a pas que la neutralité de prétendue !)

      PMB

      6 juin 2013 at 11 h 38 min

      • Un détail (qui n’en est pas un) m’est apparu : le présentateur Daniel Schneidermann intitule le fichier téléchargeable de l’émission consacrée à l’extrême-droite (où apparaissent Ayoub et son groupuscule) « des caméras chez les fachos » (visible quand on pointe sa souris sur la zone de téléchargement du fichier); et le matinaute Daniel Schneidermann invite ce matin aux précautions de langage en se questionnant sur la pertinence à qualifier ces même nervis de « fascistes ».
        Alors quoi ? Amnésie passagère, ou faites ce que je dis pas ce que je fais(ais) comme les pointés mauvais élèves démédias ?
        N’étant pas dans le secret de son âme, je ne tranche pas, même si j’ai ma petite idée…

        AirOne

        6 juin 2013 at 12 h 49 min

  6. http://www.liberation.fr/societe/2013/06/06/le-leader-skin-serge-ayoub-dement-tout-implication-de-son-groupe_908754

    Ah le Ayoub et sa langue de bois (bien dur). Il devrait faire de la politique !

    //Selon lui, ce sont «des jeunes qui ont le malheur d’avoir les cheveux trop courts et une marque de blouson qui déplait à d’autres»//

    Sûr que ses jeunes à lui ne s’en prennent jamais à ceux qui ont des cheveux trop longs ou trop crépus. Jamais.

    Ses jeunes à lui « ont été pris à partie par cinq militants d’extrême gauche qui leur ont promis de les massacrer à la sortie ».

    Et ces cinq militants n’ont pas été foutus de les massacrer. Qui m’a foutu des extrême-gauchistes aussi mous de la cogne ?

    //Selon lui, «les trois (militants d’extrême droite) n’avaient qu’une seule envie c’est de s’en aller, de partir».//
    Comment ? Ils auraient osé se barrer au lieu de défendre la civilisation blanche ? Mais tu me les vires, ces mous du coup de poing américain, ces tapettes en collants indignes de la cause nazionale !

    Et il ajoute «Ce n’est pas anodin de s’appeler « chasseurs de skins », ce n’est pas anodin de se dire « antifa », ce n’est pas anodin de chercher partout à lutter contre un fascisme qui n’existe pas».

    Un fascisme qui n’existe pas ? Mais alors, à quoi tu sers, feignasse d’Ayoub, simulateur ? si ça se trouve, tu es une taupe fromagère qui bosse pour que François Toumou devienne Toudur dans les sondages !

    PMB

    6 juin 2013 at 13 h 35 min

  7. Moi je fulmine… parce que, sur Canal +, le représentant « chargé de parler en faveur de Clément Méric » était syndiqué à l’UNEF !!! P’tain l’UNEF !!!! Inféodée au P.S. ! Ah, et puis un spécialiste qui amalgame « la banlieue » (enfin les comportements de banlieusards qui veulent « choquer » ) à ceux des faschos ;o(((… Et ça y a été, avec « la gauche » (le PS),l »extrême gauche » (nous, euh, pardon, les FdG)… et vas-y qu’on nous a tricoté une histoire « irréelle » : oui, ils sont là, les salopards de la droite, depuis le « mariage pour tous » etc…
    Personne pour dire qu’à force de la fermer, à force de déformer la vérité, à force de ne pas oser dénoncer la langue de bois actuelle, les salauds de droite (comme hier vers St Lazare), de s’enkyster sur les « femmes voilées des banlieues » et de leurs « mentors barbus »… à force de baver sur tout… et de mélanger tout…
    Clément Méric risque d’être un « petit fait divers » vite oublié par les chaînes tout info ;o((

    clomani

    6 juin 2013 at 13 h 50 min

  8. Quand on voit les logos de Action Anti-fascisme et de Aktie Nationale Socialisme (derrière le pas beau Serge, sur gogol images), on est troublé par la ressemblance (mêmes drapeaux rouges et noirs).

