LES VREGENS

Archive for the ‘Télévision’ Category

On nous prend pour des boeufs

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Je réagis au commentaire de l’ami Max sur mon billet d’hier :

Amusant ! Ah ! Johnny !
Pas un cumulard. Il a dépensé ces derniers temps 400 à 500 000€ par mois. Il y en a qui l’ont bien trait et ils doivent se trouver fort marri de sa disparition. Un type qui flambait autant n’était pas si mauvais que cela même si, personnellement, je l’ai subi à la radio plus que je l’ai apprécié n’ayant pas un seul de ses enregistrements.
Mais, peut-être, qu’il faut savoir en rabattre. Il nous apparaît comme le type même du chanteur populaire.
Cela devrait nous inciter à mieux comprendre le peuple, non ?

Parce qu’il m’a « interpellé au niveau du vécu », comme disait l’autre.

Johnny donc, « flambait » 500 000 euros par mois. Soit à peu près 4 fois la valeur de ma maison. Et 34 ans de SMIC.

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La solution (finale) à la crise

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Je crois vous avoir souvent raconté être fan de séries. Et notamment de science-fiction.

J’avais regardé l’an dernier la série Trepalium sur Arte : dans un futur proche, la population est séparée en deux par un mur, avec d’un côté, la « Zone », avec 80 % de chômeurs misérables et de l’autre, la « Ville » où vivent les 20 % d’actifs, pas franchement joyeux non plus, d’ailleurs, même s’ils mangent à leur faim.

Et aussi, une petite série brésilienne, Les 3 %, l’histoire d’un monde où vivent d’un côté les riches et de l’autre les pauvres. Pour pouvoir accéder au « paradis », les participants d’un « concours » n’auront qu’une seule chance, et se départageront autour d’épreuves où tout est permis pour évincer « l’adversaire », c’est à dire d’autres comme eux. Mais seulement 3% d’entre eux vont réussir. Peut-être.

Évidemment, ça faisait penser à plein d’autres films plus anciens, Hunger games, Bienvenue à Gattaca, ou Soleil vert. Et plus récemment, Elysium.

Tout ça, c’est de la science-fiction, me direz-vous. Oui, mais. Parfois, comme on dit, « la réalité dépasse la fiction ». En tous cas, pourrait bien nous arriver sous peu un monde comme celui de 1984, du Talon de fer et de Trepalium réunis.

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A mes amis

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Salauds de pauvres !

L’autre matin, une amie, une qui me ressemble, une que j’aime, m’a téléphoné. Je ronronnais tranquille devant mon écran à écrire une bafouille inintéressante, et son appel m’a littéralement réveillée. Moi qui croyais être tellement démotivée que rien ne pouvait plus m’atteindre, ben le truc, ça m’a même sacrément mis en rogne.

Elle a reçu récemment un papelard des « services sociaux » du coin, qui aurait reçu un « signalement » (l’autre mot pour « dénonciation ») concernant ses gosses, et qui donc, la convoque, elle et son mari, pour « lui prodiguer des conseils » (passque faut pas déconner, si on laisse les ploucs élever leurs enfants tous seuls, et pis quoi encore) et autres joyeusetés concernant leur éducation et tout ça.

M’a fait penser aux enfants volés chez les britiches, tiens. Simplement parce qu’ils étaient des gosses de pauvres.

A revoir en replay

Bientôt, les pauvres, là-bas, on les stérilisera, d’entrée. Et ça pourrait bien venir par chez nous, la preuve. Toujours ça d’allocs en moins à leur filer, aux « assistés ».

Alors, certes, mon amie est pauvre.

Elle bosse pourtant beaucoup (mais alors vraiment beaucoup, du genre de 7 heures du mat jusqu’au soir 23 h, voire davantage si nécessaire) et son mari aussi. Voilà pour la légende des « pauvres-qui-sont-tous-des-feignants-même-que-c’est-leur-faute ». Ils ont une ferme en bio dans le coin, ils s’occupent de leur terre, soignent leurs bêtes, payent des crédits de fous, vivent dans un mobil-home parce la priorité, c’est la ferme, pour la maison, ils verront plus tard, et ils ont deux petits.

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Résister, toujours …

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La Révolution leur criait : – Volontaires,

Mourez pour délivrer tous les peuples vos frères !

– Contents, ils disaient oui.

– Allez, mes vieux soldats, mes généraux imberbes !

Et l’on voyait marcher ces va-nu-pieds superbes

Sur le monde ébloui !

Victor Hugo, Les soldats de l’an II

Ces derniers jours, j’ai regardé le début de la septième saison de Le village français.

C’est une série que j’ai suivie depuis le début, et que je trouve vraiment remarquable. Au-delà des querelles d’historiens, elle montre une réalité en demi-teinte de la France de cette époque.

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Ni « tous résistants », ni « tous collabos ».

