LES VREGENS

Archive for the ‘Littérature’ Category

Morceaux choisis

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Creole Belle est le dernier opus 2012 de James Lee Burke. Si l’on retrouve les cauchemars et la tendresse de son héros Dave Robicheaux, toujours entouré de son meilleur ami dont la conscience est restée au Vietnam, de purs, de durs, d’épaves et de vrais salauds, de beautés locales dont les plus vénéneuses ne sont pas forcément celles qu’on croit, l’ouragan Katrina s’est éloigné et les magouilles du moment sont liées à la « marée noire » de Deepwater Horizon. Mais « marée noire » (spill en anglais) est encore une expression trop douce : ça fait penser à un verre qu’on renverserait par mégarde, quand il s’agit d’un enfer créé par l’homme de toutes pièces.

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Written by florence

11 mars 2013 at 0 h 00 min

Chères Louise, chers Louis,

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C’est en réécoutant cette chanson de Thomas Fersen que je me suis souvenu à quel point j’aimais ce prénom, Louise, et son pendant masculin, Louis.

Tes lèvres, Louise,
Sont des portes d’église
Où j’entre le matin,
Le chapeau à la main.
Tes lèvres, Louise,
Penses-tu ce qu’elles me disent,
Ou c’est du caraco,
Le rubis d’un mégot?
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Written by Juléjim

10 février 2013 at 11 h 32 min

Publié dans Hommage, Littérature, Musique, Tout et rien

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Dave Eggers: Nous méritons cent ans de tristesse

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Connaissez-vous Dave Eggers? Moi non plus, mais je suis tombée sur son interview dans le Guardian, et ses réponses m’ont donné envie de le lire.

Il a publié cet été le roman A Hologram for the King, chez McSweeney’s. Il est aussi le fondateur de la revue littéraire The Believer (depuis 2003). En dehors de romans, il a aussi écrit deux récits de vies réelles : What is the What ? (Le grand quoi, 2005) sur un réfugié soudanais, et Zeitoun (2009), sur un Américain d’origine syrienne qui refusa d’évacuer sa maison de la Nouvelle Orléans pendant le passage de Katrina, et se retrouva ensuite plusieurs semaines en prison, après avoir aidé son voisinage grâce à son petit bateau, sur simple présomption de « terrorisme » du fait de ses origines.

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eggers.zeitoun

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Written by florence

27 janvier 2013 at 12 h 42 min

Publié dans Etats-Unis, Littérature

Just for fun

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Petite transposition de la critique rimée de Jules en pentamètres iambiques , le vers classique anglais, qui consiste en une suite de 5 iambes, qui elles-mêmes consistent en une syllabe inaccentuée suivie d’une syllabe accentuée.

J’ai tenté de coller au sens le plus près possible, mais bien-sûr Molière est devenu Shakespeare et Le misanthropeHamlet.

Damnation! Here I am, compelled by pride,

I must for fear of shame show proof I tried,

Repeat all that I felt about this film,

But do it all in verse, which like a hymn

Iambic pentameters makes appear,

As if I were the glorious bard – Shakespeare.

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Written by florence

26 janvier 2013 at 21 h 33 min

Auguste et Jean

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Jacques Renoir est l’arrière-petit-fils du peintre Auguste Renoir, le petit-fils de l’acteur Pierre Renoir, le fils de Claude Renoir, le petit-neveu de Jean Renoir. En 2003, il publie  » Le tableau amoureux », une biographie romancée, en mémoire et à la gloire de son illustre famille.

En 2007, un premier projet d’adaptation cinématographique pour la télévision échoue de peu. Le réalisateur Jean-Charles Tacchella se voit contraint d’abandonner le tournage pour raisons familiales.

Jacques Renoir

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Written by Juléjim

12 janvier 2013 at 12 h 03 min

« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire »

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Quel drôle de bouquin !  Un bouquin drôle aussi ! Plus que ça même, tellement le récit et les personnages sont déjantés. Comme si Jonas Jonasson, l’auteur suédois aussi journaliste, était croisé avec les Monty Python ou encore avec Alexandre Astier et ses complices de Kameloot, ou… les Marx Brothers, ou… les Pieds Nickelés ! Enfin bref, un cocktail de rires et de délires consciencieusement secoué !

Le titre, déjà … Proposer un tel énoncé pour un premier roman ? est-ce bien sérieux ? et ce n’est pas le titre original, en suédois, qui change quelque chose à l’affaire : « Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann » N’est-ce pas ?

