LES VREGENS

Archive for the ‘Chasse’ Category

Ecologie de pacotille

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Je ne sais pas si vous avez vu passer tout ça, cette semaine :

– alors qu’y paraîtrait que « la transition écologique est en marche avec Macron », c’est Edouard Philippe qui l’a annoncé très officiellement …

… genre, quelques millions pour obliger les pauvres à (essayer de) changer de bagnole (et les bénéfices qui vont avec pour les constructeurs, évidemment), avec un SMIC ou un RSA, pas de doute, ça va « marcher »…

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Written by Gavroche

28 septembre 2017 at 15 h 11 min

Chasseurs, je vous hais

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Depuis un peu plus d’un an, je voyais trois chevreuils traverser mon jardin. Une femelle, et sans doute ses deux petits, qui ont grandi mais sont restés avec elle. Je les regardais jouer, et se courir après, et même venir très près de la maison, pour … manger les feuilles de mes rosiers.

Un vrai bonheur. Quand je les voyais au petit matin par la fenêtre de la cuisine, c’est simple, j’en avais pour la journée à être tout simplement heureuse.

Et voilà, depuis une semaine, j’entends au loin les hurlements des meutes. Et même, dans un « safari parc » tout proche (si, si, ça existe, je me fendrai d’un billet un de ces quatre, parce que ça vaut son pesant de cacahuètes), le son du cor au fond des bois : les bas du front jouent aux aristos.

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Written by Gavroche

18 septembre 2017 at 8 h 31 min

Quelle fin absurde

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Tout va bien, je vais bien. Rubrique écologie, et toute cette sorte de choses, dont tout le monde ou presque s’en fout. C’qui compte, c’est le pouvoir. Le pouvoir d’achat.

Perso, ce que j’ai constaté à mon humble niveau de campagnarde :

– les abeilles ont presque disparu

– les grenouilles et autres batraciens aussi, une seule salamandre qui se cachait cet hiver dans le boîtier du compteur d’eau… Les autres sont mortes sur les routes.

– beaucoup moins de chevreuils qu’avant

– plus du tout de renards

– plus du tout de belettes, ni de blaireaux

– plus de sangliers

– moins d’espèces d’oiseaux

– je ne vois plus de hérissons, plus beaucoup d’écureuils…

– plus de lapins et encore moins de lièvres

– un faisan, l’autre jour, au bord de la route, tellement imprégné qu’on pouvait le nourrir à la main

Et on continue à massacrer tout ça, les bouquetins, les loups, les ours, les requins, les baleines. Les quelques uns qui restent.

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Written by Gavroche

12 juillet 2017 at 9 h 12 min

Le chasseur

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Chouette, les copains, demain, c’est « l’ouverture ».

Je suis jouasse !

Déjà, au printemps, avec les potes, on avait été entraîner les chiens à déterrer les blaireaux et les renards, c’était génial. Comme ils couinaient, les bestiaux… ! Et les chiens adorent bouffer les petits, toujours ça d’économisé pour leur gamelle.

Pis cet été, vu que c’est permis, rapport aux nuisibles, j’avais déjà ramené un chevreuil, et deux marcassins. L’avait fallu dézinguer aussi la mère, cette salope voulait pas qu’on les approche. Mais elle s’est barrée, et les clébards, ces cons, l’ont pas retrouvée. Elle a du crever quequ’ part, bien fait pour sa gueule. Bien la peine qu’on les nourrisse avec notre grain, ces saloperies, aucune reconnaissance, hein.

chainon-manquant

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Written by Gavroche

10 septembre 2016 at 11 h 02 min

15 mai la fête des barbares

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Décidément, on vit dans un pays de merde.

La « culture » en France, c’est :

  • la télé pourrave des émissions de télé-réalité et du journal qui n’a de grand que le nom
  • la corrida, inscrite dans le patrimoine culturel de notre pays
  • la vènerie sous terre …

Dans deux jours, c’est la fête des salopards en treillis qui vont massacrer des animaux de la manière la plus atroce qui soit. Avec la bénédiction de Madame Delphine Batho, qui paraît-il est ministre de l’écologie. Mais si, celle qui autorise les épandages aériens de pesticides, et aussi, la barbarie la plus absolue du déterrage des animaux.

