LES VREGENS

Archive for the ‘histoires de la violence ordinaire’ Category

Un monde de fous

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Vous pensiez naïvement qu’on avait touché le fond ?

Pas encore, mais ça vient.

Parce que quand nos « représentants » et autres politocards veulent mettre les médecins psychiatres à contribution, ça donne ça :  Gérard Collomb veut mobiliser les psychiatres pour repérer les individus radicalisés

Et foin du secret médical.

Quand on sait que les psys peuvent éventuellement se tromper, voire être de complets charlatans, ou être eux-mêmes frappadingues, ou être payés pour services rendus, ça rassure. Ils deviennent (ne le sont-ils pas déjà ?) des auxiliaires de police.

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Un blanc vaut deux noirs …

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Une suite à mon dernier billet.

Alors que les noirs représentent seulement 12 % de la population américaine, et que dans la « Bible Belt » on se gargarise de bondieuseries, quelques chiffres édifiants :

– La population américaine représente 5 % de la population mondiale mais un quart des prisonniers.

– La population carcérale a augmenté de 705 % depuis 1973

40 % des prisonniers américains sont des noirs

Il y a plus de noirs américains derrière les barreaux aujourd’hui que d’esclaves en 1850

On peut faire de la prison à vie pour un vol s’il coûte plus que 100 $ (sauf quand on est patron d’une multinationale ou d’une banque)

– Il y a 10 fois plus de handicapés mentaux en prison que dans les hôpitaux (sauf Donald Trump qui lui est à la Maison Blanche, élu par les red necks qui ont « manifesté » à Charlottesville et ailleurs).

Mais l’Amérique est un « modèle ». Y Paraît …

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Strange fruit

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Ah, les jolies petites villes de Virginie. Charlottesville ou la nostalgie du « bon vieux temps » …

Celle-là, c’est la ville natale de Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis. Elle a reçu en 2003 le titre de la « ville la plus agréable à vivre des États-Unis ».

                                                             Le bon vieux temps

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A mes amis

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Salauds de pauvres !

L’autre matin, une amie, une qui me ressemble, une que j’aime, m’a téléphoné. Je ronronnais tranquille devant mon écran à écrire une bafouille inintéressante, et son appel m’a littéralement réveillée. Moi qui croyais être tellement démotivée que rien ne pouvait plus m’atteindre, ben le truc, ça m’a même sacrément mis en rogne.

Elle a reçu récemment un papelard des « services sociaux » du coin, qui aurait reçu un « signalement » (l’autre mot pour « dénonciation ») concernant ses gosses, et qui donc, la convoque, elle et son mari, pour « lui prodiguer des conseils » (passque faut pas déconner, si on laisse les ploucs élever leurs enfants tous seuls, et pis quoi encore) et autres joyeusetés concernant leur éducation et tout ça.

M’a fait penser aux enfants volés chez les britiches, tiens. Simplement parce qu’ils étaient des gosses de pauvres.

A revoir en replay

Bientôt, les pauvres, là-bas, on les stérilisera, d’entrée. Et ça pourrait bien venir par chez nous, la preuve. Toujours ça d’allocs en moins à leur filer, aux « assistés ».

Alors, certes, mon amie est pauvre.

Elle bosse pourtant beaucoup (mais alors vraiment beaucoup, du genre de 7 heures du mat jusqu’au soir 23 h, voire davantage si nécessaire) et son mari aussi. Voilà pour la légende des « pauvres-qui-sont-tous-des-feignants-même-que-c’est-leur-faute ». Ils ont une ferme en bio dans le coin, ils s’occupent de leur terre, soignent leurs bêtes, payent des crédits de fous, vivent dans un mobil-home parce la priorité, c’est la ferme, pour la maison, ils verront plus tard, et ils ont deux petits.

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La campagne du referendum, telle que les grecs l’ont vécue

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AUJOURD’HUI, MES PRIERES AUX DIEUX DE L’OLYMPE TIENNENT EN UN MOT : OXI

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Zigeuner Knabe

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Une rose, un jour

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J’ai lu la mort d’une petite fille de deux mois. Elle s’appelait Francesca, en hommage à notre terre qui fut jadis d’accueil de tous les déshérités.

Elle a vécu dans la rue, et elle y est morte.  Pas de place  au chaud pour elle.

Un bébé qu’un maire a refusé d’accueillir dans la terre de son village. Parce que les parents de Francesca ne payaient pas d’impôts. Alors…  Pas de place pour elle en terre de France.

Partout, j’ai lu qu’elle était « une petite rom ».

Pour moi, elle était juste un petit bébé humain.

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Vous avez dit violence ?

