LES VREGENS

Avoir 20 ans en France « socialiste »

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Nos z’élites socialistes ont pleuré hier la mort du patron de Total, un des leurs de toute évidence, et tout cela dans une touchante unanimité, lors de funérailles quasi nationales.

Notre république laïque (rire) a célébré le grand homme.

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Et ce week-end, dans le Tarn, Rémi Fraisse, illustre inconnu, est mort. Il avait 21 ans. Il n’était pas patron d’une multinationale, juste militant écologiste, passionné de nature, et étudiait les fleurs de la zone humide du Testet.

rc3a9miHommage à Rémi Fraisse, sur le site Tant qu’il y aura des bouilles

Et pendant que les « neutres », les journalistes et commentateurs « objectifs » claironnent partout que tout de même, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, et « attendre les résultats de l’autopsie », les témoignages affluent :

Rémi a été tué sur le coup par un robocop socialiste qui lui a balancé une grenade dans le dos.

La police, elle, s’interroge sans rire sur ce que pouvait bien contenir le sac à dos de Rémi. De la dynamite, sans doute ? Une bombe à fragmentation ? de l’anthrax ? du gaz sarin ? La flicaille socialiste raconte même qu’elle a vu des drapeaux islamistes sur la ZAD , n’ayons pas peur du ridicule.

Hier 27 octobre, France Nature Environnement publiait un communiqué :

Rémi était un jeune militant investi au sein de Nature Midi-Pyrénées, association affilée à France Nature Environnement. Actif au sein du groupe botanique de l’association naturaliste, basée à Toulouse, il participait notamment au suivi de la flore protégée en Haute-Garonne où il assurait la coordination du suivi de la Renoncule à feuille d’ophioglosse.

La renoncule à feuille d’ophioglosse, ça ne vous paraît pas suspect, vous ?

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Les témoins racontent aussi que les petits copains du robocop socialiste auteur du tir mortel sont venus fissa ramasser le cadavre de Rémi, et l’ont fort opportunément « retrouvé » quelques heures plus tard. La « scène de crime » n’a pas été balisée comme on le voit dans toutes les séries policières, ce sont les zadistes eux-mêmes qui s’en sont chargés, plusieurs heures plus tard, on se demande bien pourquoi ?

Vous avez des doutes sur cette version ?

Regardez donc cette vidéo, ou un autre robocop socialiste balance une grenade dite de désencerclement dans une caravane située hors zone, et où se trouvaient plusieurs personnes désarmées :

Mais qu’est-ce donc qu’une grenade de désencerclement ? Cette arme de force intermédiaire provoque une forte détonation, ainsi que la projection de 18 galets en caoutchouc dans un rayon de 10 mètres. Selon les instructions des directeurs de la gendarmerie nationale et de la police nationale, elle peut être utilisée lorsque « les forces de l’ordre se trouvent en situation d’encerclement ou de prise à partie par des groupes violents ou armés ». « Son emploi en milieu fermé doit être limité à des situations particulières où les risques liés aux projections et à l’explosion sont réduits », prévoit cette directive, qui ordonne aux agents de s’assurer de l’état de santé de la personne après usage.

Autre vidéo, qui montre l’escalade de la violence … policière  :

Ben ouais, pendant que notre bon (p)résidu communie avec « l’élite de la nation », les robocops socialistes font le ménage, et enlèvent les déchets.

D’ailleurs, selon le socialiste Thierry Carcenac (sénateur, et aussi big boss du conseil général des barons locaux du Tarn et accessoirement administrateur d’un certain nombre de sociétés d’économie mixte dans le domaine du BTP, encore un heureux hasard), « Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête ».

Un sénateur élu avec le pognon du conseil général du Tarn, avec 17 voix d’avance sur son adversaire…

Et de la part du gouvernement socialiste, pas un mot de compassion ou de condoléances à la famille de Rémi Fraisse. Pas même de la part de la soi-disant ministre de l’écologie,  Soeur Ségolène du Poitou, sans doute installée là en récompense de ses bons et loyaux services par son ex mari. Fallait bien la caser quelque part, tata Ségo, hein. Fallait bien que Françoua se fasse pardonner ses petites escapades en scooter, et on est entre gens du même monde, en famille.

