LES VREGENS

Zéro de conduite

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Comme certains d’entre vous le savent, je vais déménager bientôt. Quitter mon paradis lotois, le mien, celui du Randal, et celui de mes bêtes, pour une maison plus petite, et surtout moins chère, dèche permanente et chômage obligent. La conséquence logique de mon âge canonique, de ma grande gueule, et du fait d’habiter un coin certes magique, mais quelque peu sinistré au niveau des boulots disponibles, je n’ai donc pas le choix. Donc, je vends ce qui me reste, ma maison.

Et je regarde les maisons à vendre par ici, et même ailleurs, comme tout le monde, sur le Bon Coin.

Tout le monde ? Non. Certains regardent ailleurs. Tout à fait par hasard, je suis tombée sur le site "Propriétés de France".

Mais si, vous savez, le site des annonces immobilières du Figaro. Et là, je suis restée « sur le cul ». Ben ouais, des apparts à Paris pour … genre 12 millions d’euros. Que même le gagnant du superloto machin ne pourrait pas s’offrir. Appartements, hôtels particuliers, châteaux… Perso, je ne pourrais même pas vivre là-dedans. En regardant cette débauche de fric, j’étais limite au bord de la gerbe.

Genre ça :

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 Ou ça :

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Vu qu’en plus de l’acheter, faudrait se payer en plus les meubles qui vont dedans (Ikéa ça le ferait pas), les z’oeuvres d’art, sans oublier la femme de ménage ad-hoc. Enfin, je dis ça, non, la pauvre n’y suffirait pas, ce serait plutôt le larbin en tenue, issu des meilleures écoles anglaises, la cuisinière (merde, j’aime faire la cuisine, moi), le chauffeur de la limousine, et une armée de jardiniers (merde, j’aime aussi avoir les mains dans la terre)…

Edit 16 avril :  Je tiens à préciser que je ne suis pas vraiment déprimée, nécessité faisant loi, comme disait l’autre. Je suis juste un peu feignante, donc un déménagement, c’est chiant, surtout quand on ne l’a pas vraiment choisi. Et surtout avec une ménagerie… Mais je n’ai vraiment pas à me plaindre, quand je regarde ce que vit la majorité des gens sur cette foutue planète. Je retrouverai un autre paradis, et j’y inviterai les copains. Nanmého.

 

 

Mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Rien à voir avec la choucroute, me direz-vous, sauf que d’aucuns peuvent se payer tout ça, tranquillou. Alors qu’il me manque juste un salaire pour les bons et loyaux services que je pourrais rendre. Moi, et tous les autres jetés comme des kleenex, après genre 25 ou 30 ans de taf dans une usine. 12 millions d’euros, ça fait combien de mois de SMIC ?

Bref. Je lisais sur Médiapart que d’aucuns, au gouvernement, prétendaient que s’ils s’étaient pris une baffe aux municipales, c’était parce qu’ils avaient « manqué de pédagogie ». Genre, le populo est vraiment trop con (je me tue à le dire depuis trois ans, les pingouins qu’on a élus nous prennent vraiment pour des abrutis), et il n’a pas compris ce que ce bon Hollandréou et sa clique voulaient faire de vachement bien.

Du coup, c’est un florilège de déclarations de tous les « communicants », politiques et médias réunis, plus les prétendus « intellectuels » (parfois « de gauche », rire) qui tentent de disséquer, d’analyser les raisons de la grande claque.  Comme Stéphane Le Foll.

La perception de Stéphane Le Foll

Comme si la raison n’était pas parfaitement simple : le Parti « socialiste » fait strictement la même politique que la droite sarkozyste. En même pire. Ainsi, attendez-vous à vous passer bientôt de cette bonne vieille sécu. Ce sera chacun pour sa gueule, et si vous n’avez pas de carte de crédit, vous crèverez à la porte de l’hôpital, comme aux z’États-Unis. Je vous parlais il y a une éternité des accointances de la famiglia Sarkozy avec les compagnies d’assurances privées. Ou de celle des ministres UMP avec les labos. Genre Mâme Bachelot, qui leur a acheté 90 millions de doses de vaccins qui ont fini à la poubelle, mais que vous avez quand même payé, bande de nazes.

