LES VREGENS

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Tagada, tagada, voilà les Dalton…

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Une expression est très à la mode en ce moment dans la vie politique de notre pays … On parle de « conflits d’intérêts »… Des copains du Fouquet’s, en passant par ceux du Club le Siècle, et ceux du « Cercle de l’Industrie », dont Dominique Strauss-Kahn est un membre éminent, sans oublier l’affaire Woeth-Bettencourt… Les accointances de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias ne sont plus vraiment un secret, d’ailleurs, il ne s’en cache même plus…

Alors que la « réforme » des retraites a été votée, malgré l’opposition de 70 % des français, alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale vient d’être annoncé, et qu’une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme, la question est : à qui profite le crime ?

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Berlusconi impliqué dans le meurtre des juges Falcone et Borsellino ?

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On n’en a pas vraiment entendu causer…

Chez nous, on a notre « mètre à tous »,  et même notre « mètre et talons », et bien en Italie, c’est encore plus gratiné :

Les journaux L’unita et Il Fatto Quotidiano ont accusé ces derniers jours, le président du Conseil italien et son bras droit d’avoir commandité l’assassinat des juges Falcone et Borsellino et d’avoir trempé dans les massacres de 1993…


Et tout ça, juste au moment où Gianfranco Fini, l’ancien bras droit de Silvio Berlusconi, ancien leader du mouvement d’extrême droite MSI, mais aussi président de la Chambre des Députés, part en guerre contre son ancien allié. Comme par hasard…

Et donc, pour la première fois, la presse (de gauche, si, si, il en reste un peu) italienne fait état de l’une des accusations les plus graves portées à l’encontre de Silvio Berlusconi.  Il serait carrément soupçonné d’avoir commandité l’assassinat des juges Falcone et Borsellino, deux légendes de l’histoire italienne.

L’Unita, dans son édition du 3 août, écrivait que les responsables des massacres de 1993, répertoriés sous les noms de code « auteur 1 » et « auteur 2  » correspondaient, en fait, au sénateur Marcello Dell’Utri, et au Premier Ministre Silvio Berlusconi. Quelques jours plus tard Il Fatto Quotidiano, un journal sicilien, reprenait à son compte ces révélations.

Après 17 ans d’enquête (quand même, et on parle des lenteurs de la justice chez nous), le parquet de Florence aurait établi dans un dossier que les deux hommes avaient non seulement une part de responsabilité dans l’explosion des bombes qui avaient endeuillé Florence, Rome et Milan en 1993, mais aussi dans l’assassinat des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino.

L’Unita affirme que le parquet a retenu le délit de massacre à l’encontre du sénateur Dell’Utri et de Silvio Berlusconi, établi par l’article 422 du code pénal italien.  Et le journal assure que les substituts qui mènent cette enquête, mènent leurs investigations à l’encontre du sénateur et de Silvio Berlusconi.

Les juges de Florence auraient obtenu, pour étayer leur dossier d’accusation, des aveux d’un tueur repenti qui aurait déclaré ceci en juin 2009 : « Les frères Graviano, boss de Brancaccio, m’ont dit que nous n’étions pas responsables des attentats de Florence, de Milan et de Rome car c’était du terrorisme. Mais ils m’ont dit qu’il fallait les revendiquer, car ainsi on ferait bouger ce qui devait bouger ». Puis, il détaille la rencontre du de janvier 1994, dans un bar de la Via veneto à Rome  : « Giuseppe Graviano m’a dit que nous avions obtenu tout ce que nous cherchions. Il me parla de Berlusconi et de Dell’Utri : avec eux nous avions le pays entre nos mains ».  Les frères Graviano ont confirmé l’existence de cette rencontre.

Accusation gratuite d’un ancien malfrat, ou première pierre d’un dossier qui est en train de se constituer et qui le fera irrémédiablement tomber,  Silvio Berlusconi va devoir gérer cette affaire comme les généraux algériens ont dû le faire lorsqu’ils ont été accusés d’être co-responsable des massacres commis par le GIA. Il est donc désormais soupçonné d’être  impliqué dans des attentats terroristes.

A la différence de la télévision italienne,  la presse écrite, comme L’Unita, La Repubblica, ou La Stampa ne lâchera pas l’affaire, car les juges Falcone et Borsellino sont des icônes nationales, que l’on vénère partout, et ça, quelle que soit son appartenance politique.

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Written by Gavroche

8 août 2010 at 15 h 03 min