Donc, rien, pas un mot. Pas une explication. Dommage collatéral, Rémi.

Quant à l’inestimable Mélenchon, en v’là un autre qui est finalement venu là seulement pour faire sa promo. L’est vachement bon pour écrire des bouquins et pour faire de beaux discours de campagne. Mais c’est tout, donc.

Voici ce qu’il a dit, avant de supprimer courageusement ses propos sur fessebouc :

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Alors, je me rappelle ses belles paroles, au Mélenchon, c’était en 2012, chez Drucker :  » à la fin, ce sera eux contre nous, les autres seront cachés sous la table ». Ben voilà, ce n’étaient que des mots.

Parce que pour lui, les militants du Testet n’étaient que des violents, des clochards, des anarchistes, mandatés par les pro barrage et par l’extrême droite, et en plus, ils puaient de la gueule. Ben ouais, ducon, y’a pas de douches au Testet, c’est bête, hein.

En revanche, la violence des robocops socialistes ne l’a pas fait frémir.

Une violence policière dirigée aussi contre les élus de la République

Ce que propose Mélenchon, finalement, c’est une révolution propre, une révolution gentille en bas de soie, « citoyenne » la révolution, et tout ça, face à la la soldatesque hollandaise autant aux ordres des puissants que la soldatesque sarkozyste.

Finalement, ma carte d’électeur est définitivement à sa place : à la poubelle. Et désormais, aucun politique ne me fera plus perdre mon temps dans un bureau de vote.

Du grain à moudre :

Un site où y’a tout sur la ZAD du Testet, sur les manifs, et sur Rémi.

Tant qu’il y aura des bouilles

Et un excellent article de Médiapart : Barrage de Sivens les alertes des écolos ont été ignorées

Un de moins … Champagne !

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Gérard Filoche a touité tout haut ce que j’aurais pu écrire à propos de la mort d’un enfoiré. A vrai dire, je serais allée beaucoup plus loin, j’aurais écrit … ben le titre de ce billet.

Et comme le cirage de pompes posthume par la presse fut unanime, la levée de bouclier de nos distingués « représentants » le fut également, pour condamner ce « dérapage ». A droite, comme « à gauche », d’Eric Ciotti en passant par Valls et Cambadélis, jusqu’à Patrick Menucci, l’ancien porte serviette de Mâme Royal, et des dizaines de députés socialistes

Quant à ce pauvre Filoche, il aurait pu quitter le parti d’en rire en claquant la porte, ben non, il va se faire virer comme un malpropre. Après tout, l’avait qu’à réagir avant !

Du coup, ça m’a fait penser aux « dérapages » précédents, et aux réactions de nos distingués « socialistes ».

Les méga « dérapages » de DSK (Niouyorque, le Carlton et le reste), tranquillement revenu depuis « aux affaires » par la petite porte, au festival de Cannes, au Sénat pour y faire des conférences, etc.

Parce qu’outre les réflexions dont tout le monde se souvient avec émotion,  Y’a pas mort d’homme  (Jack Lang),  le troussage de domestique  (Jean-François Kahn), lors du retour en France du personnage, Martine Aubry, insistant sur ses liens téléphoniques constants avec DSK et sa femme, s’était déclarée très heureuse pour Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair. Ou Dominique est de toutes façons utile à la France, son pays auquel il est tellement attaché, et il le sera sous les formes qu’il choisira.

Moscovici, lui, avait déclaré : Quand il souhaitera reprendre sa place dans le débat public, il faut que ce soit une voix utile à la gauche et au pays. Quant à Hollande, il évoquait, lui son rôle essentiel dans la campagne du futur candidat socialiste à la présidentielle en raison de son expertise sur la crise.

Seul Rocard avait fait preuve de bon sens : Cet homme a visiblement une maladie mentale, avec des difficultés à maîtriser ses pulsions… provoquant l’ire des « ténors socialistes » comme Laurent Fabius et Jack Lang.

Enfin, François Pupponi, maire de Sarcelles, avait même prévu l’organisation d’une « grande fête » pour le retour de Dominique Strauss-Kahn dans son ancien fief, avant de démentir et d’indiquer : Il décidera lui seul de comment les choses vont se passer.

