LES VREGENS

La France, c’est mon pays, pas le leur

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L’état d’urgence, dans un pays « démocratique », ça fait un peu tache, faut bien le dire. Pour les pignoufs qui nous gouvernent, l’état d’urgence serait un bouclier censé « protéger la démocratie ». Mais le problème, et ce sont les historiens qui le disent, c’est que ce machin a toujours accompagné les dictatures. Ainsi, dans les années qui ont précédé la prise du pouvoir par Hitler, les gouvernements sociaux-démocrates (ben oui, encore eux) de le République de Weimar l’avaient déjà si souvent utilisé que l’Allemagne n’était déjà plus une démocratie. Hitler a juste continué dans le même sens, et du coup, les atrocités commises par les nazis étaient donc parfaitement légales… Un pareil scénario pourrait parfaitement avoir lieu en France  : on imagine sans peine un gouvernement d’extrême droite utiliser l’état d’urgence que les « socialistes » auraient mis en place. On serait déjà habitués. Sauf que 2017, et la Pen au pouvoir, c’est demain …

Alors, après nous avoir bien agité le chiffon rouge sous le nez, devant la levée de boucliers des restes de la gauche, nos chefs ont donc préparé la parade… pour que la pilule passe.

Ainsi, l’égérie, l’icône de la gauche en 2012, la femme que tout le monde encensait, « issue des populations colonisées » comme on dit (pour ne pas dire noire ou antillaise) j’ai nommé Christiane Taubira, a décidé de présenter un projet de loi qui va permettre de faire exactement la même chose que l’état d’urgence, mais sans le dire.

On pensait que cette brave dame avait tout bonnement disparu, mais non, elle bossait tranquillement dans son coin pour la caste qu’elle défend. Comme les autres. Ni plus ni moins que Valls, Hollande et Cazeneuve. Tante Tom au service des puissants.

Dans ce projet de loi (qui n’en doutons pas, sera voté, comme le reste) il s’agit d’adapter « notre dispositif législatif de lutte contre le crime organisé et le terrorisme » afin de « renforcer de façon pérenne les outils et moyens mis à la disposition des autorités administratives et judiciaires », en dehors du cadre temporaire de l’état d’urgence instauré après les attentats parisiens du 13 novembre qui ont fait 130 morts. Avec pour objectif quelque peu hypocrite « d’obtenir des outils performants susceptibles de réduire la nécessité de l’état d’urgence », la plupart des mesures de l’état d’urgence seront tout simplement intégrées dans le Code pénal. Autrement dit, les pouvoirs extraordinaires deviendront ordinaires. Glissement progressif du plaisir, on part du terrorisme, en passant par « le crime organisé » pour en arriver à la délinquance ordinaire. Et les procédures d’exception se retrouvent dans le droit commun, comme une lettre à la poste pas encore privatisée, mais ça vient.

Vous remarquerez qu’on ne parle plus seulement de terrorisme, mais aussi de « crime organisé », dont la définition est pour le moins vague. Selon  Wikipédia, le crime organisé est une structure humaine relativement stable de plusieurs personnes respectant les ordres d’un chef ou d’un comité de direction pour faire des profits illicites par des méthodes et dans des domaines prohibés.

A noter que la plupart de ces mafias ont infiltré les entreprises privées… et ça me fait penser à notre gouvernement au service des mafias, celles du capital, qui vient récemment d’enterrer le projet de lutte contre la fraude fiscale, mais passons… On sait très bien que ces criminels là, voleurs d’argent public, ne seront jamais inquiétés. Cahuzac et les autres courent toujours. DSK le proxénète violeur aussi.

Ça me fait penser que 100 % des passagers sont scannés à leur arrivée à Roissy. Mais que seulement 0,4 % des containers sont scannés à leur arrivée au Havre. 55 : c’est le nombre de douaniers au service de Tracfin, l’organisme supposé contrôler les mouvements financiers suspects. 256 : c’est le nombre de douaniers préposés au seul tunnel sous la Manche, point de passage des réfugiés vers l’Angleterre. Plus de 500, au total, avec Lille-gare et Paris-Nord qui travaillent sur l’Eurostar.  Lien

Mais passons.

Et donc, pour « lutter contre le terrorisme, le crime organisé » et le reste,on va donner les pleins pouvoirs à la maison poulaga (comme si elle ne les avait pas déjà) etmettre en place le principe d’une « irresponsabilité pénale » en raison de « l’état de nécessité » pour tout fonctionnaire de police ou gendarme qui « hors cas de légitime défense fait un usage de son arme rendu absolument nécessaire pour mettre hors d’état de nuire une personne venant de commettre un ou plusieurs homicides volontaires et dont il existe des raisons sérieuses et actuelles de penser qu’elle est susceptible de réitérer ces crimes dans un temps très voisin des premiers actes ».

Notez la magnifique langue de bois. Au passage, les flics pensent-ils vraiment ? En tous cas, c’est désormais l’impunité assurée pour les robocops. Les morts des arabes dans les commissariats et autres « bavures », les violences policières, la mort de Rémi Fraisse seront désormais justifiées par la « nécessité », qui comme chacun sait, fait loi.

Une autre disposition de ce projet renforce le contrôle administratif des personnes dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’elles ont accompli des déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes dans des conditions susceptibles de les conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de leur retour sur le territoire français.

Ces personnes contre lesquelles il n’existe pas aujourd’hui d’éléments suffisants pour les mettre en examen pourraient dans ce cadre être assignées à résidence ou subir des contrôles administratifs, des mesures décidées par le ministère de l’Intérieur.