    Quelqu’un aurait-il une explication, genre dire qui a copié sur l’autre ?

    PMB

    6 juin 2013 at 14 h 30 min

    • Une hypothèse, à confirmer par des gens mieux informés que moi : ce sont les fafs qui ont détourné les couleurs de l’anarchie.

      Comme la calotte embarjotée a détourné les slogans de mai 68, comme les Hommen singent les Femen.

      J’ai bon ?

      PMB

      6 juin 2013 at 14 h 38 min

      • Comme le Front National a récupéré le nom d’un mouvement de résistance communiste durant la guerre 39-45.

        AirOne

        6 juin 2013 at 14 h 49 min

  9. Bonjour,

    Gavroche, je partage certaines de vos convictions, mais vos manières sont parfois vraiment déplorables.
    En particulier ici, vis à vis de DS.

    Vous écrivez : « Si M. Schneidermann est indigné, il ne l’est qu’à cause de l’âge de la victime », juste en dessous de la chronique que vous recopiez, où DS a écrit : « Tout nous indigne : l’âge de la victime, l’agression, la mort. »
    La contradiction ne vous apparaît-elle pas de manière éclatante ?

    Quels éléments vous permettaient de dire avec certitude à 10h25 s’il s’est agi plutôt d’une « bagarre mortelle », d’une « agression », d’un « meurtre », voire d’un « assassinat » ?

    En quoi DS dédiabolise-t-il le FN avec sa chronique ?

    Ce n’est pas la première fois que je vous tombe sur le rable, et j’en suis navré. Je crois que vous le cherchez un peu. Soyez cependant assurée que le jour où ce sera FdG contre extrême droite, je serai de votre côté sans la moindre hésitation. Je le suis déjà.

    Jules

    6 juin 2013 at 14 h 51 min

    • Bonjour Jules,

      Désolée si je vous ai heurté avec mon langage cru et dru. J’appelle un chat un chat. Un facho c’est un facho, et un assassin un assassin.

      Dans cette histoire, je ne suis pas neutre, mais DS non plus, et il fait montre d’une grande hypocrisie en prétendant le contraire ! C’est bien ce que je lui reproche. Parce qu’il est loin d’être bête, et que là, chaque mot a un sens.

      Relisez sa chronique, relisez chaque mot, très précisément, très attentivement :

      Évidemment je que suis indigné, comme tout le monde. Nous sommes indignés (il nous met dans le lot). Quel être humain ne serait évidemment pas indigné devant la mort aussi brutale de quelqu’un ? Par une bande d’agresseurs, dit-il, omettant de préciser qui ils sont. (des fois que des adhérents du Fhaine seraient clients d’ASI) Mais mais mais. Il y a un gros MAIS. Car il ajoute tout de suite après, que quand même, avant d’avoir un avis, il faudrait se poser des questions sur les circonstances.

      La victime serait proche de l’extrême-gauche, dit-il, mais Attention à ne pas créer une fausse symétrie avec l’extrême-droite. Cette phrase est d’une totale fauxculterie. Clément Méric était un militant du Parti de gauche, ce qui pour les gens comme DS relève des « extrêmes ». Sauf que, au PG, on n’a jamais assassiné personne !

      Et le pompon, c’est ça : les agresseurs peuvent-ils vraiment être appelés des « fascistes »

      Il les appellerait comment, lui ?

      Et sa manière de mettre en cause les témoignages, sous prétexte qu’ils émanaient des accompagnateurs de la victime (du coup, la victime n’a pas de nom)

      Et il continue : quel enchainement d’évènements Une manière de sous-entendre que peut-être les p’tits gauchistes sont un peu aller chercher la castagne. C’est ce qu’on lit d’ailleurs ensuite dans certains des commentaires de cette chronique.

      Tout cela a conduit à une bagarre mortelle entre militants ennemis : ce n’était pas un meurtre, prémédité, mais une simple bagarre, limite altercation un chouille violente, quoi.

