LES VREGENS

A mes amis

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Salauds de pauvres !

L’autre matin, une amie, une qui me ressemble, une que j’aime, m’a téléphoné. Je ronronnais tranquille devant mon écran à écrire une bafouille inintéressante, et son appel m’a littéralement réveillée. Moi qui croyais être tellement démotivée que rien ne pouvait plus m’atteindre, ben le truc, ça m’a même sacrément mis en rogne.

Elle a reçu récemment un papelard des « services sociaux » du coin, qui aurait reçu un « signalement » (l’autre mot pour « dénonciation ») concernant ses gosses, et qui donc, la convoque, elle et son mari, pour « lui prodiguer des conseils » (passque faut pas déconner, si on laisse les ploucs élever leurs enfants tous seuls, et pis quoi encore) et autres joyeusetés concernant leur éducation et tout ça.

M’a fait penser aux enfants volés chez les britiches, tiens. Simplement parce qu’ils étaient des gosses de pauvres.

A revoir en replay

Bientôt, les pauvres, là-bas, on les stérilisera, d’entrée. Et ça pourrait bien venir par chez nous, la preuve. Toujours ça d’allocs en moins à leur filer, aux « assistés ».

Alors, certes, mon amie est pauvre.

Elle bosse pourtant beaucoup (mais alors vraiment beaucoup, du genre de 7 heures du mat jusqu’au soir 23 h, voire davantage si nécessaire) et son mari aussi. Voilà pour la légende des « pauvres-qui-sont-tous-des-feignants-même-que-c’est-leur-faute ». Ils ont une ferme en bio dans le coin, ils s’occupent de leur terre, soignent leurs bêtes, payent des crédits de fous, vivent dans un mobil-home parce la priorité, c’est la ferme, pour la maison, ils verront plus tard, et ils ont deux petits.

Alors oui, ses gamins ne sont pas habillés comme les bourges du XVIème, ils ne portent pas de marques mais des trucs simples et pas chers, comme moi quand j’étais petite. Comme moi encore aujourd’hui. Ils vivent au bon air, pas englués dans un nuage de pesticides, ils bouffent bio, de la viande (j’en ai jamais goûté de meilleure) des œufs de vraies poules qui vivent sous le soleil et pas sous les néons dans 20 cm2, et des légumes avec des limaces dessus quand on les ramasse. Ils pètent le feu et la santé (ils sont même épuisants des fois … ). Oui, ces gosses ont parfois les ongles noirs parce qu’ils jouent dehors. Leurs frusques sont parfois tachées. Ben oui, les gosses en liberté, c’est comme les poules ou les animaux sauvages, ça joue dans la terre, et ça se salit. Ça court partout, ça grimpe aux arbres, et même des fois, c’est con, hein, ça tombe, ça s’écorche les genoux et ça pleure. L’été, ça cavale partout pieds nus, parce que c’est beaucoup plus rigolo. Les gosses, c’est vivant, pas empaillé.

Ben non. Ces gosses là, leur défaut, c’est de ne pas être dans le moule. Des gosses de pauvres heureux, apparemment, ça fait chier « l’administration ». On en est au grand retour de Zéro de conduite.

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Et donc, sur la base d’un seul « témoignage anonyme » et malgré la visite dans leurs bureaux de mon amie et de son mari, les « services sociaux », histoire de faire leur job (avec quelles compétences ?) ces gens vont venir chez mon amie. Regarder dans les coins, fouiner. Poser des questions, voir les enfants. Ils ont « l’obligation d’ouvrir un dossier », passque vous comprenez, « l’ordre émane du Conseil général ».

Ah, les conseils généraux-régionaux-cantonaux, ils me plaisent. Vraiment. J’ai rencontré quelques uns de leurs élus, et de leurs serviteurs, de tout petits planqués, la fille de machin, le cousin de truc, qui ont trouvé là un petit job pépère (forcément, hein, sans ce petit coup de pouce, dans les campagnes, du boulot, y’en a pas).

Et dans mon coin, la cerise sur le gâteau, c’est que le premier truc qu’ont voté ces fameux élus lors de la création de la « nouvelle région », devinez quoi, ben c’est l’augmentation de leurs émoluments.  Comme dit le proverbe, charité bien ordonnée commence par sa gueule.

Alors, les « services sociaux » sont-ils allés chez les parents de la petite Fiona ? Ceux que les médias poubelle avaient baptisés à l’époque « le couple infernal », des gens qui étaient pourtant camés jusqu’aux oreilles, et dont tout le monde dans le coin savait depuis des lustres qu’ils étaient en permanence dans le cirage et qu’ils maltraitaient gentiment leurs deux petites filles ? Non, les « services sociaux » étaient aux abonnés absents.