Ça m’a fait penser au dérapage de Cahuzac, toujours pas jugé.

Au dérapage de Thévenoud, toujours député.

Aux dérapages de Julien Dray, le collectionneur de montres,  de Cambadélis,  de Sylvie Andrieu,  de Jean-Noël Guérini, de Jean-Pierre Kucheida, de Gérard Dalongeville…

Évidemment, ces dérapages là étaient le fait de gens bien, et pas de vulgaires sans-dents comme vous et moi. Leur seul tort étant finalement de s’être fait attraper la main dans la culotte le pot de confiture.

Et du coup, ça m’a fait penser à Hollande allant verser une larme aux obsèques de Maggie Thatcher, et envoyant un obscur ministricule à celles d’Hugo Chavez, ou empêchant Evo Morales de survoler notre sacro-saint territoire pour cause de possible Edward Snowden…

Dites moi qui les socialistes fréquentent, je vous dirai qui ils sont.

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Nous tisserons le linceul du vieux monde

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Suite à mon dernier billet, un ami m’a rappelé ce poème de Victor Hugo :

Joyeuse vie.
I.

Bien ! pillards, intrigants, fourbes, crétins, puissances !
Attablez-vous en hâte autour des jouissances !
Accourez ! place à tous !
Maîtres, buvez, mangez, car la vie est rapide.
Tout ce peuple conquis, tout ce peuple stupide,
Tout ce peuple est à vous !

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Vendez l’état ! coupez les bois ! coupez les bourses !
Videz les réservoirs et tarissez les sources !
Les temps sont arrivés.
Prenez le dernier sou ! prenez, gais et faciles,
Aux travailleurs des champs, aux travailleurs des villes !
Prenez, riez, vivez !
Bombance ! allez ! c’est bien ! vivez ! faites ripaille !
La famille du pauvre expire sur la paille,
Sans porte ni volet.
Le père en frémissant va mendier dans l’ombre ;
La mère n’ayant plus de pain, dénûment sombre,
L’enfant n’a plus de lait.

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Written by Gavroche

17 octobre 2014 at 12 h 47 min

Ce monde là, j’en veux pas

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Ce matin en ouvrant l’œil, j’avais dans la tête cette chanson :

Du coup, mon esprit battant la campagne, je me suis dit que nos jours, les bandits même au grand cœur avaient mauvaise presse. Et que même, ils étaient définitivement morts.

Nos héros ne sont plus les Mandrin ou les Robin_des_Bois.

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Louis Mandrin, roué vif Place des Clercs  à Valence, le 26 mai 1755

Statue de Robin des bois à Nottingham

Qui se souvient aujourd’hui de  Gaspard_de_Besse  ?

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Gaspard de Besse, qui n’avait jamais tué personne, fut condamné par  jugement du 14 octobre 1781 à être « conduit sur l’échafaud pour y avoir les bras, les jambes, les cuisses et les reins rompus et être ensuite exposé sur une roue, la face tournée vers le ciel, pour y expier et y rester jusqu’à ce que mort s’ensuive ».

Il avait 24 ans.

Qui se souvient de  Marius_Jacob  ?

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La justice sociale ne se discute pas, elle se prend !

Qui se souvient même tout simplement de Jean Valjean, sauf à travers la vilaine bobine de Depardieu dans la dernière version télé ?

Qui lit encore Les Misérables ?

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Dessin de Victor Hugo, « la conscience devant une mauvaise action », 1866

Qui lit encore, à part quelques égarés atteints par la limite d’âge ?

Quand nous étions petits, nous jouions aux gendarmes et aux voleurs, nous ne voulions jamais jouer les gendarmes. Nous étions toujours les indiens face aux cow-boys.

Nous avions envie d’être du côté des justes, qu’aujourd’hui on appelle « losers ».

Aujourd’hui, nos héros d’antan sont fatigués.  Et nous, résignés.

Aujourd’hui, on joue à la wii, tout seul dans son coin face à la machine, on a plein « d’amis » sur fesse de bouc, on touite (quelques mots, ça va, au delà bonjour les dégâts, « ça prend la tête »). On doit être des ouineurs, ou mourir.