      Bref, lisez l’ensemble du texte schneidermanien, et revenez me dire votre sentiment.

      Gavroche

      6 juin 2013 at 15 h 05 min

      • Je ne suis pas vraiment « heurté », je suis simplement en clair désaccord.

        Je crois que vous allez trop vite en besogne.
        Par exemple, si j’en crois Mélenchon lui-même, Clément Méric n’était pas membre du PG ni du FdG.
        Autre exemple : si j’en crois un article lu sur le Monde, il est tout à fait possible qu’il soit mort suite à une bagarre et pas à un meurtre prémédité (parce que c’est ça que signifie le mot « assassin »).
        Le côté « fascistes » en revanche semble moins sujet à caution, et peut-être que DS prend trop de pincettes sur ce point là. Mais le ranger pour cela du côté de ceux qui seront sous la table quand il faudra choisir entre extrême droite et gauche radicale, c’est carrément fort de café. Je dirais même que c’est une erreur pour un militant : on ne promeut pas une cause en s’attaquant violemment à ceux qui ne semblent pas la soutenir d’emblée comme on le voudrait.

        La vérité, c’est qu’on n’en sait pas assez pour l’instant, et qu’effectivement les mots qu’on utilise montrent de quel côté on se place a priori. C’est ce que dit DS dans sa chronique, et il a raison. Il a raison aussi quand il dit que si les seuls témoignages que l’on a viennent des accompagnateurs de la victime, alors il faut rester prudent. Je sais bien que c’est difficile de rester prudent quand la colère et la tristesse sont là. Ce n’est pas pour autant une attitude condamnable.

        Jules

        6 juin 2013 at 16 h 36 min

  10. Finalement, vous avez raison. DS a raison. Attendons de voir. C’est aussi ce que dit Madame Le Pen. Elle aussi a raison.

    La victime s’appelait Clément Méric. Il n’était pas au Parti de gauche, juste un peu gauchiste sur les bords et grande gueule. Il a sans doute eu tort d’invectiver, avec des mots, hein, juste des mots, une bande de joyeux drilles néo-nazes au crâne rasé. Il aurait du la fermer. Finalement, il était comme moi, violent avec des mots. Alors quelque part, il l’a cherché.

    Lui n’avait que sa parole, eux avaient leurs poings (américains). Lui est mort, eux prendront probablement du sursis, comme d’habitude. Pour homicide « involontaire ». On se demande bien pourquoi ils se trimballaient avec des poings américains ?

    Mais oui, ayons confiance dans la justice de notre pays, celle qui a conduit Julien Coupat (qui n’avait tué personne, lui) à passer neuf mois au gnouf, et qui est toujours poursuivi pour terrorisme. Celle qui signe sans sourciller et à tour de bras des arrêtés d’expulsion pour les indésirables rroms et autres pauvres. Celle qui refile 500 millions à Tapie à titre de dommages et intérêts. Celle dont la ministre remonte les bretelles aux « juges rouges » pour cause de mur des cons.

    Vous avez raison, soyons objectifs, soyons prudents. Cinq minutes pour les juifs, et cinq minutes pour Hitler.

    Gavroche

    6 juin 2013 at 17 h 29 min

    • La charge est sévère, mais juste…. J’ai cité Einstein, plus haut : c’est exactement la même démarche.

