LES VREGENS

Archive for the ‘humeur’ Category

Actu : entre rires et larmes

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Franchement drôle, la récente crise des missiles de Cuba… euh non. Celle des grillons de Cuba…

Les grillons en question ayant les yeux rouges, c’est évidemment encore un coup de Poutine, ce salopard… En tous cas, c’est l’homme à la mèche en folie (pas que la mèche, d’ailleurs) qui l’a dit…

Drôle aussi, les misères que l’on fait à nos malheureux députés… Rendez-vous compte, être obligé de garder ses factures pour prouver ses achats, comme un vulgaire sans-dents…

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Moutons

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J’ai lu un article très intéressant sur le site affordance.info, intitulé La politique de la loterie dans la start-up nation.  

Et je vous invite vivement à le lire, même si je sais (depuis Schneidermann qui l’avait déjà dit il y a au moins dix ans sur ASI) que seulement 10 % des lecteurs LISENT LES LIENS. Bande de feignants.

Parce que ce qu’il raconte, le gars Olivier Ertzscheid (maître de conférences en sciences de l’info et de la communication, excusez du peu, des fois, on se sent tout petit), est parfaitement juste. Et en plus, il est drôle.

La république en marche dans la start-up nation c’est donc cela : des élus qui proposent un loto pour sauver le patrimoine et un crowdfunding pour financer les associations. Non. Mais. Sans. Déconner. Comme le faisait judicieusement remarquer Mandilou sur Twitter :

« Putain mais vous n’avez pas été élus au comité de fêtes de la commune !!!« 

Rajoutant au passage : 

« Prochaine étape : vendre des gâteaux à la sortie de l’école pour payer les profs ». 

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Written by Gavroche

26 novembre 2017 at 11 h 53 min

Billet philosophico-foutraque de ma mauvaise humeur

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Je discutais l’autre jour, autour d’un café, avec un jeune gars que j’aime bien. Il est chauffeur-livreur, travaille de plus en plus, commence à souffrir du dos, à trente ans, à force de soulever des colis. Et tout ça pour un peu plus que le SMIC, vu le nombre d’heures qu’il se tape. Il vient d’acheter une vieille maison, à crédit évidemment, qu’il retape peu à peu, le soir et le week-end. Il est marié, et il a deux enfants. Et il ne s’arrête jamais.

Quand il est passé, la discussion a porté sur les pigeons de son voisin agriculteur, qui viennent nicher sur son toit (sa maison est la plus haute du coin) et bien entendu, font leurs fientes sur son velux tout neuf, et sur les tuiles qu’il vient de démousser.  J’ai bien essayé de lui dire qu’il y avait peut-être des solutions pour les effaroucher, mais la seule qu’il envisage, c’est d’acheter un fusil …

Et l’autre jour, c’est notre « préposée » qui racontait combien les chasseurs étaient utiles, parce que « vous comprenez, les sangliers font beaucoup trop de dégâts »… et qui râlait après l’énorme chien qu’elle s’est offert, mais qu’il était mignon quand il était petit, sauf que désormais, à trois mois, il mange comme quatre (c’est cher, hein) et vu qu’il y est enfermé toute la journée (ben oui, elle bosse), fait ses besoins partout dans la maison et fait du dégât… sur un carrelage blanc, évidemment.

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Written by Gavroche

19 novembre 2017 at 10 h 15 min

A mes camarades Danièle Obono et Houria Bouteldja

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En lisant l’avalanche d’articles et de sujets de radio-télé sur le nouveau sujet à la mode « de l’écriture inclusive », censée « redonner une vraie place aux femmes », j’ai repensé à mon billet sur la suppression du mot « mademoiselle » dans les formulaires officiels (A lire ici : Mademoiselle vous dit merde ) et à celui, plus récent, sur le « harcèlement » (ici : le féminisme des politiques, y’a vraiment de quoi rire).  Même ceux que j’aime s’y sont mis (et je mets dans la liste un certain nombre de femmes, évidemment).

Et ça m’agace (le mot est faible) profondément.

Oui, je suis une femme, mais je n’écrirai jamais les employés.es ou les salarié.es, parce que pour moi, c’est une évidence : quand j’écris « les salariés », je pense à tous ceux (et celles) qui bossent tous les mois pour pouvoir manger. Malgré leur différences, ils sont exactement les mêmes. Généralement payés une misère pour des boulots de merde.

