LES VREGENS

Archive for the ‘papillons jolis zoiseaux chatoyants’ Category

Soutien à la ferme Meuh paysans sans terres !

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Une famille de paysans sans terre, dont j’ai déjà causé par ici, a besoin de votre aide.

Je mets quelques liens et explications ci-dessous, mais sachez que pour signer la pétition qui sera remise aux propriétaires des terres convoitées par la famille Chastel, il vous suffit d’envoyer un mail avec vos noms, adresse et commentaire éventuel à cette adresse :

soutienlafermemeuh@gmail.com

Merci pour eux.

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paysans…sans terres

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J’en avais causé dans ce petit billet https://cafemusique.wordpress.com/2011/11/04/coup-de-projo-sur-des-gens-de-la-campagne/.

Il y avait Marie-Claire et Florent jeunes paysans du Limousin qui tentent de se dépatouiller des difficultés pour s’installer, et Stéphanie artiste et réalisatrice du Lot, militante et sensible aux combats de ceux qui veulent perpétuer une certaine agriculture, comme elle le dit dans ses documentaires et les textes de son blog.
Aujourd’hui il y a un évènement qui va les réunir, avec plein d’autres gens, sur le plateau de Millevaches, du 10 au 12 août.

lire (et voir) ce billet chez Stéphanie ici :

http://paroledecitoyens.blog4ever.com/blog/lirarticle-155111-9407312.html

Marie-Claire et Florent

Un moment de vie

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Hier, revenant de la « ville » en voiture, sur une petite route de campagne, je bayais un peu aux corneilles, admirant le paysage. J’aime toujours autant vivre ici…

Le ciel était gris, mais la lumière était présente, juste derrière les nuages, éclairant les champs d’un vert éclatant, les dernières feuilles des arbres qui formaient comme une voûte au-dessus de moi…

Et soudain, surprise dans ma rêverie, j’ai vu trois chevreuils, qui ont traversé devant moi…

Je me suis arrêtée en plein milieu, saisie de … joie, oui, devant tant de grâce. J’ai vu leurs trois derrières couronnés de blanc s’en aller dans un pré. Je les ai regardés, ils se sont arrêtés, tous les trois de conserve, et m’ont regardé aussi, avec leurs grands yeux maquillés, et leur nez tout doux ourlé de noir.

Alors j’ai dit : « Allez, filez, allez vous cacher… »

Ils sont repartis, légers, magnifiques, et moi aussi, le sourire aux lèvres, et le bonheur de vivre au cœur. Devant tant d’innocence.

Et j’ai eu envie de partager ces quelques secondes avec vous.

Written by Gavroche

21 décembre 2011 at 9 h 56 min

Coup de projo sur des gens de la campagne

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En plus du sang gitan (supposé) j’ai également du sang paysan.

Côté maternel mes grands oncles et tantes étaient agriculteurs dans le Vaucluse, tout près de l’endroit où nous avions atterris avec nos chevaux, et côté paternel dans les Alpes en Chartreuse il y en a un certain nombre, comme le cousin Félix, co-fondateur d’Accueil Paysan et son adorable femme Eliane que l’on voit ici au Vietnam

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Billet de Noël

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Noël 2010.

Dix ans déjà.

En 1975, j’avais dix ans. Quand on imaginait l’an 2000, dans vingt-cinq ans – une éternité- , pfiouuu, on se voyait en combinaison brillante, volant dans des petits engins qui ne ressemblaient à rien, mangeant des pilules au dîner dans des mégalopoles verdoyantes, ouais ben tiens bien sûr.

Noël 2010.

On est toujours au sol, on n’a pas décollé, vraiment pas, ça broute, pire, trois centimètres de neige et on ne peut plus bouger. Le progrès sûrement.

Dans tout malheur il y a un bien qui naît.

On croyait évoluer, on croyait s’envoler, on croyait s’élever, mais nos idéaux de paix, de justice et de bonheur se sont évanouis, enfin non, ils sont toujours là, mais ils ne se sont pas révélés ni accomplis, dilués dans un maelstrom infernal où tout est dédié à la vitesse, à la consommation, au pognon, à la compétition, au haut débit.

Un monde de méga-bites, où Rocco Siffredi serait roi.

Effectivement, c’est le haut débit. Tous les robinets sont ouverts en grand.  La stratégie de l’inondation. Les vannes sont grandes ouvertes pour l’accès à tous de tout, tout le temps, sans limite. Dans tout mécanisme impliquant un débit, on a prévu, par mesure de sécurité, un moyen de fermer les vannes, pour ne pas rendre les choses incontrôlables, arrivé un certain moment. La régulation est une notion simple et de bon sens. Sauf dans le cas qui nous occupe. Qui nous préoccupe, même. Au contraire, chaque jour qui passe, on ouvre toujours plus le robinet, sans fin, sans se demander, tant que ça tient, ça tient. Faut vraiment avoir confiance dans les plombiers polonais.

Trente-cinq ans après l’année 1975, je n’ai pas de combinaison brillante, je n’ai pas d’engin volant, je ne mange pas de pilules bleues. Aux reflets irisés. Oui c’est plus joli. Je sais pas vous.

Au contraire, je suis bien les pieds sur terre, c’est solide, ce n’est pas mouvant, c’est mon socle de base.  Et pas besoin de GPS, je sais où je suis, je sais où je vais, et au besoin je peux me situer avec des repères matériels, je suis loin d’être un con. Je n’ai pas de combinaison d’aluminium ou de polypropoxyphénolbutyl de styrène (au hasard) , non en fait, je suis mieux dans des vêtements de laine, de coton, qui tiennent chaud naturellement. Je ne mange pas de pilules vertes (pour changer), je suis plutôt accro aux légumes du jardin, aux petits plats traditionnels, élaborés par moi-même, et mitonnés dix-huit secondes au micro-ondes pleine puissance à 20 gigawatts. J’ai de l’attrait à faire brûler des bouts de bois pour nous chauffer, c’est con mais c’est beau, ça sent bon, c’est apaisant, j’ai moins d’appétence pour les barres d’uranium pour me chauffer, je l’avoue.

Je suis comme beaucoup, ce monde de fous m’a fait découvrir et redécouvrir des valeurs, un patrimoine, des idées, du temps, tout ce que j’aurais oublié dans ma combinaison dorée avec mes pilules jaunes en démarrant mon héli-scooter antigravitationnel le matin.

En un certain sens, je ne suis pas fâché qu’on en soit là, j’ai pris conscience, les gens prennent conscience, les masses deviennent conscientes. C’est long, mais c’est là. D’un malheur naît un bien disait ma grand-mère, on n’écoute jamais assez ma grand-mère.

Rien n’est jamais perdu, et il n’y a d’espoir perdu que pour ceux qui ne croient plus en rien. C’est de moi. Je viens de la trouver.

Voilà, et pour illustrer mon état d’esprit présent, une vidéo sur Ioutube valant mieux qu’un long discours articulé, je vous laisse découvrir le message. Pardon à tous ceux qui ont déjà vu cette vidéo ultra-médiatisée, mais imaginons qu’en notre sein nous hébergions un hibernatus qui viendrait de se réveiller:

Un joyeux Noël à tous, gardez ce que vous avez en tête, cultivez-le, prenez du plaisir, vivez bien.

Written by superpowwow

22 décembre 2010 at 22 h 41 min