LES VREGENS

Suppression de 10 000 emplois chez Peugeot

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raymondnurki170712
Découvert par hasard sur le site Usine nouvelle :  PSA Peugeot-Citroën envisagerait de supprimer 10 000 emplois en France avant la fin de 2015. Et évidemment, pas un mot de cette « rumeur » ailleurs,  sauf chez les affreux gauchistes de World Socialist Web Site

Pourtant, Renault et PSA demandent « l’accélération des réformes du code du travail » et bien sûr, la réduction drastique des coûts du travail pour améliorer leur « compétitivité ».  Comprendre : leurs bénéfices.

Usine nouvelle cite une lettre confidentielle de PSA datée du 1er octobre :
Nouvelles suppressions de postes en projet chez PSA
(accès payant)

Après avoir effleuré le sujet lors d’une réunion de son Observatoire des métiers le 26 septembre, la direction de PSA Peugeot Citroën a confirmé ses intentions aux organisations syndicales (…) Sur les 86 000 salariés de PSA en France, elle voudrait supprimer 10 000 postes d’ici fin 2015. Ceux-ci s’ajouteraient aux plus de 10 000 emplois supprimés depuis 2011, notamment avec la fermeture des sites d’Aulnay-sous-Bois et de Melun.

La direction de PSA et les syndicats – qui ont signé des accords de réduction des coûts incluant la suppression d’emplois et la fermeture d’usines – on évidemment  nié l’information.

Se rappeler, que, par le passé, des documents confidentiels avaient fuité, puis avaient été démentis, pour finalement être confirmés : ainsi, en 2011, la CGT avait publié un document interne qui révélait les projets de fermeture d’usine à Aulnay (3600 emplois), SevelNord dans le nord (2800 emplois) et Madrid (3100 emplois).

À l’époque, les syndicats avaient fait profil bas, en pleine campagne présidentielle, où tout le monde ou presque soutenait François Hollande.

Mais après l’élection de Hollande, le PS avait  soutenu le projet de PSA de fermer Aulnay et de supprimer quelque 11 200 emplois en France avant la fin de 2015.  Même Petits Bras Montebourg avait déclaré, martial, qu’on n’y pouvait rien. L’État ne pouvait pas tout, © Lionel Jospin.

Ce qui n’a pas empêché le gouvernement « socialiste » de faire de jolis cadeaux sonnants et trébuchants au patronat, 40 milliards d’euros d’allègements fiscaux pour les entreprises dans le cadre des mesures d’austérité du prétendu « Pacte de responsabilité ».

Tout cela, malgré les renoncements des syndicats qui ont signé des accords pour de fortes réductions des coûts comprenant gels de salaires et flexibilité des heures de travail.

Tout cela, malgré les augmentations des ventes et des profits.

Selon le Financial Times, en septembre, où les ventes de véhicules neufs en France sont montées de 6 % comparées avec celles du même mois de l’année dernière, les ventes domestiques de PSA étaient en hausse de 17,3 %, et celles de Renault étaient en hausse de 5,3 %. Leur part de marché combinée a atteint 57 % en septembre en comparaison de 56 % au début de l’année.

PSA a ainsi annoncé un profit de 477 millions d’euros dans la première moitié de cette année, son premier profit depuis trois ans. On peut dire merci aux socialistes, qui en entrant dans le capital de la société pour quelques petits milliards d’euros, utilisent nos impôts pour renflouer les caisses de la famille Peugeot, et remplir le portefeuille de leurs actionnaires.

PSA et Renault exigent pourtant que le gouvernement intensifie les réformes du marché du travail. Toujours dans le Financial Times,  Maxime Picat, PDG de Peugeot, déclarait : Vous n’avez qu’à voyager dans le monde et regarder ce qui se passe, non seulement dans les pays anglo-saxons mais aussi en Asie, vous verrez que nous avons besoin d’accélérer nos réformes.  Des réformes ont été faites, [mais] nous en voulons davantage car nous voulons que la compétitivité du pays s’améliore…

Tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes, ce brave Hollande s’est d’ailleurs félicité hier, au Salon de l’Auto : Il y a deux ans, l’industrie automobile française était en crise, le gouvernement était confronté à des plans sociaux, à des fermetures, et le marché était en très grande difficulté. Des efforts ont été faits par des industriels, par l’État (pas un mot sur les « efforts » consentis par les salariés, cette bande de sans dents) pour apporter un certain nombre de fonds, de stimulations, d’incitations et les résultats sont là : l’industrie française s’est redressée et elle repart. C’est bon pour l’activité, pour l’emploi, et pour nos exportations.

Et pour les bénéfices des patrons. Mais ça, l’ennemi de la finance n’a pas osé.

Bref, compte tenu de leurs antécédents, et des bons vieux proverbes « on ne prête qu’aux riches » (bien de circonstance) et « il n’y a pas de fumée sans feu », une affaire à suivre…

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Written by Gavroche

7 octobre 2014 à 11 h 03 min

2 Réponses

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  1. Quand j’étais petit on me disait que c’était en des temps barbares qu’on mettait des gens sur les bûchers. On s’est civilisé et on se contente de les mettre au chômage en leur disant que c’est leur faute et on dit qu’on n’est plus des barbares.

    partageux

    7 octobre 2014 at 15 h 40 min

  2. […] Découvert par hasard sur le site Usine nouvelle : PSA Peugeot-Citroën envisagerait de supprimer 10 000 emplois en France avant la fin de 2015. Et évidemment, pas un mot de cette "rumeur" ailleurs,…  […]


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