Nos bons médias n’ont bien entendu absolument pas causé du vrai cévé de la dame.

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Mais bon. Y’a pas que la droite. Y’a aussi « la gauche ». D’où croyez vous que sortent le paquet de millions que m’sieu Cahuzac a mis à gauche, pour ses vieux jours ?

Lui, il a tout à fait les moyens de se payer un bel appart à Paris. Les autres aussi. Les Fabius, les Sapin et autres Moscovici.

Et pour qu’ils puissent continuer à se goberger sur notre dos, il faut supprimer. Supprimer les fonctionnaires, supprimer les acquis sociaux, la sécu, les retraites… Envie de pleurer en lisant l’ami Grosse fatigue.

L’économie est avant tout la science permettant de faire des économies afin que ceux qui en ont puissent en avoir encore plus. L’économie comme science accepte donc le sacrifice humain. Aucun économiste ne l’admettra, mais il suffit de regarder Detroit ou Florange pour comprendre. Il faut sacrifier pour que l’argent circule.

Me fait penser aux cocoricos des politiques et des médias, sur « ça y est la Grèce est reviendue sur les marchés ». Mais à quel prix ? Les Grecs sont morts ou quasi, mais c’est pas grave…

Et chez nous, pas de souci, supprimer la sécu, c’est pour bientôt.

Au mépris de la sécu

Pour le MEDEF, 10 milliards ce n’est pas assez

Ambroise_Croizat, cet obscur militant communiste qui l’a créée en trois mois, en 1945, ne figurait même pas dans le Petit Robert, jusqu’en 2011…

Il est pourtant à l’origine des grandes lois relatives à la Sécurité sociale : mise en place de celle-ci, organisation administrative des caisses et des élections aux conseils d’administration des caisses et régimes des fonctionnaires. Son influence s’exerce aussi sur les projets concernant les comités d’entreprise, le statut des délégués du personnel, les conventions collectives, la prévention et la réparation des accidents du travail, le régime des prestations familiales. En vingt-huit mois, il accomplit ainsi une œuvre considérable (source Wikipedia).

Dans son dernier discours à la tribune de l’Assemblée Nationale, en octobre 1950 , peu de temps avant sa mort, il disait :

"Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès…"

Et vous savez quoi ? Ce sera « la gauche » qui fera le (sale) boulot. Mais avec « pédagogie ». Faut bien faire plaisir au MEDEF.

Alors, vous me direz que sur la « pédagogie », c’est pas nouveau, les « socialistes » nous avaient déjà fait le coup, c’était même le lendemain du 21 avril 2002, de triste mémoire.

Ainsi, dans un entretien avec Christian Pierret, secrétaire d’État à l’industrie du gouvernement Jospin, celui-ci déclarait sans rire, à propos de la fermeture de l’usine Moulinex, qui venait d’avoir lieu :
« Si les salariés pensent ça, c’est qu’ils n’ont pas compris ce qu’est ce monde de compétition,  d’ouverture, de concurrence. Nous n’avons pas suffisamment, nous à gauche, fait de pédagogie, pour expliquer ça. Et ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’on a des gens qui refusent de manière magique la réalité économique qui, qu’on le veuille ou non, est la réalité, aussi forte que la loi de la pesanteur »
Pour que la chose prenne vraiment toute sa saveur, il est bon d’ajouter que l’entretien a été enregistré le 23 avril 2002…
Comme le disait gentiment Frédéric Lordon, « rendu en ce point critique où se cumulent tout à la fois la suffisance, la bêtise, l’aisance matérielle et les honneurs publics, on demande, on quémande, en jurant que ce ne sera que pour une fois et puis plus jamais, l’autorisation, juste l’autorisation d’une petite paire de gifles, bien sûr un peu retenue et pas trop fort, mais quand même pif paf comme ça, pour le bonheur d’un instant de soulagement. »

 

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En attendant, nous le populo très bête, qui « vote mal », nous qui ne comprenons rien, nous, la bande d’enfants mal éduqués, nous les sales gosses, nous qui sommes toujours toujours la « classe dangereuse », si on entonnait un vigoureux Ah, ça ira  ?

si on leur jouait vraiment un rimèque de Zéro de conduite ?