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violence
Comme vous le savez, le dernier week-end d’octobre, un jeune homme de 21 ans est mort, tué par la police. Il s’appelait Rémi Fraisse. Durant plusieurs jours, les forces de « l’ordre » ont utilisé des armes de guerre contre les manifestants opposés à la construction d’un barrage controversé en plein milieu de la zone humide du Testet, dans le Tarn.

Rémi Fraisse n’était pourtant qu’un simple botaniste, spécialiste de « la renoncule à feuilles d’ophioglosse ». Voilà qui devait sans doute justifier l’usage disproportionné de la force. Le gouvernement « socialiste » était très occupé à pleurer la mort d’un grand patron, et il a gardé le silence, un silence total, pendant deux jours, alors qu’il savait depuis le début pourquoi et comment Rémi était mort.

En bons relais de la parole gouvernementale, la plupart des politiques et des médias ont alors abondamment parlé de la responsabilité des militants, censés être de dangereux énergumènes, des violents, des drogués, des poivrots, des anarchistes, des « terroristes verts ».

Moi, cette mort m’a fait penser à ND-des-Landes, aux manifestations à la mémoire de Rémi Fraisse à Toulouse, à Marseille, et à celles plus anciennes en faveur des droits du peuple palestinien, toutes interdites, et/ou violemment réprimées par ceux qu’on appelait jadis les « gardiens de la paix ». Mais aussi à toutes ces morts anonymes, depuis des années, au cours de courses poursuites avec la police, où dans les commissariats, toutes ces morts « accidentelles », pour lesquelles personne n’a jamais été inquiété, et encore moins condamné. Toutes ces morts dont les victimes étaient des pauvres dans leur quasi totalité. Et le plus souvent des jeunes.

Pourtant, les manifestations et les saccages de bâtiments et d’installations publics par les agriculteurs de la FNSEA n’ont jamais été réprimées, celles des célèbres et mal nommés Bonnets rouges non plus. Ni celles des manifestants de droite, voire d’extrême-droite au cours de la « Manif pour tous ».

Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?

Tout simplement parce que la cause première de cette violence, c’est d’abord celle exercée par un système à l’agonie. Peut-on encore croire que le vieux système néolibéral va céder sans violence une once de son pouvoir, même sous la contrainte d’un vote prétendu démocratique ? Rappelons-nous comment nos « représentants » se sont assis sur la volonté du peuple, à Versailles, en 2008.

Ce système a parfaitement compris où était l’ennemi, et qui sont ceux qui un jour, le feront tomber.

Nos politiques font tout pour retarder l’échéance fatale, et d’ailleurs, la seule chose qu’ils proposent encore dans leurs programmes électoraux, c’est de retenir le désastre, d’essayer de limiter la casse, pour que le système ne s’effondre pas tout de suite. Pour qu’il nous reste encore un peu d’espoir, histoire de ne pas nous révolter… Eux-mêmes n’y croient plus, pourquoi donc, nous les sans-dents, leur ferions-nous confiance ? Quant à l’environnement, la nature, la beauté, ils n’ont jamais rien fait pour les préserver, et ne feront jamais rien, à part des promesses.

C’est vrai partout dans le monde et pas seulement chez nous : Égypte, Turquie, Syrie, Espagne, États-Unis, etc, il y a de plus en plus souvent des gens qui essaient de prendre au sérieux la seule question qui vaille, la simple question de leur vie, de notre vie. Il y a des gens qui se retrouvent sur les places, dans les rues, sur les ZAD, dans les manifs, et même dans les émeutes. Ces gens, ce sont nos enfants. Ce sont les jeunes. Des jeunes qui ne vont plus voter (à quoi bon choisir entre la peste et le choléra) mais qui ont choisi de se défendre quand la police aux ordres leur balance des grenades, les tabasse, les mutile ou les tue.

En 2012, j’avais lu une tribune du Monde. Trois zadistes de NDDL écrivaient :

Les partisans de la non-violence semblent toujours estimer que, quand bien même on viendrait piétiner nos maisons et nos cultures, il nous faudrait rester calmes et polis. Si nous ne nous étions pas défendus, il n’y aurait probablement plus grand monde pour parler de la ZAD aujourd’hui, moins encore pour y vivre.

Dans notre monde malade, où le mot démocratie n’est plus qu’une vaste blague, il y a deux solutions : soit on rentre chez soi et on abandonne, soit on résiste.

Nos résistants en 40, tellement oubliés aujourd’hui, le savaient bien. Eux n’ont jamais renoncé. Ils étaient appelés « terroristes ».

Mandela lui-même, aujourd’hui célébré par les puissants, fut lui aussi un « terroriste ». Antonio Gramsci, lui, écrivait depuis sa prison : « Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents. » Même Gandhi, pourtant apôtre de la non-violence, le disait : « Là où il n’y a le choix qu’entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence. »

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