Quelques individus, les purs, ceux qui dès 1940, s’engagèrent dans la résistance, et notamment les communistes, mais aussi quelques membres de l’Action Française, et peu après, quelques gaullistes. L’union sacrée face à l’occupant nazi.

De vrais collaborateurs, français, qui firent non seulement de juteuses affaires avec « les boches », mais plus encore, dénoncèrent, torturèrent, et envoyèrent à la mort des milliers de gens (juifs et opposants) sans le moindre remords.

Mais la série montre surtout une grande majorité de gens ballottés par les événements, qui essayaient seulement de survivre, de faire « le mieux possible », quitte à faire des « concessions » sur l’inacceptable et à fermer les yeux.

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Written by Gavroche

7 novembre 2016 at 12 h 30 min

Regarder la télé, ça réveille !

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Regarder les jités devient une véritable épreuve, mais ça a une vertu : ça réveille !

Hier, sur la 3, outre les traditionnels marronniers, les vacances de la Toussaint pour les nuls, les chrysanthèmes, leur vie, leur histoire, le retour des horloges comtoises (cocorico, vive l’artisanat français) on a eu droit au faux suspense de l’élection américaine, comme si maman Hillary valait mieux que papa Trump…

Bref.

Florilège énervant, hier soir :

« Forcené » vs police « républicaine » et courageuse et formidable qu’on doit encourager à manifester, même à visage masqué (moi qui croyais que c’était interdit?), faut les comprendre, merde !

L’histoire : un père de famille bourré se dispute avec son voisin.

Cinq policiers arrivent, le gars brandit une machette, finalement la laisse tomber et pointe une arme (révélée factice par la suite) sur les policiers, lesquels, « qui se sentent tous en danger », tirent tous les cinq en même temps, dont un avec un fusil d’assaut.

On se demande bien comment il a fait pour pointer son pistolet d’alarme sur les cinq poulets autour de lui, mais passons. Un surdoué de la gâchette, sûrement. Un terroriste en puissance, qui sait.

Bilan : un mort, et bien entendu, c’est de « la légitime défense » . Il n’y a pas de témoins, c’est pratique. Et vu que le mort était un pauvre type, les cinq seront acquittés, ça ne fait pas un pli.

Moralité : ne soyez jamais bourré, ne vous énervez pas, en France, ça vaut la peine de mort.

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Written by Gavroche

30 octobre 2016 at 10 h 29 min

La campagne du referendum, telle que les grecs l’ont vécue

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AUJOURD’HUI, MES PRIERES AUX DIEUX DE L’OLYMPE TIENNENT EN UN MOT : OXI

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Paysans

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paysans

Péquenaud, pedzouille, cul-terreux, plouc, pécore, bouseux, Jacques-Bonhomme, croqueji, peloux, pacoulin, etc.

Dimanche 1er juin, France 2 a rediffusé (à 3 h 50 du matin) le documentaire de Jacques Cotta et Pascal Martin, Dans le secret des inspecteurs du travail assassinés, consacré au meurtre de deux inspecteurs du travail à Saussignac en Dordogne.

C’était il y a dix ans, le 2 septembre 2004, en Dordogne, les deux inspecteurs du travail sont abattus par un exploitant agricole. Sylvie Trémouille est tuée sur le coup, Daniel Buffière mourra quelques heures plus tard. Leur meurtrier est un ancien militaire, ancien patron d’assurance et chasseur. Il tentera sans succès de se suicider juste après le drame. C’est la première fois dans l’histoire sociale qu’un tel crime est commis contre des agents de contrôle. Ceux-ci, dont la mission est de protéger les salariés et de faire respecter le droit du travail, selon les lois de la République, sont toujours désarmés lorsqu’ils sont en service. Un silence incompréhensible va accompagner ce double meurtre, considéré comme un simple fait divers par le gouvernement et par les médias.

C’est Gérard Filoche, alors encore en activité, qui s’était démené pour évoquer clairement ce drame, et ne pas en faire seulement un banal fait divers, dû à un « coup de folie » de l’agriculteur assassin.

Seuls Daniel Schneidermann et Acrimed en avaient parlé à l’époque.

Ce documentaire avait été diffusé sur France 2, un an après les faits.

J’ai cherché des photos de Sylvie Trémouille et de Daniel Buffière, sans résultat. Leur nom est oublié, leur visage aussi.

Alors, je vis moi-même en campagne, et les paysans du coin ne sont pas très différents de ceux que l’on voit dans le reportage.

Du coup, regarder ce documentaire m’a franchement fichu la trouille. En voici quelques extraits.

On y voit d’abord une inspectrice, seule, se présenter face à un « responsable de groupe » de travailleurs saisonniers, qui lui répond simplement « Je n’ai rien à dire. C’est tout ». Suivi par la caméra, il s’en va, le visage fermé.

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