Sont-ils allés chez les bourges, par exemple, chez Môssieu Philippe de Villiers, quand son gamin se faisait joyeusement violer ? Non plus.

Bon, tout ça m’a fait sacrément réfléchir sur l’avenir qui se prépare par chez nous. A l’injustice généralisée.

On savait qu’on vivait dans une société de flics, on se rend compte que ces flics là ont le droit de venir chez nous regarder dans notre vie et toucher à notre intimité et à nos gosses. Dans l’indifférence quasi-générale, et la bénédiction des « représentants du peuple » (rires) et des « honnêtes gens qui n’ont rien à se reprocher ».

Et cette histoire m’a fait penser :

  • A celle des gars de La Cigale, pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des gens qui se sont rassemblés à La Cigale, un bureau de tabac dans un village du sud de la France. Ils ont publié un journal, La Commune. Des balles de 9 mm et des lettres de menaces ont été envoyées au président de la République, et évidemment, ils sont accusés d’être le corbeau. Ils sont poursuivis par tous les poulets anti terroristes de France. Mais pourquoi eux ?C’est l’histoire invraisemblable d’une farce juridique qui aura inquiété jusqu’à l’Elysée et fait débouler l’élite de la police antiterroriste dans un petit village de l’Hérault où une bande de villageois aux gabarits plutôt Obélix qu’Astérix résistent. Ces drôles de zouaves ont très bien compris que la démocratie ce n’est pas comme les piles, elle ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.  A ce propos, faites une petite visite chez Les Mutins de Pangée pour acheter le film d’Olivier Azam,  La cigale, le corbeau et les poulets.  Non, ce n’est pas un documentaire animalier.
  • A celle de toutes les ZAD de France et de Navarre, Notre Dame des Landes et Sivens.
  • A celle des manifestants pas dans le moule non plus, interdits de séjour. Merci l’état d’urgence socialiste. A celle des syndicalistes condamnés.
  • A celle de Tarnac : allons bon, lire des livres (et en plus, en écrire), ne pas avoir de téléphone portable, ni de télé, c’est forcément suspect…

Faut dire que la télé, c’est devenu le temple de la consommation, même dans les jités, où le sujet principal du moment (à part les déclarations de machin ou de truc sur les élections que tout le monde aura oublié dans trois mois, et vive le zapping médiatique) c’est les magasins envahis par des hordes de gens qui préparent Noël.

Un monde de « ouineurs ».

Gagner, voilà l’important.

Par exemple, dans la foultitude d’émissions de « télé-réalité » sans intérêt, animées par de prétendus journalistes bien vulgos (ils doivent imaginer que « ça fait peuple »), l’heure est à la gagne. La place du meilleur cuisinier ou du meilleur pâtissier (avec une espèce de flic ridicule en tablier qui humilie et engueule les « candidats ») celle de la plus belle fille du monde (comprendre celle qui a les plus gros nibards et la tête la plus vide) ou du mec le plus viril qui se tape le plus de gonzesses (lui aussi il a tellement d’air dans sa tête qu’on peut y faire de l’avion), en passant par les ceusses qui ont la plus belle bagnole, la plus grande maison, le type le plus intelligent … (non, là, je rigole). La télé spectacle d’une humanité décérébrée.

9En fait, ce sont les orang-outangs qui partagent avec nous. Mais eux, ils ne regardent pas la télé…

Et c’est pareil pour les politiques qui nous donnent le même triste spectacle, de droite comme de gauche (enfin de la droite de la pauvre gauche agonisante), ils viennent la main sur le cœur (et l’autre sur leur portefeuille d’actions et les biftons planqués en Suisse) nous dire avec des trémolos dans la voix : « c’est moi que je suis le meilleur, le plus grand, le plus intelligent, le plus honnête (rires), le plus compétent, c’est forcément moi, non mais regardez les autres »… Tous de mauvais acteurs dans de mauvaises séries B. Comme par hasard, depuis quelque temps, ils ont tous le même amour soudain pour nous autres et pour « la Fraaaance ».

Ouais, on a vu, merci, pour les Oscars, vous repasserez.

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Bref, tous ces gens là veulent être le premier, le big boss, le patron, le chef.

Pour la notoriété, le pouvoir … et le fric.

Et donc, pour eux, qu’importent « les autres » qu’on peut écraser sans frémir. C’est moi d’abord, puis ma femme, mes gosses, ma bagnole, ma maison, mon chien. Viennent ensuite « les amis », et loin derrière, les voisins, le village, et encore plus loin, les « autres », les ceusses qu’on ne connaît pas, les pas pareils, les bronzés, les gauchistes, les intellos, les chômeurs qui nous montrent d’un peu trop près ce qu’on pourrait devenir dans pas longtemps, les venus d’ailleurs.

Moi, c’est con, j’ai jamais attrapé cette maladie. Je n’ai jamais voulu « réussir », je n’avais pas d’ambitions (en tous cas pas celles-là). Je voulais (et je veux toujours) seulement vivre en paix. Ne pas trop me prendre le chou avec le pognon, et vivre-manger-bavarder-penser-échanger-partager avec ceux que j’aime, les virtuels (ceux que je rencontre dans mes lectures, au ciné ou sur le ouèbe) et les vrais gens. Ceux qui me sont proches et/ou qui me ressemblent. Mes amis humains et animaux. Un jardin. La Nature. Ce qui ne m’empêche pas de parler à tous les humains qui croisent mon chemin : la caissière du supermarché (baptisée « hôtesse de caisse »), le facteur, le livreur (« Vous voulez un p’tit café vite fait ? »), Monsieur D.l’africain qui me répond sur les hotte-laïne, les gens qui passent, tout le monde.

Et donc, non, je ne veux pas être « la première », ni même « la meilleure ». Je ne veux pas d’un palais, ni d’une villa sur la côte avec piscine olympique, ni d’un appartement à Paris ou à Niouillorque, ni d’un voilier pour naviguer aux Bermudes (si j’y allais, je voudrais faire une bouffe sur la plage avec les sans-dents du coin, pas avec les gros cons friqués), je ne veux pas de bijoux, ni d’œuvres d’art dans mon salon (quand je pense qu’il y a un musée Soulages j’sais plus où, avec des croûtes noires moches mais très chères, j’hallucine…) je ne veux pas de robinets en or massif dans ma salle de bains, je ne veux pas aller skier en Suisse, je ne veux pas être actrice ni chanteuse, je ne veux pas gagner des millions, et je ne veux pas avoir un fauteuil « sous les ors de la République » bien bananière… Bref, je ne veux pas ressembler à ces gens.

Vous vous imaginez, vous, avec la gueule de Valls, ou celle de Fillon ? De Macron ? Ou celle de Bernard Arnault ? De mémé Zinzin ? De Depardieu ? De la vieille Catherine Deneuve ? De la jeune Kim Kardachiante (alias KK) ? Simple, ces gens là, même jeunes, ils étaient déjà vieux.

Si je voulais ressembler à quelqu’un d’autre, ce serait, je sais pas, entre autres à Rosa Parks, à Louise Michel, à Marius Jacob, à Angela Davis, à Georges Guingoin, à Toussaint Louverture, à Jean Ferrat, à Paul Carpita, à Ken Loach, et … à Gavroche. Des gens vivants.

On est désormais dans un monde où être pauvre, c’est devenu une tare, c’est devenu une faute. Être pauvre, c’est simple, c’est sale, craspouille, dégoûtant. Les pauvres font tache, et n’ont d’ailleurs plus droit de cité dans nos villes, parce qu’on y installe des bancs « anti-SDF » et qu’on y interdit le « glanage ». Des fois qu’ils pourraient grappiller des trucs gratuits, alors que le mot d’ordre est devenu « tout s’achète, et tout se vend ». Même le cul est devenu un boulot comme un autre, les putes étant désormais des « travailleuses » ou des « accompagnatrices » du sexe.

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Tout ça avec l’approbation de la plupart des politiques (mais aussi des trois quarts de la population), les pauvres, eux, quand ils ne sont pas carrément rejetés à la mer comme ceux qu’on appelle aujourd’hui les « migrants », ou enfermés dans des réserves comme les roms (ne riez pas, ça vient) étant relégués « au-delà du périph » dans des cités faites pour eux, baptisées « quartiers sensibles-difficiles» ou « zones de non droit ». Ils sont bel et bien « mis au ban », là-bas, loin, en banlieue.

D’ailleurs, dans la langue du nouveau capitalisme, on ne dit plus « pauvre », on dit « défavorisé » (défavorisé par quoi, c’est pas précisé), on dit « modeste », parfois on dit « exclu » (mais bon sang, moi aussi, je veux pas faire partie de ce monde-là !) ou « marginal ». Et notre bon Hollande lui, les pauvres, il les appelle (affectueusement, y paraît) les « sans-dents ». Beaucoup disent « assistés ».

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Et comme par hasard, c’est justement chez les pauvres, dans les banlieues, et ici dans les campagnes, dans la France profonde, la France de tout en bas, que les services publics disparaissent, plus de bureaux de poste, plus de transports, et des hôpitaux à une heure de trajet en bagnole. Mais toujours des administrations qui font la chasse aux pauvres, apparemment.

Faut dire que les pauvres, ils ne sont pas « rentables ». De l’art d’ignorer le peuple … Une « ressource humaine » finalement négligeable, puisqu’ils ne bossent pas donc ne consomment pas, et en plus, ils ne votent plus.

