LES VREGENS

Archive for the ‘immigration’ Category

Les nouveaux esclaves

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Dans un de mes derniers billets,  je vous parlais, en vrac, de mes lectures, et de ce sentiment grandissant de malaise, mais aussi de colère et de révolte, de rage même, devant le spectacle que montre notre monde. Celui d’aujourd’hui.

Face à la majorité d’une « populace » résignée, endormie, manipulée, les « élites » (ou les 1 %, ou les 10%, ou les riches et les puissants, ou l’oligarchie et son troupeau de valets, ou quel que soit le nom qu’on leur donne) sont toutes puissantes.

Cela s’est vu récemment de manière encore plus claire avec les petites phrases des uns et des autres, à commencer par le type qui se prend (et tout à fait sérieusement) pour Jupiter, en passant par tous les autres, politiques, patrons (baptisés « entrepreneurs »), médiacrates et autres « représentants » élus, qui ne représentent plus qu’eux mêmes.

Et puis, l’autre jour, je lisais que ça y est, cocorico, les JO allaient avoir lieu à Paris. Un symbole de la déconnexion des élites comme le raconte ce billet, dont l’auteur rappelle que désormais, l’utilisation du mot « olympique » n’est plus libre de droits (il n’y a pas de petits profits) et que le sport n’est plus qu’une affaire de pognon et de sponsors, et de pub pour aller avec.

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La solution (finale) à la crise

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Je crois vous avoir souvent raconté être fan de séries. Et notamment de science-fiction.

J’avais regardé l’an dernier la série Trepalium sur Arte : dans un futur proche, la population est séparée en deux par un mur, avec d’un côté, la « Zone », avec 80 % de chômeurs misérables et de l’autre, la « Ville » où vivent les 20 % d’actifs, pas franchement joyeux non plus, d’ailleurs, même s’ils mangent à leur faim.

Et aussi, une petite série brésilienne, Les 3 %, l’histoire d’un monde où vivent d’un côté les riches et de l’autre les pauvres. Pour pouvoir accéder au « paradis », les participants d’un « concours » n’auront qu’une seule chance, et se départageront autour d’épreuves où tout est permis pour évincer « l’adversaire », c’est à dire d’autres comme eux. Mais seulement 3% d’entre eux vont réussir. Peut-être.

Évidemment, ça faisait penser à plein d’autres films plus anciens, Hunger games, Bienvenue à Gattaca, ou Soleil vert. Et plus récemment, Elysium.

Tout ça, c’est de la science-fiction, me direz-vous. Oui, mais. Parfois, comme on dit, « la réalité dépasse la fiction ». En tous cas, pourrait bien nous arriver sous peu un monde comme celui de 1984, du Talon de fer et de Trepalium réunis.

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Sacco et Vanzetti, c’était il y a 90 ans

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Il y a deux jours, je lisais la rubrique « actu » du Monde. Et j’ai trouvé ça : Et l’Amérique s’en prit à ses migrants

Le journaliste auteur de l’article, s’appuyant sur les « travaux » d’un « historien », reprend les théories de l’époque, et écrit :

On sait aujourd’hui que Sacco et Vanzetti n’étaient pas les anarchistes fleur bleue décrits par les grandes plumes de l’époque (John Dos Passos, Upton Sinclair, Romain Rolland). En quête d’un idéal pur, ils fréquentaient des durs de durs, adeptes de l’action violente et de l’assassinat politique. Les attaques anarchistes visaient des procureurs, des industriels, jusqu’au ministre de la justice. Une bombe explose à Wall Street le 16 septembre 1920 : elle tue 38 personnes et en blesse 200. Les travaux de Topp confirment que Sacco et Vanzetti se trouvaient sur les lieux de plusieurs attentats lors de leur déclenchement, et qu’ils connaissaient personnellement plusieurs de leurs auteurs. Ce qui n’en fait pas pour autant les coupables du braquage et du double meurtre pour lesquels ils ont été condamnés. « Leur appartenance au groupe anarchiste a joué un rôle crucial dans l’issue du procès », souligne Michael Topp, historien des mouvements sociaux à l’université du Texas à El Paso, et auteur d’un ouvrage sur l’affaire en 2004.

Sauf que.

Je ne sais pas qui est Michael Topp. Et je n’ai pas trouvé grand-chose sur le ouèbe quant à ses publications sur le sujet. En tous cas, il a une vision quelque peu orientée de cette histoire, une vision bien dans le ton de notre époque, qui réécrit allègrement l’histoire dans le sens des intérêts de certains. Et ces intérêts ne sont pas les nôtres, à nous, les sans-dents et autres riens.

Car combien d’entre vous savent quelque chose de l’affaire Sacco et Vanzetti ?

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Une infection latente

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Je me demandais depuis quelque temps pourquoi je détestais le monde qui m’entoure.

