LES VREGENS

Archive for the ‘mouvements sociaux’ Category

¡Visca Catalunya lliure!

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Les récents événements en Catalogne m’ont irrésistiblement fait penser à l’histoire de la grenouille dans l’eau froide. Vous connaissez la suite.

Et aussi à La stratégie du choc, celle qui se met peu à peu en place dans nos contrées européennes.

Au début, je n’avais pas d’idées préconçues sur l’indépendance ou pas de la Catalogne, même si j’ai eu quelques copains qui se revendiquaient calatans : justement, je pensais que c’était à eux de décider, et que ça ne me concernait pas. Je ne suis ni catalane, ni espagnole. Après tout, qui sommes-nous pour dire aux catalans ce qu’ils doivent décider ?

Mais comme tout le monde, j’ai assisté à la répression féroce des électeurs pacifiques qui tentaient juste d’aller voter…

Et puis, j’ai vu les réactions de la « communauté internationale » : Macron, Trump, Juncker, Merkel… et même celles, entre deux eaux, des liders de la gauche dite radicale, comme Iglesias ou Mélenchon… qu’on a connu avec une vision politique plus affûtée. Mais passons.

J’ai lu les articles de la presse vendue aux milliardaires dont l’unanimisme anti indépendantiste m’a paru très sujet à caution, pour ne pas dire franchement suspect.

D’aucuns prétendaient que la seule raison d’un vote indépendantiste serait la volonté de ne plus être « solidaire » des autres régions. Une explication un peu simple, voire simpliste.

Car pour la Catalogne, l’écart de PIB (avec l’Espagne) n’est que de 20 % : dans le cas d’une éventuelle indépendance, le bénéfice serait nul, l’Etat catalan devant supporter des coûts d’entretien et de gestion qui ne lui incombaient pas auparavant. Les gens n’agissent-ils qu’en fonction de leur portefeuille ? Franchement, ça m’étonnerait beaucoup.

D’autres parlaient « d’unité nationale », et de frontières prétendument intangibles (à croire que les nationalistes n’étaient finalement pas ceux qu’on croyait), ce qui est parfaitement ridicule, quand on regarde le passé : dans ce cas, il faudrait donc rendre l’Ukraine, l’Estonie, et les autres pays baltes à la Russie, et reconstituer la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie…et même pourquoi pas, recoloniser les pays d’Afrique. Par exemple.

Certains ont même osé écrire que les indépendantistes catalans seraient animés de « l’intention » de « rejouer la grande scène de la martyrologie républicaine… »

Coco, tu sais ce qu’ils te disent, les martyrs républicains ?

Alors, j’ai cherché. J’ai tenté de comprendre. Et l’histoire de la Catalogne est instructive.

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Written by Gavroche

30 octobre 2017 at 15 h 41 min

Avant, après, ce qui nous attend avec les ordonnances

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Il m’a paru utile de diffuser cette information.

Merci à l’UGICT/CGT

Avant / Après
Nos droits aujourd’hui et demain avec les ordonnances

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Written by Gavroche

15 septembre 2017 at 9 h 14 min

Sacco et Vanzetti, c’était il y a 90 ans

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Il y a deux jours, je lisais la rubrique « actu » du Monde. Et j’ai trouvé ça : Et l’Amérique s’en prit à ses migrants

Le journaliste auteur de l’article, s’appuyant sur les « travaux » d’un « historien », reprend les théories de l’époque, et écrit :

On sait aujourd’hui que Sacco et Vanzetti n’étaient pas les anarchistes fleur bleue décrits par les grandes plumes de l’époque (John Dos Passos, Upton Sinclair, Romain Rolland). En quête d’un idéal pur, ils fréquentaient des durs de durs, adeptes de l’action violente et de l’assassinat politique. Les attaques anarchistes visaient des procureurs, des industriels, jusqu’au ministre de la justice. Une bombe explose à Wall Street le 16 septembre 1920 : elle tue 38 personnes et en blesse 200. Les travaux de Topp confirment que Sacco et Vanzetti se trouvaient sur les lieux de plusieurs attentats lors de leur déclenchement, et qu’ils connaissaient personnellement plusieurs de leurs auteurs. Ce qui n’en fait pas pour autant les coupables du braquage et du double meurtre pour lesquels ils ont été condamnés. « Leur appartenance au groupe anarchiste a joué un rôle crucial dans l’issue du procès », souligne Michael Topp, historien des mouvements sociaux à l’université du Texas à El Paso, et auteur d’un ouvrage sur l’affaire en 2004.

