LES VREGENS

La convergence des luttes ?

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Lu dans Politis ce matin un article gentillet, au sujet de « la place de la République privatisée » (par la maison poulaga).

L’article n’est pas franchement virulent, et s’il qualifie Alliance de « syndicat corporatiste », il met en avant Eric Coquerel, un des big boss du Front de gauche, présent sur place (en bonne compagnie… de CRS et de FN réunis) … et les gentils policiers de la CGT, qui eux, veulent « parler avec les gens ».

On a pourtant constaté récemment (c’était les 12 et 17 mai, à Paris) comment le « SO » de la cégète et de FO envisageait le dialogue avec « la racaille ». Musclé, et à coup de barres de fer.

Ici, le 12 mai :

Et le 17 (à partir de 12 mn)

On entend quelqu’un leur crier : « la classe ouvrière, elle est où ? »

Médiapart a d’ailleurs consacré un article sur ce sujet, c’est .

Et comme je suis bonne fille, c’est aussi là : Service d’ordre syndical contre casseurs

Et puis, dans l’article de Politis, je lis ça :

un petit groupe a par la suite incendié une voiture de police, quai de Valmy, alors que deux policiers se trouvaient dans le véhicule. Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire mais «on ne sait pas à ce stade s’ils en sont sortis par eux-mêmes ou si on les a aidés», a précisé une source proche de l’enquête à l’AFP.

Je suggère donc à « la source proche de l’enquête » de visionner la vidéo qu’on trouve aisément sur le ouèbe. Évidemment, il faudra qu’ils regardent la version originale, et pas celles qui ont été coupées par tous les médias aux ordres :

Il fut un temps où les « services d’ordre » des syndicats protégeaient les manifestants des violences policières. Plus aujourd’hui.

Parenthèse sur une histoire vécue :

Il y a quelques années, lors d’une manif pour nos retraites, à Cahors, on a vu un rassemblement de cégétistes/socialistes et autres rigolos (avec leurs sonos débiles, leurs ballons, leurs drapeaux, leurs slogans à la con, comme quoi, ils n’évoluent pas beaucoup) s’arrêter devant le pont Louis-Philippe, parce qu’il était bloqué par les flics (je me souviens d’un mec en civil, crâne rasé qui jouait avec sa matraque). Et pour cause, juste après le pont, c’était la zone commerciale. Pas question d’aller embêter la maison Carrefour et les cons-sommateurs. 

Comme un seul homme, les syndicalistes ont obéi bien sagement, et ont donc bifurqué au son de la fanfare…

Les seuls qui ont tenté de passer quand même, oh, pas violemment, hein, juste histoire de montrer qu’ils étaient là, c’étaient nos jeunes. Nez à nez avec les flics.   Qui à cette époque sarkozyste, n’étaient pas encore déguisés en robocops. Nos jeunes, abandonnés par toutes ces vieilles badernes, qui ne défendaient plus, finalement, que leur petit pré carré.

J’ai fait la réflexion à un professeur d’histoire (hélas), un « socialiste » qui marchait à côté de moi, « On ne va pas avec eux ? », sa réponse a été : « On ne va pas aller avec ces petits cons, ils sont manipulés par le NPA… »

Alors, avec quelques uns des « vieux », on est allés avec les jeunes, histoire d’être au moins témoins s’ils se faisaient taper dessus… Et je regrette encore aujourd’hui de ne pas avoir mis une grande tarte dans la gueule du prétendu socialiste…

Bref. Pour la « convergence des luttes », on repassera. On ne refera plus la Commune.

Written by Gavroche

20 mai 2016 à 11 h 14 min

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