LES VREGENS

Archive for the ‘Fiction’ Category

« L’arbre à pluie » : un album pour petits et grands !

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Ce mardi 24 juin 2014 j’ai passé une dernière journée pour l’année scolaire en cours dans une école primaire de mon quartier, en tant qu’animateur bénévole de l’association « Lire et faire lire ». Nous avions convenu, avec les enseignants et enseignantes concernés, que je présenterais à chacun des groupes (6 au total) le même album : « L’arbre à pluie » de Agnès de Lestrade et Claire Degans, édité aux éditions Milan.
Cet album est si beau ─ l’histoire est écrite à la manière d’un conte et les illustrations évoquent magnifiquement l’atmosphère à la fois lumineuse, asséchée et vaporeuse du désert saharien ─ que je ne résiste pas à l’envie d’en faire la promotion ici !

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Written by Juléjim

25 juin 2014 at 18 h 43 min

(1 + 1) = 1… ou l’équation improbable

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Oui, le dernier film de Spike Jonze accorde une place prépondérante à l’intelligence artificielle ; oui, le spectateur peut avoir l’impression d’assister à un récit de science-fiction, genre Blade Runner par exemple ; certes, la plupart des critiques s’attardent volontiers sur la vie numérique des protagonistes et leur mal de vivre à la fois réel et virtuel…

Pourtant, ce qui m’est apparu central dans ce film c’est d’abord une réflexion sur le couple. Le couple et la durée sont-ils des notions inconciliables ? l’amour en couple est-il une utopie ? aimer est-il un pure folie ? le temps est-il inexorablement un tue l’amour ?…

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Written by Juléjim

22 mars 2014 at 18 h 08 min

« Réparer les vivants » (Maylis de Kérangal)

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Ce matin, j’ai achevé la lecture de ce roman, en larmes. C’est vrai, je suis très émotif comme garçon, mais tous les romans que je lis ne me mettent pas pour autant dans cet état ! Et puis, j’ai pleuré à cause du sujet principal du récit, certes, mais c’est aussi l’immense et constant plaisir de lecture provoqué par la beauté de l’écriture, qui a fait couler les larmes.

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Written by Juléjim

31 janvier 2014 at 17 h 10 min

« Blue Jasmine »

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Autant prévenir d’entrée : je suis super fan de Woody Allen ! Tout m’enchante et me séduit chez le bonhomme. Son rapport au monde et sa philosophie de la vie d’abord, sa profonde intelligence de l’âme humaine, son humour, qu’il voudrait faire passer parfois pour du pessimisme ou du désespoir quand ce n’est qu’une mise à distance pleine de dignité et de réalisme du quotidien et de la condition humaine, sa passion pour la musique de jazz… et bien sûr sa façon inimitable de faire du cinéma.

Il est de bon ton aujourd’hui de faire la fine bouche à propos de tel ou tel film de Woody Allen et de hiérarchiser telle œuvre par rapport à telle autre : « Annie Hall » et « Manhattan » supérieurs à « La Rose pourpre du Caire » ou à « Stardust Memories »…? Vraiment ? En réalisant un film par an, avec la quasi régularité d’un métronome, de « Prends l’oseille et tire-toi ! » (1969) à « Blue Jasmine » (2013), Woody Allen est certainement l’un des cinéastes qui affiche le meilleur rapport « qualité » par rapport à la quantité produite ! Alors oui, on a pu avoir le sentiment que Woody s’était un peu égaré ces dernières années en mélangeant tourisme et cinéma mais sa dernière production est probante : Woody is back !

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Written by Juléjim

3 octobre 2013 at 15 h 08 min

Morceaux choisis

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Creole Belle est le dernier opus 2012 de James Lee Burke. Si l’on retrouve les cauchemars et la tendresse de son héros Dave Robicheaux, toujours entouré de son meilleur ami dont la conscience est restée au Vietnam, de purs, de durs, d’épaves et de vrais salauds, de beautés locales dont les plus vénéneuses ne sont pas forcément celles qu’on croit, l’ouragan Katrina s’est éloigné et les magouilles du moment sont liées à la « marée noire » de Deepwater Horizon. Mais « marée noire » (spill en anglais) est encore une expression trop douce : ça fait penser à un verre qu’on renverserait par mégarde, quand il s’agit d’un enfer créé par l’homme de toutes pièces.

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Written by florence

11 mars 2013 at 0 h 00 min

« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire »

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Quel drôle de bouquin !  Un bouquin drôle aussi ! Plus que ça même, tellement le récit et les personnages sont déjantés. Comme si Jonas Jonasson, l’auteur suédois aussi journaliste, était croisé avec les Monty Python ou encore avec Alexandre Astier et ses complices de Kameloot, ou… les Marx Brothers, ou… les Pieds Nickelés ! Enfin bref, un cocktail de rires et de délires consciencieusement secoué !

Le titre, déjà … Proposer un tel énoncé pour un premier roman ? est-ce bien sérieux ? et ce n’est pas le titre original, en suédois, qui change quelque chose à l’affaire : « Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann » N’est-ce pas ?

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Written by Juléjim

26 novembre 2012 at 15 h 51 min

Si je ne tue pas ce rat… chap. 24 & 25 (fin)

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Chapitre 24

 

« Si je ne tue pas ce rat il va mourir. »

Samuel Beckett

 

Roger Capon errait dans sa coquille creuse. Les minutes collaient aux parois du sablier, s’accrochaient, refusaient de couler. Quand le silence devenait insupportable, il allait s’asseoir par terre dans l’entrée, devant le téléphone posé sur le carrelage nu, comme une relique dans une chapelle. Il n’y touchait pas, se contentait de le fixer, à l’affût d’un tressaillement de l’objet. Capon ne pen­sait plus depuis qu’il avait reçu coup sur coup trois lettres recommandées. La première lui annonçait le début de la procédure de di­vorce. La deuxième son licenciement. La troi­sième venait de Maître Maillant qui lui propo­sait un contrat de mise en vente de la mai­son. Forcé d’accepter puisqu’il fallait rembourser monsieur Redon.

Depuis, c’était le néant, les jours pas­saient, il s’était terré dans sa maison, dé­boussolé. Pas un coup de fil, pas un ami, pas une rencontre. La seule personne qui se souciait encore de lui était le Voleur de vie qui poursuivait obstinément sa sombre corres­pondance. Et, dans une certaine mesure, Pierre Lahaye qui lui avait remis lui aussi une carte du Voleur. La sollicitude du gendarme ne le trompait pas. Sans le Voleur, Lahaye ne lui aurait jamais adressé la parole. De sa vie, ne lui restait plus que cette présence obsé­dante et hostile qui avait fait table rase de tout pour conquérir la place vacante. Cette dernière carte lui avait porté le coup de grâce : sa vie ne lui appartenait plus. Il n’était pas retourné à son travail presque à son insu. C’était seulement la suite logique, c’était la volonté du Voleur. Lire le reste de cette entrée »

Written by saufcila

29 octobre 2012 at 10 h 11 min

Publié dans Fiction, travaux d'écriture

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