LES VREGENS

Archive for the ‘Documentaires’ Category

On nous prend pour des boeufs

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Je réagis au commentaire de l’ami Max sur mon billet d’hier :

Amusant ! Ah ! Johnny !
Pas un cumulard. Il a dépensé ces derniers temps 400 à 500 000€ par mois. Il y en a qui l’ont bien trait et ils doivent se trouver fort marri de sa disparition. Un type qui flambait autant n’était pas si mauvais que cela même si, personnellement, je l’ai subi à la radio plus que je l’ai apprécié n’ayant pas un seul de ses enregistrements.
Mais, peut-être, qu’il faut savoir en rabattre. Il nous apparaît comme le type même du chanteur populaire.
Cela devrait nous inciter à mieux comprendre le peuple, non ?

Parce qu’il m’a « interpellé au niveau du vécu », comme disait l’autre.

Johnny donc, « flambait » 500 000 euros par mois. Soit à peu près 4 fois la valeur de ma maison. Et 34 ans de SMIC.

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Aujourd’hui la Grèce … et demain, à qui le tour ?

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Merci à l’amie Sylvie pour m’avoir envoyé ce lien. Édifiant.

De bon matin, ça réveille…

Et ça donne des idées.

Le blanchiment des troupes coloniales

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J’ai regardé dernièrement un documentaire intitulé Le blanchiment des troupes coloniales.

Je ne connaissais pas du tout cette histoire.

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Elle commence à l’été 1940, au moment où De Gaulle cherchait à rallier des troupes pour constituer une armée, afin de devenir un partenaire crédible auprès des britanniques.

C’est Leclerc (lequel a rejoint De Gaulle à Londres dès la fin juillet 1940) qui va s’y coller, en ramener dans son giron les troupes coloniales de l’ Afrique Equatoriale Française dont la capitale, Brazzaville, va vite devenir celle de la France Libre.

Dans les débuts, et pratiquement jusqu’en 1944, les 2/3 des Forces Françaises Libres seront composées de troupes coloniales, et notamment africaines, ceux qu’on appelait les « les tirailleurs sénégalais ».

A ce moment là, même si les pères de certains d’entre eux avaient déjà participé à la boucherie de 14 et qu’ils suivirent leur exemple, la plupart furent recrutés un peu contraints et forcés. La promesse d’être nourris, habillés, et celle d’une solde qui permettrait de faire vivre leur famille, en ont décidé le plus grand nombre. Dans leur grande majorité, c’étaient des paysans, qui n’avaient même jamais vu un camion, un pistolet mitrailleur, et encore moins un char. C’est aussi à cette époque qu’ils participèrent aux « grands travaux » pour préparer la guerre, et notamment construire des routes, et récolter le caoutchouc pour équiper les armées alliées. Ce n’était pas de l’esclavage, dit l’historien canadien Eric Jennings (il n’y avait pas de « traite ») mais du travail forcé, certainement.

Construction de routes, été 1940

Il faut dire qu’au début de la guerre, les FFL étaient sous-équipées, leur seule richesse étant ces hommes venus des colonies.

La première victoire de la France libre, ce sont eux qui la remportèrent, à Koufra en Lybie. Dans les conditions qu’on imagine.

1er mars 1941 Koufra

L’année suivante, en 1942, la colonne Leclerc effectua une série de raids en direction du Fezzan (en Libye). En 1943, le Fezzan est conquis et la colonne Leclerc fait sa jonction avec la 8e armée britannique qu’elle accompagne dans la campagne de Tunisie en s’illustrant notamment à Ksar-Rhilane.

Beaucoup plus tard, en 1943, les américains entrent dans le jeu. C’est le moment ou va être officiellement créée la fameuse « Deuxième DB ».

Et là, le ton change. C’est la première étape du « blanchiment ». Car pour les américains, pas question de conserver des noirs dans une division blindée. Ils sont « inaptes à utiliser le matériel de la guerre moderne ». Ils seront certes déguisés en GI, mais resteront de simples troufions. Seuls les blancs seront admis aux plus hautes fonctions.

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Written by Gavroche

14 août 2016 at 10 h 23 min

Mais où est passé l’esprit de 45?

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Il ne s’agit pas du Conseil national de la Résistance et de Stéphane Hessel, mais du dernier film de Ken Loach, un documentaire, auquel le Guardian consacre un long article et des interviews :

1945 : l’année où l’Angleterre s’est tourné vers le socialisme, l’assurance maladie et les nationalisations.

victoire d'Attlee en juillet 45

victoire d’Attlee en juillet 45

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Written by florence

3 mars 2013 at 12 h 12 min

Femme de la rue, « terrible recul de la liberté des femmes »…

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Vous n’avez pas pu y échapper, parce que tout le monde en a parlé.