      babelouest

      6 juin 2013 at 17 h 34 min

    • Chère Gavrochounette, cher Jules,

      Si les débiles qui sont à l’origine de ce drame savaient lire (soyons optimistes !) et que, par inadvertance, ils tombent sur vos échanges, je crains qu’ils ne rigolent à vous voir vous déchirer ainsi sur le sens et le poids des mots, alors que vous êtes l’un et l’autre dans le même camp, celui de ceux qui refusent tous les fascismes d’où qu’ils viennent. Oui, DS chipote, pèse et soupèse tel mot, telle expression. Il tente de mettre de la nuance là où il n’y a pour l’instant à voir et à entendre que du bruit, de la fureur et de la violence.
      En faisant cela, lui qui a beau être un professionnel de la profession, fait comme tout le monde en ce moment depuis quelques heures : il commente l’inadmissible. Et en tentant d’apporter ici mon propre point de vue, je fais de même.
      Les fachos, eux, parlent peu, mais ils agissent. Pour nous, au moment où la presse vient tout juste d’officialiser le décès d’un jeune garçon de 19 ans, mort pour ses idées, le plus urgent ne serait-il pas de tout faire pour exiger que nos responsables politiques mettent hors d’état de nuire ces brutes sans cervelle qui sont la honte de toute société se prétendant démocratique et humaniste ? Si possible dans l’unité …

      Je vous embrasse tous les deux.

      J&J

      Juléjim

      6 juin 2013 at 21 h 33 min

      • « le plus urgent ne serait-il pas de tout faire pour exiger que nos responsables politiques mettent hors d’état de nuire ces brutes »

        Se borner à dissoudre ces groupuscules, c’est opérer un cancer de façon à produire des métastases. Ce serait de la pure com. Il faudrait les traquer policièrement jusque dans les lieux, publics ou cachés, où il se tirlipotent le vermicelle.

        Et surtout, lutter contre la désespérance. Faire qu’on entend moins « tous pourris, tout pour leur pomme ». A voir comment les députés ont tenu tête à François Toumou non contre l’accord de flexibilité mais contre son timide désir de toucher à leurs privilèges, c’est pas gagné.

        PMB

        6 juin 2013 at 22 h 10 min

      • Cher Juléjim,

        Gavroche et moi ne nous déchirons point. Peut-être est-elle un peu plus émotive que moi (c’est un compliment), peut-être pas, allez savoir.
        Je crois que nous avons conscience d’être dans le même camp tous les deux.
        Je crois que le fait que les fascistes agissent avant de réfléchir et de parler ne doit pas nous dispenser de réfléchir et de parler nous-mêmes. Bien au contraire.
        Je crois que Gavroche, vous et moi seront d’accord sur l’urgence qu’il y a à mettre hors d’état de nuire ces brutes sans cervelles. Notre discussion sur la chronique de DS ne change rien à cela.

        Bisous aussi.

        Jules

        7 juin 2013 at 10 h 25 min

      • Merci pour votre réponse pleine de bon sens et de sérénité, Jules. Bien entendu qu’il faut réfléchir et échanger des points de vue, lorsqu’ils divergent, devant des faits aussi graves qu’affligeants.
        Ce que je redoute pour ma part c’est que de polémique en polémique on en vienne à oublier l’essentiel : faire en sorte de trouver la riposte la meilleure parce que la plus efficace et acceptée par le plus grand nombre. Sans parler des enseignements à tirer de tels drames pour qu’ils ne se reproduisent pas.

        Juléjim

        7 juin 2013 at 18 h 42 min

    • Merci de ne pas faire d’amalgame entre Le Pen est moi. Même si c’est pour « parler dru », ça fait moyennement plaisir.
      Clément Méric n’a pas cherché ce qui lui est arrivé, ni DS ni moi ne l’avons dit ni, dans mon cas au moins, pensé. Il a peut-être cherché la bagarre, je n’en sais rien et il est clair que ça ne changerait pas grand chose à cette acte odieux.
      La Justice de notre pays est imparfaite, surtout quand elle est manipulée par des idéologies politiques, ou simplement corrompue. Et alors quoi ? On rend la justice nous même ? On oublie l’Etat de droit ?

      Je ne confonds pas « objectif » avec « prudent ». Il est illusoire de chercher à être objectif, il est raisonnable d’être prudent quand on ne sait pas grand chose.

      Sinon, la chronique du jour de DS est nauséabonde. Je pense qu’on se rejoindra là dessus.

