LES VREGENS

Rêve général, ouais…

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En ce moment, les médias bien propres prétendent que Hollande aurait « fait naufrage » avec l’abandon de la réforme de la constitution.

Je crois au contraire que le petit gros qui habite l’Élysée est très malin. Contrairement à son apparence de chien aux yeux tristes, ce n’est pas un faible. Lui et ses sbires sont au service des puissants, et ces gens là, la constitution, les migrants, le terrorisme, ils s’en foutent. Ces problèmes là ne sont que des prétextes pour occuper les gogos. Pas pour rien qu’on a parlé que de ça. La constitution, ils s’arrangeront toujours (la preuve, ça a bien marché jusqu’à maintenant), les migrants, ça fait de la main d’œuvre à pas cher pour les négriers français ou européens, quant au terrorisme, c’est nous qui mourrons, eux ont des gardes du corps. Nos morts, leurs guerres.

Le (p)résidu « cède » sur un point, d’façons l’état d’urgence, il existe bel et bien (sauf pour les ploucs de la FNSEA qui eux, ont le droit de mettre le oaï) et il peut-être prolongé « tant que les circonstances l’exigent ».

Il « cède » donc, mais pour mieux « rester ferme » sur un autre sujet, foutrement plus important : faire passer la loi travail, qui fait tellement plaisir à M’sieu Gattaz.

Quitte à nous concocter un joli « remaniement » (à peu près aussi important comme truc que les désormais célèbres « primaires », ça y est, on fait de la « politique » comme les amerlocains) Et au passage, faire taire les (vrais) opposants, à coups de matraque dans la tronche, on le voit avec la multiplication des « évacuations musclées » ou autres « bavures », à peu près systématiquement contre les jeunes, de préférence basanés, ou les écolos-terroristes.

Ben ouais, notre pays est dirigé par de vieux comptables rassis, même s’ils ont la gueule de Macron.

D’ailleurs, la commission européenne vient de faire savoir hier que la loi travail,  c’était vachement bien, et qu’il ne fallait surtout pas écouter le populo, qui ne sait pas ce qui est bon pour lui. Quand on se rappelle comment on a traité le peuple grec (qui avait pourtant élu des gens censés être de gauche) il n’y a pas beaucoup de raisons de croire que nous français serons mieux traités. Nous sommes en démocratie, y paraît.

A moins d’un sursaut ?

Franchement, vous y croyez, vous ?

Parce qu’à part quelques gentilles manifs et rassemblements « d’indignés » ici et là … un peu comme au moment de la « réforme des retraites », quoi.

Mais où sont les Indignados espagnols ? Chez Podemos ? Alors, là, si ce n’était pas si triste, je rigolerais … Podemos, et voilà l’travail…

Ou sont les gentils Occupy amerlocains ? L’occasion de relire Thomas Frank, et son article du Diplo sur le piège d’une contestation sans revendication

Et chez nous, dans les manifs, même la cégète est bien sage, mais représente-t-elle encore les « travailleurs » ?

Tiens, ça m’a rappelé l’attitude des syndicats dans une manif à Cahors, pour les retraites justement, où ils avaient laissé « les jeunes manipulés par le Npa » aller seuls à la rencontre des flics, pendant qu’eux mêmes suivaient l’itinéraire balisé par la préfecture …

A part Merci patron (merci Ruffin, et je m’aperçois que je l’avais senti venir, le truc)…

A part Lordon (mais qui l’écoute, si ce ne sont les convaincus ?) …

Bref, Rêve général c’est joli, mais grève générale, ou soyons-fous, Vive la sociale, c’est mieux.

Et tiens, un article vraiment génial, que je partage, comme une bouteille à la mer, au cas où quelqu’un lirait les liens :

La république

Written by Gavroche

3 avril 2016 à 12 h 13 min

2 Réponses

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  1. Il y a ceux, beaucoup trop nombreux et sans aucune culture politique, qui pensent depuis le début que Hollande est un balourd, un maladroit, un gens-foutre qui ne parvient pas à redresser le pays.
    Ceux-là sont les mêmes qui ont sans cesse à la bouche le terme socialisme et qui pensent que la classe politique est divisée, alors qu’elle n’à jamais autant été unie et monolithe derrière les apparences théâtrales qu’il convient de montrer au bon peuple qui aime voter et donc pense choisir.
    Non, Hollande est exactement à la place que l’Europe et la finance lui ont désignés et il y accomplit des merveilles, avec beaucouo de rigueur et de serieux, imperturbablr. Infiniment plus déterminé et efficace que ses soi-disant adversaires qui eux n’auraient pas tenu six mois à ce rythme effréné de mesures impopulaires et anti-sociales.
    Tant que l’illusion démocratique persistera, entretenue par l’ensemble du staff politique er militant, médias y compris, il n’y aura pas de révolte, on le voit bien actuellement. Rien ne se passe, tout est solidement verrouillé par les institutions et les  » partenaires sociaux  » intégralement complices de la farce sociale.
    Rien ne bouge et déjà on voit poindre les prémices de ce qui va mobiliser à temps complet les journaux, les politiciens et les commentateurs : les très fameuses élections de mai 2017, porteuses n’est-ce pas de tant d’espoirs inavoués et de lâcheté citoyenne ….
    Quatorze mois en tout, moins les deux derniers consacrés aux meetings et aux plateaux télé, ces deux mois pendant lesquels le pays n’est plus gouverné mais ça n’interroge personne.
    Reste douze mois pour faire passée en force le grand oeuvre du système neo-libéral : la deconstruction des règles sociales de base et la mise en place de la pire des dictatures qui soit, celle des banques et des industriels.
    Si cela est de nature à enflammer un peu trop les esprits et se traduit par de fortes mobilisations ( ça n’en prend pas le chemin ), alors le gouvernement remettra son projet à plus tard, on ne peut organiser des élections sur fond de conflit social important.
    Pour le coup, les copains qui attendent avec impatience mai 2017, Juppé et son staff dans les startink-blocs, sont mal à l’aise et le bébé leur reviendra forcément. Le PS une fois de plus aura failli, malgré le cynisme et la morgue de son président et du premier ministre.Qu’à cela ne tienne, le Tisa et les autres accords de libre échange transatlantiques viendront entériner la casse sociale à la place des politiciens en place.
    Le capitalisme ne perd jamais .

    René Tomolillo

    3 avril 2016 at 14 h 20 min

  2. Excellente approche du problème ! Je me sens soudain moins seul. Et vive la sociale ! Voir sur Médiapart comment Edwy Plenel avec la complicité d’Anne Hidalgo fait de la réclame pour ses journaux en noyant le poisson d’avril, même si sa prise de St Eustache pour « Une Nuit des Débats » histoire de couler ceux de « La Nuit Debout » a été gentiment interrompue par quelques manifestants venus de la place de la République. Joyeusement triste.

    Gerard Planterose

    3 avril 2016 at 19 h 01 min


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