LES VREGENS

Posts Tagged ‘démocratie

La démocratie meurt écrasée comme une merde là où elle a été pensée

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Mais ça salit les semelles, gare !

Les mots me manquent.

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Written by zozefine

13 juillet 2015 at 10 h 14 min

La campagne du referendum, telle que les grecs l’ont vécue

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AUJOURD’HUI, MES PRIERES AUX DIEUX DE L’OLYMPE TIENNENT EN UN MOT : OXI

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Pourquoi, finalement, la récente votation suisse est une bonne chose

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Pourquoi, finalement, je suis contente de la votation suisse

Comme vous le savez sans doute, les suisses ont « mal voté ».

Un peu comme tous les manifestants du printemps dernier en France qui étaient tous des fachos, des intégristes, etc, les Suisses sont donc réacs et racistes. Ils veulent rester entre Suisses de souche.

Selon les bien-pensants, tout au moins.

Le Nouvel Obs, par exemple, ainsi que les « socialistes » et les patrons suisses.

Le Courrier, lui, est un chouïa plus nuancé :

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Selon ce journal, si les travailleurs sont sensibles au sirènes udéistes, il rappelle quand même que le patronat suisse et les partis bourgeois ont refusé des mesures d’accompagnement dignes de ce nom aux travailleurs. Qu’il s’agisse de protection contre les licenciements, de lutte contre le dumping salarial, voire de défense des droits syndicaux élémentaires.

Et plus loin :

[…] il serait erroné de considérer le vote de dimanche comme irrationnel ou obéissant uniquement à des tendances réactionnaires. Le fait est que les Suisses ont aussi refusé une initiative anti-avortement et approuvé un développement du rail. Impossible d’accuser la seule xénophobie, même si elle a évidemment aussi pesé.

C’est aussi une Suisse qui souffre, qui peine à finir le mois et qui craint pour son avenir qui a donné un signal. Entendons-la sous peine de nous retrouver avec des projets encore plus inquiétants et facteurs de repli que cette initiative de l’UDC.

Alors évidemment, toute cela me rappelle furieusement la position du patronat français après les déclarations anti-immigration de la clique sarkozyste. Laurence Parisot déclarait dans Le Monde, en avril 2011, qu’il ne fallait pas faire de l’immigration légale liée au travail « un problème ». Selon elle, la France doit rester « un pays ouvert », et face à la montée du populisme, « le plus grand danger, ce serait de se refermer », tout en se livrant à un vibrant plaidoyer en faveur d’une plus grande intégration européenne.

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Dans Le Capital, Marx parlait de « l’armée industrielle de réserve ». On constate qu’aujourd’hui, le maintien d’une immigration, si possible illégale, est devenu, avec la mondialisation, une véritable question de vie ou de mort. Une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, et une arme imparable du chantage patronal sur le désormais célèbre « coût du travail ».

Bien sûr, cela m’a aussi rappelé la ratification du Traité de Lisbonne, en 2008, et à Versailles, s’il vous plaît, voilà pour le symbole. Nos représentants, droite et gauche réunies pour cette cause nationale euh… non, européenne, ont suivi comme un seul homme. Et au passage, se sont gentiment assis sur le référendum de 2005. Et sur la démocratie.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’en France, « le peuple » est très con. Il ne sait pas ce qui est bon pour lui. Il est raciste et bas de plafond. D’ailleurs, s’il a voté non, ce n’est pas parce qu’il était opposé à cette Europe libérale que l’on a tenté de lui vendre par médias interposés, c’est seulement parce qu’en France, on n’aime toujours pas les boches …

Du coup, tiens, ça m’a aussi fait penser aux livres de Michéa. Ce gars-là est lumineux.

