LES VREGENS

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Tagada, tagada, voilà les Dalton…

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Une expression est très à la mode en ce moment dans la vie politique de notre pays … On parle de « conflits d’intérêts »… Des copains du Fouquet’s, en passant par ceux du Club le Siècle, et ceux du « Cercle de l’Industrie », dont Dominique Strauss-Kahn est un membre éminent, sans oublier l’affaire Woeth-Bettencourt… Les accointances de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias ne sont plus vraiment un secret, d’ailleurs, il ne s’en cache même plus…

Alors que la « réforme » des retraites a été votée, malgré l’opposition de 70 % des français, alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale vient d’être annoncé, et qu’une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme, la question est : à qui profite le crime ?

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La fin des jours heureux

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Dans son dernier discours à l’assemblée nationale, en octobre 1950,  Ambroise Croizat déclarait :

« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès… »

C’est en 1945 qu’est née la Sécurité sociale telle que nous la connaissons. Et avec elle, notre système de retraite par répartition.

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Written by Gavroche

1 juin 2018 at 15 h 19 min

Un exemple de la privatisation de la santé

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Vous l’avez sans doute appris, le type qui a fait barrage au mois de mai dernier est en train de « réformer » le Code du travail. Avec la bénédiction du Conseil constitutionnel, ce qui n’est pas vraiment une surprise, vu la liste de ses membres.

Et même si on en parle pas dans lémédias,  ou si peu, le type qui a fait barrage va faire mieux que ça : il va privatiser le service public. Un article très intéressant en parle sur ce lien.

C’est, paraît-il, pour « financer l’innovation ». Sachant que depuis 30 ans, « innovation », c’est l’autre mot pour dire « remplir le portefeuille des actionnaires et autres grands patrons », comme je le racontais déjà dans ce billet.

Alors, certains d’entre vous le savent, mon cher et tendre a subi une grosse opération au début du mois de juin : un triple pontage coronarien. Dans un hôpital public, Haut-L’Evêque, à Bordeaux.

L’équipe médicale était formidable.

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Written by Gavroche

7 septembre 2017 at 14 h 33 min

Bonne année quand même

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Ils nous prennent pour des veaux.

Cette semaine, j’ai regardé les jités, et pas vraiment de surprises.

Les sujets ? Ben les traditionnels marronniers de décembre :

– les courses aux cadeaux, les micro-trottoirs sur le même thème, chouette c’est Noël, on va dépenser son RSA et les gens sont contents du seul pouvoir qui leur reste, le pouvoir d’acheter des poupées en plastoc très moches made in China. Sont très contents aussi d’aller acheter tout ça un dimanche, évidemment.

et les commerçants sont contents.

– les vacances au ski, chouette c’est l’hiver, il neige, et les commerçants sont contents.

– et bien sûr, les gens merveilleux qui consacrent un peu de leur temps pour apporter une soupe chaude aux sans abri … « L’esprit de Noël » est là, même si quelques uns des SDF crèvent de froid. Alors, là, évidemment, les commerçants sont pas contents, parce que les pauvres, ça fait tâche.

Comme à Angoulême.

Ou à Saint-Ouen, où  la chasse aux pauvres est ouverte.

Oui, les pauvres, ça fait tâche, ça sent pas bon sous les bras, surtout quand ils osent l’ouvrir. Le populo est raciste, grande gueule, poivrot sur les bords, et il pue du bec.  Les grévistes qui se battent pour une vie meilleure sont  des assistés et des bons à rien.

Et le Monde, journal prétendument objectif, et orienté « centre gauche » selon wikipédiatre  (il appartient à des banquiers « de gauche », faut croire que ça existe) relaie la propagande avec l’aide des traditionnels « experts »…

Bref, mieux vaut les bons petits soldats qui se lèvent tôt, et travaillent en auto-entreprise pour une moitié de smic. Sont courageux, eux. Ainsi, à Paris, comme sur les trottoirs de nos chères bonnes vieilles colonies de Cochinchine, on a réinventé le pousse-pousse pour balader les touristes. Et en plus, c’est « écolo », alors…

La cerise sur le gâteau, c’était hier soir, après les vœux du machin qui habite l’Élysée.

Sujet 1, comment « vous allez réveillonner ».

– soit dans le restaurant machin, avec une belle vue sur les z’illuminations parisiennes. Menu à 420 euros, « boissons non comprises ». Pas pour les pue la sueur, œuf corse.

– soit sur la plage, avec plein de gugusses déguisés en Dalton ou en Schtroumpfs … véridique, il y a des gens qui font ça, 500 bornes pour aller bouffer des huîtres sur une plage par moins 10°, déguisés en ça. Comment vous voulez y croire, même encore un peu, après ça ?

Le reportage ne montrait pas ceux qui ont bouffé des nouilles et sont allés se coucher, faute de chauffage ou même simplement d’eau courante.  Ceux là ont fait cuire leur nouilles avec de l’eau minérale…

Sujet 2, « ce qui va changer en 2015 » :

– Augmentation de l’électricité, du gaz, du train, des bus et de toute cette sorte de choses, émanant du « secteur public », forcément… Alors que les prix du privé, eux, ont baissé. Message subliminal : salauds de fonctionnaires. Et ouvrez votre porte-monnaie, bande de nazes.

