LES VREGENS

Posts Tagged ‘Grèce

La démocratie meurt écrasée comme une merde là où elle a été pensée

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Mais ça salit les semelles, gare !

Les mots me manquent.

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Written by zozefine

13 juillet 2015 at 10 h 14 min

La campagne du referendum, telle que les grecs l’ont vécue

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AUJOURD’HUI, MES PRIERES AUX DIEUX DE L’OLYMPE TIENNENT EN UN MOT : OXI

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Don Quichotte et les moulins à vent

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Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage…

Jamais proverbe n’a été davantage d’actualité.

Parfois, je me dis, à quoi bon ? Je me sens comme Don Quichotte, qui se battait jadis contre les moulins à vent, sous les yeux étonnés de son ami Sancho Pança.

Je me dis qu’en ce qui me concerne, fini, rideau. Fin de l’histoire. Devenir contemplative. Faire comme Brigitte Bardot, défendre les animaux, parce qu’un autre proverbe dit « plus je connais les humains, plus j’aime les animaux ». Cultiver son jardin, au sens propre et figuré, devenir égoïste, « quand tout s’agite autour de vous ».

En France, les « socialistes » ont désormais les pleins pouvoirs. Ils ont les régions, le Sénat, et l’Assemblée où ils disposent à eux tous seuls d’une majorité. C’est la vague rose, il paraît. Vous imaginez, une vague rose, genre rose flashy, qui vous arriverait sur la gueule, sirupeuse. Beurk.

Bref, « la volaille qui fait l’opinion » annonce sans rire que désormais, le nouveau Pinocchio de l’Élysée a les mains libres pour « affronter la crise » avec ses petits bras. Vu qu’il est bras ballants sur la photo officielle, la crise n’a qu’à bien se tenir, sûr et certain qu’il va la fracasser, la crise.

En Grèce, c’est finalement la ND, l’équivalent de notre UMP, qui a remporté les élections d’hier. Entre autres, en surfant sur les mêmes saloperies que chez nous, la haine de l’étranger. Avec deux points de plus que la gauche baptisée « radicale », la droite va donc constituer un gouvernement, vu que la loi grecque accorde un bonus de 50 sièges au parti qui arrive en tête.

Seule différence, pour le moment, chez nous, les bronzés ne se font pas encore lyncher dans les rues par les fachos et/ou par les flics. Chez nous, ils se font toujours expulser, et retournent gentiment mourir discrètement chez eux. Chez nous, on a encore de quoi mettre un peu d’essence dans la bagnole, on peut encore recevoir les soins de base. Pour les dents et les lunettes, vous repasserez. Trop cher. Les vacances aussi, trop cher.

Le peuple est con. Ce n’est pas nouveau. Les pauvres votent à droite, c’est pas nouveau non plus. Le peuple a besoin d’être dans le caca pour bouger.

Il faudra donc attendre. Que la terre soit un champs de ruines, la mer une poubelle, la biodiversité un souvenir, que le règne du soleil vert arrive, que le fascisme revienne, pour que les gens comprennent ce qu’il est. Parce que celui d’avant, les gens l’ont oublié. Les résistants d’hier sont tous morts, ou presque. Théodorakis, lui, est grillé : il est antisémite, il paraît.

Tiens, à propos, on voit partout des images horribles d’enfants morts en Syrie. La « communauté internationale », cette vieille pute décatie, « s’indigne », et prépare une « intervention… »

Alors que curieusement, on ne voit nulle part les enfants de Gaza.

 

Ni ceux du Niger, où Areva, ce fleuron français, fait des affaires. Ou du Cameroun, où c’est Bolloré qui gagne des sous. Plein de sous. Ou en Tchétchénie, ou Poutine est allé « chercher les terroristes jusque dans les chiottes », il avait dit. Mais il a Gazprom, Poutine. Alors… Business.

