LES VREGENS

Archive for the ‘humeur’ Category

Et maintenant ?

with 2 comments

En 68, le slogan, c’était ça :

En 2017, c’est plutôt ça :

Parce que voilà, le bon peuple est allé jouer le rôle pour lequel il était programmé : élire celui qu’on lui avait désigné comme le sauveur, face à la menace « fasciste ». Le désormais célèbre et toujours d’actualité « votutile ». La fonction « barrage » a été activée, et elle a parfaitement fonctionné.

Comme le dit si bien un de mes amis, plutôt que le fascisme camembert-saucisson-pinard, on a « choisi », le fascisme caviar-champagne, et je rajouterais CAC40.

Lire la suite »

Written by Gavroche

8 mai 2017 at 18 h 01 min

Iz

with 6 comments

Pour ceux qui l’ignoreraient, je suis une grande sentimentale.

Et j’adore la série « Urgences ».

Si, si.

Elle me tire assez régulièrement des larmes. Parce qu’elle raconte des histoires de vrais gens.

Mon personnage préféré, bien plus que Doug Ross (George Clooney) c’est le Dr Mark Green, joué par un acteur à peu près inconnu,  Anthony Edwards.

Anthony Edwards dans Urgences

L’épisode le plus émouvant, c’est celui où il meurt, d’une tumeur cérébrale, sur une plage, à Hawaï.

Pourquoi je vous raconte ça ?

Lire la suite »

Written by Gavroche

18 décembre 2016 at 9 h 34 min

A mes amis

with 9 comments

7_omniasuntcommunia10

Salauds de pauvres !

L’autre matin, une amie, une qui me ressemble, une que j’aime, m’a téléphoné. Je ronronnais tranquille devant mon écran à écrire une bafouille inintéressante, et son appel m’a littéralement réveillée. Moi qui croyais être tellement démotivée que rien ne pouvait plus m’atteindre, ben le truc, ça m’a même sacrément mis en rogne.

Elle a reçu récemment un papelard des « services sociaux » du coin, qui aurait reçu un « signalement » (l’autre mot pour « dénonciation ») concernant ses gosses, et qui donc, la convoque, elle et son mari, pour « lui prodiguer des conseils » (passque faut pas déconner, si on laisse les ploucs élever leurs enfants tous seuls, et pis quoi encore) et autres joyeusetés concernant leur éducation et tout ça.

M’a fait penser aux enfants volés chez les britiches, tiens. Simplement parce qu’ils étaient des gosses de pauvres.

A revoir en replay

Bientôt, les pauvres, là-bas, on les stérilisera, d’entrée. Et ça pourrait bien venir par chez nous, la preuve. Toujours ça d’allocs en moins à leur filer, aux « assistés ».

Alors, certes, mon amie est pauvre.

Elle bosse pourtant beaucoup (mais alors vraiment beaucoup, du genre de 7 heures du mat jusqu’au soir 23 h, voire davantage si nécessaire) et son mari aussi. Voilà pour la légende des « pauvres-qui-sont-tous-des-feignants-même-que-c’est-leur-faute ». Ils ont une ferme en bio dans le coin, ils s’occupent de leur terre, soignent leurs bêtes, payent des crédits de fous, vivent dans un mobil-home parce la priorité, c’est la ferme, pour la maison, ils verront plus tard, et ils ont deux petits.

Lire la suite »

A Bysonne

with 4 comments

charlobyz

Chère Bysonne,

De là ou tu es, tu dois bien rigoler, de nous voir nous inquiéter pour des conneries (genre quel va être le prochain pignouf qui habitera l’Élysée, comme si ça avait encore une quelconque importance) ou de nous entendre nous engueuler et nous prendre la tête pour des riens.

De là où tu es, tu dois te dire qu’on est bien cons de se chamailler, de se fâcher, de se perdre de vue, et qu’il n’y a jamais qu’un seul truc irréparable, la preuve …

Moi comme les autres, je t’avais un peu oubliée. Oh, je pensais bien à toi de temps en temps, un chouette souvenir sur une photo ratée, prise en 2011, dans un troquet, avec les copains, à Paris, sur la terre qui est un astre. C’était il y a cinq ans.

Lire la suite »

Written by Gavroche

7 décembre 2016 at 8 h 50 min

Publié dans humeur

Tagged with

Winter is coming

with 2 comments

 

hiver

 

Cette année 2015 a été révélatrice de la crise profonde du capitalisme. Partout dans le monde, les régimes politiques tentent de le maintenir en place, par tous les moyens, et à n’importe quel prix.

Au prix de la mise en place d’un état policier, de la relégation des opposants, et pour remplacer le juif des années 30, de la création du nouveau bouc-émissaire du XXIème siècle : le musulman.

En Grèce, malgré un soutien populaire à plus de 60 %, Syriza a montré son vrai visage : celui du maintien de la misère et de la chasse aux migrants à coups de police anti émeutes. Comme ailleurs, il n’y a plus d’argent pour les gens, mais il y en a toujours pour acheter des armes à l’Allemagne.

En Espagne, les élections ont placé Podemos en troisième position, et déjà se profile une alliance avec les « socialistes » espagnols, les mêmes que les nôtres.

En Norvège, c’est un fasciste qui est nommé « ministre de l’immigration », en opposition à « la dictature de la bonté »…

Au Danemark, on prendra désormais l’argent et les bijoux des migrants venus frapper à la porte de la forteresse Europe. Il n’y a pas de petits profits.

En France, les récentes élections régionales ont montré encore un peu plus l’effondrement de la démocratie. Organisées sous le régime de l’état d’urgence décrété par le parti prétendu socialiste, avec des forces de police lourdement armées patrouillant partout, y compris devant les bureaux de vote, elles ont vu la montée du soutien apporté à la famille Pen. Faut dire qu’en face, il n’y avait pas grand monde : le « choix » proposé aux électeurs, c’était la droite ou la droite, baptisée « front républicain », qui se sont échangé les (bonnes) places sans aucune pudeur. Ça, et les restes peu reluisants des partis de gauche, devenus groupuscules, et sans véritable projet politique : européistes, convertis au « social-libéralisme », comme si ces deux mots étaient compatibles, critiques du gouvernement, mais ralliés au second tour, histoire de garder quelques places. Ces mêmes partis de « gauche » qui ont eux aussi voté sans sourciller la mise en place d’un état policier.

Pas grave, les « socialistes » ont décidé que le tripartisme à la française sera bientôt gravé dans le marbre :  dans notre démocratie de pacotille, plus de place pour les « petits partis » censés être peu représentatifs. Seuls seront sur le devant de la scène politico-médiatique les partis compatibles avec le capitalisme, FN compris.

Les « socialistes » bien décidés à inscrire l’état d’urgence permanent dans la constitution, continuent de respecter à la lettre la politique d’austérité désormais gravée dans le marbre, grâce aux traités européens. Les caisses sont vides pour l’école, l’université, la santé, les collectivités locales, mais la clique est prête à sacrifier le célèbre « pacte de stabilité » pour financer la police et l’armée : François le petit a en effet décidé de faire ses guerres.

Du flouze, des pépètes, du fric pour les « allègements de charges » pour les patrons, censés créer des emplois d’esclaves sous-payés pour compenser (on a vu le brillant résultat avec un chômage qui n’a jamais été aussi élevé). Du fric aussi pour les bistrotiers, avec la baisse de la TVA (quelques milliards en moins dans les caisses de l’état)  alors que des solutions simples existent, mais ne vont pas dans le sens de la doxa libérale. En revanche, pas d’argent pour les sans-dents, même pas un petit « coup de pouce » au SMIC. J’ai lu un billet très intéressant ce matin, si on donne pas de pognon pour les pauvres, c’est seulement parce que ces cons-là, ben ils ne savent pas « gérer leur budget ».

Et la dernière en date : les banques en faillite pourront désormais  se servir sur les comptes des déposants.

Oh, plein de gens vont dire que ça ne concernera que les comptes disposant de plus de 100 000 euros. Ça me fait penser que cet été, j’ai fait partie des riches quand j’ai vendu ma maison pour cause de dèche permanente, en attendant d’en acheter une autre, plus petite et moins chère, les 100 000 euros, je les avais. Je les ai plus.

Dans la suite, une modification de la constitution va accorder des pouvoirs illimités à la police : perquises à tout va, mises en détention ou assignations à résidence. Sans la moindre intervention d’un juge (mais qui s’intéresse à ce vieux truc moisi qui s’appelle la séparation des pouvoirs?) la maison poulaga pourra décider en toute impunité que le « comportement » de Mohamed le musulman ou de Rémi Fraisse l’écolo, leurs amis, leurs déclarations ou leurs projets sont dangereux pour « l’ordre public ». Mohamed s’est rasé la barbe (ou il l’a laissé pousser) et Rémi s’est un peu trop promené à Sivens pour ramasser des renoncules.

La liberté d’expression est bel et bien morte. Le vote est une mascarade. Bientôt, la plupart d’entre nous seront « fichés S ». Et certains, internés dans des Guantanamo à la française. Nostalgie des camps d’internement de jadis. Bientôt les opposants seront qualifiés de terroristes (ayatollahs écolos, le terme est déjà pris). Bientôt, les sites internet seront inaccessibles voire interdits, les emails seront écoutés, analysés, décortiqués. Comme en Chine, mais c’est notre partenaire commercial. Comme en Arabie Saoudite, mais c’est aussi notre partenaire commercial, ou les grévistes et autres dissidents vont au trou, pour le plus grand bonheur des puissants. Foin des droits de l’homme quand l’argent est en jeu.

Liberté, Égalité et Fraternité ? Macache. Faut bien que le capitalisme survive, alors place à la dictature, à l’austérité et à la guerre. Winter is coming.

Written by Gavroche

22 décembre 2015 at 11 h 45 min

La campagne du referendum, telle que les grecs l’ont vécue

with 9 comments

AUJOURD’HUI, MES PRIERES AUX DIEUX DE L’OLYMPE TIENNENT EN UN MOT : OXI

Lire la suite »

Quel monde merveilleux

with 7 comments

Des fois, y’a de quoi s’interroger … Mais à quoi (qui) servent les politiques ?

On est allés en Charente samedi dernier, et ça nous a bien plu. Parce que ça y est, on a trouvé notre petite maison dans la prairie. Enfin dans les bois : eucalyptus (si, si, moi qui croyais que c’était exotique) chênes et pins. Et grand potager (va falloir que je m’y mette vraiment) verger (prunes, pêches) et même une vraie serre. Cerise sur le gâteau, j’ai aussi obtenu le tracteur qui va avec. Je m’imagine déjà chevauchant la bête (et ne riez pas, bande de nazes).

 

c'est là

Mais pour y aller, boudi-ouh (comme dit ma voisine) un vrai calvaire.

Prendre des petits bouts d’autoroutes (Vinci) hors de prix, traverser les zones commerciales (Carrouf, Bricomachin, Cuisines Membalpa) autour de toutes les villes, même petites… Une forêt aussi donc, mais beaucoup moins poétique, de néons, de panneaux publicitaires, d’enseignes moches. Le tout ponctué de ronds points (faut bien faire bosser Bouygues et les copains du coin pour être réélu)

C'est beau une ville le jour

Allez vous y retrouver là-dedans, hein, quand vous cherchez juste bêtement à aller d’un point à un autre… Et à lire les panneaux routiers au milieu de tout ça : orientés dans le mauvais sens, ou carrément absents. Indiquant le supermarché Machin ou la direction de Tombouctou quand vous voulez seulement savoir où est le centre ville ou le prochain village. Quand les routes changent brusquement de nom, la 812 devenant soudainement la 314…

Tout ça m’a fait penser à nos élus et ceux qu’on appelle encore les « politiques » confortablement installés dans leurs ministères, cabinets de « consultants » et autres conseils généraux-régionaux.

S'il n'y avait que l'Elysée

S’il n’y avait que l’Elysée

Lire la suite »