LES VREGENS

Pourquoi, finalement, la récente votation suisse est une bonne chose

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Pourquoi, finalement, je suis contente de la votation suisse

Comme vous le savez sans doute, les suisses ont « mal voté ».

Un peu comme tous les manifestants du printemps dernier en France qui étaient tous des fachos, des intégristes, etc, les Suisses sont donc réacs et racistes. Ils veulent rester entre Suisses de souche.

Selon les bien-pensants, tout au moins.

Le Nouvel Obs, par exemple, ainsi que les « socialistes » et les patrons suisses.

Le Courrier, lui, est un chouïa plus nuancé :

Lien

Selon ce journal, si les travailleurs sont sensibles au sirènes udéistes, il rappelle quand même que le patronat suisse et les partis bourgeois ont refusé des mesures d’accompagnement dignes de ce nom aux travailleurs. Qu’il s’agisse de protection contre les licenciements, de lutte contre le dumping salarial, voire de défense des droits syndicaux élémentaires.

Et plus loin :

[…] il serait erroné de considérer le vote de dimanche comme irrationnel ou obéissant uniquement à des tendances réactionnaires. Le fait est que les Suisses ont aussi refusé une initiative anti-avortement et approuvé un développement du rail. Impossible d’accuser la seule xénophobie, même si elle a évidemment aussi pesé.

C’est aussi une Suisse qui souffre, qui peine à finir le mois et qui craint pour son avenir qui a donné un signal. Entendons-la sous peine de nous retrouver avec des projets encore plus inquiétants et facteurs de repli que cette initiative de l’UDC.

Alors évidemment, toute cela me rappelle furieusement la position du patronat français après les déclarations anti-immigration de la clique sarkozyste. Laurence Parisot déclarait dans Le Monde, en avril 2011, qu’il ne fallait pas faire de l’immigration légale liée au travail « un problème ». Selon elle, la France doit rester « un pays ouvert », et face à la montée du populisme, « le plus grand danger, ce serait de se refermer », tout en se livrant à un vibrant plaidoyer en faveur d’une plus grande intégration européenne.

Lien

Dans Le Capital, Marx parlait de « l’armée industrielle de réserve ». On constate qu’aujourd’hui, le maintien d’une immigration, si possible illégale, est devenu, avec la mondialisation, une véritable question de vie ou de mort. Une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, et une arme imparable du chantage patronal sur le désormais célèbre « coût du travail ».

Bien sûr, cela m’a aussi rappelé la ratification du Traité de Lisbonne, en 2008, et à Versailles, s’il vous plaît, voilà pour le symbole. Nos représentants, droite et gauche réunies pour cette cause nationale euh… non, européenne, ont suivi comme un seul homme. Et au passage, se sont gentiment assis sur le référendum de 2005. Et sur la démocratie.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’en France, « le peuple » est très con. Il ne sait pas ce qui est bon pour lui. Il est raciste et bas de plafond. D’ailleurs, s’il a voté non, ce n’est pas parce qu’il était opposé à cette Europe libérale que l’on a tenté de lui vendre par médias interposés, c’est seulement parce qu’en France, on n’aime toujours pas les boches …

Du coup, tiens, ça m’a aussi fait penser aux livres de Michéa. Ce gars-là est lumineux.

Dans Le Complexe d’Orphée, page 26, il écrit :

Les représentants héroïques « d’une minorité éclairée » ou « d’un parti de l’intelligence », œuvrant dans le sens de l’histoire (c’est à dire dans celui de la mondialisation) et profondément convaincus que les insupportables penchants populistes des classes inférieures – cet univers grouillant et « nauséabond » de Beaufs, de Groseille et de Bidochon – constituent le seul danger susceptible de menacer les équilibres délicats subtils de la société ouverte (et par la même occasion, les privilèges si légitimes de cette minorité éclairée.)