Et puis, ce matin, en (re)lisant la préface de Si c’est un homme, de Primo Levi, j’ai lu :

Beaucoup d’entre nous, individus ou peuples, sont à la merci de cette idée, consciente ou inconsciente, que « l’étranger, c’est l’ennemi ». Le plus souvent, cette conviction sommeille dans les esprits, comme une infection latente ; elle ne se manifeste que par des actes isolés, sans lien entre eux, elle ne fonde pas un système. Mais lorsque cela se produit, lorsque le dogme informulé est promu au rang de prémisse majeure d’un syllogisme, alors, au bout de la chaîne logique, il y a le Lager ; c’est-à-dire le produit d’une conception du monde poussée à ses plus extrêmes conséquences avec une cohérence rigoureuse ; tant que la conception a cours, les conséquences nous menacent. Puisse l’histoire des camps d’extermination retentir pour tous comme un sinistre signal d’alarme.

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Written by Gavroche

18 août 2017 at 10 h 27 min

Un blanc vaut deux noirs …

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Une suite à mon dernier billet.

Alors que les noirs représentent seulement 12 % de la population américaine, et que dans la « Bible Belt » on se gargarise de bondieuseries, quelques chiffres édifiants :

– La population américaine représente 5 % de la population mondiale mais un quart des prisonniers.

– La population carcérale a augmenté de 705 % depuis 1973

40 % des prisonniers américains sont des noirs

Il y a plus de noirs américains derrière les barreaux aujourd’hui que d’esclaves en 1850

On peut faire de la prison à vie pour un vol s’il coûte plus que 100 $ (sauf quand on est patron d’une multinationale ou d’une banque)

– Il y a 10 fois plus de handicapés mentaux en prison que dans les hôpitaux (sauf Donald Trump qui lui est à la Maison Blanche, élu par les red necks qui ont « manifesté » à Charlottesville et ailleurs).

Mais l’Amérique est un « modèle ». Y Paraît …

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Les nègres, ils se ressemblent tous …

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Written by Gavroche

1 août 2017 at 11 h 00 min

Monsieur D.

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L’autre jour, mon internet était en panne. Du coup, mon téléphone aussi.

Coup de chance, ici, on est pas en « zone blanche » ou « grise ».

Alors, avec mon vieux téléphone portable (je suis allergique aux aïephones et autres bidules tellement « modernes » que c’est tout juste s’ils ne vous font pas le café, un téléphone c’est fait pour … téléphoner, merde!) j’ai appelé la « hotline ».

M’a toujours fait penser aux Bidochon, comme truc.

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Après quelques minutes d’attente (dix minutes, quand même, à 0,34 euros la minute, elle coute un bras, Line) j’ai pu parler à un être humain.

Monsieur D.

Un accent africain à couper au couteau. Évidemment. De la musique dans la voix, pas comme tous les ceusses qui nous causent à la télé, qui n’en ont aucun, eux, d’accent.

Il a tout vérifié, la ligne, tout ça, bref, il a résolu mon problème en trois coups de cuillère à pot, avec gentillesse, efficacité, et tout et tout. Ça marche même mieux qu’avant, dis-donc.

On a fini par se causer gentiment, par rigoler ensemble, en nous appelant par notre petit nom, moi, Monsieur D. et lui, Madame G.

Il avait promis de me rappeler le lendemain, pour pas que je dépense mes sous avec Madame Hot Line, et il l’a fait.

Alors voilà, je me suis fait un copain au-delà de la Méditerranée, et ça m’a fait vachement plaisir. Ça m’est arrivé aussi un jour, en causant avec un gars qui habitait à Barcelone. Ben ouais, j’ai des copains dans tous les pays du monde, sur la terre qui est un astre.

Et sinon, j’ai lu un bouquin admirable, qui parle de plein de Monsieur D, qui viennent de là-bas, en Afrique. Qui viennent avec leurs femmes et leurs gosses. Qui viennent mourir comme des chiens aux portes de la belle Europe, cette vieille salope égoïste qui prétend représenter « les valeurs de l’humanité ». Ce livre parle d’un type banal, comme moi, comme nous tous, qui soudain, ouvre les yeux.

Ça s’appelle L’opticien de Lampedusa.

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Vous pouvez toujours écouter son auteur, Emma Jane Kirby, qui en parle sur France Inter.

L’autre invité, c’est Gianfranco Rosi, qui vient de faire un film, Fuocoammare, par-delà Lampedusa.

Le lien est là : L’heure bleue, 5 octobre 2016

Moi, les Monsieur D., je les aime, ils sont plus proches de moi, de nous, que tous ces propres-sur-eux qui prétendent nous gouverner. J’ai ouvert les yeux il y a longtemps.

 

 

 

Written by Gavroche

8 octobre 2016 at 12 h 35 min