      Jules

      7 juin 2013 at 12 h 34 min

  11. Le beau bébé suspecté d’avoir porté le coup mortel se défend, sans doute conseillé par son avocat, d’avoir eu l’intention de tuer. Mais alors, baby, on y va avec un plumeau, pas avec un coup de poing américain. Tu fais partie de groupuscules où le projet de détruire tout ce qui est différent est récité comme des mantras.

    Quelques questions, si c’est possible et recevable dans ces moments de forte émotion.

    – L’action des antifas n’est-elle pas, de façon habituelle, trop calquée sur l’action des fas ? Violence contre violence, qu’est-ce que ça fait avancer ? (même si on sait que la symétrie dans la violence n’a pas eu lieu ici, malgré les déclarations de Saint Ayoub, patron des bisounours).

    – Cette action n’est-elle pas liée à l’inaction des pouvoirs policiers de l’État (Manu, si tu lâchais la grappe aux Rroms pour t’occuper de cette vermine, la vraie ?)

    – Ces cancers noirs ne prospèrent-ils pas sur la terrain de la désespérance, à la manière des néo-nazis d’Aube Dorée ? Terrain né de l’action des banksters, de la World Company et de leurs aides de camp politiques, soit pour la France l’UMPS, tous gens propres sur eux et chantres époumonés de la démocratie ?

    – Que va-t-il résulter concrètement des diverses manifestations contre cette action criminelle ?

    PMB

    6 juin 2013 at 18 h 48 min

    • Le problème n’est-il pas la personnalité du locataire de la place Beauvau ? Je le vois très mal réagir sainement à cette affaire, où quelque part il risque d’être au moins en partie d’accord avec les motivations de ces gens-là.

      babelouest

      6 juin 2013 at 22 h 31 min

    • Ce qui me fait peur pour une partie d’entre eux (les antifas), c’est la confrontation physique (même si elle n’est que verbale) avec des nervis habitués aux coups de poing et pour qui massacrer un « gauchiste » est une médaille d’honneur à fêter avec quelques bières.
      Pour avoir déjà croisé ces têtes plates une fois, ces types embarquent avec eux battes de baseball, couteaux, barres à mine ou tuyaux en acier, ce sont de purs barjots…
      Ils sont une centaine en France, et ça va une fois de plus masquer les problématiques que vous soulevez. D’ailleurs Valls et le gouvernement ont bon dos de récupérer le truc…

      AirOne

      6 juin 2013 at 22 h 57 min

  12. Je suis toujours en rogne. Hier soir, au jité de la 2, présenté par un « journaliste » ultrabraïte, avec sa gueule de raie sur le côté, bien propre et tout, j’avais juste envie de hurler. A qui croyez-vous qu’on a donné la parole ? A un Serge Ayoub hilare, indiquant que c’étaient juste des « petits jeunes » au sang un peu chaud, qui s’étaient ensuite « envolés comme des moineaux », une fois leur forfait accompli. Mais non, ils n’ont pas fui comme des lâches qu’ils sont… Les mastards bas du front auraient eu peur d’un petit jeune homme de 60 kilos…

    Après, c’était Valls avec la droite qui était « l’invité ».

    Ce type est un menteur : il a prétendu que son père avait fui l’Espagne franquiste, alors que c’est faux, son père, bon catholique, n’a quitté l’Espagne qu’en 1947, après avoir gentiment fréquenté les milieux artistiques madrilènes, et seulement parce qu’il avait obtenu une bourse pour peindre tranquillement à Paris. Le p’tit Manu est né en Espagne en 1962… Que faisaient son popa et sa moman là-bas, alors que tous les réfugiés se gardaient bien de retourner au pays ?

    Discours de fermeté, pipeau gouvernemental : on est dans un état de droit (ça dépend pour qui) on va voir si on dissout ces groupuscules, et on ne le fera que s’ils ont été très très méchants. A rapprocher des lois votées vitesse grand V celles-là, contre les nanas voilées qui accompagnent leurs gamins en balade… Hyper dangereuses, ces bonnes femmes, hein.

