LES VREGENS

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Jadis et maintenant

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Pour « lutter contre la surpopulation carcérale » et par pure bonté d’âme socialiste, le dénommé Valls a récemment annoncé la construction de nouvelles prisons.

Faut bien mettre tous les « radicalisés » quelque part : quelques terroristes barbus (enfin, ceux que notre brillante police réussit à alpaguer), mais bientôt aussi, les écolos, les gauchistes, les intellectuels, histoire de « protéger la société », mâme Michu.

Comme en même temps, on ferme les écoles « pas rentables » paraît-il (un peu comme les hôpitaux), notamment dans les campagnes (on appelle ça « le regroupement », ça passe mieux), j’ai évidemment tout de suite pensé à Victor Hugo, et à sa phrase : « ouvrir une école,  pour fermer une prison. »

Les époques se ressemblent, et l’Histoire se répète.

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Cet après-midi, sur la toile, j’ai découvert cette image

puis celle-là.

 

Aujourd’hui, au lieu de se révolter, de s’unir, de se battre contre un système qui les détruit à petit feu, les gens se tuent… En Grèce, le nombre de suicides a explosé en deux ans,  presque multiplié par deux…

Ou bien ils envoient leurs gosses se battre comme des gladiateurs dans une arène, pour leur apprendre « la discipline » …

Il paraît que la Grande-Bretagne est « sous le choc »,mais c’est parfaitement « légal »…

On leur apprend la vie, aux moutards, et on renfloue les caisses vides, au passage.

Enfants marchandises, enfants vendus, seule richesse de leurs parents, bientôt, dans nos pays « civilisés », on autorisera à nouveau le travail des enfants. Ces enfants, grandis avec la crise, le chômage, le sida, la peur de manquer, la pollution, et l’ignorance de plus en plus grande de la « classe ouvrière » dont ils sont issus.

Ils savent déjà, grands et petits, suicidés et combattants, que ce monde idéal vu à la télé, les études, les « carrières », le succès, ce n’est pas pour eux. Et ce ne le sera jamais. Ce sont des losers.

Même si un jour ils décrochent un job dans un bureau, en col blanc, avec l’illusion de la « liberté », ils resteront d’indécrottables prolos, des pue-la-sueur, des fils de personne. Et quand on est fils de personne, on sait que « faire des études » ne sert à rien. Oh, on aura peut-être droit à quelques miettes du bling-bling rêvé, mais surtout, on le sait, il faudra se battre. Pas contre un système, ça, c’est perdu d’avance, mais contre son voisin, contre l’étranger, contre « l’autre ». Pour arracher sa part du quignon de pain.

Car ils vont s’entre-dévorer, ces petits… En attendant, parfois, ils s’indignent et refont le monde. Autour d’une bière avec des copains d’un soir. Et c’est tout.

« Pour la gauche américaine, c’est précisément cette tendance à ne pas accuser le système qui a étouffé historiquement le développement du mouvement ouvrier radical. Ayant intériorisé le mythe de l’homme arrivé par ses seuls efforts, les ouvriers ont trop souvent sacrifié la solidarité à l’espoir illusoire de la réussite individuelle. Pire, ils ont accepté l’échec de leur promotion comme un jugement moral passé sur leur manque d’ambition ou d’intelligence. »

Christopher Lasch, La révolte des élites et la trahison de la démocratie.

L’allure grinçante d’une sorte de fin du monde et la mort de notre civilisation des Lumières…