Sauf que.

Je ne sais pas qui est Michael Topp. Et je n’ai pas trouvé grand-chose sur le ouèbe quant à ses publications sur le sujet. En tous cas, il a une vision quelque peu orientée de cette histoire, une vision bien dans le ton de notre époque, qui réécrit allègrement l’histoire dans le sens des intérêts de certains. Et ces intérêts ne sont pas les nôtres, à nous, les sans-dents et autres riens.

Car combien d’entre vous savent quelque chose de l’affaire Sacco et Vanzetti ?

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DOSSIER TAIPED – ETAD – GSPP – FEK / I

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Pour des raisons purement informatique et facebookienne, je suis obligée de passer par ce blog pour faire un dossier GSPP/FEK/ETAD-TAIPED. Désolée pour le dérangement. Celui des lecteurs du blog et celui des membres du goupe FB dédié à la pétition (https://www.facebook.com/groups/722039637925610/).

De ce côté-ci de l’UE, les choses bougent. De nouveaux partis émergent des restes fumants de Syriza, des comités anti-memorandum se forment, il y a des manifs, et on ne risque pas de se tromper en présageant une rentrée torride. Et puis, côté pétition, le renfort inespéré de Maria Ts., à la fois helléno-francophone, chien de chasse et lanceuse d’alerte, et qui m’en a appris de bien belles en quelques conversations et quelques mails, m’a plongée à la fois dans l’usine à gaz des biens publics mis en vente par le TAIPED, mais aussi dans la plus extrême perplexité et l’envie de creuser la question, pour que notre pétition soit extrêmement bien ciblée. Lire le reste de cette entrée »

La campagne du referendum, telle que les grecs l’ont vécue

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AUJOURD’HUI, MES PRIERES AUX DIEUX DE L’OLYMPE TIENNENT EN UN MOT : OXI

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Vous avez dit violence ?

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violence
Comme vous le savez, le dernier week-end d’octobre, un jeune homme de 21 ans est mort, tué par la police. Il s’appelait Rémi Fraisse. Durant plusieurs jours, les forces de « l’ordre » ont utilisé des armes de guerre contre les manifestants opposés à la construction d’un barrage controversé en plein milieu de la zone humide du Testet, dans le Tarn.

Rémi Fraisse n’était pourtant qu’un simple botaniste, spécialiste de « la renoncule à feuilles d’ophioglosse ». Voilà qui devait sans doute justifier l’usage disproportionné de la force. Le gouvernement « socialiste » était très occupé à pleurer la mort d’un grand patron, et il a gardé le silence, un silence total, pendant deux jours, alors qu’il savait depuis le début pourquoi et comment Rémi était mort.

En bons relais de la parole gouvernementale, la plupart des politiques et des médias ont alors abondamment parlé de la responsabilité des militants, censés être de dangereux énergumènes, des violents, des drogués, des poivrots, des anarchistes, des « terroristes verts ».

Moi, cette mort m’a fait penser à ND-des-Landes, aux manifestations à la mémoire de Rémi Fraisse à Toulouse, à Marseille, et à celles plus anciennes en faveur des droits du peuple palestinien, toutes interdites, et/ou violemment réprimées par ceux qu’on appelait jadis les « gardiens de la paix ». Mais aussi à toutes ces morts anonymes, depuis des années, au cours de courses poursuites avec la police, où dans les commissariats, toutes ces morts « accidentelles », pour lesquelles personne n’a jamais été inquiété, et encore moins condamné. Toutes ces morts dont les victimes étaient des pauvres dans leur quasi totalité. Et le plus souvent des jeunes.

Pourtant, les manifestations et les saccages de bâtiments et d’installations publics par les agriculteurs de la FNSEA n’ont jamais été réprimées, celles des célèbres et mal nommés Bonnets rouges non plus. Ni celles des manifestants de droite, voire d’extrême-droite au cours de la « Manif pour tous ».

Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?