[…] La plupart des intellectuels de gauche en sont désormais venus à penser que « la révolution n’est pas un mouvement des masses auquel ils souhaiteraient s’associer, mais un ensemble de réformes que nous, les gens intelligents, allons imposer aux classes populaires. »

Et à propos d’identité nationale, ou de frontières :

Dans La double pensée, page 16, il écrit :

Lorsqu’un intellectuel contemporain soutient, d’ouvrage en ouvrage, que les notions de « frontières d’État », et « d’identité nationale » sont intrinsèquement fascistes, et qu’en conséquence, le peuple tibétain et le peuple palestinien devraient se voir enfin reconnues des frontières d’État précises et conformes à leur identité nationale, nous avons clairement affaire à un cas de double-pensée.

Chez nous, comme partout en Europe, les « socialistes » ont abandonné les classes populaires à leur misère.  En 2017, et certainement même avant, nul doute qu’ils se prendront une grande claque. Comme les « socialistes » et les patrons suisses.

En conclusion, on dira donc qu’en Suisse, le peuple est moins con qu’ailleurs. Ou qu’en tous cas, ses dirigeants respectent sa décision.

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21 Réponses

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  1. Bonjour !
    En fait, ce n’est pas idiot. Mais alors, il faut aller jusqu’au fond du raisonnement. Refuser des étrangers, c’est obliger le patronat à se bouger pour embaucher des gens du cru. Cela oblige à renforcer aux frontières les flux, et ne laisser entrer que des touristes avérés, ou des travailleurs pouvant arborer un contrat en bonne et due forme., Mais il faut compléter cela avec l’obligation de n’importer que des produits faits dans de bonnes conditions sociales, par des personnes ayant un boulot stable.

    Une entreprise que je connais bien (la MACIF), vu que bien des conjoints de collègues y travaillaient autrefois, avait déposé son bilan. Elle renaît de ses cendres à petite échelle, avec dans ses nouveaux statuts l’obligation de ne commercialiser que des produits fabriqués en France. Cela se concentre sur les mobiliers, mais c’est un bon début. Il serait souhaitable que d’autres aient des initiatives similaires. C’est ainsi que la machine peut repartir. Bien entendu, ce n’est pas ce que souhaitent les multinationales, qu’il sera donc nécessaire d’éviter. Seul ce rejet les amènera à une autre politique, qui peut être tout simplement de se retirer de notre pays. Cela laissera la place à un tissu socio-industriel qui aujourd’hui se heurte à une concurrence impossible à combattre.

    Donc, oui, sur des bases similaires, les Suisses ont bien choisi. C’est la bonne façon pour casser la pseudo-concurrence « libre et non faussée ». Et les Français frontaliers qui traversaient la frontière trouveront peut-être alors des emplois plus près de chez eux. C’est tout ce qu’on leur souhaite.

    babelouest

    10 février 2014 at 13 h 10 min

  2. Moi je ne suis pas sûre que l’UDC avait ces préoccupations en tête en demandant cette votation. Parce que l’UDC, c’est « ‘raus la racaille annemassienne »…
    Je voudrais aussi bien savoir comment seront déterminés les quotas à venir…
    Moins de travailleurs européens ou moins de Roms, de Kosovars, d’Afghans, de Syriens, d’Arabes (mais portes grandes ouvertes aux Saoudiens qui viendront déposer leur fortune dans les coffres) ?
    Et si les frontières suisses seront fermées à la libre circulation des citoyens des alentours, en revanche, elles seront toujours aussi transparents quant à l’entrée sur le territoire helvète du pognon de l’évasion fiscale internationale.

    clomani

    10 février 2014 at 15 h 14 min

    • Clomani, laissez-nous le temps de nous retourner… la décision suisse a un goût amer pour la moitié des votants (49,7%) qui ont, contraints par leur morale, leur pragmatisme ou leur sincère amour du prochain, voté contre l’initiative et perdu cette votation. Il y a des chiffres, dont le 23,3% d’étrangers résidant en Suisse et les centaines de milliers de frontaliers qui ont souvent la chance d’échapper au chômage de leur pays en travaillant en Suisse, dont j’aimerais bien que l’on prenne la mesure. Que l’on cesse aussi de monter en épingle le sentiment pénible que certains éprouvent légitimement d’être méprisés, qui relève d’une réalité universelle qui, au pire, aboutit au racisme. Je citerais volontiers aussi les 50% d’étrangers habitant dans la ville de Renens, près de Lausanne, en précisant là encore quel bénéfice commun eux et le pays en retirent : il faut cependant voir les faits et ne pas imaginer que la paix sociale est née d’un coup de baguette magique. Les contrats précaires, le « dumping » social, la concurrence déloyale sont les pendants de cette situation, dont le pays tire aussi une part de sa prospérité.