Dans Le Complexe d’Orphée, page 26, il écrit :

Les représentants héroïques « d’une minorité éclairée » ou « d’un parti de l’intelligence », œuvrant dans le sens de l’histoire (c’est à dire dans celui de la mondialisation) et profondément convaincus que les insupportables penchants populistes des classes inférieures – cet univers grouillant et « nauséabond » de Beaufs, de Groseille et de Bidochon – constituent le seul danger susceptible de menacer les équilibres délicats subtils de la société ouverte (et par la même occasion, les privilèges si légitimes de cette minorité éclairée.)

[…] La plupart des intellectuels de gauche en sont désormais venus à penser que « la révolution n’est pas un mouvement des masses auquel ils souhaiteraient s’associer, mais un ensemble de réformes que nous, les gens intelligents, allons imposer aux classes populaires. »

Et à propos d’identité nationale, ou de frontières :

Dans La double pensée, page 16, il écrit :

Lorsqu’un intellectuel contemporain soutient, d’ouvrage en ouvrage, que les notions de « frontières d’État », et « d’identité nationale » sont intrinsèquement fascistes, et qu’en conséquence, le peuple tibétain et le peuple palestinien devraient se voir enfin reconnues des frontières d’État précises et conformes à leur identité nationale, nous avons clairement affaire à un cas de double-pensée.

Chez nous, comme partout en Europe, les « socialistes » ont abandonné les classes populaires à leur misère.  En 2017, et certainement même avant, nul doute qu’ils se prendront une grande claque. Comme les « socialistes » et les patrons suisses.

En conclusion, on dira donc qu’en Suisse, le peuple est moins con qu’ailleurs. Ou qu’en tous cas, ses dirigeants respectent sa décision.

Lettre ouverte à Madame Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie copie à Monsieur Bernard Gonzalez, Préfet du Lot

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Objet : épandages aériens dans le Lot et ailleurs

Madame la Ministre,

Comme vous le savez sans doute, une directive européenne du 21 octobre 2009 interdit l’épandage de pesticides par voie aérienne. La Loi Grenelle II du 13 juillet 2010 dans son article 103, interdit elle aussi la pulvérisation de pesticides par voie aérienne, mais un Arrêté ministériel du 31 mai 2011, signé entre autres par votre prédécesseur, Nathalie Kosciusko-Morizet, autorise malgré tout les préfets à accorder des dérogations.

Depuis l’an dernier, on voit donc fleurir des dérogations partout : cette année on compte en France huit cent demandes de dérogation à l’interdiction des épandages de pesticides par voie aérienne … Malgré la volonté affichée à l’époque du Grenelle de les interdire.

La possibilité de dérogation est effectivement prévue dans la directive 2009/128, mais uniquement dans des cas particuliers et sous conditions, comme le rappelle une lettre récemment adressée aux Préfets. Parmi ces conditions figure la réalisation d’une évaluation spécifique des risques liés à l’évaluation aérienne. En France, cette évaluation est confiée à l’Anses.

Or, depuis le scandale du Médiator, ont été portées à la connaissance du public les conflits d’intérêts de nombreux membres de cette noble institution.

Dans un article du Monde, daté du 9 juillet, on peut lire, au sujet du rapport remis par l’EFSA (l’équivalent européen de l’AFSSA, devenue ANSES) concernant les protocoles d’évaluation des pesticides :

De manière générale, explique le rapport, “les expositions prolongées et intermittentes ne sont pas évaluées en laboratoire”, pas plus que “l’exposition par inhalation et l’exposition des larves”. Les calculs d’exposition des insectes sont systématiquement biaisés : ils ne tiennent pas compte de l’eau exsudée par les plantes traitées, avec laquelle les insectes sont en contact. Ils ne considèrent pas non plus les poussières produites par les semences enrobées au cours de la période des semis…

De même, ajoute le rapport, « les effets des doses sublétales ne sont pas pleinement pris en compte par les tests standard conventionnels.” Ces faibles doses ne tuent pas directement les abeilles, mais peuvent par exemple altérer leur capacité à retrouver le chemin de leur ruche, comme l’a récemment montré une étude conduite par Mickaël Henry (INRA) et publiée le 30 mars dernier dans la revue Science.