En attendant, ce matin, « les bourses européennes » ouvrent en hausse.

Grèce: attention… espoir!

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À contrecourant des sonnettes d’alarme tirées de toutes parts, depuis les élections, devant le « risque » que la Grèce n’honore pas ses engagements, voici un article qui y voit une lueur d’espoir… mais à certaines conditions. Et si la Grèce, de statut de mauvais élève, était sur le point de devenir l’avant-garde?

 

L’auteur, Costas Lapavitsas, est un économiste d’origine grecque basé à Londres. Et le texte (cela vous surprendra-t-il?) est paru dans le Guardian. Traduction:

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Written by florence

12 mai 2012 at 12 h 30 min

La Grèce dans la dèche

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John Henley, journaliste au Guardian, vient de passer une semaine en Grèce, parti à la rencontre des « vrégens » de là-bas, ceux qui, à Athènes et Salonique, prennent les mesures d’austérité en pleine poire.

En attendant un article de fond, annoncé pour très bientôt, il a publié une série de courts billets qui relaient directement leurs voix.

La seule énumération des titres de ces billets donne la mesure du drame qui se joue, si près de chez nous, non : chez nous :

Sous la colère, la solidarité

On jette des femmes enceintes SDF à la rue

Les enfants d’Athènes ont trop faim pour aller en cours de sport

Un étudiant finit par se résoudre à aller à une distribution de pommes de terre

Comment les restes deviennent des repas

La Grèce reste un lieu de vacances sans danger

Les bénévoles de l’éducation

On a vu notre avenir partir en fumée

Le sida et le paludisme remontent

Le dépistage néonatal menacé

Les échanges non monétaires se répandent

Nourriture à prix cassés à Patras

L’alerte au paludisme risque de nuire au tourisme

Le problème, ce n’est pas la violence, c’est le désespoir

Des médecins bénévoles pour ceux qui n’ont plus d’accès aux soins

Le théâtre qui fait payer les billets en nourriture

Le « mouvement des pommes de terre » : directement de l’agriculteur au consommateur

 

Aujourd’hui, c’est le dernier billet. John Henley remercie ceux qui lui ont parlé :

« On m’a suggéré des histoires à couvrir, des sites à lire, on m’a envoyé des adresses, des numéros de téléphone d’amis et de parents, on m’a répondu quand je cherchais des contacts, on m’a abondamment raconté des expériences personnelles.

Des histoires ont été racontées, des voies entendues, qui sans vous n’auraient pas pu l’être. »

John Henley a couvert depuis des années plusieurs pays d’Europe pour le Guardian. Il permet ici à des anonymes de se faire entendre. À partir de ces fragments, pourtant, un vrai discours prend forme. Tout le contraire d’un éditocrate en somme.

La série complète:

http://www.guardian.co.uk/world/series/greece-on-the-breadline

Written by florence

19 mars 2012 at 22 h 21 min

Ne jamais abandonner … !

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L’amie Cigale me disait l’autre jour que nous avions de la chance d’avoir un Mélenchon par chez nous.  Je n’en suis pas encore vraiment sûre, mais ce que je sais, c’est que nos chers et lointains frères grecs, eux, ils ont Mikis Theodorakis et Manolis Glezos.

Et ces deux-là, c’est une sacrée leçon qu’ils nous donnent, à nous, citoyens du monde qui parfois sommes tentés de baisser les bras, et de nous résigner …

La preuve …

Traduction d’un entretien entre Mikis Theodorakis et Athens News daté du 19/02/2012, disponible ici en « vo » :

Pourquoi considérez-vous le vote du programme d’austérité comme une trahison ?