      Oui, je sais que des Français s’estiment ostracisés en Suisse, particulièrement dans les cantons fortement soumis à la concurrence salariale qu’ils créent, dans une mesure réelle que je ne connais pas, à l’égard des « Suisses de souche » (nous devons bien en avoir aussi, comme on cause de Français de souche, triste expression à certains égards).

      Mais je ne veux pas vous lire sans relever le procès que vous faites à la Suisse (!) comme si ce pays était un repaire de banksters appuyés sur une Constitution et une politique imprimées par eux et mise à leur service. Comme si les citoyens helvétiques étaient partie prenante, autant que le seraient les français des guerres coloniales. C’est cela que je lis dans votre texte, que vous n’écrivez pas ni ne pensez sans doute. Mais comprenez à quel point tout cela est douloureux pour nous simples citoyens, confrontés à des problèmes banals que chacun chez soi connaît sous des formes locales et doit résoudre, ou laisser à la merci de pouvoirs plus ou moins autocratiques. Aussi relativement idéale que puisse paraître la démocratie suisse, cela pose un énorme problème lorsque le peuple se prend à en faire usage, et voici que tout à coup, cette émanation populaire encensée devient l’objet des critiques les plus méprisantes : j’ai envie de dire… Faudrait savoir, les gars 😦

      Et voici, les réactions de gens comme Cohn-Bendit, Quatremer (Libération) ou nombre de politiciens français et en Europe sont particulièrement indignes : la démocratie ne semble ne leur convenir que lorsqu’elle consiste en l’acceptation sans condition par les peuples des diktats de leurs corporations : ainsi le pire avec le premier pour qui « les Suisses reviendront à genoux implorer l’Europe », et les autres pour dire : la puissance appartient à l’Europe, la Suisse ne pèse rien. Comment voudriez-vous que nous réfléchissions, si nous ne sommes pas disposés par nature à ramper ?

      Bernard Bracam

      28 février 2014 at 22 h 58 min

      • Lisant plus loin, je comprends que vous vivez en Suisse, hum, je n’étais pas parti de cette idée, j’aurais peut-être dû « dépersonnaliser » ma réponse 😉

        Bracam

        28 février 2014 at 23 h 10 min

      • Bracam, j’étais « bi-nationale » grâce à mon père… et si j’ai des doutes sur l’UDC, c’est à cause de la cabale anti-annemassiens (où j’ai vécu 21 ans avant de partir pour Paris). Pour ne rien vous cacher, j’ai perdu ma citoyenneté helvétique en épousant un Sénégalais et j’ai eu du mal à décolérer après avoir appris que, pour redevenir suissesse, je devais montrer mon acte de divorce (ce qui consiste à montrer aux autorités consulaires une partie de mon intimité, faire « acte d’allégeance » par écrit (en expliquant mes motivations) et surtout payer une somme qui me paraissait énorme à l’époque. Pendant ce temps, mon ex mari avait obtenu la naturalisation française grâce au mariage.
        J’ai donc trouvé à l’époque que la France était plus accueillante que la Suisse… hélas l’eau a coulé sous les ponts depuis… je ne crois plus à l’Europe et je trouve quelque part que les Suisses ont raison de s’en méfier, je pense qu’en France, nous ne vivons pas en démocratie, qu’en effet la démocratie directe pratiquée en Suisse est plus « démocratique » ;o))…
        L’ostracisme suisse, je l’ai subi en roulant avec une 2 CV immatriculée 74 dans Genève ;o))… vous connaissez le côté indiscipliné des Haut-Savoyards… mais nous traitions les Genevois de « pique-meurons » ou d’envahisseurs lorsqu’ils venaient skier chez nous. C’était de bonne guerre… Après tout, les Genevois continuent à fêter l’Escalade à coups de casseroles en chocolat remplies de légumes en pâte d’amande ;o).
        Quant à Quatremer et Cohn-Bendit, si vous saviez à quel point je peux les fuir… ils m’ont (aussi) insultée lorsqu’ils ont traité les « nonistes » du référendum sur le traité de Lisbonne de pauvres décérébrés… mais ils se sont enrichis grâce à l’U.E. ils en ont donc besoin et projettent leurs désirs sur les autres… très infantile ;o)

        clomani

        1 mars 2014 at 9 h 01 min

  3. ma bichette !! je plussoie, tu imagines bien.