    Cerise sur le gâteau : la « question » du « journaliste » (neutre et objective, cinq minutes pour les Juifs, et cinq pour Hitler) : vous allez aussi supprimer les groupuscules d’extrême gauche ? Pour le groupe de Coupat, c’est déjà fait, merci.

    Gavroche

    7 juin 2013 at 8 h 54 min

    • La nouvelle matinaute du Konducator sur la « bagarre de skins » ne va pas améliorer votre rogne.

      PMB

      7 juin 2013 at 9 h 33 min

      • Je résume et prolonge : pauvre crevette de lycéen, pourquoi est-il allé narguer des citoyens comme lui mais plus musclés que lui, au lieu d’aller s’indiniaiser chez Pupues ?

        Va-t-elle se faire démonter au coup de poing américain dans les commentaires, notre crevette* pas fraîche ?

        * Aïe, je donne dans l’insulte à caractère animal.

        PMB

        7 juin 2013 at 9 h 43 min

  13. La comparaison avec le RER D et le cimetière de Carpentras. Et le mépris en plus.
    Il ne l’appelle plus « la victime » mais « Méric ». Un peu comme il dirait « Merah ».

    Curieusement, Monsieur Schneidermann n’est même plus « indigné »…
    « Méric » n’était qu’un « gamin réchappé de la leucémie », un « combattant de cour de lycée » : on ne saurait être plus élégant.

    Si demain les « alertes au danger fasciste » se concrétisent, Monsieur Schneidermann sera du côté du manche (de pioche). C’est bien ce que je disais : il est déjà caché sous la table, et il me fait gerber.

    Clément, tout fluet et jeune qu’il était, au moins, avait des convictions.

    Gavroche

    7 juin 2013 at 9 h 55 min

    • Gavroche, me gours-je si je lis le papier du Chef comme une réponse à votre article ? Comme je refuse de lui fournir du contenu éditorial, je commente ici :

      //Ce vaillant combattant de cour de lycée// Ça sonne comme « Don Juan de bac à sable ». Ou comment s’essuyer les pieds sur un mort !

      //Si ce témoignage est confirmé, toutes les alertes au danger fasciste, dont retentit la classe politique depuis hier, en apparaîtront rétrospectivement boursouflées, comme lors de l’affaire du RER D, ou de celle de la profanation du cimetière de Carpentras// Les affaires du RERD et de Carpentras n’étaient pas « boursouflées », elles étaient COMPLETEMENT FAUSSES. Et tu ne vois pas la différence, ô décrypteur de mesdeux ! L’alerte au danger fasciste n’est pas boursouflée, ce truc-là commence petit et grossit grossit, comme Hitler qui lui aussi à débuté dans des arrière salles de café. Oui, je sais, je godwine. C’est exprès.

      //On aurait pu rêver circonstances plus claires, plus héroïques, que cette bagarre autour des cintres et des T shirts soldés, qui ravale l’épisode au rang d’un ordinaire pugilat de skins// « Qui ravale » : il n’y a rien d’autre dans cette affaire, circulez. Pas de récupération politicienne (et NKM ne fut pas pire que Valls le faux rebelle). Pas d’occultation, avec ces torrents d’émotionnel, de l’avancée impitoyable de l’Assemblée dite nationale vers ses reniements, ses trahisons d’électeurs, ses « tout pour nos gueules derrière Barto ».
      Les antifas ne sont donc que des skins (et on connaît la connotation majoritairement négative de ce mot. Peux-tu alors te demander, Chef, pourquoi ils mènent leur lutte, sinon parce que personne d’autre ne le fait ?

      (Si un cafénaute peut remettre ce matin sur ASI le lien vers les Vregens, j’ai donné pour hier !)

      PMB

      7 juin 2013 at 10 h 09 min

      • Ceux qui le peuvent, allez voter pour Marusha. Comment qu’elle lui met un taquet !