Ils ont du comprendre que ça ne servait strictement à rien. Que quand ils « votaient mal », c’est qu’ils étaient incultes-racistes-stupides (rayer la mention inutile) et nos « élites » (les ceusses qui savent ce qui est bon pour nous) pouvaient donc parfaitement s’asseoir gentiment sur leurs décisions.

Que le pouvoir de changer leur vie, c’était pas dans une boîte qu’il était.

Mais dans la fraternité, celle de la vraie vie des vrais gens, pas celle en toc de fesse de bouc.

 

A nos amis

L’occasion de relire A nos amis.

 

À ceux pour qui la fin d’une civilisation n’est pas la fin du monde ;
À ceux qui voient l’insurrection comme une brèche, d’abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion ;
À ceux qui devinent, derrière l’épais brouillard de « la crise », un théâtre d’opérations, des manœuvres, des stratégies – et donc la possibilité d’une contre-attaque ;
À ceux qui portent des coups ;
À ceux qui guettent le moment propice ;
À ceux qui cherchent des complices ;
À ceux qui désertent ;
À ceux qui tiennent bon ;
À ceux qui s’organisent ;
À ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible ;
Cette modeste contribution à l’intelligence de ce temps.

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9 Réponses

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  1. N’y aurait-il pas derrière cette dénonciation un agriculteur productiviste voisin ? Doublé d’une épouse régulièrement nettoyée à l’eau bénite. Bon ! Soyons méchants ! Il n’y a pas de raison que seuls les riches le soient.
    Par contre, il ne faut pas croire que les « pauvres » n’ont aucune valeur marchande. Leurs retards de remboursements de crédits, leurs comptes dans le rouge constituent quelques milliards d’agios qui viennent enrichir les banques. Plus d’endettement et plus d’enrichissement des banques.
    Merci pour ce témoignage et solidarité avec ces braves gens !

    Max Angel

    13 décembre 2016 at 10 h 06 min

  2. Oui, bonjour, je voulais signaler une erreur dans votre papier. En effet les manants dont vous parlez vivent dans un mobile-home, ce qui a tout de meme un peu plus de panache qu’une caravane. bien que je n’ai rien contre les gens qui font du caravaning, ou qui mangent du fenouil. c’est juste étrange, d’aimer le fenouil, mais on ne juge pas. love&meat, carole.

    Carole BALLU

    13 décembre 2016 at 10 h 11 min

    • C’est rectifié, Caro, désolée.
      Et je n’aime pas beaucoup le fenouil non plus… 🙂

      Gavroche

      13 décembre 2016 at 10 h 20 min

  3. Merci pour ce bel article qui me va droit au cœur.

    Jef

    13 décembre 2016 at 10 h 46 min

  4. Que voilà un bel « état des lieux », hélas bien cruel …
    En son temps, il me semble que le bon Georges avait dit des trucs du genre …
    ça s’appelait … « chanson pour l’auvergnat » et aussi
    je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens
    c’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en gerbe …
    et je m’demande pourquoi, bon dieu,
    ça vous dérange que j’vive un peu …

    nous vivons des temps … difficiles

    randal

    13 décembre 2016 at 10 h 55 min

  5. c’est marrant : juste après avoir lu ce texte frappé au coin du bon sens et de la justesse encore une fois, j’entends sur FQ un témoignage de 2012 (donc c’est pire maintenant) d’une mère de famille dans une petite ville tranquilosse et provinciale aux USA, qui a emménagé dans un quartier bien cool pour que son gosse puisse aller jouer dehors. juste ça ! et voilà-t-y pas qu’une bagnole de flics déboule sur les chapeaux de roue, les flics arrêtent la mère (carrément les menottes dans le dos) parce qu’elle a laissé son môme faire de la trottinette sans surveillance devant le home sweet home. aux states, c’est tout simplement devenu impossible de laisser des gamins faire leur vie de « chasseurs ceuilleurs », libres et cracras, à imaginer le monde et à le découvrir sans au moins un adulte à les surveiller. à comparer avec nos enfances… quelle déprime. quelle époque à la con.

    et je plussoie avec max angel : rien de plus rentable que les pauvres, cf la grèce, où on vérifie que quand on a tondu l’oeuf, il y a encore à le gober et récupérer la coquille pour le compost.

    zozefine

    13 décembre 2016 at 13 h 58 min

  6. Suffit pas de voir des pauvres. Faut aussi leur en faire baver. Sinon, à quoi ça servirait d’être un peu moins pauvre et de chier dans son froc devant les vrais riches ?

    Un partageux

    13 décembre 2016 at 15 h 04 min

  7. A reblogué ceci sur VITRINART.et a ajouté:
    « A mes amis » les Pôvres
    par LES VREGENS

  8. ça a l’air chanmé comme livre !!

    Carole BALLU

    13 décembre 2016 at 16 h 48 min


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