Tout simplement parce que la cause première de cette violence, c’est d’abord celle exercée par un système à l’agonie. Peut-on encore croire que le vieux système néolibéral va céder sans violence une once de son pouvoir, même sous la contrainte d’un vote prétendu démocratique ? Rappelons-nous comment nos « représentants » se sont assis sur la volonté du peuple, à Versailles, en 2008.

Ce système a parfaitement compris où était l’ennemi, et qui sont ceux qui un jour, le feront tomber.

Nos politiques font tout pour retarder l’échéance fatale, et d’ailleurs, la seule chose qu’ils proposent encore dans leurs programmes électoraux, c’est de retenir le désastre, d’essayer de limiter la casse, pour que le système ne s’effondre pas tout de suite. Pour qu’il nous reste encore un peu d’espoir, histoire de ne pas nous révolter… Eux-mêmes n’y croient plus, pourquoi donc, nous les sans-dents, leur ferions-nous confiance ? Quant à l’environnement, la nature, la beauté, ils n’ont jamais rien fait pour les préserver, et ne feront jamais rien, à part des promesses.

C’est vrai partout dans le monde et pas seulement chez nous : Égypte, Turquie, Syrie, Espagne, États-Unis, etc, il y a de plus en plus souvent des gens qui essaient de prendre au sérieux la seule question qui vaille, la simple question de leur vie, de notre vie. Il y a des gens qui se retrouvent sur les places, dans les rues, sur les ZAD, dans les manifs, et même dans les émeutes. Ces gens, ce sont nos enfants. Ce sont les jeunes. Des jeunes qui ne vont plus voter (à quoi bon choisir entre la peste et le choléra) mais qui ont choisi de se défendre quand la police aux ordres leur balance des grenades, les tabasse, les mutile ou les tue.

En 2012, j’avais lu une tribune du Monde. Trois zadistes de NDDL écrivaient :

Les partisans de la non-violence semblent toujours estimer que, quand bien même on viendrait piétiner nos maisons et nos cultures, il nous faudrait rester calmes et polis. Si nous ne nous étions pas défendus, il n’y aurait probablement plus grand monde pour parler de la ZAD aujourd’hui, moins encore pour y vivre.

Dans notre monde malade, où le mot démocratie n’est plus qu’une vaste blague, il y a deux solutions : soit on rentre chez soi et on abandonne, soit on résiste.

Nos résistants en 40, tellement oubliés aujourd’hui, le savaient bien. Eux n’ont jamais renoncé. Ils étaient appelés « terroristes ».

Mandela lui-même, aujourd’hui célébré par les puissants, fut lui aussi un « terroriste ». Antonio Gramsci, lui, écrivait depuis sa prison : « Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents. » Même Gandhi, pourtant apôtre de la non-violence, le disait : « Là où il n’y a le choix qu’entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence. »

hhh

Otages

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Les éditocrates me font rire.

Il paraîtrait que le gouvernement « socialiste » aurait, tout soudain, alors qu’on ne l’attendait pas du tout, mais alors pas du tout, surtout de la part d’un gouvernement « de gauche », pris un « tournant ultralibéral » avec le désormais célèbre « pacte de solidarité-responsabilité ».

 

Hollande Gattaz

Hollande « marabouté » par le MEDEF

Ben ouais, parce que selon le gouvernement, la seule chose qu’on n’a pas essayée, c’est de faire confiance aux entreprises

Sauf que. Non, les socialistes n’ont pas « renoncé », ils ne prennent pas un « virage », ils font ce que qu’il ont toujours fait : trahir. Et plus du tout en se tortillant, mais en ligne droite. Lordon avait qualifié le PS de « droite complexée », voici ce qu’il en dit :

Il est vrai que, parmi le programme chargé des conversions symboliques à opérer, il y a à défaire l’habitude irréfléchie qui consiste à donner le Parti socialiste pour la gauche et à donner (très inconsidérément) de la gauche au Parti socialiste. Alors que, rappelons-le, et il met d’ailleurs assez d’effort comme ça pour qu’on n’en doute plus et qu’on puisse l’en « créditer », le Parti socialiste, c’est la droite, mais une droite complexée. A propos de laquelle, d’ailleurs, du train où vont les choses, il va bientôt falloir se demander ce qu’il lui reste exactement de complexes…

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