Le 26 juillet dernier, la presque journaliste belge (elle est en dernière année d’école de journalisme) Sofie Peeters présentait, dans son documentaire « Femme de la rue », sa « découverte » : dès qu’elle sortait dans la rue, de gros machos pas futés lui faisaient des propositions inconvenantes, la draguaient de façon lourdingue, voire l’insultaient, surtout si elle avait eu l’idée saugrenue de se ballader en mini-jupe…

Et ça n’a pas raté : le doc a été projeté partout, sur le web, bien sûr, mais aussi à la télé, on en a parlé dans les jités, etc.

Son film aurait, paraît-il, « brisé un tabou » …

Dans ce doc, on entend une femme déclarer « qu’il y a trente ans, elle pouvait se promener tranquillement. »

Ah bon ? Que je sache, il y a trente ans, moi, je faisais gaffe aussi, et j’évitais de me ballader toute seule la nuit… Et il m’est arrivé, comme à nous toutes, de me sentir franchement pas rassurée… Bref, le tabou, ça fait longtemps qu’il dure…

Et tout le monde de geindre sur le « terrible recul des libertés des femmes ». Oubliant que pour nous, les plus grands risques d’agression se trouvent dans l’espace privé… et que c’est pépère qui nous tape le plus souvent sur la gueule… Et nous tue, aussi, parfois.

Lien

Et dans ce doc, devinez qui sont les méchants-machos-vilains-violeurs potentiels ? Même si Sofie Peeters dit le contraire, et précise que dans le quartier où elle s’est promenée avec sa caméra cachée, la population est avant tout pauvre et ghettoïsée, le résultat, c’est qu’on lit et on entend à peu près partout que dans 95% des cas, les remarques désagréables seraient le fait de Maghrébins.

Et évidemment, nos politiques se sont emparés du sujet… condamnant « fermement » les insultes et « harcèlements de rue » subis par nous, les femmes.

Nous, les femmes, premières à être sacrifiées sur l’autel de l’austérité. Nous qui sommes plus nombreuses à aller nous faire voir chez Pôle Emploi.

Nous qui partirons à la retraite plus tard, et avec 40 % de pognon en moins que nos collègues masculins…

Nous, les femmes, dont le salaire est toujours inférieur de 20 % à celui des hommes.

Sans que cela fasse même hausser un sourcil fatigué à nos z’élus.

Eh bien oui, le brillant travail de la jeune Sofie Peters a soudainement réveillé politiques et médias endormis : on se soucie plus volontiers du sort d’une « femme blanche », égarée dans un quartier pourrave de Belgique, où règnent en maître, comme dans tous les quartiers pourraves en Europe, le chômage, le décrochage scolaire et la discrimination. Surtout quand les coupables sont des «maghrébins à 95% », à l’évidence « pas intégrés», « frustrés », et qui sait, p’têt bien des intégristes.

Quant aux femmes qui habitent ces mêmes quartiers pourraves, rien, pas un mot dans le doc de Sofie Peeters : 60 % des femmes y sont au chômage, humiliées, méprisées, discriminées pour la couleur de leur peau ou leur foulard, cherchant en vain à trouver un boulot, à mettre leurs gosses dans une bonne école, ou tout simplement à obtenir ce qu’on appelle sans rire les « droits fondamentaux ».

Et sinon, voilà le reportage de la journaliste Linda Mondry (en réponse au reportage « Femme de la rue » de Sofie Peeters)

Femme de la rue ou le reportage qu’on mérite

Written by Gavroche

8 août 2012 at 18 h 47 min

paysans…sans terres

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J’en avais causé dans ce petit billet https://cafemusique.wordpress.com/2011/11/04/coup-de-projo-sur-des-gens-de-la-campagne/.

Il y avait Marie-Claire et Florent jeunes paysans du Limousin qui tentent de se dépatouiller des difficultés pour s’installer, et Stéphanie artiste et réalisatrice du Lot, militante et sensible aux combats de ceux qui veulent perpétuer une certaine agriculture, comme elle le dit dans ses documentaires et les textes de son blog.
Aujourd’hui il y a un évènement qui va les réunir, avec plein d’autres gens, sur le plateau de Millevaches, du 10 au 12 août.

lire (et voir) ce billet chez Stéphanie ici :

http://paroledecitoyens.blog4ever.com/blog/lirarticle-155111-9407312.html

Marie-Claire et Florent

Léros – les gens et la collecte

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Il est 20h, je parque la voiture, comme toujours, je stresse à l’idée de ne pas trouver l’adresse, 13 rue des Thermopyles, pas moins, mais c’est facile : un grand local d’angle ouvert sur la rue, rempli de sacs plastique pleins, de cartons et de gens à la bonne bouille… ouf, ils m’aident à porter mes sacs. Ils me servent un grand verre d’eau glacée. On discute.

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