Des “faiblesses majeures” sont pointées par les rapporteurs, comme la taille des champs traités aux insecticides testés. Les ruches enrôlées sont en effet placées devant une surface test de 2 500 m2 à un hectare en fonction de la plante. Or, explique le rapport, ces superficies ne représentent que 0,01 % à 0,05 % de la surface visitée par une butineuse autour de sa ruche… Dès lors, l’exposition au produit est potentiellement plusieurs milliers de fois inférieure à la réalité, notamment dans le cas où les abeilles seraient situées dans des zones de monoculture intensive recourant à ce même produit.

Concernant les financements des tests effectués sur les pesticides

Comment, et par qui, sont élaborés ces protocoles de test ?

– Par l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes [EPPO], qui donne les lignes directrices de ces tests.

– Par l’International Commission on Plant-Bee Relationships (ICPBR) qui élabore les éléments de base de ces fameux tests standardisés.

Et qui sont les généreux sponsors ? BASF, Bayer CropScience, Syngenta et DuPont …

Et d’ailleurs, ils ne s’en cachent même pas : contacté par Le Monde, le groupe de travail de l’ICPBR sur la protection de l’abeille confirme le soutien financier des principaux fabricants de pesticides.

Et la France ?

L’approbation des nouveaux standards de 2010 s’est faite sous la supervision d’une écotoxicologue de la Direction générale de l’alimentation (ministère de l’agriculture) qui représente la France à l’EPPO. Or, cette scientifique participait aux travaux de l’ICPBR et n’est autre que la principale auteure des recommandations soumises… Elle a donc expertisé et approuvé son propre travail. Ancienne employée de Syngenta (ex-Novartis), elle est ensuite passée par différents organismes publics (INRA, Afssa, ministère de l’agriculture). Elle est, aujourd’hui, employée par l’agrochimiste Dow Agrosciences.

Au 20 février 2012, indique le Directeur général de l’alimentation, Patrick Dehaumont, sept produits avaient fait l’objet de cette évaluation spécifique de l’Anses et vus leur autorisation de mise sur le marché modifiée en conséquence. Il s’agit de fongicides, herbicides, insecticides et stimulateurs des défenses naturelles pour une utilisation sur les cultures de bananiers et de riz.

L’autorisation de ces produits pour des applications par voie aérienne est conforme à l’Arrêté du 31 mai 2011, qui avait déjà opéré ce glissement, du principe d’interdiction sauf dérogations, inscrit dans la directive et la loi Grenelle 1, vers une pratique de dérogations organisée.

Concernant les demandes de dérogations sur des produits non évalués

Mais la “lettre à diffusion limitée” adressée aux Préfets récemment va encore plus loin puisqu’elle liste 16 produits qui sont en cours d’évaluation par l’Anses. Ces produits peuvent en conséquence être intégrés dans les demandes de dérogation formulées par les opérateurs, indique le document. Qui précise que, dans les cas où l’évaluation des produits ne serait pas terminée au 31 mars 2012, date limite de dépôt des demandes de dérogation annuelle pour les traitements aériens, les dérogations pourront être octroyées sous réserve que les produits utilisés aient bien été autorisés spécifiquement au moment de la déclaration préalable de chantier.

De qui se moque t-on ?

Concernant « l’information du public »

Sachant que dans nos campagnes subsistent de très nombreuses zones dites blanches, où l’on ne dispose ni du haut-débit, ni de réseaux décents de téléphones portables, ni même souvent des radios du service public, cette « information » du public n’est hélas disponible que sur internet, sur les sites des Préfectures – et encore pas toujours, ainsi sur celle du Lot ne figure que celle concernant la commune de Soturac – et sur ceux des différentes Directions Départementales des Territoires, joliment appelées DDT …

Dans l’article 10 de l’Arrêté ministériel du 31 mai 2011, on peut lire que le donneur d’ordre doit porter au préalable à la connaissance du public la réalisation d’un épandage aérien au plus tard 48 heures avant le traitement, en informant les mairies des communes concernées, en effectuant un balisage du chantier, notamment par voie d’affichage sur les voies d’accès à la zone traitée, et en informant les syndicats apicoles concernés par la zone à traiter de manière à ce que ces derniers soient informés au plus tard 48 heures avant l’opération de traitement.