 

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Written by Gavroche

15 avril 2014 at 16 h 22 min

Le message a été entendu (y paraît)

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Alors, voilà, y paraît que « le message a été entendu ». Pas trop tôt, vu que ça faisait déjà deux ans (putain, deux ans) qu’à peu près tout le monde le gueulait à plein poumons, ce foutu message.

Ils doivent être sourds et aveugles, là haut…

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D’ailleurs, les « opinions favorables » à notre (p)résidu, nouveau guignol de l’Élysée, se cassent encore un peu plus la gueule chaque jour. Bientôt, le parti « socialiste » pourra tenir ses mitinges dans une cabine téléphonique.

Or, doncques, le message est entendu. Nous v’là bien. En guise de réponse au message en question, le président normal va « réajuster ». En clair, ce réajustement va probablement consister à remplacer quelques pingouins par d’autres, genre virer le Ayrault qu’est fatigué par le p’tit Manu, le soi-disant fils de républicain espagnol (et mon cul, c’est du poulet?), et qui a les dents tellement longues qu’elles rayent le parquet. Le futur « homme providentiel » pour 2017. On va changer cette équipe qui perd, mais le scénario dégueulasse du mauvais film de série B restera le même.

Toujours le même film, dont les médias font allègrement la promo. Les intempéries, les faits divers, les magouilles politiques, et la sacro-sainte « sécurité ».

Or, même si les français souffrent de l’insécurité, c’est surtout sur celle du lendemain, comme l’indique le rapport de ce gauchiste de Jean Lassalle, qui lui, est parti, et à pied s’il vous plaît, pour rencontrer « les vrais gens ». Qui finalement se révèlent être autre chose que des chiffres dans une colonne.

 

Et comme une image vaut tous les discours :

 

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En clair, l’avenir de nos gamins, ce sera no future, chômage et précarité. Mais nos « représentants », bien installés dans leurs confortables fauteuils, en bons professionnels de la politique, issus des mêmes milieux, et sortis des mêmes écoles, qu’ils soient de droite ou « de gauche », n’ont plus aucune idée de ce que vivent au quotidien les biens nommés habitants de la France d’en bas, ceux qu’on nomme pudiquement les gens « modestes » (au lieu de dire, en langage cru et dru, les pauvres). Combien de chômeurs ou de « précaires », combien d’ouvriers ou de petits paysans parmi « la classe » politique ?

Bienvenue en France.

Et puis, alors que les Molex viennent de gagner aux prud’hommes, après cinq ans (!) de lutte (on se demande où était Petit Bras Montebourg pendant ce temps, lui qui prétend sans rire vouloir « réindustrialiser la France ») le Conseil constitutionnel, lui, vient de "retoquer le loi Florange", pour « entrave au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre ».

 

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En clair, pour ceux que la novlangue appelle « les sages »(où l’on constate que « la sagesse » est donc personnifiée par une majorité de vieux barbons décrépits, que la « république », bonne fille, a gentiment recasé, pour bons et loyaux services, la liste est ici ) la « liberté d’entreprendre », que voilà une « valeur » qu’elle est bonne à défendre.

Cette « valeur » là (sonnante et trébuchante) vaut donc plus que la vie des gens.

Qui ne sont bons, en définitive, qu’à aller même un bout de papier dans une boite, une fois de temps en temps. Pour justifier un simulacre de démocratie. Et accessoirement, pour faire "barrage à l’extrême-droite".