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Written by Juléjim

26 novembre 2012 at 15 h 51 min

Après avoir vu « Après Mai » d’Olivier Assayas.

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S’il y a quelque chose de réussi dans ce dernier film autobiographique d’Olivier Assayas c’est bien d’avoir évité le piège d’un regard nostalgique ou passéiste. Dans « L’ignorance » Milan Kundera écrit : « Le retour, en grec, se dit « nostos ». « Algos » signifie « souffrance ». La nostalgie est donc la souffrance causée par le désir inassouvi de retourner. »

L’objectif d’Assayas, dans « Après Mai » n’est pas de décrire ou d’analyser avec minutie Mai 68, ni même l’esprit de mai ; son but est d’élucider ce qui l’a conduit à devenir cinéaste. Son personnage principal, Gilles, jeune lycéen adolescent, est travaillé par des influences diverses, politiques, culturelles, artistiques, sentimentales.

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Written by Juléjim

16 novembre 2012 at 17 h 49 min

« Les Lisières »

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« La seule chose qui m’intriguait, c’était de comprendre les raisons mêmes de cette distance. »

 Sur le bandeau qui accompagne la couverture du dernier roman d’Olivier Adam il y a cette phrase, sans doute choisie avec soin par l’éditeur, qui exprime à elle seule ce qu’on peut supposer être le pourquoi de ce roman .

 Mais lorsqu’on arrive au terme du récit, ces mêmes mots, lus dans le contexte de la page 449 (le livre en comprend au total 454), prennent encore plus de force. Paul/Olivier vient de perdre sa mère et il s’étonne de ne pas avoir pleuré, à l’image de son père, resté stoïque et apparemment froid lui aussi :

 « … Je ne valais pas mieux que lui. Ma mère était morte et aucune déflagration ne s’était produite en moi. Je n’avais pas versé de larmes. Comme si tout ce que signifiait cet évènement n’avait pas encore fait son chemin en moi. Comme si mon cerveau n’avait toujours pas réalisé. J’essayais parfois de me convaincre qu’il s’agissait là d’une sorte d’anesthésie générale due au choc, mais en fait je savais qu’il n’en était rien. Que la distance  qui s’était creusée, au fil des années, entre mes parents et moi était impossible à combler. Je n’avais d’ailleurs jamais souhaité le faire. Je m’y étais résolu, habitué. La seule chose qui m’intriguait, c’était de comprendre les raisons mêmes de cette distance. Non pas pour la réduire, mais pour l’expliciter… »

 

Le « Paul Steiner », à la fois narrateur et principal protagoniste de ce récit, ressemble évidemment beaucoup à l’auteur. A tel point que l’on a parfois du mal à distinguer si l’on est dans une fiction, ou si Olivier Adam s’est abandonné à l’autofiction. En tout cas, il est possible que certaines pages très acides et très désabusées sur le monde et les moeurs parisiennes de l’édition éloignent encore pour un temps cet écrivain de certains prix littéraires ! Lire le reste de cette entrée »

Written by Juléjim

27 octobre 2012 at 17 h 14 min

 » Et j’ai une maman, comme tout le monde ! … »

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Cette évidence, pour ne pas dire ce lieu commun, c’est Vincent Lindon qui n’a pas craint de la rappeler tout récemment lors de sa participation à l’émission « Comme on nous parle » sur france-inter. Il était en promotion pour le dernier film de Stéphane Brizé « Quelques heures de printemps ». J’ai vu le film, j’ai aimé ce qu’il suggère et la façon avec laquelle Brizé présente les choses en les contextualisant. C’est pourquoi je pardonne volontiers cette facilité de langage de la part de Vincent Lindon qui sait si bien incarner les taiseux à l’écran mais qui se révèle un fieffé bavard sur les ondes radio ou devant les caméras de télévision. D’ailleurs, là, au cours de l’émission, il l’a même revendiqué en incitant tout le monde à se parler, à communiquer, à se dire « je t’aime ». Avant qu’il ne soit trop tard. Un peu façon Louis Chedid.

 

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Written by Juléjim

24 septembre 2012 at 17 h 39 min

« Camille redouble ! »

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Les philosophes, les poètes, les romanciers, les cinéastes, les physiciens, les astronomes… nous parlent du Temps depuis toujours, chacun à sa manière. Parmi les discours qui ont le plus marqué mon esprit, avant même que j’ai pris conscience de son étrangeté, comme de sa réalité toute… relative et de ses effets sur ma personne, il y aura eu sans nul doute le poème de Lamartine :

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

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Written by Juléjim

14 septembre 2012 at 14 h 56 min