LES VREGENS

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(1 + 1) = 1… ou l’équation improbable

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Oui, le dernier film de Spike Jonze accorde une place prépondérante à l’intelligence artificielle ; oui, le spectateur peut avoir l’impression d’assister à un récit de science-fiction, genre Blade Runner par exemple ; certes, la plupart des critiques s’attardent volontiers sur la vie numérique des protagonistes et leur mal de vivre à la fois réel et virtuel…

Pourtant, ce qui m’est apparu central dans ce film c’est d’abord une réflexion sur le couple. Le couple et la durée sont-ils des notions inconciliables ? l’amour en couple est-il une utopie ? aimer est-il un pure folie ? le temps est-il inexorablement un tue l’amour ?…

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Written by Juléjim

22 mars 2014 at 18 h 08 min

La plus belle nouvelle du monde !

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C’est dans la nuit du 18 au 19 novembre 2013, à quatre heures du matin, que j’ai appris la nouvelle : mon petit-fils Lyam était né à 2h34, 3kg200, 52cm.

 A quoi pense-t-on dans des moments pareils ?

 J’ai pensé à ma fille aînée de 34 ans (elle en avait 11 lorsque je l’ai adoptée) , qui aura tant souffert, tant enduré, avant d’être enfin mère ! un désir ardent, un projet tant attendu, si longtemps contrarié par une endométriose qui fit échouer à chaque fois  le développement de l’embryon dans l’utérus. Malgré la FIV, le suivi médical, les implantations et les stimulations répétées…

 J’ai pensé à mon gendre, si patient, si attentif, si encourageant, si présent, si aimant, pour tout dire. Il sera à n’en pas douter un merveilleux père pour ce petit. Lui qui fut trop tôt privé de présence paternel après la séparation, puis le divorce de ses parents. Lire le reste de cette entrée »

Written by Juléjim

21 novembre 2013 at 17 h 47 min

La seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

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Lorsqu’une très bonne amie vous dit : « Tu devrais lire ça ! » en général on s’exécute, sans hésiter. Parfois on peut regretter, bien sûr. Mais la plupart du temps on ne regrette pas et l’on se dit même : « Ce n’est pas mon ami(e) pour rien ! »

Mon amie est une experte du partage, de l’humain qui donne à l’humain, sans compter. Par une sorte de nécessité intérieure impérieuse. Et je l’aime profondément pour cela et pour d’infinies autres secrètes et intimes raisons.

Le livre qu’elle m’a conseillé, « Profanes » de Jeanne Benameur, je l’ai aimé dès les premières lignes, dès les premiers mots, tant l’écriture de Jeanne recèle ce pouvoir magique de vous scotcher là, et de n’avoir qu’une envie, en savoir plus , toujours plus, et d’avancer dans les mots avec délice. D’ailleurs, ce roman de Jeanne Benameur ressemble à mon amie, ou l’inverse, qu’importe.

Profanes

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Written by Juléjim

4 août 2013 at 17 h 01 min

Publié dans Littérature

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Pourquoi les jolies filles n’aiment pas les gentils garçons ?

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Stéphane a senti brutalement un grand froid l’envahir et tout son corps se glacer.

Nico venait de dire qu’il avait passé la nuit chez Céline. Nico et ses DocMartens, et son Perfecto, et son badge de PIL.

Il l’avait raccompagnée en quittant la fête de fin d’année.

Pourtant, toute la soirée, Stéphane avait cherché à danser avec elle. Il s’était promis de l’embrasser pendant un slow. Ils s’entendaient bien tout les deux.

Mais, elle avait dansé avec Nico.

Au début de la soirée, il lui avait donné la cassette de Daho qu’il avait copié pour elle. Elle avait dit merci et lui avait claqué une bise, c’est là qu’il a pensé qu’il avait vraiment sa chance.

La veille déjà, en fumant le pétard du soir avec Fred et José, il se l’était promis.  Ne pas se dégonfler, la jouer cool, ouais cool, l’inviter à danser et doucement, l’embrasser… « coooool. ». « Quoi ? » avait dit José. « Hein ? ». «  Cool quoi ? ». «  Heu … Rien … Nous.  On est cool là, non ? » « Ouais cool » avait répondu José.

Ils étaient, depuis un temps qu’ils ne comptaient plus, allongés sur la pelouse du stade qui jouxtait l’internat. La bouteille d’Evian, avec un fond de Vodka pour faire chicha, gisait entre eux. José se redressait encore de temps en temps pour tirer dessus, même si ce deuxième stick était presque complètement consumé.

Fred lui, se faisait une petite fixette sur les dessins de son nouveau sweet.

C’est Nico, comme d’hab’ qui le lui avait fourni. Le plan était simple. Fred disait à sa mère qu’il avait besoin de nouvelles fringues, elle lui filait la thune. Il passait sa commande à Nico qui allait à la ZI de la Croix Blanche les piquer. Le tarif était 50 % de remise. Fred partageait avec Nico le fric de sa mère et avec le reste, il achetait le shit.

Nico, lui, pour le fric, il chourait : les fringues chez Kiabi, et aussi des autoradios, et puis fallait pas laisser traîner son walkman dans le dortoir ou des trucs comme ça, il ramassait tout et revendait. Il raquettait aussi un peu les secondes et les première-années de BEP.

José, pour le shit, il tapait dans son compte caisse d’épargne, alimenté régulièrement par sa grand-mère. C’était un bon petit, tous les week-ends, en rentrant de l’internat, il passait voir mémé.