Vous pourrez lire ci-dessous le communiqué de presse de l’ ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages) :

15 mai : fête des barbares.
Mais pas des blaireaux…

Le 15 mai s’ouvre la chasse aux blaireaux, et pour 9 mois et demi ! Cela, dans 74 départements français, en pleine période de reproduction des animaux. Un régime tout particulier pour cette espèce protégée dans la plupart de nos pays voisins, mais qui permet de pratiquer le mode de chasse le plus violent d’Europe : la vènerie sous terre.

Pourquoi cette ouverture de la chasse au blaireau 4 mois avant l’ouverture générale de la chasse ? Pour satisfaire les adeptes de la vènerie sous terre, ou déterrage. Les chasseurs, réunis en « équipage » font rentrer leurs chiens dans les terriers de blaireau. L’animal, acculé au fond de sa galerie, et constamment mordu par les chiens, est repéré par les chasseurs au son des aboiements. Il leur reste à creuser, jusqu’à atteindre leur cible. Ce qui prend de 3 à 10 heures. Une fois mis au jour, le blaireau, complètement stressé, est saisi par les chasseurs à l’aide de grandes pinces métalliques, qui mesurent de 1,5 à 1,8 mètre, puis généralement achevé à coups de dague dans le cœur, de bâton, ou de carabine, et enfin jeté – parfois encore vivant – aux chiens qui en feront la curée.

Non seulement les blaireaux adultes, mais aussi les jeunes blaireautins sont condamnés à subir le même sort.

Loin d’être une activité marginale, ou même en déclin, cette pratique est, au contraire, encouragée par les instances de la chasse française. Ses adeptes sont de plus en plus nombreux :

  • En 2006, le ministère de l’Écologie comptait 1500 équipages de vènerie sous terre.
  • Ce qui représentait 40 000 pratiquants, 60 à 70 000 chiens.
  • en 2009, à Cluny (championnat de France de déterrage) la Fédération Nationale des Chasseurs annonçait qu’elle avait enregistré plus de 3000 équipages (70 à 80 000 pratiquants, plus de 100 000 chiens).

Si chaque équipage ne chasse que 15 jours par an (ce qui est largement sous-estimé) et qu’il massacre trois blaireaux par opération , cela totaliserait quelque 165 000 blaireaux ainsi cruellement exterminés, chaque année, par ce seul mode de chasse.

Le blaireau d’Eurasie (Meles meles) est une espèce protégée partout en Europe : en Belgique, Angleterre, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie et Grèce.

L’ASPAS demande la fin de la période complémentaire de chasse au blaireau, et l’interdiction de ce mode de chasse, pour son inadmissible cruauté, mais aussi, parce qu’il détruit les habitats d’espèces protégées au statut de conservation défavorable : petit rhinolophe ou chat forestier (encore appelé chat sauvage).

Si vous en avez le courage, la « vènerie sous terre », c’est ça :

Sur le site de l’ASPAS, vous trouverez des courriers type à adresser à nos ministres.

Et une pétition à signer ici : http://www.aspas-nature.org/campagnes/petitions/protection-du-blaireau/

Juvénal avait raison : du pain et des jeux. Carrefour, loft story et le loto. Bientôt, pourquoi pas, on rouvrira les jeux du cirque.

Mais c’est où sur cette putain de terre qu’il faut émigrer pour trouver un monde plus juste, hein ?

Written by Gavroche

13 mai 2013 at 10 h 50 min

Kofi – Dossier Pôle emploi n°0647828H

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— Eh Bokassa, quand tu auras fini avec le nettoyage de la salle, tu iras à la cave  me chercher une bouteille de Morgon. Et tu fais attention, hein, si tu la casses, je te botte le cul quelque chose de bien … Tu m’entends minus ?

Oui, oui, bien sûr, qu’il l’entend, toute la journée il l’entend  » Bokassa fais ci, Bamboula fais ça !! « . Et pour les coups de pieds au cul, un de plus ou un de moins…

Il continue à passer la serpillère entre les tables en repensant à sa vie d’avant, quand personne ne l’appelait Bokassa, quand personne ne le battait, quand il vivait sous le soleil de Bamako ; avant.

