LES VREGENS

Archive for the ‘histoire’ Category

Un holocauste oublié

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Je suis en train de lire un livre formidable. Les Mémoires d’un rouge, de Howard Fast.

L’auteur, entre autres nombreux ouvrages, de Spartacus.

Il y raconte son parcours, depuis son enfance misérable à New-York, jusqu’à Hollywood et en passant par la case prison pendant la période du maccarthysme, pour le seul crime d’avoir été membre du Parti Communiste américain. Ce livre est aussi et surtout une description fidèle d’une époque.

Dans ce livre, il raconte aussi ses missions comme correspondant de guerre, et notamment en Inde, pendant la Seconde guerre mondiale.

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Jadis et maintenant

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Pour « lutter contre la surpopulation carcérale » et par pure bonté d’âme socialiste, le dénommé Valls a récemment annoncé la construction de nouvelles prisons.

Faut bien mettre tous les « radicalisés » quelque part : quelques terroristes barbus (enfin, ceux que notre brillante police réussit à alpaguer), mais bientôt aussi, les écolos, les gauchistes, les intellectuels, histoire de « protéger la société », mâme Michu.

Comme en même temps, on ferme les écoles « pas rentables » paraît-il (un peu comme les hôpitaux), notamment dans les campagnes (on appelle ça « le regroupement », ça passe mieux), j’ai évidemment tout de suite pensé à Victor Hugo, et à sa phrase : « ouvrir une école,  pour fermer une prison. »

Les époques se ressemblent, et l’Histoire se répète.

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Nous sommes la Commune

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Vive la Commune

 

Je (re) lisais hier le deuxième opus de mes amis du Comité invisible, A nos amis.

dont vous pouvez lire un extrait ici

un livre dédicacé

À ceux pour qui la fin d’une civilisation n’est pas la fin du monde ;
À ceux qui voient l’insurrection comme une brèche, d’abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion ;
À ceux qui devinent, derrière l’épais brouillard de « la crise », un théâtre d’opérations, des manœuvres, des stratégies – et donc la possibilité d’une contre-attaque ;
À ceux qui portent des coups ;
À ceux qui guettent le moment propice ;
À ceux qui cherchent des complices ;
À ceux qui désertent ;
À ceux qui tiennent bon ;
À ceux qui s’organisent ;
À ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible ;

Sacrément juste, quand on regarde ce qui se passe aujourd’hui dans le pays qui fut jadis celui des Droits de l’homme. Sachant que notre gouvernement de « socialistes » a demandé la permission au Conseil de l’Europe d’y déroger.

Quand on lit dans ce livre (page 233) :

Comment construire une force qui ne soit pas une organisation ? relevant au passage notre incapacité à percevoir les formes d’organisation que recèle de manière sous-jacente tout ce que l’on dit « spontané ».

Suit une description de ce qui s’est passé place Tahrir au Caire, lors du printemps arabe, avant que la dictature se mette en place, avec le soutien (évidemment) des « démocraties » occidentales, dont la nôtre, recevant le général dictateur Al Sissi à grande pompe.

 

Hollande et Al Sissi

Jamais Le Caire n’a été aussi vivant que durant la première place Tahrir. Puisque plus rien ne fonctionnait, chacun prenait soin de ce qui l’entourait. Les gens se chargeaient des ordures, balayaient eux-mêmes les trottoirs, se souciaient les uns des autres. Ils arrivaient spontanément, et demandaient à quoi ils pouvaient aider, ils allaient à la cuisine, brancardaient les blessés, préparaient des banderoles, des boucliers, des lance-pierres, discutaient, inventaient des chansons.

Et plus loin :

On se souvient de la fameuse lettre de Courbet lors de la Commune : « Paris est un vrai paradis : point de police, point de sottises, point d’exaction d’aucune façon, point de disputes. Paris va tout seul comme sur des roulettes, il faudrait pouvoir rester toujours comme cela. En un mot, c’est un vrai ravissement.

C’est exactement ça.

Parce que dans les Souvenirs d’un révolutionnaire, de  Gustave Lefrançais, voici ce qu’on peut lire à propos de la Commune, qui se met en place, au lendemain du 18 mars 1871, et prépare les élections  :

Nous sommes la Commune.

Et pendant dix jours, de parfaits inconnus (comprendre pas des politiques installés, tout comme ceux que nous connaissons aujourd’hui), fidèles à leur mandat de conserver la République et non de la gouverner, ont montré que le peuple peut désormais se passer de la tutelle de ceux, qui jusqu’à maintenant, s’étaient déclarés seuls capables de le conduire à ses destinées.