En clair et sans langue de bois, sans la moindre intervention d’un juge, la police pourra désormais enchrister les gens sans la moindre preuve. Si la famille Durand (bien blanche, de souche et propre sur elle) part en villégiature au club Med à Marrakech, pas de problème, mais Si Mohamed part en vacances au pays, ou va faire le pèlerinage à la Mecque, il sera forcément suspect. Assigné à résidence, le bougre. Non mais. Car comme disait Coluche, suspect, c’est plus que lèche-cul. Vaut mieux en rire, c’est sûr.

Autre disposition : la flicaille pourra procéder à des fouilles de bagages et véhicules, et contrôler l’identité de n’importe quel pékin, sans même une raison particulière, sans même une simple présomption d’infraction, et cela, sur le seul ordre des préfets. De même, les perquises de nuit, jusqu’alors ordonnées seulement par un juge, pourront désormais être menées dans les enquêtes préliminaires, y compris dans les logements, et même de façon préventive, et toujours sur ordre du préfet, pour « prévenir un risque d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique ».

Elle pourra aussi retenir une personne pendant 4 heures, le temps de vérifier son identité, même si cette personne a ses papiers sur elle. Une garde à vue sans avocat, quoi, et cela, sans distinction entre les majeurs et les mineurs. Pendant … 6 jours …

Enfin, la cerise sur le gâteau : enfin, sera créée une nouvelle infraction, censée réprimer « le trafic des biens culturels » et cela (ne riez pas) pour éviter que les terroristes puissent « recycler sur notre sol le fruit du pillage du patrimoine de l’humanité ». Pour moi, cette loi vise purement et simplement les « téléchargeurs compulsifs », pour protéger encore un peu plus non pas les droits d’auteur, mais le copyright. C’est à dire le pognon des grandes maisons de disques et des major companies.

Mais à quoi ça sert, tout ça ?

A entretenir la peur, d’où le gouvernement tire désormais sa seule légitimité.

Parce que la sécurité dont nos « représentants » se gargarisent ne vise même pas à prévenir les actes de terrorisme (d’une part, on voit mal comment ils pourraient faire, et d’autre part, ils le disent eux-mêmes, l’état d’urgence, c’est seulement un « symbole »), mais à contrôler les populations.

Et si gouvernement a besoin de notre peur pour se légitimer, on pourrait supposer (soyons fous) qu’il pourrait produire lui-même la terreur ou, au moins, ne pas empêcher qu’elle se produise. On le constate : Hollande et sa clique mènent une politique qui alimente le terrorisme. En emmerdant les musulmans chez nous, et en leur faisant la guerre ailleurs, tout en les finançant en loucedé.

Quant au peuple, là-dedans… Paraît-il « souverain ». Enfin, c’était il y a longtemps. Aujourd’hui, il est simplement devenu dangereux. Plus de référendums depuis 2005 (des fois qu’il « voterait » de traviole) et dans les écoles de police on apprend aux apprentis robocops à avoir peur des populations (voir le récent article de MDP). La « participation » du populo se résume désormais à la comédie électorale. Le peuple a des « représentants », de droite ou de droite, et c’est eux qui décident ce qui est bon pour lui. Mais on lui laisse quand même un os à ronger pour qu’il se sente un peu concerné : l’ennemi à combattre, ce n’est plus le capitalisme, c’est l’islam. Entendu ce matin la grande féministe-publicitaire Elisabeth Badinter se vanter d’être « islamophobe ». Pour protéger « les femmes zopprimées par les muslims », elle qui est bien copine avec ce grand protecteur des femmes qu’est DSK. Mais passons.

En tous cas, c’est autant de gagné pour les puissants, qui peuvent dormir tranquilles. Et sus à l’ennemi.

Au début de toute cette merde, je me suis dit, je ne veux plus être française. Je veux émigrer, ailleurs. Z’ont qu’à me déchoir, tiens. J’ai même signé une pétition pour ça.

Et puis, en y réfléchissant, je me suis dit que la France, c’est mon pays, pas le leur. La France, elle est à moi, elle est à nous, de quelque couleur ou origine que nous soyons. Elle ne leur appartient pas.

Alors, aujourd’hui, je demande que soient frappés d’indignité nationale (le mot est venu sur le tapis il y a deux jours) et déchus de leur nationalité française les dénommés Hollande, Valls, Macron, Cazeneuve, Taubira, et toute cette clique de « socialistes » de pacotille, tous ces politichiens qui ont oublié ce que voulait dire l’intérêt général, ces fossoyeurs de mon pays et de ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Written by Gavroche

6 janvier 2016 à 15 h 16 min

4 Réponses

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  1. Très saine colère que je partage. Je me fous pas mal de ce que nous annonceraient les astres, et pourtant nous allons subir des astres annoncés.

    Max Angel

    6 janvier 2016 at 15 h 22 min

  2. je m’aperçois, au fil de la lecture que cet arsenal de lois pourrait bien s’appliquer aux chasseurs, qui importunent pas mal de gens voulant passer un week-end tranquille…
    en plus, il est indéniable qu’ils sont armés et assoiffés de sang …
    Que va faire mon préfet quand je téléphonerai pour les dénoncer … non, sans rire !!

    randal

    6 janvier 2016 at 17 h 13 min

  3. Plutôt qu’«indignité nationale» je pencherais vers la haute trahison. Tant qu’à utiliser des principes et définitions législatives flous, autant aller, comme il le font, à l’extrémité. L’indignité nationale, comme la présomption d’innocence ou la laïcité, c’est d’un autre siècle, c’est mièvre, ça ne signifie plus rien. De nos jours, faut des trucs qui claquent, comme la «guerre à la terreur», la «déchéance de nationalité», ça les gens comprennent et en veulent.

    gemp

    7 janvier 2016 at 2 h 15 min


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