Mikis Theodorakis: En 2009, la Grèce était à un niveau de, disons, 100. En deux ans, la troïka, le FMI et notre gouvernement nous a conduit à Ground Zero, ce que le premier ministre [Lucas] Papademos a concédé. Personne ne se demande pourquoi le pays se dirige vers le chaos, même si on nous dit de temps en temps que les Européens nous ont envoyé des dizaines de milliards d’euros? Où va cet argent ? Il va directement à nos créanciers, tandis que l’état se surcharge avec une nouvelle dette et le paiement des intérêts. C’est comme cela que la dette a augmenté à 160% du PIB, et avec le nouveau paquet 130 milliards d’ euro elle augmente à 180%. Cela est sans précédent, et cela signifie que nous seront pieds et poings liés sur le pieu de la dette et de l’intérêt pour les 150 prochaines années. De quel droit les partis qui représentent une minorité (les sondages donnent le Pasok à 6% et la Nouvelle Démocratie à 20%) décident de l’avenir de la Grèce pour les 100 prochaines années?

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LISTE DE TOUS LES RASSEMBLEMENTS DE SOUTIEN AU PEUPLE GREC EN FRANCE

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Written by Gavroche

18 février 2012 at 12 h 39 min

Soldes : la Grèce vendue pour pas cher …

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Comme je vous le disais hier, le gouvernement grec a vendu son peuple aux marchés. Passé le coup de sang (enfin, non pas vraiment) une petite analyse…

Le but de la manœuvre (en tous cas le but affiché), c’est de « réduire le budget de l’État » de 2,3 milliards d’euros, dont  :

1,07 milliards en moins pour les dépenses de médicaments
Sachant que les grecs  ne peuvent déjà plus se les payer, et que les hôpitaux ne disposent même plus de simple aspirine.

– 300 millions en moins pour la défense …
A comparer avec le chiffre précédent, et sachant que le principal fournisseur des grecs, c’est … l’Allemagne

C’est même toujours toujours d’actualité … D’après une source du journal allemand Zeit online, « Si la Grèce reçoit en mars la prochaine tranche d’aide, il y a une vraie opportunité de conclure un nouveau contrat d’armement. »

– 400 millions en moins dans les « dépenses publiques » …
sans précisions…

– 200 millions en moins dans les dépenses des institutions étatiques…

– 50 millions en moins dans le paiement des heures supplémentaires des médecins publics

Sur Okeanews, j’ai lu qu’une infirmière a eu le bonheur de recevoir 2.80€ de salaire pour le mois de janvier…

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Written by Gavroche

14 février 2012 at 19 h 40 min

katastroïka, le film

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ô, pauvres grecs, que peut-on faire ?

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C’est où qu’on en est ?

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Vous avez dû le remarquer, notre mètre-et-talons fait rien qu’à réécrire l’Histoire. Et croyez-moi, ce n’est pas par hasard. 

Il y a d’abord eu le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, et Jaurès repris en boucle dans les discours… Puis le bon vieux temps des colonies, l’Afrique « pas entrée dans l’Histoire »…

Puis la lettre de Guy Môquet, jeune, très jeune militant communiste, mort en 1941, à 17 ans..

Puis le « parrainage » des enfants morts dans les camps par les écoliers de France…

Et puis, tout récemment, la « décision » du big boss de célébrer « tous les militaires morts pour la France », allez hop, tout ça le même jour : le 11 novembre… Il paraît que les Zétazunis le font déjà, alors, on va faire pareil.

Moi, je pleure sur le sort des malheureux poilus, dont les noms fleurissent par millions sur les monuments aux morts de nos villages, tous morts pour rien, dans une guerre atroce, où ils n’avaient rien à défendre que les intérêts impérialistes des puissants…

Je pleure sur les résistants à l’occupant nazi. Je pleure sur Jean Moulin. Je pleure sur les millions de morts civils de la guerre.

Mais je ne pleure pas sur les militaires de carrière qui ont choisi d’aller en Afghanistan. Ni sur les paras tortionnaires en Algérie. Ni sur les militaires de l’Indochine.

Mais moi, je connais un peu l’Histoire. Et j’ai de la chance.

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