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Pour Houria Bouteldja, lettre ouverte à Serge Halimi

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A propos de votre critique (parue dans le dernier numéro du Diplo, et réservée aux abonnés) du livre de Houria Bouteldja Les blancs, les juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire.

Tout d’abord, parler du « petit monde intellectuel et médiatique » au sujet de Houria Bouteldja et de son livre, paru aux éditions La Fabrique (au passage, merci à Eric Hazan pour son ouverture d’esprit) m’a juste fait sourire.

Parce qu’à mon sens, Houria Bouteldja est loin de faire partie de ce monde-là (Eric Hazan non plus) elle y est même plutôt persona non grata. C’est vade retro satanas pour la plupart des gens, même et surtout pour ceux qui ne se sont pas donné la peine de la lire.

En parlant du petit monde intellectuel et médiatique, peut-être évoquiez-vous, outre Pascal Bruckner, tous les autres éditocrates qui, comme la plupart des intellectuels (« de gauche » ou non) auraient pu avoir une (saine?) réaction à ce livre que comme eux, vous n’envisagez que comme une « provocation » (vous employez d’ailleurs ce mot à plusieurs reprises) ce qui est pour le moins réducteur.

Vous titrez votre article « Ahmadinejad, mon héros », c’est au pire une insinuation malhonnête (rejoignant en cela la plupart des critiques de ce livre, mais passons), au mieux une pure contre-vérité au sujet du contenu du livre.

Vous m’avez habituée à autre chose, et je trouve ça dommage. Je tenais donc à vous faire part de quelques remarques.

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C’est où qu’on en est ?

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Vous avez dû le remarquer, notre mètre-et-talons fait rien qu’à réécrire l’Histoire. Et croyez-moi, ce n’est pas par hasard. 

Il y a d’abord eu le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, et Jaurès repris en boucle dans les discours… Puis le bon vieux temps des colonies, l’Afrique « pas entrée dans l’Histoire »…

Puis la lettre de Guy Môquet, jeune, très jeune militant communiste, mort en 1941, à 17 ans..

Puis le « parrainage » des enfants morts dans les camps par les écoliers de France…

Et puis, tout récemment, la « décision » du big boss de célébrer « tous les militaires morts pour la France », allez hop, tout ça le même jour : le 11 novembre… Il paraît que les Zétazunis le font déjà, alors, on va faire pareil.

Moi, je pleure sur le sort des malheureux poilus, dont les noms fleurissent par millions sur les monuments aux morts de nos villages, tous morts pour rien, dans une guerre atroce, où ils n’avaient rien à défendre que les intérêts impérialistes des puissants…

Je pleure sur les résistants à l’occupant nazi. Je pleure sur Jean Moulin. Je pleure sur les millions de morts civils de la guerre.

Mais je ne pleure pas sur les militaires de carrière qui ont choisi d’aller en Afghanistan. Ni sur les paras tortionnaires en Algérie. Ni sur les militaires de l’Indochine.

Mais moi, je connais un peu l’Histoire. Et j’ai de la chance.

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