– Baisse des charges pour les patrons. Qui le disent haut et fort quand même : ils n’embaucheront pas, ils veulent d’abord « augmenter leurs marges » (ben ouais, où y’a d’la gêne, hein, et tout ça) et « investir » (rire) … euh… en Chine. Tout ça en attendant des « opportunités » et le retour de la « croâssance. »

Sinon, on laisse les autoroutes au privé, en attendant … le déluge. Il est donc urgent d’attendre.  Et si les profits ne sont pas au rendez-vous, les patrons de Vinci et autres Eiffage n’ont pas de souci à se faire, pas de problème, c’est l’État (et donc nous) qui mettra au pot.

Et le p’tit Manu l’a dit chez les espingouins (courageux, mais pas téméraire, hein) préparez-vous à un joli serrage de ceinture.

Bien évidemment, les « zélites » ne sont pas concernées, parce que le capitaine de pédalo, c’est en bateau qu’il nous a menés.

Ne nous reste qu’à travailler (si on peut) et jusqu’à 70 ans, à remplir nos Caddies de merde industrielle, à sortir nos cartes de crédit, si on en a. Le Parti d’en rire euh… « socialiste » s’applique, en échange de la bienveillance des nantis, à cirer les bottes des chevaliers du CAC 40 tandis que se multiplie le nombre des chômeurs …

Allez, encore un effort, serrez-vous la ceinture, faites confiance au divin Marché, permettez aux requins de s’ébattre, aux gorets s’en fourrer plein la panse. En attendant, les gars, voyez tel cancrelat s’envoler vers son paradis fiscal, tel autre s’agenouiller devant le dieu dollar. Que leur importe l’Afrique livrée à la voracité de firmes sans foi ni loi, que leur importent les perdants, que leur chaut le dauphin arraché à la mer pour servir d’attraction dans les enclos où Mickey, Superman et MacDo accueillent en fanfare et achèvent de plumer les gogos que nous sommes.

Le capitalisme ne se contente pas de dominer, il va s’emparer de tout, et rien ne lui échappera : ni le charbon, ni le pétrole, ni le gaz, non plus que l’eau et l’air. Et par le biais des semences que dispense gratuitement la nature (gratuitement, mais quelle horreur !), il s’en prend à la vie même par le biais du génie génétique… Tout s’achète, tout se vend, même les ventres des femmes pauvres, même les enfants, soigneusement sélectionnés.

Et le peuple, lui, se tait.

Bon allez, bonne année quand même.

A lire : Capitalisme, la chute et ensuite, de Michel Cornillon, éditions Chronique virgule.

On a gagné ? Vraiment ?

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Y paraît donc, qu’ « on » a « gagné », comme ils disent. Enfin, gagné, c’est un bien grand mot. Parce qu’une fois de plus, on a voté « contre ». Ce bon Hollande a eu de la chance, il ne s’appelait pas Sarkozy. Et plus de deux millions d’électeurs ont finalement décidé d’aller à la pêche plutôt qu’au bureau de vote.

Certes, le nabot est parti. Qu’on se rassure, il n’est pas devenu un citoyen ordinaire, quoi qu’il en dise. Il s’en va avec les poches pleines. Et un avenir assuré.

Non seulement, en tant qu’ancien chef d’État, il a droit au pactole, mais comme je vous le racontais il y a quelque temps déjà, il a aussi pris soin de mettre sa petite famille à l’abri.

Il ne s’en cachait d’ailleurs même pas, déclarant en juillet 2008 dans le journal gauchiste Le Point :

« Alors moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand je vois les milliards que gagne Clinton, moi, j’m’en mets plein les poches ! Je fais ça pendant cinq ans et ensuite je pars faire du fric comme Clinton. Cent cinquante mille euros la conférence ! »

Après la case « présidence », la case « conférences » … Ne dites pas « pourri », dites « décomplexé »…

Mais il est loin d’avoir été le seul a profiter de sa fonction pour « assurer ses arrières » …

Un certain Hollande François écrivait en 2006, dans son livre Devoirs de vérité :

« Une haute bourgeoisie s’est renouvelée. On est passé d’un patrimoine jusque-là détenu par l’actionnariat familial, et transmis par héritage, à un actionnariat managérial qui s’est lui-même autopromu, autorécompensé, auto-organisé et autosolidarisé. Or il s’est trouvé par un fait de circonstance – mais qui n’est pas sans conséquence sur le plan idéologique – que c’est au moment où la gauche arrivait aux responsabilités, en 1981, que cette mutation profonde du capitalisme s’est produite.

Une génération – celle issue des cabinets ministériels des années 1980, de gauche comme de droite – s’est retrouvée aux commandes d’entreprises parce que le capitalisme lui-même n’avait plus de dirigeants, faute de familles suffisamment nombreuses, faute de compétences assez solides. C’est l’appareil d’État qui a fourni au capitalisme ses nouveaux bataillons, ses nouveaux cadres, ses nouveaux dirigeants. Ainsi est apparue cette situation inédite où des hommes, des femmes – plus d’hommes que de femmes – issus de l’État, de la haute fonction publique, sont devenus non seulement des responsables d’entreprise – cela s’était déjà produit dans le passé –, mais aussi des détenteurs – en quelques années – de fortunes considérables. Venus d’une culture du service public, ils ont accédé au statut de nouveaux riches, parlant en maîtres aux politiques qui les avaient nommés.

Là est le fait nouveau. Un changement de hiérarchie s’est opéré dans l’ordre des pouvoirs : “Puisque nous, nous avons réussi, puisque nous, nous sommes les représentants du capitalisme mondialisé, nous savons aujourd’hui ce qu’il faut faire. Nous le savons mieux que vous.” Aux yeux de cette nouvelle aristocratie, l’argent est devenu une référence bien plus fiable des représentations sociales que le mode d’attribution du pouvoir politique. »

Devoirs de vérité, p. 159-160.

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