LES VREGENS

Levothyrox, allo maman, bobo !

with 3 comments

Je prends un médicament tous les matins depuis 2 ans, parce que ma thyroïde fait joyeusement du yoyo. Il s’appelle Levothyrox. Et d’après les médecins, il faudra le prendre à vie, parce qu’il n’y a pas d’autre traitement. Paraît-il.

Son dosage doit être extrêmement précis pour que ça fonctionne.

Ça implique des prises de sang régulières pour tester ce que les toubibs appellent la TSH, acronyme de « Thydroïd Stimulating Hormone ». C’est une hormone produite par l’hypophyse qui régule la thyroïde. D’autres examens sont souvent nécessaires : dosage sanguin des hormones thyroïdiennes, dites T3 et T4, et une échographie de la thyroïde. Ça, c’est un endocrino qui la pratique, et il a trouvé sur la mienne « des nodules ». Chez moi, on a décelé une « maladie de Hashimoto »… C’est la première maladie à avoir été reconnue comme maladie auto-immune. Décrite pour la première fois en 1912 par un médecin japonais dont elle porte le nom, et elle se traduit par une augmentation notable du volume de la thyroïde, et ce qu’on appelle une hypothyroïdie.

Les symptômes ne sont pas très agréables : prise de poids (hélas), visage gonflé, bouffi; gonflements des doigts, douleurs musculaires et articulaires, et surtout, un état de fatigue généralisé, qui entraîne souvent des symptômes dépressifs. Vous vous étonnerez après ça que mes billets ne soient pas très marrants…

Mais bon, avec le traitement que je prenais, tout allait à peu près bien depuis. Sauf depuis quelques mois, où j’ai vu revenir la fatigue et la démotivation, et mes nuits agitées par dessus le marché. J’avais mis tout ça sur le compte du stress, ou imaginé je ne sais quelle pathologie qui s’attaquait furieusement à mes vieux os.

Mais dans un message reçu dans ma boîte mail il y a deux jours, j’ai découvert que, sans le dire clairement dans sa notice, ni même aux médecins et aux pharmaciens, le fabricant (Merck) avait changé la formule depuis le mois de mai dernier, à la demande de l’Agence du Médicament, pour, disait-il,  « défaut de stabilité du produit ».

Normalement, la formule reste inchangée, du moins en ce qui concerne le principe actif du médicament, et son dosage, qui est le même. Seuls des ingrédients prétendument non actifs ont été remplacés. Un excipient a effet notoire, le lactose (je n’ai jamais entendu parler d’effets indésirables à ce sujet, et l’Association des malades de la thyroïde non plus), a été remplacé par un excipient sans effet notoire à ce dosage (paraît-il), le mannitol. Et de l’acide citrique anhydre a été ajouté pour améliorer la stabilité du médicament.

En lisant les articles sur le sujet (les titres de la presse commencent à s’accumuler et parlent des effets indésirables du nouveau Levothyrox), j’ai découvert que beaucoup de gens avaient constaté des « effets secondaires » un peu étranges depuis quelque temps. Comme moi : fatigue, palpitations, prise de poids (encore!), intestin paresseux ou l’inverse, douleurs musculaires et articulaires, sensation de bouffées de chaleur, vertiges, insomnies et sommeil perturbé, etc.

Une pétition circule, qui a déjà rassemblé presque 70 000 signatures, et dont la lecture des commentaires est édifiante.

Le laboratoire Merck a donc supprimé le lactose, mais ajouté du mannitol, qui est, entre autres choses, un diurétique, mais aussi utilisé comme édulcorant (il y en a dans les bonbons, par exemple, ou les chouine-gommes, pour « rafraîchir l’haleine »), « agent de cohésion » et excipient. On l’utilise parce qu’il procure une « meilleure structure » à certains produits alimentaires et prévient leur dessèchement. C’est un additif alimentaire, dont le numéro est E421. Et contrairement à ce que prétend le laboratoire Merck, c’est un excipient dit « à effet notoire », dont les effets indésirables (je peux en parler personnellement) comprennent : congestion pulmonaire, acidose (et donc douleurs articulaires), soif, rhinite, douleurs dans les bras, hypotension, tachycardie, fièvre et angine de poitrine, ou douleurs thoraciques, etc. La nouvelle notice du Lavothyrox n’en parle pas, et comme par hasard, l’Agence du médicament vient de sortir ce mois-ci, une « mise à jour ».

Elle est à lire ici.

Mais n’entend pas changer de cap. C’est comme ça et pas autrement.

Ne serait-ce pas parce que la fabrication du médicament reviendrait moins cher avec la nouvelle formule ?

Ne serait-ce pas tout simplement une histoire de gros sous ? Comme d’habitude, me direz-vous. Car depuis Tchernobyl, on a constaté une nette augmentation des cancers de la thyroïde (je connais plusieurs personnes concernées, simplement dans mon entourage) en Europe et ça a initié un gros business.