    en fait, les suisses disent merde à l’UE depuis très longtemps. dire qu’ils sont « dupés » par l’UDC est réducteur.
    mais pas par xénophobie – les suisses ne sont PAS xénophobes (bon, c’est vrai qu’en grattant, dans les campagnes d’unterwald, je dis pas – mais de ce point de vue on est toutses à la même enseigne)
    rappeler quelques chiffres :
    8M d’habitants,
    23,3% d’étrangers en 2011 (quel bled français n’exploserait pas à 23,3% d’étrangers ?),
    4 langues officielles (encore que parler du suisse allemand commme « une » langue, c’est idiot, un zurichois va peiner à comprendre un haut-valaisan),
    toutes les religions possibles, même les Baha’is,..
    xénophobie ? je dirais plutôt incroyable capacité à absorber et gérer les différences culturelles et cultuelles.
    quant aux kosovares, inutile de les chercher en france, non ? par contre, ils sont 170’000 en suisse, et plutôt très très bien intégrés (j’ai des noms !)

    je crois que c’est se foutre la tête dans le sable que de penser que c’est de la xénophobie, ce vote quasi 50/50 (c’est quand même pas un refus massif, non ?) quand 23,3% de la population est étrangère !

    mais argh, que ça fait gerber la démocratie directe ! que ça fait peur ! argh, comme on déteste que le peuple soit souverain !!!

    mais bon, c’est vrai que ça arrange les affaires des fachos européens, et que ça va sûrement compliquer ma vie !

    et pour qui a envie de vérifier les CHIFFRES (et pas conforter les préjugés) : l’office fédéral de la statistique : http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index.html

    zozefine

    11 février 2014 at 8 h 23 min

    • faut dire que « immigration de masse », si on lit pas bien les attendus, ça fait peur. à part ça, refus très massif de l’initiative du déremboursement de l’IVG (69,8%) (incroyable, ce droit ne sera décidément jamais acquis pour nous) (comme aucun droit, faut dire, cf la grèce) et acceptation (62%) du développement du rail. alors fachos réacs les suisses ?

      zozefine

      11 février 2014 at 9 h 17 min

      • Déjà je les trouve intelligents (et économes) d’organiser un référendum avec trois thèmes bien différents : ainsi, ça coûte moins cher de faire d’une pierre 3 coups qu’un seul comme nos référendums (piétinés les jours suivants par les dirigeants) français. Et puis oui, bravo aux Suisses pour l’avortement… et là aussi, je sais de quoi je parle puisque j’ai dû aller à Genève pour me faire avorter en 71 alors que je venais d’arriver à Paris. ;o(
        Sinon, un twitt d’Attali (j’aime pas le mec mais là il dit juste) :
         » Jacques Attali ‏@jattali 53 min

        Leçon des résultats par canton du référendum suisse: Il n’est de pire xénophobe que celui qui n’a jamais rencontré d’étrangers. »

        clomani

        11 février 2014 at 9 h 21 min

  4. Je n’ai pas dit que les Suisses étaient racistes… pour avoir été élevée sur la frontière, côté français, par une mère raciste primaire et angoissée, je sais de quoi je parle. Mais l’UDC en effet a des relents fachisants et c’est contrariant…
    Moi, ce que j’attends, ce sont les quotas à venir… s’il y aura encore le statut de travailleur frontalier… etc.
    Parce que la Haute-Savoie ne doit pas être dans les régions les plus touchées par le chômage justement grâce à Genève… tout comme les dépts lorrains pour Zürich…
    Et puis il va falloir remontrer patte blanche à Cointrin alors que, depuis qqs années, je n’avais plus à faire la queue pour montrer ma C.I. ;o(

    clomani

    11 février 2014 at 9 h 15 min

    • vivant dans un pays vraiment xénophobe, je te jure que je fais la différence ! et pour genève, tu parles toujours de la tension entre la ville et la france-voisine, mais lis un peu les chiffres ! http://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2012/informations_statistiques/autres_themes/is_population_19_2012.pdf