Les riverains, les apiculteurs et autres propriétaires d’animaux ont donc 48 heures pour évacuer leurs bêtes, et les mettre si possible à l’abri.

De qui se moque t-on ?

Concernant les « dossiers de demande de dérogation »

Ce sont les demandeurs eux-mêmes qui les remplissent, comme vous pourrez le constater en lisant celle qui concerne les communes de Fargues, Lagardelle et Saint-Matré.

Dossier derogation Fargues Saint Matré Lagardelle(pdf)

Ce sont les demandeurs eux-mêmes qui déclarent que leurs produits ne sont pas dangereux pour l’environnement, en se gardant bien de publier les notices techniques des dits produits… De l’art d’être juge et partie.

Pourtant, sur les sites des fabricants, on peut consulter les notices techniques…

Voici celles des produits qui vont être vaporisés :

Notice Coragen

Notice Sherpa 2GC

Notice technique Décis Protech

Notice sécurité Décis Protech

Seuls les sites Natura 2000 sont encore un peu préservés. Mais qu’en est-il des hommes et des bêtes qui n’ont pas le bonheur de vivre sur ces sites ? Les abeilles, et tous ces autres insectes utiles qui essaient de survivre ailleurs ? Ou alors seulement dans les villes, où on les réintroduit pour faire écolo ?

Et les Préfets de la République accordent donc ces dérogations à des sociétés privées, en vue de traiter des parcelles appartenant à des propriétaires privés. Sans demander l’avis des riverains, leur offrant seulement la possibilité de « déposer leurs observations » dans un registre, si d’aventure ils avaient la bonne idée :

– de passer leur temps à consulter le site des Préfectures

– de passer devant les bureaux des Directions Départementales des Territoires…

Et qui paye ces épandages ?

Là-aussi, une question sans réponse : un paysan lambda, déjà endetté au-delà du raisonnable – une exploitation ferme ses portes en France toutes les demi-heures – a t-il les moyens de payer un épandage aérien ? Ou est-il démarché par les vendeurs de produits « phytosanitaires », déjà très chers par eux-mêmes ?

Vous avez été récemment nommée au ministère de l’Écologie.

Nous, citoyens du Lot et d’ailleurs, espérons que vous aurez à cœur de nous entendre, que ces épandages, dont on a le sentiment qu’ils sont effectivement effectués « en douce », seront rendus publics, largement affichés par voie de presse, et passibles de recours de la part des populations, afin qu’une véritable démocratie existe dans ce pays.

Ici, dans un des plus beaux coins de France, peu à peu les abeilles disparaissent, c’est une réalité que j’ai moi-même constaté.

Ici, mon médecin traitant s’arrache les cheveux : de plus en plus d’agriculteurs qui arrivent chez lui simplement “fatigués”, repartent avec un terrible diagnostic.

Je ne vous poserai qu’une seule question, Madame la Ministre :

Pourquoi, alors que l’Europe l’interdit, et qu’elle pourrait risquer des sanctions, la France poursuit-elle cette aberration écologique, au profit de quelques agriculteurs, et surtout pour celui de quelques groupes d’agrochimie, et au mépris de l’avis de l’ensemble de la population ?

Nous sommes tous directement concernés, – vous aussi, d’ailleurs – pour notre santé, celle de nos enfants, et celle de la planète.

Recevez, Madame la Ministre, mes salutations citoyennes.

Grèce: attention… espoir!