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La solution (finale) à la crise

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Je crois vous avoir souvent raconté être fan de séries. Et notamment de science-fiction.

J’avais regardé l’an dernier la série Trepalium sur Arte : dans un futur proche, la population est séparée en deux par un mur, avec d’un côté, la « Zone », avec 80 % de chômeurs misérables et de l’autre, la « Ville » où vivent les 20 % d’actifs, pas franchement joyeux non plus, d’ailleurs, même s’ils mangent à leur faim.

Et aussi, une petite série brésilienne, Les 3 %, l’histoire d’un monde où vivent d’un côté les riches et de l’autre les pauvres. Pour pouvoir accéder au « paradis », les participants d’un « concours » n’auront qu’une seule chance, et se départageront autour d’épreuves où tout est permis pour évincer « l’adversaire », c’est à dire d’autres comme eux. Mais seulement 3% d’entre eux vont réussir. Peut-être.

Évidemment, ça faisait penser à plein d’autres films plus anciens, Hunger games, Bienvenue à Gattaca, ou Soleil vert. Et plus récemment, Elysium.

Tout ça, c’est de la science-fiction, me direz-vous. Oui, mais. Parfois, comme on dit, « la réalité dépasse la fiction ». En tous cas, pourrait bien nous arriver sous peu un monde comme celui de 1984, du Talon de fer et de Trepalium réunis.

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Une infection latente

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Je me demandais depuis quelque temps pourquoi je détestais le monde qui m’entoure.

Et puis, ce matin, en (re)lisant la préface de Si c’est un homme, de Primo Levi, j’ai lu :

Beaucoup d’entre nous, individus ou peuples, sont à la merci de cette idée, consciente ou inconsciente, que « l’étranger, c’est l’ennemi ». Le plus souvent, cette conviction sommeille dans les esprits, comme une infection latente ; elle ne se manifeste que par des actes isolés, sans lien entre eux, elle ne fonde pas un système. Mais lorsque cela se produit, lorsque le dogme informulé est promu au rang de prémisse majeure d’un syllogisme, alors, au bout de la chaîne logique, il y a le Lager ; c’est-à-dire le produit d’une conception du monde poussée à ses plus extrêmes conséquences avec une cohérence rigoureuse ; tant que la conception a cours, les conséquences nous menacent. Puisse l’histoire des camps d’extermination retentir pour tous comme un sinistre signal d’alarme.

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Written by Gavroche

18 août 2017 at 10 h 27 min

La classe nuisible

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Ce quelque chose survenu il y a une dizaine d’années nous l’appellerons donc la « disparition des lucioles ».

Pier Paolo Pasolini 1975
– un peu avant sa mort

Cette semaine, j’ai lu le remarquable article de Frédéric Lordon sur le site tout aussi remarquable Lundi matin.

Quelque peu désabusé (comme beaucoup d’entre nous) Lordon évoque cette France macronisée, moisie, frileuse, bref, détestable :

puisqu’il est décidé que tout, absolument tout, est monnayable, même le « lien social » est tarifé…

« la France de Macron » n’est qu’une petite chose racornie, quoique persuadée de porter beau : c’est la classe nuisible.

La classe nuisible est l’une des composantes de la classe éduquée, dont la croissance en longue période est sans doute l’un des phénomènes sociaux les plus puissamment structurants. Pas loin de 30% de la population disposent d’un niveau d’étude Bac+2 ou davantage. Beaucoup en tirent la conclusion que, affranchis des autorités, aptes à « penser par eux-mêmes », leur avis compte, et mérite d’être entendu. Ils sont la fortune des réseaux sociaux et des rubriques « commentaires » de la presse en ligne. La chance de l’Europe et de la mondialisation également.

Car la classe éduquée n’est pas avare en demi-habiles qui sont les plus susceptibles de se laisser transporter par les abstractions vides de « l’ouverture » (à désirer), du « repli » (à fuir), de « l’Europe de la paix », de « la dette qu’on ne peut pas laisser à nos enfants » ou du monde-mondialisé-dans-lequel-il-va-bien-falloir-peser-face-à-la-Russie-et-aux-Etats-Unis.

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