      à genève en 2000 (2000), il y avait 38,1% d’étrangers résidents (184 nationalités) ! et donc sans compter les frontaliers. tu vois rennes, ou toulouse avec quasiment 40% d’étrangers ??????????? 38,1 %, déguste ce chiffre et reparle moi des tensions entre genève et france voisine…

      zozefine

      11 février 2014 at 9 h 38 min

    • Je crains que vous vous trompez.
      L’U.D.C. est en fait une très vieux partie politique Suisse dont la racine de base se trouvait dans les milieux de l’agriculture. Il est d’ailleurs depuis des dizaines d’années membre de différents gouvernements cantonaux et naturellement également au niveau fédérale. Actuellement deux conseillers fédéraux sont sont de ce parti. Pour les français qui ne risquent pas très bien connaître la Suisse. Conseiller fédérale = Ministre. 🙂
      En Suisse nous disposons heureusement encore de droits civiques étendus. En clair: Le souverain…est le peuple qui s’exprime dans les urnes. 🙂
      Les Suisses ont donc voté et une courte majorité était en faveur que le gouvernement reprend à nouveau la hm souveraineté de la migration en mains. Faut evtl. pas oublier que le taux moyens des étrangers en Suisse est proche de…25%. Par exemple à Renens (proche de Lausanne) ce taux est autour de 45%.
      Les partis essentiellement bourgeois (PS y compris) ont disons poliment jouer à l’autisme. Faut evtl. pas oublier que cet migration de masse à naturellement un volet sociale important et explosif.
      Dumping salarial, crise de logements etc.
      …et maintenant la quittance les Suisses l’ont donné dans les urnes. Il faut donc le respecter et se mettre au travail. 🙂
      Mais en fait tout les pays de l’U.E. ont à peu de choses prêt les mêmes problèmes…et ce vote risque disons d’être une bombe a retardement pour ces pays.
      Je vous suggère ceci: Faites en France un référendum identique. Que croyez-vous va être le résultat ? 🙂

      Vous risquez d’être surpris.

      La Suisse n’est naturellement pas xénophobe. 🙂

      Amicalement
      Viggo
      http://www.b-a-r-f.com

      viggo1

      15 février 2014 at 18 h 29 min

  5. 80 000 étrangers (dans leur grande majorité, ils sont européens) s’installent en Suisse chaque année, soit 3 fois plus qu’en France.

    De la différence entre la Suisse francophone, et la Suisse alémanique :

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1144531-votation-sur-l-immigration-pour-les-suisses-il-y-a-etrangers-et-etrangers.html

    On s’aperçoit avec quelque surprise que ce sont les immigrés allemands qui sont mal vus… Bref, les Suisses non plus n’aiment pas les boches … 🙂

    Gavroche

    11 février 2014 at 10 h 36 min

  6. c’est assez drôle… cet article semble surtout concerner nos deux suissesses émérites et pas nos autres lecteurs ! et pourtant ce serait l’occasion de débattre du positionnement de deux « démocraties » européennes, une dans l’UE, et pas l’autre. Il y a aussi une facteur d’échelle : démocratie directe quand il y a plus de 60 millions de votants ? Est-ce qu’on vote plus (en proportion) au plan local ou au plan « national » ? qu’est-ce qu’une « nation » ? la Suisse est-elle historiquement une nation, ou une réunion de cantons ? Y lève-t-on une mobilisation générale en cas de menace grave ? Que s’y est-il passé lors du nazisme envahissant l’Europe ? Entre la France et la Suisse, malgré le voisinage, le vécu historique n’est pas comparable, donc, aussi, le nombre « d’étrangers » et leur « visibilité ». Et point en Suisse de population issue de la colonisation d’autres peuples, souvent « basanés » en train de demander des comptes …
    Une fois les décrets induits par cette votation publiés (et ça ira à l’encontre des engagements signés avec l’UE) alors jouera le fameux « effet guillotine » européens : un traité (celui de libre circulation) qui tombe, et tous les autres sont annulés (je crois qu’il y en a 9 ) et ça touche pas mal d’accords commerciaux.
    Gare aux coffres-forts suisses !