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À contrecourant des sonnettes d’alarme tirées de toutes parts, depuis les élections, devant le « risque » que la Grèce n’honore pas ses engagements, voici un article qui y voit une lueur d’espoir… mais à certaines conditions. Et si la Grèce, de statut de mauvais élève, était sur le point de devenir l’avant-garde?

 

L’auteur, Costas Lapavitsas, est un économiste d’origine grecque basé à Londres. Et le texte (cela vous surprendra-t-il?) est paru dans le Guardian. Traduction:

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Written by florence

12 mai 2012 at 12 h 30 min

les cultures périphériques

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oui, je sais, on est très occupés. MAIS

mais il en faut combien de moines et de moniales qui se foutent le feu pour qu’on commence à bouger nos culs ? peu importe ce qu’on pense des théocraties, du dalaï-lama, du bouddhisme, on SAIT que l’occupation et la sinisation du tibet sont absolument terrifiantes, que c’est un rouleau compresseur sur une culture à la fois périphérique, fragile, archaïque et douce, que c’est INJUSTE, que c’est le même rouleau compresseur du capitalisme le plus effrené sur TOUTES les cultures périphériques, fragiles, archaïques (bien que pas toujours douces) et que ça doit s’arrêter. STOP à l’occupation chinoise au tibet, STOP à la torture, STOP à la destruction d’une culture, d’une civilisation, d’une religion, d’une manière d’être et de vivre. si on défend les loups dans le mercantour, les bébés phoques, et même si on s’en fout, ça, ça doit s’arrêter. soutenez le tibet, parce qu’un jour (mais même si ce n’était pas le cas, d’ailleurs) NOUS serons une culture périphérique, fragile, archaïque (bien que pas toujours douce). c’est notre peau que nous défendons, en défendant les tibétains. et en tout cas c’est notre honneur que nous défendons en protestant contre ce qui est en train de se passer au tibet.

http://www.freetibet.org/

un mec s’immole en tunisie, une révolution éclate, 30 moines et moniales s’immolent en 2 mois. .. pas assez ? merde, c’est pas parce qu’ils sont moines qu’ils ne sentent rien et sont contents. les chinois cognent contre ces gens désarmés et écrasés de toutes les manières possibles, physiquement, économiquement, psychiquement, ils y mettent leurs déchets et leur pillent leurs terres, et on fait rien, on dit rien, méluche a l’air de manger du caca quand il parle du dalaï-lama, et on attend que ça passe…

à lire une série de polars qui se passent au tibet, ce sont en plus de bons polars, et peu importe que le mec soit américain, il pourrait même être de la cia, ce qu’il raconte, même si le quart est vrai, est tout simplement tragique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eliot_Pattison

 

PS : je recopie ma 2ème phrase : peu importe ce qu’on pense des théocraties, du dalaï-lama, du bouddhisme, on SAIT que l’occupation et la sinisation du tibet sont absolument terrifiantes. et là on/je parle d’occupation territoriale, d’un état souverain envahissant un autre état souverain, de l’irak envahissant le koweit, de l’allemagne envahissant la pologne, de rome envahissant la grèce. exemples parmi d’autres. pas de l’exploitation et la destruction de l’homme par l’homme via des gros dollars. qui est tout aussi mais pas plus pernicieuse. mais on ne fait pas un concours d’atrocités, il me semble, ou si ? je parle de la grèce, on me parle de la france, je parle du tibet, on me parle du nigéria… stop.

le dalaï-lama est le chef religieux, mais également le chef politique des tibétains donc le chef du gouvernement en exil. de plus, à la suite des réformes annoncées par le dalaï-lama la même année, le 20 août 2001, samdhong rinpoché a été élu (puis réélu en 2006) premier ministre du gouvernement tibétain en exil, élu au suffrage direct par les tibétains exilés. puis lobsang sangay a été élu premier ministre le 27 avril 2011, toujours du gouvernement tibétain en exil. si le dalaî-lama n’est pas élu, mais désigné, comme chef du gouvernement 1) la situation est actuellement la même en grèce, en italie 2) les autres membres du gouvernement sont par contre élus.