Stéphane n’achetait pas de shit. Il savait trop le mal qu’avait son père pour ramener de l’argent à la maison. Alors déjà, il dépensait un minium. Et l’idée de se mettre la tête à l’envers avec la sueur de son père…non, pas question. Mais, bon, il achetait les chips et les bonbons qu’allaient avec, pour pas trop taxer les potes.

Et puis, dans la fumette, ce qu’il préférait, c’était d’en être. En être, des mecs respectés du lycée, pas être dans les nullosses.

Lui, sans style, sans fric et avec les oreilles décollées, au début, ç’a pas été facile à l’internat. En fait, ça a commencé à aller, le jour où le protal à réuni les trois classes pour leur faire la morale, sur le respect dû aux profs  ceci-cela. Parce que c’était le boxon dans le cours d’anglais. Et Stéphane, sans préméditer, a balancé des trucs secs sur l’autorité et le respect qui se gagne, sur la motivation à travailler et sur l’incohérence générale du discours du proviseur qui demandait aux élèves d’être tolérants avec la prof pas douée. Ce jour là, il avait obtenu son brevet d’insolence et n’était plus emmerdé par les autres. Depuis, il était élu délégué de classe et prenait son rôle à cœur. Un prof lui avait même dit qu’avec son bagou, il devrait devenir homme politique.

Son père, lui, disait qu’il devrait faire curé « T’aimes pas trop le boulot, tu parles bien, tu sais rien faire de tes mains : tu devrais faire curé » mais c’était pour le chambrer. Dans sa famille, on n’aimait ni les flics, ni les curés et le dimanche, on lisait l’Huma. Son père voulait surtout qu’il fasse des études et ne soit pas un ouvrier comme lui, une blouse bleue, un smicard.

Il avait 100 francs, pour 15 jours, pour le train et les imprévus de la semaine.

Un imprévu, il en avait eu un la semaine d’avant.

Tous ses mercredis après-midi, il les passait au rayon livres de Auchan. Il avait lu d’abord toutes les BD et maintenant, il prenait un livre de poche ou deux et hop, dans l’après-midi, ils les avalaient.

Ce mercredi là, il avait aperçu Céline qui venait faire des courses avec sa mère. Il l’avait suivie des yeux, elle s’était arrêtée au rayon disque. Alors, il y avait traîné, l’air de rien.

« Tiens, qu’est-ce tu fous là ? » elle avait dit, en lui marchant sur le pied pour rigoler. Pour se donner une contenance, il tenait un disque de Daho. « Ah ouais, c’est bien, Daho. Tu l’achètes ? Tu pourrais me faire une copie ? Ce serait sympa ».

Il avait demandé « Tu vas à la soirée Vendredi prochain ? ». Elle ira. 

Il avait eu juste assez pour acheter le disque. Il allait faire une copie, lui donner la cassette à la soirée, et se faire aimer.

 

Written by lenombrildupeuple

29 juillet 2011 at 17 h 48 min

« Pour ce que rire est le propre de l’homme »

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AUX LECTEURS

« Amis lecteurs, qui ce livre lisez,
Despouillez-vous de toute affection,
Et, le lisant, ne vous scandalisez :
Il ne contient mal ne infection.
Vray est qu’icy peut de perfection
Vous apprendrez, sinon en cas de rire ;
Aultre argument ne peut mon cueur élire,
Voyant le dueil qui vous mine et consomme.
Mieux est de ris que de larmes escripre,
Pour ce que rire est le propre de l’homme. »(*)

Non, rassurez-vous, cette introduction ne signifie pas que je vais me lancer dans une fiche de lecture du « Pantagruel et Gargantua » de l’immense François Rabelais. Il s’agit plus modestement d’une manière de précaution oratoire afin de m’autoriser à vous faire part de ma réaction après avoir vu au cinéma une comédie aussi réussie que drôle, aussi drôle que réussie, je ne sais dans quel ordre dire les choses … C’est en tout cas mon avis. Disons plutôt l’essentiel, il s’agit du dernier film de Pierre Salvadori  « De vrais mensonges ».

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Written by Juléjim

10 décembre 2010 at 21 h 34 min

Publié dans Cinéma, humour

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Hola Tavernier ! donne-nous à voir ! et du bon !!!

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A mes yeux, Bertrand Tavernier est un grand, un géant du cinéma français. France 5  lui consacrait récemment un numéro d’Empreintes ;  le reportage, se concentrant plus sur l’homme que sur le réalisateur et son œuvre cinématographique, met bien en lumière toutes les facettes de cette personnalité contrastée, à la fois complexé, angoissé et terriblement culotté, passionné et même fasciné par le langage des images mais aussi très exigeant avec la qualité des textes et des musiques qui nourrissent ses films, bonifiant ses acteurs. Et puis, qualité suprême à mes yeux, profondément attentif aux êtres humains qui l’entourent, dans le travail comme dans la vie, d’une façon à la fois subtile, ouverte et respectueuse. En quelques mots, une intelligence de l’âme et du cœur. Lorsqu’il parle de lui, Tavernier se montre à la fois humble et parfaitement cohérent : « Je ne suis pas du tout militant. Je fais des films pour apprendre, pour découvrir et pour communiquer ce que j’ai découvert. S’il y a quelque chose qui change, très bien, mais ce n’est pas le but. Je ne suis ni professeur ni pédagogue ni un homme politique. » dit-il à la caméra de fr5. Pas militant donc … Puisque c’est lui qui le dit… et pourtant combien de combats menés sur de multiples fronts sociaux ? Mais après tout,  l’humilité est peut-être l’une des qualités la plus aboutie de l’intelligence humaine. Lire le reste de cette entrée »

Written by Juléjim

10 novembre 2010 at 17 h 43 min

Publié dans Cinéma, Culture, Littérature

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