    randal

    11 février 2014 at 12 h 26 min

  7. Je viens de voir un reportage traitant de Français travaillant en Belgique devenus brutalement sans papiers : plus de virements, plus d’existence administrative en Belgique… plus rien ! Tout ça grâce à une vieille directive européenne que la Ministre des migrations belge a déniché dans un fond de tiroir… Encore à classer parmi les conséquences de la crise : la Belgique n’est plus apte à procurer de l’emploi et tout ce qui va avec à des citoyens d’autres pays de l’U.E…. Effet guillotine aussi ?

    clomani

    11 février 2014 at 14 h 26 min

  8. En ce moment, C dans l’Air, l’émission du beauf de service sur France 5, parle de cette votation… Un intervenant intéressant, journaliste au « Temps »… donc qui sait de quoi il parle, et qui remet un peu les pendules à l’heure : « non, ça n’est pas une vague de xénophobie »…
    http://www.france5.fr/direct

    clomani

    11 février 2014 at 18 h 24 min

  9. de toute façon, la plupart des suisse travaillent chez nestlé ou dans une banque, étaient pro-nazis pendant la guerre et c’est grâce à eux qu’ils l’ont gagnée – la guerre, les nazis. ah non, mais si les suisses avaient arrêté d’être neutres et s’étaient engagés avec leur armée de conscrits contre les nazis, ils l’auraient gagnée. la guerre, les suisses. non, c’est toujours pas ça. bon, faut voir comment les suédois s’y sont pris avec leur neutralité – on fera pareil la prochaine fois.

    tu dis avant que
    « le peuple » français est très con :
    on n’en sait rien, on lui demande pas son avis sinon pour voter pour des têtes de turcs et/ou des gens auxquels ils délèguent leur voix – des traîtres qui une fois acquis un petit (ou gros) pouvoir s’y accrochent comme des sangsues.

    je reprends ta conclusion :
    En conclusion, on dira donc qu’en Suisse, le peuple est moins con qu’ailleurs. Ou qu’en tous cas, ses dirigeants respectent sa décision.
    ce « ses dirigeants respectent sa décision » est FAUX : la décision du peuple est souveraine, elle peut être mauvaise, mais elle est première, elle contraint absolument les « dirigeants ». c’est pas à choix pour les dirigeants, « ça je respecte, ça je respecte pas » (comme chez vous, vous vous êtes fait entuber à sec en 2005 – et pas une manif, rien, des veaux à l’abattoir), la décision du peuple a force de loi. après, faut l’appliquer, c’est à charge de l’état, qu’ils se démerdent. mais ce ne sont pas des « dirigeants », c’est juste le petit personnel aux ordres du peuple en charge d’appliquer ce que le peuple veut, via les votations. on s’en fout tellement de nos « dirigeants » que la plupart des suisses ignorent le nom de leur président.

    autre chose : tandis que vous, vous votez sur des gens, de bonnes gueules, des sérieux, des fachos, des commandants de pédalo, qui ensuite sont supposés « respecter votre décision » (qu’en savent-ils, de vos décisions, vous décidez rien du tout : vous décidez des gens, pas des objets, c’est à dire vous décidez pas des lois, pas des budgets, pas des installations industrielles, pas des ronds-points : vos dirigeants n’ont AUCUNE idée de ce que vous voulez : vos dirigeants vous proposent un programme, vous votez pour un mec supposé tenir ce programme, et non, il vous lâche en plein virage… et vous vous étonnez ? naïfs ! so naïfs !!), les suisses votent sur des objets qui régissent leurs vies : ils votent les budgets, les taxes, le prix du pain, s’ils veulent ou non une armée, s’il faut dérembourser l’IVG, s’ils faut construire une autoroute ici ou là, s’il faut limiter les résidences secondaires à 20% dans les communes, etc. le peuple suisse est aussi con que les autres, mais il est extrêmement au courant de tout ce qui organise sa vie en collectivité, parce que c’est lui qui décide. il ne connait pas ses « dirigeants », mais par contre il sait pourquoi il se retrouve avec tel impôt, telle loi. il peut être con, mais il est souverain.