Si on se mettait à écouter le populo, ce grand enfant qui vote mal (ou va à la pêche), mais où irait-on ? On l’a bien vu en 2008, quand nos z’élus ont gentiment enterré le vote populaire.

Or doncques, en ce qui me concerne, moi-même, et personnellement, si le Fhaine arrive aux manettes, que tous ces démocrates de pacotille se démerdent. C’est eux qui en sont responsables. Comme disait Mélenchon pendant la campagne présidentielle, à la fin des fins, ce sera nous contre le Front national, les autres seront cachés sous la table.

 

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(1 + 1) = 1… ou l’équation improbable

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Oui, le dernier film de Spike Jonze accorde une place prépondérante à l’intelligence artificielle ; oui, le spectateur peut avoir l’impression d’assister à un récit de science-fiction, genre Blade Runner par exemple ; certes, la plupart des critiques s’attardent volontiers sur la vie numérique des protagonistes et leur mal de vivre à la fois réel et virtuel…

Pourtant, ce qui m’est apparu central dans ce film c’est d’abord une réflexion sur le couple. Le couple et la durée sont-ils des notions inconciliables ? l’amour en couple est-il une utopie ? aimer est-il un pure folie ? le temps est-il inexorablement un tue l’amour ?…

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Written by Juléjim

22 mars 2014 at 18 h 08 min

"La Cour de Babel" : c’est la classe !

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Le superbe et lumineux documentaire de Julie Bertuccelli se déroule entre les murs d’un collège parisien du 10e arrondissement, mais ce n’est en aucun cas une sorte de remake du "Entre les murs" de Cantet/Bégaudeau.

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Written by Juléjim

12 mars 2014 at 18 h 30 min

"C’est quoi la question ?"

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Il en va de la littérature pour la Jeunesse comme de celle destinée aux adultes : le bon côtoie le moins bon et plus souvent, le pire. Qu’il s’agisse des textes, des thématiques ou des illustrations, les éditeurs et les auteurs de livres pour enfants visent rarement très haut, considérant manifestement les jeunes lecteurs plus comme des consommateurs potentiels que comme de futurs citoyens.

Mais alors, à quoi bon apprendre à lire ? à quoi bon lire des livres, si c’est pour y retrouver la banalité d’un quotidien que d’aucuns s’efforcent de nous présenter tellement "normal", tellement intangible, que beaucoup d’entre nous ne perçoivent même plus l’urgente nécessité d’en changer ?

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Written by Juléjim

6 mars 2014 at 11 h 19 min

Pourquoi, finalement, la récente votation suisse est une bonne chose

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Pourquoi, finalement, je suis contente de la votation suisse

Comme vous le savez sans doute, les suisses ont « mal voté ».

Un peu comme tous les manifestants du printemps dernier en France qui étaient tous des fachos, des intégristes, etc, les Suisses sont donc réacs et racistes. Ils veulent rester entre Suisses de souche.

Selon les bien-pensants, tout au moins.

Le Nouvel Obs, par exemple, ainsi que les « socialistes » et les patrons suisses.

Le Courrier, lui, est un chouïa plus nuancé :

Lien

Selon ce journal, si les travailleurs sont sensibles au sirènes udéistes, il rappelle quand même que le patronat suisse et les partis bourgeois ont refusé des mesures d’accompagnement dignes de ce nom aux travailleurs. Qu’il s’agisse de protection contre les licenciements, de lutte contre le dumping salarial, voire de défense des droits syndicaux élémentaires.

Et plus loin :

[…] il serait erroné de considérer le vote de dimanche comme irrationnel ou obéissant uniquement à des tendances réactionnaires. Le fait est que les Suisses ont aussi refusé une initiative anti-avortement et approuvé un développement du rail. Impossible d’accuser la seule xénophobie, même si elle a évidemment aussi pesé.

C’est aussi une Suisse qui souffre, qui peine à finir le mois et qui craint pour son avenir qui a donné un signal. Entendons-la sous peine de nous retrouver avec des projets encore plus inquiétants et facteurs de repli que cette initiative de l’UDC.