Aujourd’hui, nos héros sont ceux qui « ont réussi ». On voudrait ressembler à Bernard Tapie, à Jérôme Cahuzac (voleurs, mais riches, eux) à un joueur de tennis ou de foutebole, à un acteur, à une star. Stars de cinéma, de la politique, de la chanson, stars de la cuisine, stars de la télé…  On voudrait gagner au loto, et être calife à la place du calife.  S’intégrer au monde, plutôt que le foutre par terre.

Nos héros, c’est ceux qui font la guerre aux méchants, comprendre les bougnoules, les autres, les pas blancs, les pas beaux, les différents, les écolos, gentiment baptisés talibans, ces empêcheurs de consommer en rond, et les musulmans forcément terroristes. Les roms forcément voleurs, les sans-papiers, les chômeurs forcément feignants, les pauvres-parce-que-c’est-leur-faute.

Nos héros, c’est Schwartzenegger ou Rambo… Nos héros, ce sont les flics des séries amerlocaines. Ceux qui « gagnent » toujours.

Des fois, je me demande ce que je fous là …

Written by Gavroche

16 octobre 2014 at 12 h 06 min

Des propos étonnants de Patrick Baudry

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c’était dans l’émission « Affaires sensibles » qui remplace le regretté « là-bas si j’y suis ».

Ecouté cette émission quelques fois, pas mal !

là il s’agissait d’une émission sur « Apollo13″ : voilà le lien pour l’écouter (disponible jusqu’au 8 juillet 2017) : ici

le plus intéressant c’est la deuxième partie : « En seconde partie, nous recevons Patrick Baudry, ancien astronaute, il a participé au premier vol franco-américain en juin 1985. Il est aujourd’hui écrivain, et consultant en activités aéronautiques et spatiales. »

en particulier l’introduction faite par Fabrice Drouelle et les premières remarques de Patrick Baudry, je crois me souvenir que celui-ci avait soutenu Sarkozy (à vérifier ) c’est pourquoi j’ai beaucoup été surpris d’entendre ce qu’il avait à nous dire.

Pour les fainéants je vais retranscrire: à environ 30 minutes)

« ….après Apollo 17 l’aventure s’arrêtera net…. pour des raisons budgétaires diront la NASA et le gouvernement américain,… c’est ainsi que la conquête spatiale oscille aujourd’hui entre projets abstraits tellement ils paraissent lointains et des petits tours autour de la Terre pour des raisons purement commerciales, on installe des satellites, on géolocalise la Terre entière, on menace nos libertés ( voir ici) et on brade nos rêves. Hé Houston, on a un problème là !. »

diffusion de « Major Tom » de Bowie

à environ 37 minutes Baudry nous dit que la conclusion sus cités est tout à fait pertinente, « qu’on n’a pas de vision du futur,  l’homme dans l’espace est galvaudé lorsqu’on l’envoie encore orbiter autour de la Terre , cela devrait être réservé à l’enrichissement personnel des gens qui auront la chance de s’offrir le tourisme spatial et les professionnels doivent être réservés pour des projets ambitieux, aller sur Mars, faire une station sur la Lune etc….Aujourd’hui on faillit à notre vocation. »

Ainsi donc à cause de la fin de la guerre froide, la conquête spatiale est juste devenue une activité commerciale, on nous géolocalise parce que ça rapporte de la tune, qu’importent les conséquences, faisons du beurre. Le Bizness tue tout…..

Written by cremedecanard

15 octobre 2014 at 13 h 31 min

Publié dans Non classé

Le Nobel d’économie est français.

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Tout le monde a entendu le concert des cocoricos, non la France n’est pas finie blablabla, 2° nobel en 2 semaines, blablabla, c’est bien pour l’école de Toulouse où il enseigne, ça va attirer des bons chercheurs, et les étudiants micro-trotoirisés qui mettent en avant que c’est bon pour la renommée de l’école, et leur CV, et leur valeur sur le futur marché de l’emploi…..

Et puis sur Inter, je crois que c’était ce matin, pardon de pas dénoncer le coupable, c’est juste par flemme de rechercher. La palme pour ce commentaire que je ne citerai pas au mot près , on nous dit que ce nobel est un camouflet pour les déclinistes qui clament que la France est finie et que ça démontrerait que l’université forme encore correctement les futurs chercheurs, c’est une double manipulation , en effet :

-Etant donné l’âge du nobel en question, cela ne nous dit rien sur le système actuel mais plutôt sur le système dans lequel il a été formé ( avant que celui-ci ne décline sous les coups divers puis l’estocade de la LRU).

- Ce commentateur démontrerait sans peine que le Sahara est une terre fertile en montrant un oasis dans le dit Sahara.

Ce qui est dit mais sans être claironné c’est que ce M Tirole est un keynesien, et qu’il est récompensé d’un Nobel pour ses travaux sur la régulation de l’économie. Intéressant ça, alors que Keynes est renvoyé aux oubliettes par les politiques économiques menées depuis 30 ans dans le monde monétariste de la mondialisation de l’économie, c’est un Keynesien qui reçoit le nobel. L’humanité retrouverait-elle subitement une once de bon sens? Pourquoi bon sens me direz-vous? parce que les ravages du monétarisme sont sous nos yeux et que la traçabilité historique de la dite théorie est limpide, ce qu’on vit aujourd’hui, ce sont bien les conséquences du monétarisme ou de la remise au placard du Keynesianisme ( ce qui historiquement revient au même)

mise à jour : il semble que j’ai écrit une grosse connerie dans le paragraphe précédent et donc je modifie le titre du coup, mais je laisse ma connerie sinon le commentaire paraitra bizarre .

Personne à ma connaissance, n’a encore fait le lien avec cette remarque entendue aujourd’hui également sur Inter, le représentant de la fédération de je sais plus trop quoi , genre bâtiment ou travaux publics, qui appelle à manifester aujourd’hui. De quoi se plaignent-ils dans ce secteur? Ils se plaignent de la baisse des sommes attribuées aux collectivités locales, qui entraîne de facto une baisse de la demande et donc une perte sèche de plusieurs milliers d’emploi dans le secteur. Et voilà comment , en 2014, certaines découvrent que l’eau ça mouille et que le feu ça brûle. C’est l’effet des mesures monétaristes, être Keynesien justement c’est penser que ce n’est pas par la rigueur mais par la relance qu’on résout les difficultés économiques après une crise.

Ainsi donc les représentants des patrons du secteurs sont Keynesiens sans le savoir, et dénoncent aujourd’hui ce qu’ils plébiscitent depuis 30 ans, une baisse des charges et une baisse des dépenses publiques. Le tissu des PME devrait depuis longtemps plaider pour une relance Keynesienne, une hausse des recettes de l’état (et donc des impôts) pour relancer les dépenses publiques et ainsi nourrir les PME ( pas seulement du bâtiment). Ils ont préféré scier consciencieusement la branche sur laquelle ils étaient assis. C’est aussi ce que devrait faire un président qui s’est autoproclamé social démocrate, mais qui n’en demeure pas moins résolument monétariste.

Parallèlement , d’autres comme un vieux réac chez Taddei, vont nous dire que ce que l’on vit aujourd’hui c’est la défaite du socialisme depuis 30 ans, alors que c’est juste l’effet de l’absence de socialisme pendant 30 ans. Comme toujours la guerre du vocabulaire fait rage et chacun déforme sciemment les termes pour que plus personne ne s’y retrouve. Il faut redire encore et encore ce que sont , le socialisme, le keynesianisme, le monétarisme et appeler un chat un chat , chaque fois que l’occasion se présente.

Written by cremedecanard

14 octobre 2014 at 16 h 49 min

Publié dans Non classé

Suppression de 10 000 emplois chez Peugeot

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Découvert par hasard sur le site Usine nouvelle :  PSA Peugeot-Citroën envisagerait de supprimer 10 000 emplois en France avant la fin de 2015. Et évidemment, pas un mot de cette « rumeur » ailleurs,  sauf chez les affreux gauchistes de World Socialist Web Site

Pourtant, Renault et PSA demandent « l’accélération des réformes du code du travail » et bien sûr, la réduction drastique des coûts du travail pour améliorer leur « compétitivité ».  Comprendre : leurs bénéfices.