C’est comme ça qu’on en est arrivé à systématiser le dépistage par la multiplication des examens, à enlever la thyroïde à des gens qui n’en avaient pas forcément besoin, et surtout, à administrer le Levothyrox à tout le monde. Et une fois sous traitement, c’est le médicament qui va prendre le relais du fonctionnement de la thyroïde. En clair, elle ne sert plus à rien. Et cela, à vie … Les praticiens, les chirurgiens et surtout les labos n’ont cessé de s’enrichir : un patient placé sous thyroxine, c’est un patient de gagné, pour toujours …

Vous avez (ou on vous a) détecté une hypothyroïdie ? Vous souffrez d’une hypothyroïdie autoimmune ? C’est le moment où jamais d’essayer un protocole naturel qui peut vous éviter bien des tracas. La médecine officielle ne prend en compte que les apports en iode. Pourtant d’autres nutriments sont indispensables au bon fonctionnement de la thyroïde. En voici trois, essentiels :

– La L-tyrosine : cet acide aminé que l’organisme peine à fabriquer en vieillissant est un précurseur des hormones thyroïdiennes (thyronine, thyroxine ou T4).

– Le zinc : il intervient dans la conversion de la T4 en T3 (et comme il est principalement présent dans les aliments carnés, les végétaliens et les végétariens en manquent plus souvent).

– Le sélénium : il entre dans la composition de l’enzyme qui active cette conversion (T3 -> T4) et participe aux défenses antioxydantes locales (la thyroïde est de tous les organes celui qui concentre le plus le sélénium). De nombreuses études ont mis en évidence son utilité, y compris dans les maladies autoimmunes de la thyroïde et dans l’hyperthyroïdie.

Vous pouvez vous procurer chacun de ces nutriments séparément, mais il existe aussi des compléments qui associent ces éléments comme celui-ci par exempIe, baptisé Hypothyr, qui contient, de la Laminaria japonica, de la L-tyrosine (200 mg par gélule) d’origine laitière (sans résidu de type caséine ou lactose évidemment), des oligoéléments (fer, zinc…), des vitamines (E, B1, B2, B6, B8 et A) et qui y ajoute du Commiphora Mukul, une plante de la médecine ayurvédique, qui apporte en plus des guggulstérones dont la particularité est de combattre les triglycérides et le mauvais cholestérol accompagnant l’hypothyroïdie.

Et le lien sur un article du site Alternative Santé, qui vous dit tout :

Hypothyroïdie : on n’est pas obligé d’en passer par le Levothyrox

Et le site où trouver les produits : La vie naturelle

Publicités

3 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. En fait, le soucis est ailleurs, mais il est réel et ces cons du labo auraient pu en informer tout le monde au lieu de laisser les patients passer pour des mythos et les médecins pour des bras cassés.
    Comme tu le dis si bien, le dosage est précis… ce qui est ballot avec un médoc dont l’efficacité du produit actif diminue avec le temps (tu ne te demandais pas pourquoi tu ne pouvais pas avoir des boites 3 mois à l’avance?). Autrement dit, vous avez tous fait vos dosages en surdosant le médicament pour avoir en vrai la bonne dose.
    Et depuis la nouvelle formule, raté : comme la vraie dose ne diminue plus dans le temps, ben vos anciens dosages ne marchent plus, faut refaire.

    Sinon, je suis intolérante au lactose… voilà, voilà!

    Un lien pour tout bien résumer : http://lacoupedhygie.fr/index.php/2017/08/21/levothyrox/

    Le Monolecte

    23 août 2017 at 10 h 28 min

    • En ce qui me concerne, j’ai toujours utilisé des boîtes de 90 comprimés, c’est à dire un traitement de 3 mois, et tout allait bien. Jusqu’au mois de mai, en tous cas. Apparemment, l’efficacité restait la même, avec le même dosage.

      Et même si le labo avait informé les patients correctement, cela n’aurait pas empêché les effets secondaires.

      Quant au lien que tu donnes, je l’ai donné en début d’article, eh oui, nous avons les mêmes lectures… 🙂

      Et si tu es intolérante au lactose, tu peux essayer la L-tyrosine en gélules, et c’est sans additifs. En tous cas, moi, c’est ce que je vais faire.

      https://www.la-vie-naturelle.com/2/l-tyrosine

      Gavroche

      23 août 2017 at 10 h 49 min

      • J’ai de la chance, j’ai 0 problème de santé jusqu’à présent, j’ai donc 0 intrant.
        Mais ça ne m’empêche pas d’être solidaire de tou⋅te⋅s celleux qui ont vachement moins de chance que moi.
        Et je m’énerve de voir comment les patient⋅e⋅s sont encore et toujours maltraité⋅e⋅s, particulièrement en France.
        Comme me le faisait remarquer mon père, tout à l’heure, les labos informent nettement mieux les patient⋅e⋅s américain⋅e⋅s, parce qu’ils se chient dessus à l’idée de se prendre une class action dans la gueule.
        Sinon, ils traitent les patient⋅e⋅s comme de la merde.

        Et le droit de se constituer en class action nous est encore et toujours refusé…

        En tout cas, bon courage à toi… et bon dosage.

        Le Monolecte

        23 août 2017 at 11 h 21 min


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :