LES VREGENS

Archives d’un auteur

je dis ton nom …

with 4 comments

La liberté est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui n’est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu’un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l’autonomie et la spontanéité d’une personne douée de raison.

c’est la seule raison d’être de ce blog et il faut continuer de la maintenir.
c’est notre richesse, pour tou(te)s ce(ux)elles qui le veulent.
il est bon de se redire parfois les choses simples
Articles et commentaires sont les bienvenus, et le drapeau noir flottera longtemps sur la marmite.
le gavroche dans l’image contient tout l’espoir de l’humanité.

Publicités

Written by randal

22 juillet 2012 at 18 h 05 min

Publié dans Non classé

De quelques anniversaires …

with 4 comments

Cette nouvelle année devait être le plus bel âge de ma vie.

Songez donc, on n’a pas toujours 20 ans, et ce serait bientôt mon cas.

Heureux ? A vrai dire, pas exactement car je ne serai pas chez moi pour cet anniversaire.

Chaque jour je pouvais voir dans le regard de ma mère cette inquiétude qui ne la quittait pas.

Jamais.

En Algérie, c’était toujours la guerre, même si on parlait beaucoup de pourparlers pour la finir.

A Paris, l’OAS frappait encore et toujours, à l’aveugle.

Alors, avec le parti communiste, les organisations de gauche et les syndicats organisèrent une manifestation de protestation, pacifique. Mais rien à faire, le pouvoir gaulliste ( Papon, préfet de police !) interdit celle-ci. Il fut décidé, dans la journée, de la maintenir. Il y avait beaucoup de policiers ou autres CRS aux points stratégiques de la rive droite de Paris. Il y eut ainsi cinq cortèges entre République et la gare de Lyon, personne ne pouvant accéder à La Bastille.

Avec deux copains de la SNCF, j’étais dans celui du Boulevard Voltaire. On ne pouvait pas déboucher sur la Bastille : c’était noir de flics. Alors, à l’angle de la rue de Charonne, il y eut un bref discours avec une consigne de dispersion. On écoutait tous, la tête du cortège tournant le dos au barrage policier. Moi avec mes copains, devant l’escalier du métro.

On n’a rien vu venir, juste senti quelque chose de pas normal, puis une poussée brutale dans mon dos par ceux qui étaient près de moi, les cris, bizarres, inhumains, et ce bruit un peu mat mais sonore aussi, que je ne peux oublier aujourd’hui : celui du « bidule » sur un crâne, partout autour de moi … et pas sur moi ? Pourquoi ? Je me suis cramponné au pilier de l’escalier pour ne pas tomber avec plein d’autres dans l’escalier, j’ai lutté de toute mes forces pour revenir sur le trottoir, je me suis retrouvé collé à la vitrine d’un magasin de télé, je crois. Je suis tombé à l’intérieur quand la vitre a explosé et aucun éclat ne m’a blessé, c’était pas mon jour, décidemment.

Ce ne fut pas le cas pour neuf de mes camarades, camarades de coeur, inconnus à ce moment et unis pour que cesse l’injustice, et la guerre.Je n’ai jamais oublié le nom de cette jeune mère de famille, Fanny Dewerpe, je ne sais pas pourquoi, je pense que trop souvent les femmes sont un peu plus victimes que les hommes.

Je suis rentré à la maison, troublé, mais sans savoir la gravité de ce qui venait de se passer à la station de métro Charonne, ce 8 février 1962, il y a tout juste un demi-siècle.

Ce fut un crime d’état.

Le 1er Mars, je suis parti faire mon service militaire de 18 mois, le moral dans les chaussettes.

Le 19 Mars fut signé le cessez-le-feu en Algérie, à Evian.

Ce fut le plus cadeau d’anniversaire que reçut ma mère, pupille de la nation, née le 19 Mars 1914.

Written by randal

9 février 2012 at 0 h 59 min

Publié dans histoire

Tagged with ,

Un chant de résistance …

with 13 comments

Toute période humaine douloureuse se doit d’avoir une raison d’espérer.

Ainsi, même dans les pires moments, on trouve d ‘étonnantes expressions de beauté.

Souvent la poésie, la littérature sont les moyens de la transporter. La musique, parfois dans le plus grand dénuement, arrive encore à la magnifier. Et quand on n’a pas d’instrument, il n’y a plus que la voix, véhicule de la pensée, support de l’émotion.

Ainsi naissent les chants de la révolte, chassant toute idée de résignation.

Ils ont alors une farouche tendance à s’expatrier !

Ainsi Die Moorsoldaten, peut être considéré comme l’un des premiers chants de la déportation et de la résistance. Il s’agit d’une œuvre collective composée par des détenus du camp de concentration de Börgermoor ouvert en juin 1933 par le régime nazi.

Dès l’été , Johann Esser écrit un texte intitulé Bögermoolied, remanié  par Wolfgang Langhoff. Rudi Gogel et Herbert Kirmsze, leurs compagnons d’infortune mettent le texte en musique en 1934. Les détenus du camp sont principalement des antifascistes et des juifs allemands.

Hannes Wader le chante ici devant des ouvriers. Mais si, vous le connaissez bien, c’est notre chant des marais

Lire le reste de cette entrée »

Les années de la modernité (1)

with 7 comments

Un cheval qui n’a pas de nom, et voilà que l’esprit se met à vagabonder…

C’était quoi, ou quand ? En 73, non, 74 peut-être, mes années d’errance, d’envie d’autre chose, de vide au creux de l’estomac, d’étreinte dans le cœur. Rien de triste là-dedans, au contraire . Ne rien renier ET tout repenser. L’espoir, enfin une espérance. Pas d’appréhension pour le lendemain, et vivre comme dans l’enfance, retrouver ses joies de la moindre découverte, l’emballement des premières amours au plus petit regard échangé, un air du temps incroyablement beau, et lumineux, suspendu et permanent .

Et pas un rond, lait Gloria et Nescafé, et une baguette pour le soir. Le paquet de Gitanes quotidien, merci les copains. J’ en avais un, de copain, qui me faisait travailler, dès qu’il le pouvait,  sur des tournages télé. Des fois, on allait à la station régionale du « NoooooooOOOOôôôôrd », à Lille. J’y reviendrai plus tard.

Et là, un monteur de films nous fit entendre un tout nouveau groupe :

Lire le reste de cette entrée »

Written by randal

31 juillet 2011 at 16 h 40 min

brut de décoffrage…

with 14 comments

bon…

encore un souvenir… du temps où je faisais un peu de télé, en y croyant encore.

on faisait pourtant déjà du travail à la chaîne : 5 x 26′ dans la journée…

« une pêche d’enfer » , ça s’appelait.

On y recevait des invités de tout genre, plutôt orientés public « djeune ».

V’là t’y pas qu’il nous arrive un drôle d’oiseau, comme sorti d’un bouquin de faulkner, et totalement inconnu de mon univers… Pourtant je m’y connais en Big Bill Bronzy et autre Lightnin’ Hopkins, mais  Calvin Russell … nib de nib, jamais entendu…

Et là, la claque, le blues blanc, tranchant, rauque, tendu et pourtant si tendre, humain… trop humain…

et un regard,  clair, en même temps si las. Un choc.

Il nous a chanté ça, en une prise, en direct. J’ai pas raté une image, les cadreurs non plus.

Les jeunots présents étaient scotchés, ils se sont précipité pour lui parler à la fin.

C’est depuis deux ans sur mon tuyau, depuis ce matin, les visites explosent.

Adieu, vieux camarade

Written by randal

4 avril 2011 at 16 h 33 min

Publié dans Musique

Tagged with , ,

réponse aux « gros cons » qui s’ignorent (?)…

with 5 comments

en quelque sorte,  petite piqûre de rappel.

et le talent et la conviction d’un homme simple …

mon maître à penser

Excusez du peu

Written by randal

25 mars 2011 at 10 h 20 min

Malicorne, dernier tour de piste

with 8 comments

Donc voilà : le 15 Juillet 2010, les « Francos » invitèrent Gabriel Yacoub à reformer pour une fois le mythique Malicorne.

Moi qui les ai fréquenté pendant des années, je savais bien que ça n’arriverait jamais.

Et ainsi va la vie … l’impossible n’est pas humain ! les routes divergentes se sont croisées à nouveau pour produire un concert unique, et cette fois-ci à tout jamais.

Ce fut donc un de ces moments magiques d’une rencontre de la musique et d’un public.

Gabriel Yacoub, Laurent Vercambre, Hugues de Courson, Marie Sauvet, Olivier Kowalski

Les amis s’étaient retrouvé pour répéter méticuleusement des jours durant, des invitations avaient été lancées à d’autres musiciens, un climat de plaisir s’était installé pour réussir ce concert.

Pierre de Grenoble

Gavotte

les tristes noces

marions les roses

l’écolier assassin

un dvd vient de sortir qui rend bien compte de ces retrouvailles, et le son y est extraordinaire (jamais je n’ai entendu Malicorne en concert avec cette qualité) , un cd est aussi édité. Préférez, si ça vous intéresse, l’achat direct sur le site de Gabriel là :   http://www.gabrielyacoub.com/boutique/index.php

Pour en parler, Serge Levaillant a invité Marie et Gabriel dans son émission sur France Inter « Sous les étoiles ».

Comme l’émission disparaitra après une semaine, vous pouvez l’écouter et la télécharger ici.

Sous les étoiles Malicorne

Written by randal

19 mars 2011 at 1 h 35 min