        PMB

        7 juin 2013 at 10 h 12 min

    • Décidément le métier de journaliste cache de curieux personnages. Il en reste pourtant, d’honnêtes, de militants, de prêts à prendre des risques. Où les trouve-t-on ? Dans les pages obscures de quotidiens de province, ou pire, pigistes le plus souvent, pauvres, mais surtout peinant à vendre leurs enquêtes dès qu’elles dérangent.

      Demain je vais aller assister à la remise de la Légion d’Honneur à quelqu’un qui l’a mérité. Marie-Monique Robin a pris des risques, a publié des choses qui dérangent les puissants. Je serai là, à la Vache Rit, pour l’acclamer, car elle le mérite. S’attaquer de front à Monsanto relève vraiment du courage. Aux fauteurs de torture qui ont appris « le métier » sous la houlette d’anciens de l’armée française, ne manque pas d’audace non plus.

      babelouest

      7 juin 2013 at 10 h 11 min

  14. En soi, je ne suis pas choqué que les journalistiques de télé donnent la parole à Saint Ayoub, patrons des enfants de chœur.

    Juste (et beaucoup) qu’aucun n’a cherché à déconstruire en direct son discours, à dénoncer sa posture.

    Genre : monsieur, comment se fait-il que vous venez sur notre plateau en costume de clerc de notaire pour votre promo et non en bombers noirs pour vos travaux pratiques ?

    Mais si un journaliste télé était capable d’autre chose que de provoquer un Mélenchon qui ne demande que ça, on le saurait…

    PMB

    7 juin 2013 at 11 h 42 min

    • Ca fait du bien de lire Cyril Hannoyer ! Ouf ! Là je crois que DS a signé une sorte d’arrêt de « mort/boycott » pour moi…
      Purée, en gros, si t’es gauchissse et maigrichon, tu la boucles et tu rentres dans le rang ! Et tu évites d’aller t’exciter à narguer les gros fachos…
      Et ce matin, on apprend que Clément Méric a été tué par le coup à la tête qu’il a reçu d’une main munie d’un poing américain… Moi j’y vois une certaine intention, dans la force qu’a mis la main munie d’une arme….

      clomani

      8 juin 2013 at 8 h 54 min

      • il est amusant de constater que Florence Arié dit à peu près pareil que Cyrille Hannover. Mais son ton n’est pas le même.

        – Soit DS donne dans la galanterie sauf si c’est Mémona Hinterman le hamster.

        – Soit son message c’est : y a que moi qu’a le droit d’insulter et faire dans la dérision (procédé dont je rappelle que la Sainte Charte d’ASI l’interdit !)

        PMB

        8 juin 2013 at 13 h 49 min

  15. Ouch, ça valse dans le forum, la charte en prend un sacré coup et ça tangue pour le taulier…
    Tout n’est pas pertinent (le parallèle avec le port de minijupe est à mon sens très discutable) mais l’étudiant à Sciences Po Irfan et Hannoyer cognent en effet durement et avec des arguments qui tiennent la route.

    AirOne

    7 juin 2013 at 12 h 34 min

  16. Le gros problême que poserait la dissolution des groupuscules fascistes, c’est la rupture du dogme de la symétrie des extrêmes. Pompidou, Plantu, Copé, offensés, l’idéologie médiatique gravement mise en porte-à-faux. C’est pourquoi, à la loi de 72 réprimant l’incitation à la haine raciale, il faudrait en promulguer une, symétrique, pénalisant l’incitation à la haine de classe. Je suis sûr que ça plairait à Bourdin, »l’extrémiste de la tolérance ».

