LES VREGENS

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« Grâce et dénuement » d’Alice Ferney

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« Deux français sur trois sont contre le retour de Leonarda en France« (sondage BVA/i-télé) ; « le front républicain perd la face devant le front national« (Brignolles) ; « Les Roms harcèlent les Parisiens ! (NKM) » ; « seule une minorité [des Roms] cherche à s’intégrer » … leur « mode de vie » est en « confrontation » avec celui des populations locales. »(Manuel Valls)

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Si, comme moi, les oreilles vous sifflent à force d’entendre le tam-tam médiatique qui désespère, ce roman d’Alice Ferney, édité chez Actes Sud en 1997, vous est vivement conseillé ! En situant son récit au cœur d’une communauté gitane, sans rien nous épargner de l’âpreté, de la dureté, de l’étrangeté parfois, de l’entêtement communautaire aussi de ces gens que l’on dit « du voyage » (même lorsqu’ils se sédentarisent par la force des choses), cette auteure, à l’écriture somptueuse et subtile, parvient à créer une espérance qui redonne foi en l’humain.

Grâce et dénuement

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La seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

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Lorsqu’une très bonne amie vous dit : « Tu devrais lire ça ! » en général on s’exécute, sans hésiter. Parfois on peut regretter, bien sûr. Mais la plupart du temps on ne regrette pas et l’on se dit même : « Ce n’est pas mon ami(e) pour rien ! »

Mon amie est une experte du partage, de l’humain qui donne à l’humain, sans compter. Par une sorte de nécessité intérieure impérieuse. Et je l’aime profondément pour cela et pour d’infinies autres secrètes et intimes raisons.

Le livre qu’elle m’a conseillé, « Profanes » de Jeanne Benameur, je l’ai aimé dès les premières lignes, dès les premiers mots, tant l’écriture de Jeanne recèle ce pouvoir magique de vous scotcher là, et de n’avoir qu’une envie, en savoir plus , toujours plus, et d’avancer dans les mots avec délice. D’ailleurs, ce roman de Jeanne Benameur ressemble à mon amie, ou l’inverse, qu’importe.

Profanes

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Written by Juléjim

4 août 2013 at 17 h 01 min

Publié dans Littérature

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Humanisme

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Stéphane Hessel et son livre ont provoqué la polémique, non au sujet de ses prises de position sur Gaza, par exemple, étrangement ignorées des médias, (à part les habituels afficionados de l’Etat d’Israël, forcément démocratique, forcément juste) mais parce qu’il a dit qu’il était socialiste. Et qu’il voterait dans ce sens en 2012.

Alors, évidemment, on lui a reproché d’être quelque peu incohérent. Prôner la nationalisation des moyens de production, de l’énergie, des banques, se réclamer du Programme du Conseil National de la Résistanceet voter pour Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, qui « serre le kiki » des peuples européens (dixit Mélenchon, je reconnais que ça m’a fait rire), effectivement c’est difficile à comprendre.


Sauf que finalement, Stéphane Hessel s’en est assez bien expliqué dans l’émission Dans le texte, présentée sur Arrêt sur Images, par un Daniel Schneidermann inattendu, et il faut bien le dire, plutôt meilleur que bien de ses collègues dans l’exercice de son métier.

L’histoire de Stéphane Hessel, sa famille, son métier de diplomate, son vécu, l’ont évidemment influencé dans le sens de la social-démocratie, qu’il revendique d’ailleurs haut et fort. La peur du totalitarisme, et des dictatures. Qu’il a vécu de très près.

Stéphane Hessel est donc un homme de convictions. Mais à mon avis, il ne faut pas oublier que cet homme-là vient aussi d’une autre époque. Une époque où être de gauche avait un sens, était porteur de valeurs humanistes, où les hommes politiques avaient encore le sens du « bien commun ». Des idéalistes.

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