— Tu verras mon Kofi, on sera bien en France. En France, tous les gens ont de beaux habits, tous les gens ont des belles voitures, ils ont des grandes maisons. On sera bien. Je vais trouver un monsieur blanc pour s’occuper de nous.

Maman le serrait alors fort contre son cœur. Elle le berçait avec ses promesses douces.

— Il faudra être gentil avec lui. On sera bien là-bas.

Depuis six mois, il y étaient. Maman avait donné toutes ses économies à madame Coulibaly pour passer une annonce dans le Sasseur Français. Le Sasseur Français, c’est le journal pour trouver un mari en France.  Kofi connaissait plein de femmes de son quartier qui étaient partis en en France après une annonce comme ça.

Kofi veux bien être gentil mais il ne veux plus recevoir les coups.

Tout était allé très vite. Kofi avait même trouvé très drôle qu’on le vieillisse de deux ans sur les papiers. De 14 ans, il était officiellement passé à 16 ans. La tête d’Ibrahim et de Fatou quand il leur avait montré le passeport tout neuf. Elle lui manquait Fatou, et leur balades au milieu du Grand Marché, la poussière rouge qui collait aux sandales… C’est monsieur Blondeau qui avait dit qu’il fallait changer son âge, « pour le travail » il avait dit.

Depuis Maman s’occupe de toute la vaisselle du restaurant, et d’éplucher les légumes aussi et lui Kofi, il nettoie le restaurant de monsieur Blondeau, il reçoit des claques, il sort les poubelles, et tout et tout.

Ce n’est pas vraiment ça qu’il avait imaginé.

Il pensait que le mari en France sera comme sur l’affiche du cinéma Babemba, avenue Kassé Keita,  un grand homme blanc avec un regard gentil ou alors qu’il ressemblera à Zinedine Zidane, le meilleur foortballeur du monde, et qu’il emmènera Kofi au stade, et Kofi deviendra aussi champion du monde , il jouera pour la France et pour le Mali et maman sera enfin heureuse, ce sera bien.

Kofi laisse là son balai et ses rêves pour descendre rapidement à la cave. Il n’aime pas y aller, c’est sombre, plein de poussière et d’humidité. Il tâtonne pour trouver le bouton de la lumière. L’ampoule éclaire pauvrement les toiles d’araignées. Il s’accroche à la rampe, cherche à calmer sa respiration.

En bas de l’escalier,  il s’assoit quelques instants sur la dernière marche. La bouteille de Morgon est face à lui, tout en haut, sur la dernière étagère.

Il n’arrive pas à l’attraper.

Souvent les clients trouvent qu’il est petit pour son âge. Monsieur Blondeau explique alors que c’est à cause de la nourriture dans ces pays là, mais que ici il allait prendre force, grâce à lui.

Il traîne une caisse moisie pour se hisser.  Il grimpe dessus. Il tire délicatement la bouteille du casier, Kofi sait qu’il prendra une sacrée volée si la précieuse  bouteille tombe et se brise…

Written by lenombrildupeuple

23 février 2011 at 15 h 58 min

On ne peut rien faire … et puis, c’est Noël.

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La journée avait plutôt bien commencé.

En ouvrant les volets, j’avais découvert un paysage d’hiver. L’herbe était toute givrée. Mais le ciel était clair, et il faisait soleil. Les mésanges et les sittelles torchepot (j’adore leur nom) valsaient autour de la terrasse. Les autres, rouge-gorges et pinsons sautillaient par terre…

Une sittelle torchepot

Il faut dire que je les nourris, tous ces petits. J’ai mis quatre distributeurs de graines, et même un abreuvoir. Plus les graines de tournesol que je leur jette à la volée.

Hier donc. Un écureuil fou, complètement gaga, se balançait comme Tarzan dans le noyer. Rouquin en diable, et très classique, la queue en panache. Lui aussi, je m’en occupe, je n’ai pas ramassé toutes les noix, exprès. Plus loin, les merles mangeaient les pommes tombées à terre.

Et puis, tout d’un coup, je l’ai vu :

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