    dorzédéjà

    7 juin 2013 at 13 h 14 min

    • Le problème de la haine de classe, c’est que ce sont les très riches qui la créent. Donc, ce sont eux qui devraient se retrouver en prison. Il est parfaitement légitime que les opprimés les paient d’une colère en retour. Donc légiférer là-dessus, c’est s’exposer de la part des dominants à un beau coup de râteau en pleine face

      babelouest

      7 juin 2013 at 13 h 42 min

  17. Plusieurs commentaires sur ASI soulignent que l’action des Antifas, sans doute romantique, ambigüe (violence contre violence – et je ne pense pas ici à la scène où est mort un étudiant) est justifiée par l’inaction des pouvoirs publics, l’aveuglement ou la complaisance des médias mainstream – les Gabriac and co sont de bons clients d’image et de sons. Sans parler du poison distillé goutte à goutte par des gens à tribune comme Zemmour.

    La mort de Clément Méric s’inscrit dans un processus d’effritement (soyons mesuré) de la volonté démocratique.

    Ce n’est pas l’attitude des instances européennes qui va y changer quelque chose : elles ne voient pas, dans l’évolution autoritaire du Kondukator Erdogan, motif à retarder l’entrée de la Turquie dans la communauté européenne (joli nom pour un trust économique).

    Bah, elle tolère bien le Konducator hongrois, alors… et puis d’abord, « c’est pour faire avancer la démocratie, eu ».

    PMB

    8 juin 2013 at 10 h 19 min

    • A propos d’ASI; on peut penser que le dernier billet de DS était une réponse indirecte au billet de Gavroche.

      Répondra-t-il à celles et ceux qui, dans les commentaires, l’ont autrement avoiné que ledit billet ?

      La réponse, c’est quand même moyen son truc…

      PMB

      8 juin 2013 at 10 h 22 min

    • « elles tolèrent »

      PMB

      8 juin 2013 at 10 h 23 min

  18. Le Konducator a enfin daigné répondre à un asinaute, ici l’excellente Florence Arié, c’est déjà ça.

    Si je le résume bien, pour lui le danger n’est pas Ayoub mais Copé et la pensée uniconomique.

    Je vais refaire du Godwin, mais Hitler est arrivé au pouvoir avec la bénédiction de la droite allemande et des penseurs et acteurs uniconomiques de son époque

    Pour autant, je crois que la classe politico-médiaqtiue en fait un peu trop dans l’émotionnel et beaucoup pas assez dans l’analyse de la désespérance.

    Jivé, dans l’analyse. La stratégie du choc employée actuellement par la Wolrd Company et ses employés politiques a deux buts :

    – Tout pour nous. Nous ne serons jamais assez riches, jamais assez puissants. Jamais.

    – Rien pour les autres, qui ne doivent garder que le minimum vital pour nous servir. Rien qui puisse leur donner une vie décente, une santé correcte, une éducation propre à nous contester. Ils doivent ne plus croire en eux (pourquoi pas jusqu’au suicide), se battre comme des chiens pour un os, avoir peur, se méfier de tout et d’abord de leur semblable, jalouser celui qui est un peu moins fragile qu’eux et mépriser celui qui est encore plus fragile qu’eux.

    (Tiens, pourquoi ce « mépriser » me fait-il penser à notre futur Premier Sinistre, celui qui est nettement plus efficace pour traquer des Rroms que pour mater les mafieux corses et autres)

    PMB

    8 juin 2013 at 12 h 54 min

  19. Allez, pour vous remonter le moral, un truc tout frais et tout près : un jeune couple vient de reprendre un bar-tabac-presse dans mon village. Leur banque, le Crédit Agrrrrricole au « bon sens près de chez vous » s’éloigne d’eux et veut leur retirer le « Point vert ». Ceci dans le cadre d’un politique générale de retrait des DAB pas assez rentables. Je vous laisse imaginer les conséquences sur des gens qui viennent de s’endetter pour des années, sur les habitants, sur les autres commerces qui se battent pour survivre, sur la désertification rurale, sur l’obésité des mégapoles inhumaines.

    Ah c’est sûr que François Toumou, il a maté les banques !

    PMB

    8 juin 2013 at 21 h 06 min


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