Ils ont même – ces ignorants, comme on les appelle – ils ont même créé une littérature politique révolutionnaire des plus remarquables, tant sont magistrales leurs proclamations, par la clarté, l’élévation et la simplicité du style.

Marcher sur la tête des rois

Oui, nous marcherons sur la tête des rois

Enfin, j’ai lu récemment un magnifique article – du genre qui (re)donne la foi, la niaque, l’espoir, l’envie de ne jamais baisser les bras – sur le site Lundi matin,  De la ZAD à la Commune de Versailles.

Il raconte le voyage de la caravane partie de Notre-Dame des Landes, et arrivée, état d’urgence oblige, non pas au Bourget, où les puissants étaient gardés par la police, mais à Versailles. Joli symbole.

En 1871, les versaillais avaient écrasé la commune de Paris. Les ZADs sont aujourd’hui comme autant de nouvelles communes libres. Et nous affirmons ici que ces communes ne se laisseront plus expulser. Nous avons contenu les troupes policières à l’automne 2012, et avons mis en défaite les politiciens pro-aéroport. Nous les mettrons en défaite une nouvelle fois s’ils s’entêtaient à revenir dans le bocage de Notre Dame des Landes. Il n’y aura pas d’aéroport, la ZAD continuera à fleurir.

Parce que oui, même dans des contextes où elles paraissaient impossibles, même avortées, les insurrections sont venues. Et malgré la réaction, malgré les lois d’exception, malgré l’état d’urgence, malgré la police aux ordres et revancharde, elles continueront, hors des « organisations » et des partis. Elles viendront des simples gens. Des quartiers jusqu’aux villages. Des ZADs jusqu’aux banlieues.

Written by Gavroche

3 décembre 2015 at 18 h 11 min

La campagne du referendum, telle que les grecs l’ont vécue

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AUJOURD’HUI, MES PRIERES AUX DIEUX DE L’OLYMPE TIENNENT EN UN MOT : OXI

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Piketty : un capitalisme sans Histoire et « à visage humain »

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J’ai lu cette semaine l’article de Lordon dans le Diplo, à propos du dernier pavé (1000 pages !) de Thomas Piketty, modestement et sobrement intitulé Le capital au XXIème siècle, que j’avais commencé à lire, si, si, et qui m’est tombé des mains, tellement ce qu’il écrit est finalement convenu, et …

Sans dangersans danger

J’avoue que d’emblée, moi, je me méfiais, et de Piketty (se rappeler d’où il vient, où il écrit, et quels sont ses amis politiques) et de cette espèce d’unanimisme de la presse déchaînée autour de son livre, gage en soi de totale innocuité, comme pour tout ce qu’elle choisit de célébrer passionnément.

Comme le dit Lordon avec ironie, il faudrait vraiment que « le monde ait changé de base » pour que Libération, L’Obs, Le Monde, L’Expansion et aussi le New York Times, le Washington Post, etc., communient à ce degré de pâmoison en quoi que ce soit de sérieusement dérangeant.

On ne saurait mieux dire.

Et puis tiens, l’article, le v’là. Espérons que M’sieu Lordon me pardonnera de diffuser et de partager ses analyses sans son autorisation. C’est moi qui ait souligné certaines phrases en gras. C’est qu’il dit beaucoup mieux que moi ce que je pense.

Et n’oubliez pas, si vous pouvez, d’acheter Le Diplo. C’est bien le seul aujourd’hui à faire entendre une voix un peu discordante.

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Vive la Commune !

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Le 18 mars 1871, c’était il y a 142 ans, le peuple prenait le pouvoir à Paris.

La reddition ayant été signée le 1er septembre 1870, le Second Empire s’effondre comme un château de cartes. Sous la pression populaire, et pour éviter une révolution, la République est proclamée. C’est Adolphe Thiers qui devient premier ministre.

Et pour restaurer « l’ordre républicain » (1), il faut d’abord désarmer Paris. Le gouvernement est décidé à rétablir son autorité, avant que les députés, d’abord installés à Bordeaux, ne se réunissent à Versailles (2). Il ne s’agit pas seulement de récupérer les canons, mais d’arrêter les meneurs révolutionnaires…

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Mais où est passé l’esprit de 45?

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Il ne s’agit pas du Conseil national de la Résistance et de Stéphane Hessel, mais du dernier film de Ken Loach, un documentaire, auquel le Guardian consacre un long article et des interviews :

1945 : l’année où l’Angleterre s’est tourné vers le socialisme, l’assurance maladie et les nationalisations.

victoire d'Attlee en juillet 45

victoire d’Attlee en juillet 45

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Written by florence

3 mars 2013 at 12 h 12 min