Usine nouvelle cite une lettre confidentielle de PSA datée du 1er octobre :
Nouvelles suppressions de postes en projet chez PSA
(accès payant)

Après avoir effleuré le sujet lors d’une réunion de son Observatoire des métiers le 26 septembre, la direction de PSA Peugeot Citroën a confirmé ses intentions aux organisations syndicales (…) Sur les 86 000 salariés de PSA en France, elle voudrait supprimer 10 000 postes d’ici fin 2015. Ceux-ci s’ajouteraient aux plus de 10 000 emplois supprimés depuis 2011, notamment avec la fermeture des sites d’Aulnay-sous-Bois et de Melun.

La direction de PSA et les syndicats – qui ont signé des accords de réduction des coûts incluant la suppression d’emplois et la fermeture d’usines – on évidemment  nié l’information.

Se rappeler, que, par le passé, des documents confidentiels avaient fuité, puis avaient été démentis, pour finalement être confirmés : ainsi, en 2011, la CGT avait publié un document interne qui révélait les projets de fermeture d’usine à Aulnay (3600 emplois), SevelNord dans le nord (2800 emplois) et Madrid (3100 emplois).

À l’époque, les syndicats avaient fait profil bas, en pleine campagne présidentielle, où tout le monde ou presque soutenait François Hollande.

Mais après l’élection de Hollande, le PS avait  soutenu le projet de PSA de fermer Aulnay et de supprimer quelque 11 200 emplois en France avant la fin de 2015.  Même Petits Bras Montebourg avait déclaré, martial, qu’on n’y pouvait rien. L’État ne pouvait pas tout, © Lionel Jospin.

Ce qui n’a pas empêché le gouvernement « socialiste » de faire de jolis cadeaux sonnants et trébuchants au patronat, 40 milliards d’euros d’allègements fiscaux pour les entreprises dans le cadre des mesures d’austérité du prétendu « Pacte de responsabilité ».

Tout cela, malgré les renoncements des syndicats qui ont signé des accords pour de fortes réductions des coûts comprenant gels de salaires et flexibilité des heures de travail.

Tout cela, malgré les augmentations des ventes et des profits.

Selon le Financial Times, en septembre, où les ventes de véhicules neufs en France sont montées de 6 % comparées avec celles du même mois de l’année dernière, les ventes domestiques de PSA étaient en hausse de 17,3 %, et celles de Renault étaient en hausse de 5,3 %. Leur part de marché combinée a atteint 57 % en septembre en comparaison de 56 % au début de l’année.

PSA a ainsi annoncé un profit de 477 millions d’euros dans la première moitié de cette année, son premier profit depuis trois ans. On peut dire merci aux socialistes, qui en entrant dans le capital de la société pour quelques petits milliards d’euros, utilisent nos impôts pour renflouer les caisses de la famille Peugeot, et remplir le portefeuille de leurs actionnaires.

PSA et Renault exigent pourtant que le gouvernement intensifie les réformes du marché du travail. Toujours dans le Financial Times,  Maxime Picat, PDG de Peugeot, déclarait : Vous n’avez qu’à voyager dans le monde et regarder ce qui se passe, non seulement dans les pays anglo-saxons mais aussi en Asie, vous verrez que nous avons besoin d’accélérer nos réformes.  Des réformes ont été faites, [mais] nous en voulons davantage car nous voulons que la compétitivité du pays s’améliore…

Tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes, ce brave Hollande s’est d’ailleurs félicité hier, au Salon de l’Auto : Il y a deux ans, l’industrie automobile française était en crise, le gouvernement était confronté à des plans sociaux, à des fermetures, et le marché était en très grande difficulté. Des efforts ont été faits par des industriels, par l’État (pas un mot sur les « efforts » consentis par les salariés, cette bande de sans dents) pour apporter un certain nombre de fonds, de stimulations, d’incitations et les résultats sont là : l’industrie française s’est redressée et elle repart. C’est bon pour l’activité, pour l’emploi, et pour nos exportations.

Et pour les bénéfices des patrons. Mais ça, l’ennemi de la finance n’a pas osé.

Bref, compte tenu de leurs antécédents, et des bons vieux proverbes « on ne prête qu’aux riches » (bien de circonstance) et « il n’y a pas de fumée sans feu », une affaire à suivre…

Written by Gavroche

7 octobre 2014 at 11 h 03 min

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