    chez vous, le GDS sort par une porte et rentre par une fenêtre. en suisse, c’est simple : il y aura vote. « vous voulez du GDS ? » et si c’est non, c’est non. et si c’est oui, à majorité des voix et des cantons, il aura des groupes qui relanceront un référendum, encore et encore jusqu’à ce que ce soit non.

    ça s’appelle la démocratie directe. essayez dans votre ville, votre commune, votre région, c’est amusant.

    zozefine

    23 février 2014 at 9 h 43 min

    • et inutile de préciser qu’un scandale écolo comme NDDL (http://www.20minutes.fr/societe/1306218-manifestation-contre-l-aeroport-de-nd-des-landes-saccage-a-nantes), comme tout le monde est contre à part les mecs qui veulent s’en foutre plein les poches, puissants mais peu de voix, un bon référendum à nantes et on n’en parlerait plus ! pas besoin de camper dans la gadoue et de se faire asperger aux gaz !

      zozefine

      23 février 2014 at 10 h 06 min

      • Il est patent hier à Nantes que la préfecture recherchait l’affrontement. Refusant l’itinéraire (plutôt classique) déposé par les organisateurs, elle avait décidé d’un autre, bien trop court (800 mètres) « afin de protéger le centre ville commerçant ». Résultat, les manifestants très nombreux (entre 50 et 60 000 selon l’organisation, soit la plus forte mobilisation contre l’aéroport) ont tout de même emprunté le Cours des 50 otages, et se sont fait bloquer par les tirs nourris de flashballs, de lacrymogènes, de grenades « anti-encerclement ». C’est ce blocage qui, par réaction (prévue) , a provoqué des énervements, des casses de matériel urbain, d’une vitrine de Vinci, des contre-tirs de billes d’acier ou de pavés. D’autant que la présence de provocateurs immiscés parmi les manifestants est presque prouvée.

        Eh oui, c’est ainsi que se déroule la démocratie, en France. Exactement comme dans d’autres pays. En revanche, selon l’identité des « autorités », ce sera condamné ou loué par les médias.

        babelouest

        23 février 2014 at 10 h 19 min

    • En lisant ceci:
      de toute façon, la plupart des suisse travaillent chez nestlé ou dans une banque, étaient pro-nazis pendant la guerre et c’est grâce à eux qu’ils l’ont gagnée – la guerre, les nazis. ah
      je suggère sincèrement d’avoir de la retenue avec de telles propos que je considère comme imbéciles.
      D’abord la Suisse ne se limite heureusement pas en ce qui concerne la situation de l’emploi uniquement à Nestlé…ou Banques. 🙂 Où crois-tu travaillent la grande majorité des centaines de milliers de frontaliers qui traversent tous les jours les frontières ? Chez Nestlé. 🙂
      …et pour le reste oui, les Suisses ont heureusement encore le droit de pouvoir s’exprimer dans les urnes en tant que souverain. 🙂

      Je te suggère q

      viggo1

      23 février 2014 at 13 h 52 min

      • Suite
        …Je te suggère que la France offre la même possibilité. Que pense-tu serait le résultat d’un tell référendum en France 🙂

        Oui nous sommes encore un pays indépendant et risquons de le rester.
        Amicalement
        Viggo

        viggo1

        23 février 2014 at 13 h 56 min

  10. Petit coup de calgon en lisant ça… et en pensant aux gens, au peuple… et aux difficultés de rester aware à l’heure actuelle ;o(
    http://www.challenges.fr/media/20140220.CHA0731/comment-tf1-gagne-des-fortunes-grace-a-the-voice-le-concurrent-de-la-nouvelle-star.html

    clomani

    24 février 2014 at 9 h 08 min


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