c’est une théocratie, mon âme d’athée a des spasmes, mais ça n’empêche : certains processus démocratiques sont en cours même chez les tibétains, et même plus qu’en chine, et, que je sache, les tibétains ne pratiquent pas la torture, l’emprisonnement des opposants, la peine de mort à large échelle (avec balle de pistolet remboursée par les familles des condamnés), la destruction et la pollution de l’environnement, l’exploitation et le pillage à très large échelle des ressources en eau, minérales, en terre, en terres rares, l’utilisation éhontée et débridée de la force pour juguler les résistances, et la croissance économique au prix de la vie humaine comme les chinois le font, non seulement au tibet mais dans le monde entier, afrique comprise.

alors, perso, entre une culture périphérique qui n’a jamais fait de mal à personne, et qui essaie de faire le bien de l’humanité, eh oui (même si on ricane, c’est ce qu’ils cherchent à faire),  et une grosse culture tout à fait dominante politiquement (cf le veto pour la syrie), économiquement, démographiquement (ajouter le nucléaire, l’armée, etc. etc. etc.), en plus hégémonique, qui terrifie ses voisins et expansionniste (tibet…), ben il y a pas photo. et je comprends pas qu’on fasse la fine bouche et qu’on hésite ne serait-ce qu’une seconde.

katastroïka, le film

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ô, pauvres grecs, que peut-on faire ?

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« Cessons d’être courtois! »

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Non, ce n’est pas un mot d’ordre lancé par Mélenchon, que d’aucuns qualifient d’aboyeur. C’est le titre d’une ancienne chronique (avril 2011) du très respecté prix Nobel d’économie 2008 Paul Krugman. Depuis quelques temps, chaque fois que je suis un lien vers un texte ou une intervention de Mélenchon, je suis frappée par l’effet d’écho par rapport aux écrits de Krugman, que personne ne traite pourtant d’excité.

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Written by florence

22 janvier 2012 at 16 h 43 min

Questions

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À l’image de la statue de Zuccotti Park cernée par les premières neiges, me voici plongée en pleine perplexitude : de plus en plus, je me dis qu’indignés européens et mouvements « occupy » aux États-Unis ou à Londres sont un peu différents. D’abord dans l’intitulé : on reproche souvent aux indignés de manquer d’objet, alors qu’occupy c’est déjà occupy… quelque chose ! En plus,  occuper et manifester, marcher, c’est très différent, je trouve.

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Written by florence

16 novembre 2011 at 23 h 28 min

Au secours, Jaurès, Robespierre, Danton, Bakounine…

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Pourquoi je vous cause (encore) de DSK, alors que vous en avez marre, alors que ce n’est, somme toute, qu’un fait divers dégueulasse, ben c’est parce que je suis (encore, et toujours) en colère. En tant que femme, mais aussi, surtout même, en tant que citoyenne (du monde).

Je le savais déjà, que nous n’étions que de la merde, mais j’ai senti ça comme un révélateur de ce que la « classe politique » de tous bords confondus pense de nous, les gens de « la France d’en bas »…

Au lieu de leurs belles paroles électoralistes, celles qu’on entend d’habitude, à l’attention des gogos qui les croient encore, soudain, on a entendu cette semaine ce qu’ils pensaient vraiment, au grand jour. De vraies phrases brut de décoffrage sont sorties toutes seules, tellement « sidérés » qu’ils étaient, ils n’ont pas pu s’en empêcher …

On aurait pu croire qu’ils feraient gaffe de ne pas être confondus avec un « éventuel » violeur, qu’ils se désolidariseraient, mais non…

Alors, la question est posée. Pourquoi ?

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Written by Gavroche

23 mai 2011 at 14 h 56 min