Alors évidemment, toute cela me rappelle furieusement la position du patronat français après les déclarations anti-immigration de la clique sarkozyste. Laurence Parisot déclarait dans Le Monde, en avril 2011, qu’il ne fallait pas faire de l’immigration légale liée au travail "un problème". Selon elle, la France doit rester "un pays ouvert", et face à la montée du populisme, "le plus grand danger, ce serait de se refermer", tout en se livrant à un vibrant plaidoyer en faveur d’une plus grande intégration européenne.

Lien

Dans Le Capital, Marx parlait de « l’armée industrielle de réserve ». On constate qu’aujourd’hui, le maintien d’une immigration, si possible illégale, est devenu, avec la mondialisation, une véritable question de vie ou de mort. Une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, et une arme imparable du chantage patronal sur le désormais célèbre « coût du travail ».

Bien sûr, cela m’a aussi rappelé la ratification du Traité de Lisbonne, en 2008, et à Versailles, s’il vous plaît, voilà pour le symbole. Nos représentants, droite et gauche réunies pour cette cause nationale euh… non, européenne, ont suivi comme un seul homme. Et au passage, se sont gentiment assis sur le référendum de 2005. Et sur la démocratie.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’en France, « le peuple » est très con. Il ne sait pas ce qui est bon pour lui. Il est raciste et bas de plafond. D’ailleurs, s’il a voté non, ce n’est pas parce qu’il était opposé à cette Europe libérale que l’on a tenté de lui vendre par médias interposés, c’est seulement parce qu’en France, on n’aime toujours pas les boches …

Du coup, tiens, ça m’a aussi fait penser aux livres de Michéa. Ce gars-là est lumineux.

Dans Le Complexe d’Orphée, page 26, il écrit :

Les représentants héroïques « d’une minorité éclairée » ou « d’un parti de l’intelligence », œuvrant dans le sens de l’histoire (c’est à dire dans celui de la mondialisation) et profondément convaincus que les insupportables penchants populistes des classes inférieures – cet univers grouillant et « nauséabond » de Beaufs, de Groseille et de Bidochon – constituent le seul danger susceptible de menacer les équilibres délicats subtils de la société ouverte (et par la même occasion, les privilèges si légitimes de cette minorité éclairée.)

[…] La plupart des intellectuels de gauche en sont désormais venus à penser que « la révolution n’est pas un mouvement des masses auquel ils souhaiteraient s’associer, mais un ensemble de réformes que nous, les gens intelligents, allons imposer aux classes populaires. »

Et à propos d’identité nationale, ou de frontières :

Dans La double pensée, page 16, il écrit :

Lorsqu’un intellectuel contemporain soutient, d’ouvrage en ouvrage, que les notions de « frontières d’État », et « d’identité nationale » sont intrinsèquement fascistes, et qu’en conséquence, le peuple tibétain et le peuple palestinien devraient se voir enfin reconnues des frontières d’État précises et conformes à leur identité nationale, nous avons clairement affaire à un cas de double-pensée.

Chez nous, comme partout en Europe, les « socialistes » ont abandonné les classes populaires à leur misère.  En 2017, et certainement même avant, nul doute qu’ils se prendront une grande claque. Comme les « socialistes » et les patrons suisses.

En conclusion, on dira donc qu’en Suisse, le peuple est moins con qu’ailleurs. Ou qu’en tous cas, ses dirigeants respectent sa décision.

"Réparer les vivants" (Maylis de Kérangal)

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Ce matin, j’ai achevé la lecture de ce roman, en larmes. C’est vrai, je suis très émotif comme garçon, mais tous les romans que je lis ne me mettent pas pour autant dans cet état ! Et puis, j’ai pleuré à cause du sujet principal du récit, certes, mais c’est aussi l’immense et constant plaisir de lecture provoqué par la beauté de l’écriture, qui a fait couler les larmes.

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Written by Juléjim

31 janvier 2014 at 17 h 10 min

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